Le 02.12.11 Par Anne

Interview croisée de Jean-Philippe Zermati et de Gérard Apfeldorfer, co-fondateurs de Linecoaching.com

Le rapport de l’ANSES le confirme enfin : les régimes, quels qu’ils soient, sont dangereux !
D’abord, parce que tous font grossir (reprenant toujours un peu plus que ce qui a d’abord été perdu pendant la période de restriction, merci pour les kilos bonus). Et aussi parce qu’ils minent la santé, le moral, culpabilisent, et peuvent déclencher des troubles du comportement alimentaire (TCA).

C’est ce double constat inquiétant qu’ont fait Gérard Apfeldorfer et Jean-Philippe Zermati, deux spécialistes du comportement alimentaire, qui dénoncent depuis plus de 15 ans les dangers des régimes et du fat-business.

À l’occasion de la mise en ligne du programme Linecoaching.com, voici une interview qui reprend les questions que nous avons vu pas mal de personnes se poser sur VLR, notamment en commentaire de notre précédent article sur Linecoaching.

Voici l’interview croisée de Jean-Philippe Zermati et de Gérard Apfeldorfer, les co-fondateurs de Linecoaching.com

Anne : Comment pourriez-vous définir votre méthode LineCoaching.com ?
Jean-Philippe Zermati : La méthode Linecoaching n’est pas un énième nouveau régime amaigrissant. On peut la qualifier du terme d’anti-régime ! Elle consiste en l’adoption de nouvelles habitudes et comportements dans son quotidien qui permettent de rejoindre son poids d’équilibre et de s’y stabiliser. Définitivement, et sans faire plus d’effort que les personnes qui n’ont jamais eu de souci avec leur poids. Combien perdra-t-on ? Contrairement à bien d´autres méthodes, nous ne faisons pas de promesses fallacieuses sur le poids. Impossible de le prévoir car on ne fait pas ce qu’on veut de son corps. Tout ce qu’on peut dire, c’est que plus on a de perturbations de son comportement alimentaire, plus on mange en fonction des à-coups émotionnels, et plus il y a de chances qu’on soit bien au-dessus de son poids d’équilibre et donc, que l’on perde du poids de façon importante.

Anne : En quoi LineCoaching est-il différent des autres sites de coaching d’amaigrissement à distance ?
Gérard Apfeldorfer : Tous les programmes d’amaigrissement sont fondés sur la restriction et le contrôle. La guerre, en somme. La guerre contre les aliments et la guerre contre soi-même. Mais le problème est que ce genre de solution ne fonctionne que dans le court terme. Sur le moyen et long terme, ce contrôle, on le perd inéluctablement. Soit en cours de route, et on a alors des conduites compulsives qui alternent avec des moments de contrôle, soit à l’arrivée : on a bien maigri, mais dès l’arrêt du régime, on repart dans l’autre sens.
Notre programme est quant à lui fondé sur l’écoute et l’apaisement : l’écoute de ses sensations alimentaires, qui guident naturellement nos comportements alimentaires, l’écoute du plaisir, qui n’est pas illimité. L’écoute aussi de ses émotions, puisque 60% des personnes demandeuses d’aide mangent en fonction de leurs émotions et de leurs pensées douloureuses. Nous aidons ces personnes à mieux tolérer leurs pensées et émotions pénibles, à ne pas utiliser l’alimentation comme mécanisme de défense face à l’anxiété, l’ennui, la contrariété, la déprime, la colère, la culpabilité, la honte, plus ou moins étouffées habituellement, à coups d’excès alimentaires.

Anne : Beaucoup de gens pensent que s’ils se mettent à écouter leur faim, ils vont juste manger n’importe quoi et grossir comme ici, ou .
Qu’en est-il en réalité ?
Jean-Philippe Zermati & Gérard Apfeldorfer : Ces gens ont raison : s’ils décident d’écouter leurs sensations alimentaires sans rien faire de plus, ils risquent de se désinhiber et de passer de la restriction à l’anarchie. Mais ce n’est pas ce que nous proposons: une éducation des sensations alimentaires est nécessaire, ainsi qu’un travail sur les déclencheurs émotionnels des prises alimentaires. Ce travail se fait de façon progressive: on passe de la restriction à l’écoute au fur et à mesure des exercices.

Anne : À qui s’adresse votre programme?
Jean-Philippe Zermati : Ce coaching s’adresse à toutes les personnes, hommes comme femmes, qui souffrent de leur excès pondéral. Elles peuvent avoir un excès de poids important, conduisant à des problèmes de santé, ou bien avoir un excès minime, mais entraînant une souffrance psychique et sociale. Cette souffrance est d’ailleurs souvent négligée, et elle n’est nullement proportionnelle au nombre de kilos en trop.
Notre programme exclut cependant les personnes boulimiques et anorexiques, ainsi que les personnes diabétiques sous traitement, ou souffrant de troubles cardio-vasculaires graves, ou souffrant de troubles psychiatriques, notre programme, n’étant pas adapté à ces problématiques.

Anne : Quand on commence une RA après des régimes on risque de prendre du poids.
Cette idée là est le pire cauchemar de pas mal de monde ! Que dire à ces personnes?
Jean-Philippe Zermati & Gérard Apfeldorfer :Quand on sort d’un régime, on risque effectivement de reprendre du poids. C’est d’autant plus vrai que le régime a été sévère et la perte de poids rapide.
En commençant notre programme, peut-être pourra-t-on limiter les dégâts.

Anne : On le sait très bien sur Vivelesrondes, le poids c’est rarement juste “je mange trop”. Les causes sont extrêmement variées, et parfois remontent à des traumatismes passés, difficiles à confronter, dont les victimes ne sont pas toujours conscientes, depuis par exemple l’impression de ne pas avoir de place dans sa famille jusqu’à des agressions physiques voire sexuelles.
Beaucoup de gens se servent du poids comme une sorte de carapace protectrice.
Quand ils perdent du poids, ils ne savent pas comment gérer ce stress.
Comment gère-t-on tout ça sur Linecoaching ?
Jean-Philippe Zermati & Gérard Apfeldorfer :Vous avez tout à fait raison et les causes psychologiques du surpoids et de l’obésité sont fondamentales. Notre programme ne vise pas à remplacer une psychothérapie. L’objectif fixé dans le programme est le suivant: parvenir à mieux tolérer ses émotions, de telle sorte qu’on n’ait plus de réponse alimentaire (ou tout autre mécanisme de défense comme les achats impulsifs, l’alcool?) pour éviter ses émotions. Le programme aborde aussi la honte du corps, l’évitement social, et propose un travail d’affirmation de soi.

Anne : En clair, comment fonctionne LineCoaching ?
Gérard Apfeldorfer : Le travail que nous proposons consiste d’abord à dédiaboliser les aliments interdits ou tabous. C’est une étape très importante, parce que lorsque nous pensons du mal de ce que nous mangeons, lorsque nous mangeons avec culpabilité, nous ne sommes plus à même de ressentir ni notre faim, ni notre rassasiement. Nous n’avons alors plus de point d’arrêt. Et ce d’autant plus que le fait de manger rate son but, ne nous apportant pas le réconfort attendu. Nous poursuivons alors désespérément notre consommation. C’est le schéma de la compulsion alimentaire.
Nous insistons dans le programme sur l’identification précise des sensations de faim. Il s’agit qu’on sache reconnaître celle-ci, et qu’elle cesse de faire peur. Identifier la faim précisément (ce que souvent, on ne sait plus faire en raison des régimes amaigrissants) permet de la différencier de ses envies de manger émotionnelles, que nous appelons EME1. Lorsqu’on a faim, la meilleure des réponses consiste à manger, et lorsqu’on a une EME, la meilleure des réponses consiste à vivre son émotion. Cela devient possible grâce à un travail visant à augmenter sa tolérance émotionnelle, à mieux accepter les inconforts, qui font partie de la vie.
Jean-Philippe Zermati : Notre programme en 8 étapes s’articule autour de 3 axes : le comportement alimentaire, les émotions et le corps. Le travail sur le comportement alimentaire a pour but de nous aider à refaire confiance à nos sensations alimentaires : reconnaître la faim, la satiété, mais aussi de retrouver le plaisir de manger. En écoutant ses besoins, on mange moins. Mais pour cela, il faut aussi supprimer toutes les autres raisons que nous avons de manger, les émotions en tête, et apprendre à les gérer autrement, en pratiquant par exemple des exercices en pleine conscience. Enfin, le programme propose de retrouver le plaisir de bouger, d’habiter son corps, avec des activités physiques adaptées (y compris les plus douces pour les moins sportifs). Rappelons que même si on considère son corps comme insatisfaisant, rebelle, c’est ce corps-là qui nous fait être vivant. C’est de ce corps-là qu’il faut prendre soin.


Anne : Est que Linecoaching est compatible avec faire à manger pour toute la famille, être à table avec eux… ?
Jean-Philippe Zermati & Gérard Apfeldorfer :Manger en respectant ses aliments, en se respectant soi-même, conduit à demander à sa famille de retrouver certaines règles nécessaires à la convivialité des repas pour tous. On mange calmement, la maîtresse de maison n’est pas la personne au service de la famille, qui se lève à tout moment.
Modifier ses conduites alimentaires conduit à refaire l’éducation alimentaire de ses enfants, dans le même esprit. Cela répond d’ailleurs souvent à l’inquiétude des mères, qui ne veulent pas transmettre leurs problèmes alimentaires à leurs enfants.

Anne :Les 4 phases qui vont tout changer.
Seule chez moi ça m’a pris un an. Je me doute qu’en le faisant seul avec les livres + le forum, mais de manière moins guidée et sans spécialiste, c’est plus long. Est-ce que l’accompagnement de Linecoaching accélère à ce point-là des choses ? 3 à 6 mois n’est-ce pas un peu court ?
Jean-Philippe Zermati & Gérard Apfeldorfer :Le programme vise à mettre des nouvelles conduites en place. Mais dans bien des cas, le temps nécessaire est plus long. Au bout de 6 mois, on n’est souvent pas encore arrivé à son poids d’équilibre. Aussi, LC se poursuit-il au-delà de ces 6 mois, permettant un approfondissement.

Anne : Le parcours forme. Se réapproprier son corps, ça passe par bouger. Le programme Linecoaching propose de nombreux ateliers vidéos avec des exercices dans sa section “le parcours forme”.
Mais j’ai lu des témoignages de gens qui disent “oui oui, mais c’est pas obligatoire, moi je ne le fais pas”.
Beaucoup de femmes ont peur de bouger.
Le sport semble apparaître comme facultatif dans le programme.
Peut-on vraiment réussir le programme si on ne fait pas du tout le parcours forme ?
Jean-Philippe Zermati & Gérard Apfeldorfer :Certaines personnes font déjà beaucoup d’exercice physique avant de démarrer le programme. D’autres sont très immobiles et craignent que des sensations physiques réactivent des pensées pénibles, comme des pensées de haine du corps. Les exercices de pleine conscience comme le body-scan sont de bons préalables pour leur permettre de renouer avec leur corps, avant de remettre celui-ci en mouvement.


Anne : Le site linecoaching propose un univers vraiment vaste et ludique, qui fait un peu penser à un jeu Wii. C’est assez impressionnant quand même !
Comment vous y êtes-vous pris pour le concevoir ? Combien de temps ça vous a pris ? Pourquoi ne l’avez-vous pas fait avant ? :)
Jean-Philippe Zermati & Gérard Apfeldorfer :Merci pour vos compliments! Nous travaillons d’arrache-pied depuis 2 ans à ce site, qui a nécessité la réunion de multiples compétences. Heureux que ça vous plaise.

Anne : Beaucoup d’adeptes de longue date de la RA, qui ont commencé avec les livres et le forum Vivelesrondes sont interpelés par l’omniprésence de la notion de perte de poids sur le site Linecoaching.
Comment expliqueriez-vous ce choix/cette contrainte ?
Jean-Philippe Zermati & Gérard Apfeldorfer :Les personnes qui viennent à nos consultations ont toujours cette motivation, au premier plan ou en arrière-plan : perdre du poids. Mais ce que nous proposons, c’est non pas perdre du poids, comme le font les sites de régimes, mais atteindre son poids d’équilibre et retrouver cet équilibre-là.

Anne :Beaucoup d’hommes suivent le programme ? Linecoaching est-il adapté aux hommes, ou spécifiquement féminin ?
Jean-Philippe Zermati & Gérard Apfeldorfer :Les personnes participant au programme sont en majorité féminine. Mais pas seulement. Les hommes qui participent semblent satisfaits du programme. Quoi qu’il en soit, les hommes sont en train de devenir des femmes comme les autres, c’est-à-dire, non plus motivés seulement par leur santé, mais par leur aspect physique, qui dans nos sociétés, jouent un rôle de plus en plus important. Regardez ce que font nos hommes politiques !

Anne : Y a-t-il un bon moment pour commencer ?
Gérard Apfeldorfer : Lorsque la souffrance d’être grosse ou gros est devenue insupportable ! Lorsqu’on ne croit plus qu’on va maigrir d’un coup de baguette magique ! Lorsqu’on en a assez de faire le yoyo ! Lorsqu’on est décidé à aller, cette fois-ci, au fond des choses ! Lorsqu’on se sent prêt pour cette grande aventure !
Pourquoi pas tout de suite ? Peut-être vous dites-vous que ce serait mieux après un dernier petit (ou gros) excès lors des fêtes ? Mais ce genre d’attitude, justement, est typique de la logique des régimes. Le plaisir à manger est au centre de notre programme. Démarrer maintenant vous permettra de vous exercer à la dégustation attentive, au plaisir épicurien, à une meilleure maîtrise émotionnelle. Vous serez fin prêt pour apprécier les festins du Réveillon, les confrontations familiales, sans culpabiliser, sans paniquer et sans grossir.

Anne : Le mot de la fin ?
Jean-Philippe Zermati & Gérard Apfeldorfer : L’aventure ne fait que commencer. Sur la question de l’obésité, le monde médical est dépassé : le nombre de spécialistes convenablement formés est infime au regard de la demande, et ceux qui sont formés sont débordés. À l’hôpital, on peut proposer une consultation tous les 3 à 6 mois, en ce qui concerne le surpoids et l’obésité? Aussi Internet, allié à un effort pour se prendre personnellement en charge, avancer par soi-même, voilà où me
semble être l’avenir.

Le site : Linecoaching

  1. envies de manger émotionnelles []

Commentaires 15

  1. “Le rapport de l’ANSES le confirme enfin”. Ce rapport a un an, Anne, plus d’un an même! Ca fait plus d’un an qu’on en parle sur le forum, et que tu as promis qu’on en parlerait “bientôt” sur le mag… Bon enfin, mieux vaut tard que jamais, c’est ça?

    Mais bon, merci pour l’interview.

    Sarnia le 03.12.11 à 2:50
  2. Merci pour cette interview Anne.
    Concernant “l’omniprésence de la notion de perte de poids sur le site Linecoaching”, peut-être aurais-tu pu aller plus loin et poser la question qui fâche: est-il possible en suivant parfaitement la méthode de ne pas maigrir? et surtout: de grossir! (si par exemple le poids avant ra est un poids obtenu par restriction, et inférieur au setpoint?)… dommage, c’était pourtant crucial à savoir avant de démarrer une telle démarche. Peut-être même plus crucial que de savoir si l’environnement du site ressemble à l’univers de la Wii.

    poupoule le 03.12.11 à 11:32
  3. Le concept du poids d’équilibre est en effet délicat si on considère que peu de personnes je pense seraient disposées à se lancer dans une RA si on leur assène tout d’un coup que peut-être leur poids va augmenter parce que leur set point est au dessus de leur poids actuel. Et que ledit poids est déjà un boulet sans mauvais jeu de mots.

    A titre personnel, quand j’ai commencé à perdre du poids, c’était il y a plus de 10 ans, on peut effectivement parler de régime dans le sens ou je “surveillais” mon alimentation. Mais par “surveiller” j’entends aussi par là que je réfléchissais à ma conduite alimentaire.
    Pour exemple simple, un jour j’ai arrêté de manger le soir parce que j’ai compris que je me mettais à table pour “faire comme tout le monde” et pas par faim. Depuis, je zappe totalement le diner, ou alors je me fais plaisir en grignotant un truc par gourmandise (hier soir deux macarons lol).

    C’est pas simple, mais ce que j’ai bien appris toute seule, c’est à écouter mon corps. Tenant compte aussi par exemple dans mon cas du syndrome prémenstruel. Une galère pour certaines alors que d’autres diront n’avoir aucun “symptôme” (ou ne pas en avoir pris conscience…).

    Donuts le 03.12.11 à 11:57
  4. Je viens de m’inscrire et de commencer… on va voir ce que çà donne…

    Sandra le 03.12.11 à 16:49
  5. moi, je suis d’accord avec eux

    Maryline le 03.12.11 à 16:50
  6. Merci pour ces précisions.
    Cependant j’ai un petit soucis, je ne diabolise aucun aliment, et généralement quand je n’ai plus faim, j’arrête de manger, donc est-ce la méthode qu’il me faut et puis-je la mettre en place ?

    Alex le 03.12.11 à 18:13
  7. Merci pour cette interview Anne, qui est la réaction la + intelligente qui soit à la suite du précédent article de présentation de LineCoaching.com.
    @Poupoule : il y a la réalité, la pub et la com. Beaucoup de gens qui auraient besoin de faire une RA partiront en courant si jamais on leur annonce de butte en blanc qu’on peut prendre du poids avec la RA. Dommage, car le thérapeute a certainement moyen de le leur faire comprendre, de le leur faire entendre (je parle d’entendement là hein ;-)), avec plus de douceur qu’une communication impersonnelle et promotionnelle. En ce sens, l’article et les termes utilisés pour faire la promo du site me semblent bien ajustés :).

    @Sarnia : parler du rapport de l’ANSES un an après, je suis d’accord c’est dommage… Mais mieux vaut tard que jamais n’est-ce pas ? Et puis à part les vieilles routardes du forum qui le rabâchent dans leur signature (suivez mon regard ;)) ce rapport est aux oubliettes médiatiques sans pour autant que ses conclusions et ses arguments soient caducs. Alors plus on en (re)parle, mieux c’est ! :D

    Capucine le 03.12.11 à 18:40
  8. @Capucine : oui je suis d’accord, mieux vaut tard que jamais, mieux vaut trop (ou mal) en parler que pas du tout, tout ça tout ça. C’est juste que je suis assez en colère sur la façon dont VLR a traité ce rapport (ou plutôt ne l’a pas traité).

    Et d’accord avec Poupoule aussi, j’aurais voulu que Z et A aillent un peu plus loin sur leur sentiment sur la mise en avant de la notion de perte de poids, même si je suis bien consciente de la nécessité “commerciale” de mettre cet aspect en avant. Mais ça fait drôlement du bien de voir autre chose que des fringues sur le mag VLR, et cette interview est une bonne réponse aux remarques sur l’article sur linecoaching.

    (accessoirement et ça n’a rien à voir, mais Capucine, tes messages sur le mag sont toujours pleins de signes cabalistiques à la place des caractères accentués, et ça les rend difficile à lire. Ca ne fait ça qu’à moi? Est-ce que tu copies/colles tes messages à partir de Word par exemple?).

    @Alex : “je ne diabolise aucun aliment, et généralement quand je n’ai plus faim, j’arrête de manger” Ben tu es déjà beaucoup dans la démarche de RA sans le savoir! ;) Quel est ton souci avec la nourriture alors?

    Sarnia le 04.12.11 à 2:00
  9. Je mets ici pour complèter un extrait d’un entretien du Docteur Zermati avec Pensée de ronde qui concerne l’obésité:

    Pensées de ronde: Quid des personnes souffrant d’obésité massive ? Quel espoir peuvent-elles nourrir en suivant votre méthode ?

    Jean-Philippe Zermati: En préambule, il faut tout de même rappeler que lorsqu’on parle d’obésité massive ou morbide, on parle d’un IMC à plus de 40. On ne peut pas faire espérer à ces personnes là de pouvoir revenir à un IMC « normal » de 25. Ce qui ne signifie pas qu’on ne peut rien faire. La première chose, c’est qu’on peut les empêcher de continuer à grossir. Parce que lorsqu’on a atteint une obésité de ce stade, il ne faut pas croire que le processus s’arrête. Si on ne fait rien, on continue à prendre du poids et même de manière exponentielle, parce qu’à force, les cellules de graisse se sont multipliées (cf billet dans lequel j’avais expliqué ça). Première phase, donc, stopper la prise de poids. Ensuite, une partie de ces personnes sont malgré tout au dessus de leur set point (le poids d’équilibre). On peut donc les aider à redescendre au niveau de ce poids d’équilibre. Un poids qui, j’insiste, a forcément évolué au gré des régimes que ces personnes là ont multiplié dans leur vie. Leur set point peut être donc très élevé et rester handicapant. Ils peuvent alors prétendre légitimement à la chirurgie gastrique. Mais là aussi, nous pouvons les aider, parce que cette chirurgie se prépare. Il vaut mieux arriver à l’opération en ayant un comportement alimentaire normal. Après l’opération, il y a toujours une phase euphorique qui accompagne la perte de poids. Les compulsions disparaissent parce que la personne est portée par sa perte de poids, exactement comme au début d’un régime qui fait maigrir vite. Mais lorsque la perte de poids s’arrête, si on n’a pas fait un travail sur son comportement alimentaire en amont, les troubles réapparaissent et mettent en péril la chirurgie gastrique. D’où l’intérêt de se préparer et c’est ce que nous proposons.

    l’entretien entier sur le blog de pensée de ronde.

    audrey le 04.12.11 à 20:22
  10. Merci Audrey d’avoir aussi abordé la question du poids d’équilibre éventuellement déplacé, vers le haut donc.
    Perso, mon poids d’équilibre, j’aurais bien été incapable de le désigner. J’avais toujours pris du poids, et de façon exponentielle. Donc partant de l’idée que je voulais perdre du poids, dans mon esprit, je n’avais pas fixé d’objectif de nb de kg à perdre. L’idée était de ne pas reprendre les kg perdus.
    Tout en me disant d’abord que je voulais passer sous la barre des 3 chiffres que je dépassais (trop). Puis au fur et à mesure en visant de transformer mon 54/56 en un 46.

    Ce qu m’amène à une autre réflexion, l’IMC. Je l’ai calculé mon IMC. A l’époque, obésité morbide. Du coup en parallèle je voulais passer du statut d’obésité morbide à celui de surpoids. Parce que en effet, viser la “corpulence normale” c’est vouloir concurrencer une audi quand on roule en voiture sans permis.
    Ce qui me fait penser en plus, que le concept de l’IMC est parfois foireux aussi vu que le muscle est plus lourd que la graisse.

    Et pour finir j’insiste à nouveau sur le fait que la perte de poids est parfois difficile à vivre quant à la modification de son apparence d’une part et du regard des autres aussi. Un suivi peut là aussi être nécessaire.

    Donuts le 04.12.11 à 22:05
  11. “le concept de l’IMC est parfois foireux aussi vu que le muscle est plus lourd que la graisse.” Cette donnée ne fausse l’IMC que pour les grands sportifs, et il est toujours explicitement indiqué deux cas de figure où il ne faut pas l’utiliser: les femmes enceintes d’une part, les grands sportifs d’autre part. En revanche, il existe bien d’autres raisons de critiquer l’IMC.

    poupoule le 04.12.11 à 23:41
  12. Oui Poupoule je suis d’accord que quand je faisais x kg de plus, c’est pas une distinction entre masse musculaire et graisseuse qui aurait changé la donne vu que globalement c’est bien la masse graisseuse qui l’emportait hélas… (non pas que j’avais pour ambition d’être bâtie comme les soeurs williams lol).
    Mais au fil de la perte de poids on commence à voir la différence. Notamment pour ceux qui font un peu de sport, ne fut-ce que de la marche.
    Evidemment là aussi je parle pour des pertes importantes.
    (Du coup j’ai opté pour la balance impédancemètre !)

    Donuts le 05.12.11 à 9:59
  13. C’était surtout pour apporter une précision sur cette méthode quand on est en obésité,les propos en général cible des gens en surpoids seulement.

    audrey le 05.12.11 à 11:18
  14. @Sarnia : et bien je n’ai pas vraiment de soucis avec la nourriture.

    Je ne me trouve pas laide non plus, j’accepte mon corps comme il est. Je me met nue aux vestiaires de gym, je vais à la plage sans complexe.

    Mon seul vrai problème est juste que je ne veux plus grossir, et surtout je voudrais maigrir car j’ai les genoux qui partent en vrille, je suis essoufflée, et je ne me sens pas en forme, et je sais que ça vient de mon obésité (plus mince ça va mieux).

    Les régimes je sais qu’il ne faut pas en faire (j’en ai fait et ça n’a arrangé les choses que temporairement, après la reprise fut pire).

    Un anneau pour moi c’est pas mieux qu’un régime, c’est très restrictif, et de toute façon je ne pense pas que le jeu en vaille la chandelle (je ne fais que 90 kg).

    La chirurgie esthétique apparment ce n’est pas possible non plus car j’ai pliusieurs amies qui ont tenté et à chaque fois la réponse était “Perdez d’abord u poids et on se revoit”.

    Voilà pour résumer, et je ne peux pas me résoudre à penser que je suis obése à vie sans rien pouvoir faire pour aller mieux au niveau énergie et santé.

    Je me demandais si la RA pouvait m’aider, mais si ce n’est pas non plus la solution, aors quelle solution me reste-t-il ?

    Alex le 06.12.11 à 15:18
  15. Ça fonctionne vraiment. Non seulement ça, mais en plus on ne ressent aucune privation et on n’a pas envie que ça s’arrête comme tous les régimes… C’est vrai que le titre est raccoleur et va un peu à l’encontre du principe même du programme. mais je ne l’aurais pas trouvé autrement si je n’avais pas fait une recherche sur “Mairgrir”. Pour ce qui est du coût, je peux vous dire que c’est vraiment peu cher pour tous les outils et la disponibilité des coach et des docteurs…. Quand je pense à tout ce que j’ai dépensé en régims de toutes sorte et même en nourriture qui me faisait grossir!!!

    Olga le 08.02.12 à 23:50

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