... je me pose là !!
Laissez-moi vous raconter ma soirée d'hier... Une première, ça ne m'était encore jamais arrivé
Hier j'étais de sortie, après plusieurs mois sans rien faire, même pas aller boire un simple verre.
Pour le moment je suis légèrement au bord de l'épuisement, je n'arrête jamais, je n'ai aucune distraction et pas mal de stress.
Alors quand j'ai vu que j'avais un week-end complètement libre, j'ai sauté sur l'occasion et je me suis dis qu'il était consacré aux sorties, à l'amusement et que j'allais en profiter !!
Mais déjà un peu avant, je n'étais plus trop emballée à aller à une des soirée prévue le vendredi, une soirée "malsaine" mais comme beaucoup de personnes que je n'avais plus vu depuis hyper longtemps allaient être là, j'ai essayé de me convaincre que ça allait être bien, que ça me ferait plaisir et qu'au pire je resterais la plupart du temps à l'extérieur pour discuter (ce qui m'arrive assez souvent dans ce genre de soirée, moi la drum et le breakcore ça me donne vite une tête comme un seau).
Cette soirée n'était pas le seul endroit où je devais aller hier, je devais passer le début de soirée avec d'autres potes qui eux faisaient la tournée des cafés dans la ville. Donc une porte de sortie: si jamais la soirée "malsaine" ne me tentait vraiment plus je pouvais juste passer une heure ou deux et revenir dans la ville rejoindre mes autres potes dans un ou l'autre café.
Voilà comment j'avais organisé ma soirée. Déjà là je vois qu'il y a un problème: ce n'est pas mon genre de penser tous les détails comme ça d'une soirée, si jamais j'aime pas... D'habitude, je vais "à l'arrache" et on voit sur place.
La veille au soir, autre truc inhabituel: je m'hyper-organise, je pense à tout, je regarde et j'imprime les horaires de trains, aller-retour. Je regarde des numéros de taxis de la ville car mnt que je travaille hors de question de marcher pour aller à la soirée qui est excentrée. Encore une fois, ce n'est pas du tout mon genre.
J'en rigole avec ma mère "tu as vu, je n'ai tellement plus l'habitude de sortir que j'en suis devenue une vraie mèmère, il est vraiment temps que je lâche la pression, ect...). Au fond de moi, j'angoisse un peu.
Je vais simplement faire la fête et on dirait que je pars en expédition au pôle nord !! 
Le jour J, hier donc, je me prépare (merci pour vos commentaires d'ailleurs, mais au final je me suis changée, je n'ai pas osé les jambes nues) et je pars prendre mon train. Il faut savoir que je vais dans une ville située à 100 km de chez moi, ça a son importance.
Le début de soirée se passe assez bien, j'arrive vers 20h30, on va boire des verres... Quelques petites choses me dérangent...
" - Qu'est ce que tu veux boire ??
(moi) - un perrier citron
- tu te fous de moi ? je te paye un verre, c'est pas pour que tu prennes un perrier citron, prend de la bière ou de l'alcool "
Pas envie de boire...
" - si tu reviens de la soirée, ramène des pilules "
Pas envie de me droguer...
Le temps passe, il y a beaucoup de gens dans la ville, ils sont saouls. J'essaie de m'amuser, pas moyen, je suis muette. La musique va fort, on est au bar, des types viennent commander et ils se collent à moi, me touchent, ça me dégoûte.
Je ne veux pas rester ici, il faut que je parte... Je suis à 100 km de chez moi, il est presque minuit, prions pour qu'il aie encore des trains.
" - Je suis désolée, je suis pas dans l'ambiance, j'ai envie d'être chez moi, on essaie de se refaire ça bientôt, amusez-vous bien
- hooo, comme tu veux, si tu n'as plus de train, viens quand même nous rejoindre "
J'arrive à la gare, prochain train: 06h41...
Et là j'ai pété un câble, une bouffée d'angoisse est montée en moi, je n'arrivais quasi-plus à respirer, mes jambes son devenues molles, j'ai du m'asseoir.
Je pensais "Ce n'est pas possible que je sois coincée ici, que je doive reste encore 7h dans cette ville, il faut que je rentre chez moi, il faut absolument que je rentre chez moi, qu'est ce qui m'a pris de venir ici, je pourrais être tranquille, il faut que je parte" Je me répétais ça encore et encore...
Je me sentais prisonnière, prise au piège. Une sensation horrible. Hors de question de retourner dans les cafés, je n'avais pas encore été à la soirée, était-ce une option ? absolument in-envisageable (heuu c'est comment l'orthographe de ce mot ?).
Il FALLAIT que je rentre chez moi, au moins dans ma ville, là on m'avait proposé une jam, je pouvais aller faire un tour et rentrer tranquillement chez moi, quand j'en avais vraiment envie.
Surmontant ma panique, parce que là, j'étais en panique, je réfléchis à ce que je peux faire. Du stop ?? Seulement en dernier recours, c'est une sale ville, je suis seule, en mini-jupe, je me fais l'impression d'être une pute !
J'ai le numéro du taxi: je téléphone, en pleurs:
" - vous faites les longs trajets ? Je dois aller à xxxxx
- vous avez des problèmes mademoiselle ??
- non, je veux juste rentrer chez moi (pleurs encore plus violents)
- je vais voir si on peut faire un prix... Ca sera 150 €
- Je vais voir, je vais vous retéléphoner"
Et là j'ai sonné à... ma maman !!
"Maman, il faut que je parte d'ici, ça ne va vraiment pas, je fais une crise d'angoisse"
Elle est venue me chercher 
En l'attendant, je me suis posée sous un porche, j'ai pris un bouquin et j'ai lu, je ne voulais voir personne. Le fait de savoir que je n'étais plus coincée (là je vous assure que je voulais vraiment avoir une voiture!) je me sentais beaucoup mieux, sereine presque. Je n'ai prévenu personne, je lisais tranquille sous mon porche (d'ailleurs porche assez spécial, je vous raconterais ).
Ma mère à fait deux heures de trajet ! Je l'aime, je vous assure. Je suis rentrée à 02h30 du matin. Je suis tombée comme une masse et le pire c'est que j'ai dormi jusqu'à 17h !!!!!! J'étais totalement épuisée. Je ne comprends pas comment j'ai pu dormir autant !
Donc voilà ma super soirée, de quoi resté bien traumatisée |
• 4/4/2009 - Commentaire sans titre