Mes problèmes de santé partie 2
Posté à 01:40, 15/9/2008
Seconde partie de la série "mes problèmes de santé". Vous allez voir, j'ai commencé fort.
Cette partie parle de mes problèmes de santé étant enfant, et dans l'ordre chronologique.
Mort subite du nourisson
C'est du moins comme cela que les médecins l'on appellée.
Je vous raconte :
J'avais 5 mois.
Ma mère étant tranquillement entrain de regarder la télévision dans les bras de mon père, lorsque tout d'un coup elle s'écrie : "Mélanie ne va pas bien !"
Elle cours alors dans ma chambre, à l'autre bout de l'appartement. Elle me trouve dans mon lit, violette, et en quelques secondes je passe au gris. Elle me prend dans ses bras et me frotte vigoureusement, se disant que si je me refroidissais on ne pourrait pas me réanimer. Pendant ce temps, mon père qui l'avait suivie appelle les urgences.
Je ne respirais plus. Ma mère dis que mon coeur ne battais plus mais je n'y crois pas. Je suis totalement inanimée et comme morte lorsqu'instinctivement, elle me met la tête en arrière, colle ses lèvres aux miennes et me souffle dans le bouche. Là je me suis mise à respirer, et quoique toujours inconsciente, je deviens blanche (ce qui est plus rassurant que le gris !).
S'ensuit une hospitalisation. On explique à mes parents que je suis restée sans respirer durant plusieurs minutes, et que j'aurais des séquels : je serais peut-être handicapée mentale, ou moteur, ou les deux. Ils disent que j'ai fait une mort subite du nourisson, et que je suis la seule à leur conaissance à en être sortie, d'où de nombreux examens pour comprendre pourquoi.
Dès la première journée, ma mère trouve que je n'ai pas la même voix. On lui répond qu'un bébé, ça n'a pas vraiment de voix, m'enfin madame...
A oui ? Et bien s'ils ne vérifient pas tout de suite ma gorge, elle m'emmène dans un autre hopital. Ils se décident à vérifier au bout de 2-3 jours, et effectivement, j'avais de quoi avoir une voix bizare : cordes vocales brulées par les remontées gastriques.
C'est là qu'ils comprennent ce qu'il s'est passé : j'avais des remontées gastro-oesophagiennes, et je me suis étouffée avec une de ces remontées. On prend les précautions nécéessaires (épaississant dans le biberon, lit en proclive), on me suit jusqu'à mes 2 ans.
Mais l'histoire n'est pas terminée, il y aura une suite 16 ans plus tard.
Evanouissements
On se demande si cela n'est pas dû à ma "mort subite", qui n'en était pas vraiment une étant donné que l'on connaît la cause.
J'avais 4 ans la première fois. Je n'avais pas suporté un voyage en voiture, et à l'arrivée j'ai vomi et suis tombée dans les pommes, comme on dit. Par la suite, j'ai fait en moyenne 2 évanouissements par an, sans comptes une dizaine ou quizaines de malaises (donc au bord de l'évanouissement, mais sans perdre conaissance). Et tout, j'ai du m'évanouir une trentaine de fois, et faire une ou deux centaines de malaises. Ca chiffre vite !
Par fois cela prévient : je le sens venir et je m'allonge directement au sol en disant "je me sens mal". Tout le monde connait son rôle : ma mère me surélève les jambes, mon père va chercher une bassine (je vomis souvent dans ces cas là), et ma soeur le sucre avec de l'alcool de menthe. Je ne fais pas d'hypoglycémie, mais c'est amusant, on a toujours le réflexe de donner un sucre à quelqu'un qui se sent mal.
Et parfois ça ne préviens pas. Je parle et pouf, tout d'un coup y'a plus de Mélanie, je m'étale de tout mon long. Je me suis fêlé le menton et cassé les 2 dents de devant comme ça.
Je me suis évanouie partout : dehors, à l'école, chez moi (salon, cuisine, chambre, sdb...), chez la famille, chez des amis, dans des magasins, dans des musées, dans la rue...
Mais depuis quelques années j'en fais moins. Peut-être grace à l'adolescence, on m'avait prévenue que ça pouvait s'améliorer avec ça, ou peut-être parce que je connais les situations à risques : les fortes chaleur, les maladies, les peurs (si on s'amuse à me surprendre au coin d'une porte je m'évanouis), certaines émotions (stress, énervement important, grande tristesse), activité physique importes, fatigue.
Problèmes de dos
C'est comme cela que je les appellais. C'est parti d'un petit rien :
J'avais 4 ou 5 ans. Dans un magasin, je m'étais cachée derrière un poteau pour faire une blague à ma mère. Elle commence à paniquer, crie mon nom, et j'arrive en riant. Elle me dispute et me secoue le bras, en me lachant je tombe sur les fesses. Je pleure alors en disant que j'ai mal au dos.
Le lendemain, toujours ce mal de dos. Le surlendemain aussi, ma mère appelle le médecin : il ne voit rien. A la radio non plus, on ne voit rien.
Mais la douleur est toujours là. Et ce n'était pas une petite douleur : il suffisait que je cours, saute, tombe ou éternue pour avoir une douleur atroce dans le dos, au point de ne plus pouvoir bouger ni respirer.
Je ne pouvais pas jouer à la corde, à la marelle, à chat ou à l'élastique dans la courre de l'école. Je passais mes récréations dans un coin à regarder les autres. Je dois tenir de là mon côté solitaire. J'étais dispensée de sport, même en faisant du ping-pong je pouvais me bloquer le dos en ramassant la balle si je faisait un faux mouvement. J'avais tout le temps la hantise de tomber, peur qui m'est restée.
Les années passent, et les médecins aussi : on a tout fait. Des plus grands médecins au pire charlatant, les radions, IRM, scanners, tout ce qui était possible de faire.
J'étais en 4e quand le diagnostique est tombé : douleur psychosomatique.
La douleur venait de ma tête. C'était moi qui me fesais mal. C'était à cause de moi si je ne pouvais pas jouer dans la courre, si je ne pouvais pas faire de sport.
J'en ai pleuré durant des mois avant d'accepter. Et Effectivement, je n'ai plus jamais eu mal au dos, quoique j'en ai gardé un corps maladroit, des muscles comme atrophiés (pas à ce point, mais le moindre sport me fesait très mal aux muscles, et j'ai mit 2 semaines pour réussir à faire 3 abdominaux d'affilée), et une difficulté à coordonner mes mouvements. C'est que ces jeux innocents, mine de rien, nous apprennent les réflexes et à coordonner nos mouvements.