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À l'ombre des arbres d'octobre

Ce n'est pas moi...

Posted in Monologue
... qui suis bipolaire, ce sont les jours.

Oui, voilà, c'est ça.
Alors tout va bien.
Souris !


À croire qu'à chaque jour heureux, son contrecoup. Un peu comme si le moindre de mes efforts devait absolument partir en fumée. Je disais encore aujourd'hui, que j'avais l'impression de revenir tout le temps au point de départ. Je me réctifie : ce n'est pas une impression. Je reviens toujours au point de départ.
Pourquoi ? Parce que rien ne dépend de moi et que c'est plutôt moi qui dépend de tout. Puis parce que l'espoir ne suffit pas à fermer les yeux et se raconter des histoires - tout s'arrangera bientôt et ira tellement mieux.
Ce qui me donne envie de règler son compte à une ânerie, un peu trop entendue ces ans-ci : de ne pas regarder le passer, car c'est stagner. Il faut aller de l'avant, vers l'avenir.
Bien sûr... une formule et hop, le tour est joué, que suis-je bête...
Au chômage les psy !
Halala... j'aimerai bien me contenter d'une ânerie.

D'accord, regarder mon problème à la source, c'est un discernement nécessaire. Aussi, en parler. Essayer de me faire comprendre. Hausser le ton, à force de ne pas y arriver. Finalement crier, m'énerver et pleurer de dépit. Me ressaisir et taper du poing. Jusqu'à ce que mon état de santé parle de lui-même.
J'ai beau être claire, sérieuse, adulte, rien ne change au fait que tous mes efforts se voient toujours anéantis. Tout à toujours plus d'importance et quoi que je fasse, le constat est toujours le même.
C'est ce qu'entraine la perte de son indépendance, devoir subir... ouais, ouais oké... et là je dois - en plus de sourire pour le mensonge - baisser les bras et m'en faire une raison ?
Je ne pense pas que cela se passe forcément ainsi.
C'est comme supporter n'importe quoi, sous prétexte qu'on est pas la plus mal lotie. C'est de la bêtise.
Je ne me ferai pas d'explications philosophique ou de conclusion logique là-dessus. Certes, devoir remettre ma vie entre d'autres mains, cela veut dire que je ne suis plus à même de faire en sorte que les choses aillent dans mon sens. Mais ce n'est pas une raison pour trouver d'excuses lorsqu'elles prennent une tournure à mon insue.

J'ai besoin d'aide, on m'aide. Ne pas être toute seule est une chance. On n'envisage pas forcément, d'un point de vu extérieur - en tous les cas, pour ce qui me concerne - que ce soit aussi un poids. Mais combien même, cela n'excuse rien.

Il n'est plus question de s'appitoyer sur les sorts des autres, et de laisser le mien quand le temps le permet.  Comme il n'est plus question de se laisser malmener par la culpabilité. Il n'est plus question de trouver des raisons, de pardonner et d'enmagasiner les coups, tout simplement.

Quand je pense qu'il y a deux mois, je me demandais ce qu'il pouvait m'arriver de pire que de franchir des barrières qui ont résisté jusque là - quasiment sept ans, comme je m'en suis rendue compte depuis peu - et qui m'ont gardé la vie sauve.
Ce qu'il y a de pire, c'est de voir les choses s'enliser éternellement et se dégrader toujours davantage, doucement et sans recours. Cette été, je me croyais arrivée à fin d'usure, il ne restait plus qu'à attendre le bout de la pente. Puis je me suis vue subir et resister malgré tout, comme si je franchissais toutes mes limites, ou des ressources que j'ignorais. Et maintenant j'observe que si mon état nerveux s'est enfoncé plus loin que je ne pouvais l'imaginer, je comprends également que ni lui, ni mon physique, n'ont dit leur dernier mot.

Il y a encore beaucoup de possibilités à force de stress, de chocs émotionnels aussi. Les bipolaires - bon, ce sont des généralités, mais elles donnent une direction - hormis le suicide (également très important dans la phobie sociale) donc ! Les bipolaires ont un fort risque de développer des maladies cardio-vasculaires. Et aujourd'hui je vois que je ne suis pas arrivée au bout. Des syncopes vagales à la tachycardie, en passant par la confusion mentale - d'autant que le délire précose, est un symptômes de ma bipolarité - bref... la route est longue et je constate que chaque jour constrastant avec l'autre, je ne peux que m'attendre au pire.
Voilà, avec un peu d'effort, ma projection vers l'avenir. Dommage que je n'ai pas la possibilité de prévenir.

Surtout, ces derniers jours, j'étais attristée de regarder les dégas. D'en être arriver là. En général, cela m'arrive après une crise ou une attaque.
Évidemment, il est couramment question d'hôpital, mais réellement ces situations me font peur. Que ce soit celle d'être hôspitalisée, que de ne pas l'être. Et je n'en vois jamais la fin.
Et caetera, etc...

À suivre, comme d'hab.


09:44 - 9.6.2007 - Commentaires {1}

Qu'on se le dise...

Posted in Monologue
Surtout moi.

Et je me le dis. Mieux vaut se dire les bonnes choses, que de se laisser dicter sa conduite.
Voilà qui pourrait être un diction, et davantage un excercice continu. Il s'agit de ma santé, je ne laisse plus rien. Avant tout, il me faut des vacances, d'autant que des vacances, j'en reviens. Je pense que beaucoup connaissent le même effet, probablement de façon différente.

Je ne dois pas MAIS j'ai besoin de me défaire du bruit, du stress, du rythme, des idées imposées, des automatismes, des généralités, en sommes : du poison que le quotidien peut signifier. Pas facile dans une grande ville bruyante, stressant, contraignante, où le rythme est incessant, répétitif.

D'ailleurs, pour commencer, ne pas me forcer. Il faut arrêter de se dire qu'il faut.
Ha, ironie, serais-tu là ?

Habituellement, j'ai un cahier pour mes surveillance. C'est-à-dire que j'y écris ce qui concerne de mon équilibre. Agenda du sommeil, évènements en rapport avec ma phobie, accès (bipolarité), présence de symptômes (liens), équilibre alimentaire mais ce dernier je l'ai arrêté. Il me semble que j'ai de bonnes habitudes, mais encore trop de polution autour de moi (j'y reviendrai, forcément).
Parfois je n'ai pas envie d'écrire, ensuite je le regrette. Je ne pense pas le faire souvent sur mon blog - pourtant il est taillé pour - mais voici qui est pour palier, ce manque :

Aujourd'hui, sortie passé 11 heures et demi, au lieu des 11 heures 15 convenues. D'habitude, ma mère m'appelle au bout de dix, quinze minutes (pressée), mais rien. Ce soir, je me dis que c'est normal, elle fait attention. Tout va bien, je ne me presse pas, et en plus il fait beau. En sortant, je décroche le téléphone, certes par esprit d'anticipation mais aussi parce que c'est la moindre des politesses. Elle pensait que j'allais décommander... Non, non, je tiens mes engagment
Très vite je constate que si je ne me porte encore, je me sens mieux. Avant l'effort était pénible et éprouvant. Conséquences des coups de pression, sommeil interrompu, carrences. Une semaine que je me soigne, l'effort est toujours éprouvant, mais plus si pénible. J'ai des ressources.
Les bords du cimetière sont agréables les matinées ensoleillées, dommage que je n'est pas mon appreil. C'est calme, fleurit.
Je prend le temps de respirer. Quand on sait que c'est ce qui me fait défaut, il est important pour moi d'en prendre souvent conscience.
Tout s'est très bien passé, plein de blabla et toujours pas assez de temps.
Déjà sur l'aller : "Marches droit. Ne rentres pas les épaules. Retardes les gens quand tu dis pardon pour passer. Respires."
Sur le retour : "Relèves la tête. N'évites pas les regards, évites les crottes de chien plutôt. Ne te courbes pas."
C'est une nouveauté. Autrement je marche vite, le nez dans mes pensées, je laisse pleins de choses m'assaillir. Dont l'universelle : je suis en retard = il faut que je me grouille. Puis tous mes problèmes.
Le meilleure de cette sortie, les courses. Ce n'est pas évident à décrire, surtout que jusque là, je suis restée floue. Normal, je laisse venir. Mais pour le moment, je dirais au moins que depuis des années j'apprends à ne plus avoir peur. Que les choses les plus simples du quotidien sont difficiles et le manque de compréhension m'isole. Récemment, quelques évènement m'ont fait régresser, un peu comme si on balayait d'un coup les efforts de plusieurs années. Évidemment il en reste quelque chose, puis j'espère que ça reviendra.
Donc, partant de là, aujourd'hui je décide de ne pas perdre un terrain conquis, ne serait-ce que pour utiliser un language de thérapie (que je ne suis pas, par ailleurs). D'accord, je sais que je transpire, je m'en fou. J'aime pas ce magasin - une fois on n'a pas voulu prendre ma carte bleue - mais, je m'en fou. J'ai des besoins, je ne vais pas les sacrifier pour contourner ce dont je me sens encore capable. Ce n'est plus aussi évident qu'il y a certains temps, mais ça aussi je m'en fou, je suis décidée. J'éprouve même un certain plaisir de retrouver mes habitudes, petites habitudes... margarine enrichie, chocolat noir 76%. Ce sont deux symboles. Ils veulent dire que je prends soin de moi. Et une fois encore, tout va bien. Même la caissière - celle que je n'aime pas plus que le reste - je me dis qu'elle ne doit être si antiphatique qu'elle y parait, c'est juste son visage qui donne l'impression qu'elle se fou de la gueule du monde en permanance.
Le seul problème aujourd'hui - et ces derniers jours - la bouffe. Je pense que je vais y penser plus sérieusement et laisser un post à part, juste pour ça (le j'y reviendrai forcément). Puis je vais conclure de la même manière que j'ai commencé : mieux vaut se dire les bonnes choses, que de se laisser dicter sa conduite. Ce qui n'est pas gagné pour tout.

11:19 - 8.30.2007 - Commentaires {2}

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"Tout est resté là à sa place, mais moi plus aucune trace, comme je suis parti, je reviens" -o- Je m'invite, j'émerge, finalement.

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