| À l'ombre des arbres d'octobre |
Des souris et des hommes...Hier soir notre amie la souris nous a quitté.Après une bonne semaine de vacances aux frais de la princesse (héhé la princesse, c'est mon copain), nous voici revenus au nombre de trois (eu... le trois, c'est le chat). Tout avait commencé par une nuit ordinaire... Nous connaissions la tendance de monsieur chat à ramener des bestioles mortes à l'appartement. (Parenthèse - comme si ce n'était pas suffisant de l'ouvrir - : ceci n'est ni une belle histoire, ni du Walt Disney que j'te mets la larme à l'oeil avec la tragique ou la jolie morale, et lecture terminée, je pense que ce post aura le mérite d'avoir succiter une remarquable collection de grimaces en tous genres.) Ceci étant dit, revenons à nos moutons, une nuit ordinaire... Ainsi des tendances de monsieur chat, nous connaissions également son goût pour le pigeon fais ou le masacre de souris en direct. Toutes ces délicieuses prouesses qu'il se sent fier de venir partager avec nous. Puis que je miaule et me roule parterre à côté de ma proie pour que vous soyez aussi fier de moi. Bref. Ce soir là, se jouait plutôt solitaire. Partie en visite dans ma famille, je laissais mon copain passer quelques semaines selon ses méthodes, à savoir, la fenêtre ouverte pour ne pas se faire enquiquiner par la terreur faite chat. Ce qui semble une idée moins fastidieuse que de le filtrer à chaque fois (sinon monsieur réveil le quartier à faire le chat-tambour sur le store)... Donc, une bonne idée, si l'on veut bien mettre de côté son fameux sens du partage. C'était là tout la problématique de notre princesse qui en a fait les frais (désolée, la tournure à été plus forte que moi). Sommeil interrompu nuit après nuit, festoiements et festoiements, jusqu'à ce que monsieur chat se voit fosser compagnie, sous le regard attéré de la belle au bois dormant (copain, bien réveillé pour le coup), par une petite - encore heureux - souris plutôt chanceuse. Ou rapide. Miraculée. Bref, un peu de tout ça au même temps. Ainsi s'en est suivit pour elle, un long répit. D'un meuble à l'autre, puis sous le réfrégirateur, elle ne fit que peu de bruit. Affairée à aménager quelques trous dans l'appart et à découvrir de nouvelles saveurs : - ha bizarre, ça sent le pamplemousse, ça a le goût du pamplemousse, mais qu'est-ce que c'est chimique ! (Parenthèse (effectivement) : j'ai rêvé quelque chose dans ce goût-là, que j'avais comme du shampoing ou liquide vaisselle dans la bouche mais nulle part la possibilité de le cracher, rincer... Aurais-je sans le savoir l'étrange faculté d'établir une communication gustative avec les rongeurs durant le sommeil ?) Revenons-en, tiens, au sommeil. Si l'amie souris fut des plus discrètes, après une semaine à filer entre les pattes de monsieur chat, il fallait bien que la chance tourne. Hier soir, investissant la salle de bain pour me laver les dents, et la Mistinguette revenue y réitérer la dégustation de mèche désodorisant de la veille - on n'oublie pas le liquide vaisselle, pamplemousse aussi - nez à nez, je ne saurai dire laquelle de nous fut la plus surprise. Ensuite, tout s'est dérouler très vite. Elle s'est précipitée derrière le meuble de l'évier, j'ai poussé un "haaa" grave et plutôt ideux - encore à ma surprise -, notre envoyé spécial a débararqué. La cadence c'est alors ralentie, le temps de contrôler les accès du meuble. Tandis que je jugeais ces derniers - suffisants, selon moi, pour qu'elle s'y faufille mais n'en sorte pas - notre envoyé spécial a ramener monsieur chat. S'il l'a senti ? S'il lui a mit la patte dessus ? Non. D'abord il a essayé de comprendre pourquoi les deux tordus que nous sommes, l'avons tiré d'un sommeil de pacha, pour l'enfermer avec nous. Puis il s'est installé parterre, pépère. Quelques instants plus tard, notre tribue se dispatchait, retournant à ses précédentes occupations. Dont la mienne : me laver les dents. Une fois seule, Mistinguette a trouvé son moment pour un autre nez à nez. Cris ideux, par deux fois. Envoyé spécial. Monsieur chat. La Mistinguette s'est affolée dans les tuyeaux de canalisation, mais n'a trouvé de raccourci jusqu'au trou menant à la cuisine. Dire que le chat lui a sauté dessus, est en-dessous de la vérité. Ça ressemblait à une scène de Spiderman qui, dans un mouvement ultra-rapide, choppe la souris et arrive aussitôt dans la pièce d'à côté, tandis que nous, dans notre majestueux ralenti, n'avons même pas achevé de tourner la tête vers le point précis de la capture. Mouais. À nous trois, il faut avouer, qu'elle n'avait aucune chance. C'est horrible. En fait, j'aime bien les rongeurs - les cris, c'est vraiment parce que je suis flippée ces ans-ci. Les souris, les rats aussi, ont une réputation exagérément mauvaise. Et je ne dis pas ça parce que j'ai vu récement "Ratatouille". C'est gentil une souris. ... Oké, celle-là venait de dehors, ça craint. Mais ça m'a fait tout de même de la peine. Deux grands dadets et un félin sanguinaire, c'était un peu trop cruel. D'accord, ça bouffe tout, ces trucs-là. Mais je maintiens : cruel, horrible, sauvage, méchant. Voilà. Je l'avais dis, pas de happy end, juste une souris croustillant encore vivante - ce n'est pas une blague, on entend bien ses petits os - entre les dents d'un Vampirello sans pitier... Ses petites pattes arrêtent de gesticuler... Et c'est fini. Comme disaient jadis les Négresses Vertes : "C'est un bien triste, un bien triste sort." 10:43 - 8.29.2007
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Wanted "Tout est resté là à sa place, mais moi plus aucune trace, comme je suis parti, je reviens" -o- Je m'invite, j'émerge, finalement. Profil Petit Bloginou Div Portrait Dominical Le Lapin Monologue Objectifs, objectifs Compte à rebours Bipolarité et caetera... Sauce maison Accueil Archives Mes Amis Quoi d'neuf? - Je vis 35 décibels en moins... - L'usuel... - Hep... - J'accuse... ! - Ce n'est pas moi... Au Pays d'Oz |