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Passage secret..

8.2.2008 - Overdose..

Je lis comme un boulimique mange. Sans tellement sentir le goût. Je me gave de mots jusqu'à ce que mon corps n'en puisse plus, jusqu'à ce que mon esprit sature. Je fais des crises de lecturite aiguë où la seule chose qui m'importe, c'est de lire encore et encore et encore. Je lis sans interruption, jusqu'à avoir l'impression d'être lobotomisée et vide. Je lis en comptant les pages qu'il me reste à lire. Passé la moitié, je vois déjà la fin et j'essaye de ralentir, j'essaye de l'économiser. Impossible évidemment. Je calcule : Tant de temps = tant de pages. En espèrant qu'au terme du temps imparti, j'en sois à un passage un peu moins prenant. Tant de pages = tant de temps, c'est tout ce qu'il me reste à lire. Je lis tout et n'importe quoi, des livres pour enfants, des romans, des livres d'horreur, tout, n'importe quoi pourvu que ça m'aspire, me captive, m'absorbe. Pourvu que je n'ai pas un instant de répit, que je sois comme dans un état second. Pourvu que je décolle, que je ne puisse pas lâcher le livre avant d'avoir lu l'ultime ligne. Pour enchainer aussitôt sur un autre. Ou pas. Peu de livres sont suffisamment bien écrit pour qu'on ne soit pas frustré quand on arrive à la fin. Pour qu'on ait pas envie d'en lire une ligne de plus ou de moins. Pour que la fin soit bonne. Définitive. Suffisamment tranchante pour que l'esprit ne divague pas. Pour qu'il n'y ait plus d'interrogation.

J'ai toujours lu, beaucoup. Petite, ma punition ce n'était pas "privée de télé" mais "privée de bibliothèque". Là bas, ils avaient tellement l'habitude de me voir que j'avais accès à la réserve, que je pouvais emprunter plus de livres qu'autorisé. J'en emprunte aux gens, j'en achète, j'en pique. Je prête peu. Peu de livres méritent qu'on les prête finalement. Ils ne sont pas assez bien. Ceux qui le méritent, j'ai, à la fois, envie de les garder pour moi et envie de les partager avec les personnes qui me sont précieuses. C'est toujours un déchirement de prêter ces livres là. Ils me manquent. Prêter un livre, c'est le donner. C'est un cadeau et on ne reprend pas les cadeaux.

Ce que je redoute le plus, c'est d'arriver au dernier livre captivant que j'ai sous la main et de le finir. Que lire après ? Je m'essaye à d'autres lectures moins prenantes, plus "sérieuses", "adultes" mais ça ne va pas. Que faire après ? Rien n'est assez bien pour remplacer ça. Alors il faut en trouver d'autres, en acheter, en commander, suffisamment pour avoir un peu de marge.

Pourquoi tout ça ? Parce que je suis en crise. J'en suis au dernier livre. J'en ai commandé d'autres. Et je ne veux pas finir ce dernier livre trop rapidement. Lire, c'est un peu comme respirer ou comme la musique. Indispensable.

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7.24.2008 - Curieux..

C'est curieux.. Vu le boulot que je fais, je n'ai plus le temps de grignoter (ça l'fait pas trop de répondre au téléphone la bouche pleine) J'mange quasiment que quand j'ai faim, j'me jete pas/moins sur la bouffe quand je rentre, j'm'ressers pas si j'ai plus faim. Et ça ne me manque pas. Bref, c'est curieux, je n'ai pas vraiment l'habitude..

Vendredi, jour off, auto-école, j'en salive d'avance.. Cbeau de travailler, par contre, les horaires décalés, ça pue à mort. Je ne peux prendre aucun engagement, si j'arrive à aller à l'auto-école une fois par semaine ça tient du miracle !! Moi qui voulais prendre des cours de violon et de tir à l'arc, c'est plutôt compromis. Enfin bon, bienvenue dans le dur monde du travail \o/

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7.13.2008 - 2 mois de formation plus tard..

Il était temps que ça se termine d'ailleurs, l'atmosphère devenait très légèrement électrique.. Travailler avec des nanas est une veritable plaie, quand elles ne parlent pas de leurs gamins, elles se crêpent le chignon, bref des nanas quoi.. Heureusement qu'il y a une majorité de mecs sur le plateau.

 Ça fait une semaine que je suis en poste et j'aime bien ça. C'est gratifiant quand le client repart content et quand il gueule, on se dit que ce n'est pas nous qu'il engueule mais la boite. Niveau ambiance, c'est plutôt bien aussi, pour le moment.. Faut dire que le boulot a un fort potentiel stressant donc ce n'est pas forcement la peine d'en rajouter en se tirant dans les pattes.. Enfin bon, ça, on verra à l'usage, pour le moment, c'est tout neuf, tout beau, pê que dès que la période d'essaie sera terminée et qu'on ne pourra plus se retracter, ils montreront leur vrai visage ! Je ne vois pas les journées passer c'est assez hallucinant et plaisant. Bon, je n'ai plus le temps de rien mais ça, ce n'est pas grave, travailler est plus satisfaisant que glander. Et j'apprécie de pouvoir glander de temps en temps. Le groupe a été très bien accueilli dans la boite, faut dire que nous étions attendus.. Le premier mois va être décisif, on va voir qui va être gardé, qui va partir.. Quelques uns sont déjà sur la sellette..

Bref, c'est plutôt positif pour le moment.

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5.4.2008 - C'est l'angoisse..

Ca vient de faire tilt dans ma tête.. A partir de demain, fini l'inactivité. Plus de jeu toute la journée, plus de glandage, je m'embarque à temps complet. Et si je ne tiens pas le coup ? Et si ça me gonfle ? Et si je n'y arrive pas ? Et si je ne comprends rien ? Et si je fais comme d'hab' quand je suis en formation ? Et ensuite, au boulot ? Pas évident de sortir de sa léthargie.. Ca fait.. 5 ans ? Que je suis demandeuse d'emploi je crois.. Bien sûr, j'ai bossé mais jamais sur une période aussi longue.. Jamais à temps plein sur une période aussi longue..

Allez, souviens toi.. Ton stage, y'a 2 ans, temps plein pendant 3 mois.. Bon certes, tu n'avais pas grand chose à faire mais quand même.. Tu étais à temps plein, tu l'as fait, ça n'a pas posé de problème particulier.. Et puis après tout, si les autres en sont capables, pourquoi pas toi ? Y'a pire comme boulot, largement pire. Là, ça te plait -en théorie-, le côté dépanner les gens sans pour autant être en contact direct avec eux.. Le côté informatique/internet, c'est pas comme si tu avais déjà le nez dedans toute la journée.. Rentrer enfin dans le rang, pouvoir répondre à la question "Tu bosses dans quoi ?" par autre chose que "Dans le chômage.", gagner un salaire décent, GAGNER un salaire tout court en fait. Fini le RMI et autres aides, fini le parasitisme. A moi les impôts \o/ (en parlant d'impôts, faut que je fasse ma déclaration moi)

Bref.

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4.30.2008 - Quelques nouvelles du front

Lundi je commence la formation pour mon nouveau boulot. Franchement je n'y croyais pas.. J'ai répondu à deux annonces, les deux se basaient sur un recrutement par simulation (donc pas de CV ni de lettre de motivation, juste des tests pour voir si on a des aptitudes pour le poste convoité), j'ai obtenu un entretien pour les deux, et surtout, j'ai obtenu un OUI pour les deux !! Grande première, j'ai pu choisir entre deux postes, j'espère que je ne vais pas le regretter. Bref, 6 mois de boulot sûr, pê un CDI au bout, si ça se passe bien des deux côtés.

Bref, rien de bien folichon, c'est pour faire hotlineuse pour un FAI. Enfin, rien de bien folichon, je suis super contente !! C'est mieux que ce que je pouvais espèrer (du moins, en ce moment)  Du coup, le projet de création d'entreprise est repoussé, j'ai trop besoin de sous, pis un CDI de nos jours.. Bref.

Du coup, 2 de mes 3 objectifs sont en bonne voie d'accomplissement, le 3eme découlera logiquement du reste.. Et on est même pas à la moitié de l'année ! Me reste plus qu'à profiter de mes derniers jours d'inactivité et moi aussi je pourrais attendre le week-end avec impatience, chouiner après les lundis et poser des jours de CP !

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2.6.2008 - Quoi de neuf ?

Ma demande de prêt a été accepté, à moi les joies de la conduite et de l'endettement. Même si ce n'est pas un gros emprunt, ça me pèse, j'ai peur de ne pas être capable d'assurer les mensualités et tout.. Mais bon, à moi l'auto-école. J'ai intérêt à aller jusqu'au bout et surtout à réussir ! C'est la clef pour avancer dans mon projet de création d'entreprise.

Mon frère a obtenu une petite bourse, ça sera suffisant pour payer la cantine et le train, ouf, ouf, ouf, ça c'est un gros soulagement.. Mine de rien, la cantoche, ça coûte 80€/mois.. A la limite, si il mangeait bien, ça ne me dérangerait pas mais même pas.. La bouffe est dégueulase et peu variée -__-'

Je me suis calmée sur les dépenses compulsives, la VPC c'est MAL !! Entre les fringues et les bouquins, heureusement que c'était les soldes !! Et puis bon, au final, c'était quand même nécessaire, je suis contente de mes achats (hormis deux futals que j'essaye de vendre sur la BAV) tout me va, me plait (ou subira quelques modifications à ma sauce ():')) Et les chuchures, ma foi, j'ai craqué dessus.. Des vraies chaussures de nana à ma pointure, qui me plaisent et qui ne coûtent pas excessivement cher (heureusement qu'il y avait 50% dessus !) des chaussures en cuir en plus ! Bref, elles sont chouettes, aucun soucis pour marcher avec ^^ Va falloir les faire par contre, elles me sont un peu étroites mais ça va.

Je pense de plus en plus à la réeducation alimentaire.. Vous lire, sur les blogs et sur le forum, me donne envie, ça me travaille.. Ca me trotte dans l'esprit depuis quelques mois (années ?) déjà mais je ne sais pas.. Je ne me lance pas.. J'ai l'impression d'être spctatrice de moi même.. Hier, j'ai fait des hamburgers et des frites, en général, je fais 2 ham' pour mon frère et 1 pour moi.. Et là, je ne sais pas pourquoi, je m'en suis fait 2. Alors que je savais que je serais calée avant même la fin du premier.. Et non seulement je l'ai fait mais en plus, je l'ai mangé. Pourquoi ? Comment ? Je l'ignore.. Je me voyais les faire tout en sachant tout ça et je me voyais les manger tout en sachant que je n'avais vraiment plus faim. Je me voyais sans réagir. Bref, je vais continuer à laisser l'idée faire son chemin dans ma tête.. Peut-être qu'il y aura un déclic ?

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1.30.2008 - Ca fait quelques jours..

.. Que je bave sur ces chaussures :



En plus, je viens de voir en récuperant la photo qu'elles avaient baissé de quasiment 7€ O_o Outre le prix (c'est vrai qu'elles sont à 50% mais bon, 37€, ça reste quand même une petite somme pour moi !) je m'interroge sur la largeur et sur la longueur de la bride.. Je n'ai pas souvenir de les avoir vu passer sur un de vos blogs.. La question étant : Si je les commande et qu'elles me vont.. Est-ce que je les mettrais ?

Elles sont trop belles !

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1.22.2008 - VLR c'est le mal !!

Mini commande pour moi aussi, na ! Surtout que je ne vais jamais sur le site de Kiabi, heureusement que VLR est là :p



Pour le gilet, je ne suis pas trop sûre.. Ca fait longtemps que j'en cherche un mais je l'aurai préféré en noir.. Pê voir à le teindre :p Enfin, comme l'a dit Jenesaisplusqui, à 5 euros hein.. On ne va pas se priver !

Chez la Redoute, je me suis pris ça :


(En noir)

Et un petit débardeur basique pour aller sous le premier pull et des bretelles !

Bref, pas très raisonnable tout ça même si je m'en sors pour une petite quarantaine d'euros..

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1.9.2008 - J'ai 27 ans..

J'ai 27 ans et je decrète qu'à mes 28 ans ma situation doit impérativement avoir évoluée.

Que je dois avoir ou être en train d'avoir mon permis.
Que je dois avoir ou être en train de déménager.
Et surtout, que je dois avoir créé mon entreprise ou au moins avoir trouvé un emploi.
Que je ne dois plus être dépendante de la société, ne plus être un parasite.

J'ai 27 ans et j'ai passé l'âge de vivre comme une étudiante, passé l'âge d'être dans une situation précaire. A 27 ans, je n'ai rien construit, c'est comme si j'en avais 18. Pas de boulot, pas de diplôme, pas de voiture, un studio. A 27 ans, j'ai commencé plein de truc mais jamais rien fini. Faut que ça bouge, absolument que ça bouge et dans le positif parce que je ne supporterais pas une nouvelle année dans cette situation.

Tout ça est en bonne voie, du moins je l'espère.
- Je vais solliciter le CCAS pour avoir un petit prêt à 1% pour financer mon permis et combler mon découvert. Faut d'ailleurs que je réunisse toute la paperasse et que j'aille faire faire des devis.

- Je dois appeller tous les baieurs sociaux pour les rappeller à mon bon souvenir.

- Je bosse sur mon projet, mon idée évolue, j'espère, très sincérement que je pourrais ouvrir rentrée 2008. Et je continue évidemment à chercher du taf en attendant (mais si je pouvais en trouver, ça serait mieux).

Ca, ce sont mes objectifs pour 2008. Rien d'irréalisable ni d'irréaliste a priori.

Et une fois que tout ça sera en place, je reprendrais la fac de géo. Pour le plaisir.
Et je ne dépendrais plus de personne et je n'aurai plus honte ni peur de répondre à l'horrible question "Et toi ? Tu deviens quoi ?". Et je cesserais enfin de voir tous les autres évoluer, avancer, grandir alors que moi, je fais du sur-place.

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1.4.2008 - Jalouse de..

.. ma soeur.

Chaque fois que je la vois, ça me fait cet effet là.. Je suis envieuse, jalouse.. Elle est mignonne, elle est fine et c'est la préférée. Enfin, j'ai l'impression que c'est. A côté d'elle, je me sens moche, petite et grosse. Chaque fois que je la vois, je me dis qu'il faut que je maigrisse, que je fasse attention, limite que je m'affame histoire de pouvoir tenir la distance. Peut-être que si je mincissais, je serais aussi la préférée ? J'ai l'impression d'être une pièce rapportée de ce côté de la famille. De l'autre côté aussi d'ailleurs. L'enfant adoptée. L'impression de ne pas être à ma place, de ne pas être intégrée. Pourtant ils m'aiment tous a priori. Je suis leur fille, soeur, niece, cousine et acceptée en tant que telle.. Mais quand même l'impression d'être déplacée.

A défaut de réussir dans ce que j'entreprends, mincir. Peut-être que je serais excusable comme ça.

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11.4.2007 - Je suis grosse..

.. Je pourrais presque passer pour une femme enceinte.

Constat après une plâtrée de pâtes. Premier service, j'avais faim. Second service, machinal, je me suis reservie, je ne sais même pas pourquoi, je n'avais plus faim, je n'en avais pas spécialement envie. Presque un reflexe.

Résultat, j'ai trop mangé, je suis pleine comme une outre et en prime, j'ai bu trop d'eau, ce qui n'aide pas.

Chaque douche donne lieu à une séance de jaugeage. Je tripote mon épaisse couche de gras en me regardant dans le mirroir.. Surtout ce ventre, énorme, qui pendouille, ces seins, énormes, qui pendouillent, cette cellulite qui fait des creux et des bosses sur mes fesses, la boule de graisse à la base du cou.. Mais surtout ce ventre qui pendouille. J'essaye de me rassurer, allez, ça pendouille pas tant que ça, tu vois encore ton pubis, il est encore temps de réagir !

Il me faudrait une balance, que je vois où j'en suis réellement. 110 ? 120 ? 130 ? Je parie sur 130 ! Et que je surveille. Ne pas en prendre plus, ne surtout pas en prendre plus.

C'est con parce qu'en théorie, je sais ce qu'il faut faire.. Manger quand j'ai faim, m'arrêter quand je n'ai plus faim. Pas compliqué, n'est ce pas ? Me concentrer sur ce que je mange, simple aussi. Bref, manger pour me nourrir et pas pour compenser, passer le temps, ne pas manger pour de mauvaises raisons. Pas si simple que ça finalement puisque je ne le fais pas, je n'y arrive pas, je ne me contrôle pas. So what ?

Ca m'épuise.

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10.4.2007 - Dans mon frigo..

Y'a.. Un tube de wazabi, une bouteille d'eau.. Et c'est tout !

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9.28.2007 - Et toi, de quoi t'as peur ?

Sur Pensées d'une ronde..

C'est vrai qu'identifier une peur aide à avoir moins peur, à dédramatiser.. Encore faut-il pouvoir, vouloir identifier cette peur.. Se pencher sur la question, introspecter.. Dire "j'ai peur de ça" c'est bien mais c'est facile.. La vraie question est pourquoi ? Qu'est ce qui est à la source de cette peur ? Je crois qu'une fois qu'on sait "pourquoi", on a moins ou plus peur, on arrive à prendre un peu de recule et à mieux appréhender cette peur.

De quoi j'ai peur ? Je crois que j'ai peur qu'on m'abandonne, qu'on ne m'aime pas. Peur de ne pas être assez bien pour être aimée en fait. Je voyais ça quand j'étais avec Emmanuel.. Les mêmes questions sans arrêt.. "tu m'aimes ?" "pourquoi tu m'aimes ?" "tu la trouves jolie ?" "de toutes façons, tu me quitteras quand tu trouveras mieux" et ainsi de suite.. Comme ça doit être angoissant de se prendre cette logorrhée en pleine poire.. Même avec mes amis, "mes gens" comme je les appelle, je ne comprends pas, je ne vois pas ce qu'ils me trouvent, je ne comprends pas comment ils peuvent nous supporter moi, mes sautes d'humeur, mon intransigeance, mon sale caractère, mon pessimisme.. Je me dis qu'ils finiront par ouvrir les yeux un jour, qu'ils en auront marre.. Je suis incapable de remonter assez loin et d'analyser ça.. Quand j'étais petite, ma mère travaillait de nuit, pour une radio.. J'allais lui piquer un pull impregné de son odeur, de son parfum, -d'ailleurs, aujourd'hui encore, je dis que "ça sent la maman"- pour dormir.. Ca me rassurait. Et la naissance de mon frère. Et la séparation de mes parents. Est-ce que ça vient de là ?

La peur de ne pas être "assez bien", je ne sais pas trop d'où elle vient.. De là peut-être aussi.. Finalement, si je me mets toujours en position d'échec, c'est pour ne pas décevoir, ne pas être déçue, j'ai peur de ne pas y arriver alors je préfère ne pas essayer. Peur de ne pas avoir les capacités pour y arriver. J'ai planté mes études. Toutes mes études. Pourtant, j'ai eu l'occasion d'étudier des choses qui me passionnaient, au lycée, je me suis battue pour ça, pour étudier ce qui me passionnait et ne pas m'engager sur une voie certes qui m'assurerait un steak dans mon assiette mais ne m'interesserait pas.. A chaque fois, j'ai décroché. Je n'ai rien fini. Aujourd'hui, j'ai envie d'ouvrir mon café, j'y travaille, je développe mon projet et je me dis que si j'arrive à aller au bout de ça, à ouvrir, ça sera réellement un grand, un très grand pas pour moi. J'ai envie de reprendre certains de mes cours aussi, de me mettre au violon, de me remettre aux langues, mais je me trouve des excuses.. Le violon, c'est cher, les cours, ça va pas être compatible avec mon activité, ... Quelques fois, -excusez moi-, j'aimerai carrément être malade, avoir un accident, quelque chose pour avoir une excuse et pour qu'on s'interesse un peu plus à moi.

Bref, peur de ne pas y arriver, peur d'être abandonnée, oubliée.. Peur aussi des personnes îvres, plus qu'une peur, c'est une phobie. Et bien d'autres choses encore..

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9.27.2007 - J'engloutis..

Une baguette entière. Ok, une baguette "spéciale" donc plus petite que le format classique. Avec des rillettes. Bon, il était 13h, j'avais faim.. Au début. Les 3/4 d'un paquet de petits écoliers. Par gourmandise.. Ceux là, c'est comme une drogue. On commence par une alvéole. 3 par alvéole. Puis on en reprend, avec un petit verre de lait.. Les petits écoliers ont un fort pouvoir addictif, ça devrait être interdit !!

Gloutonne.

Bizarrement, c'est toujours après les courses les crises de gloutonnerie. Même là, en ce moment, où le mois est difficile et où il faut faire en sorte que les provisions faites durent jusqu'au début du mois prochain.. Faut dire que ces derniers jours ont été frustrants.. Les placards vides de sucreries et une envie impérieuse de.. sucreries ! Et le reste. Les problèmes de fric. Qui m'angoissent, qui m'angoissent, qui m'angoissent..

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9.20.2007 - Depressed

Je suis fatiguée, épuisée.. Elle n'est plus là alors maintenant, c'est moi qui dois jouer à la maman, c'est moi qui dois assumer ces nouvelles responsabilités, c'est moi qui dois assurer.. Mais comment faire quand on est déjà pas capable de s'assumer soi même ? Comment s'occuper d'un ado alors qu'on est soi même encore ado, malgré les 27 ans ? Comment faire pour ne pas ajouter à son mal-être, pour ne pas lui donner l'impression qu'il est un poids ? Je suis tellement fatiguée.. J'ai envie de fuir tout ça, de m'enterrer quelque part et de ne plus sortir. Pas un jour sans que j'y pense, pas un jour sans qu'on m'y fasse penser.. J'ai l'impression d'être un monstre.. De pleurer parce que c'est dur mais pas de la pleurer elle.. L'avocate dit que ça prendra de 1 à 2 ans avant que tout soit vraiment fini.. En attendant, il faut serrer les dents. Comment ne pas se laisser bouffer par ça, comment avancer ? Quand est-ce que je vais sortir la tête de l'eau ?

Le stage est repoussé. Pas assez d'inscrit. La perspective d'être occupée, d'avoir un rythme, un vrai, partir le matin, rentrer le soir, construire mon projet s'éloigne.. Bloquée. Encore une, deux semaines de latence que je ne peux pas utiliser.

Je suis fatiguée.

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9.19.2007 - "Lorsque manger remplace aimer"

C'est que je lis en ce moment. Je le lis doucement parce qu'il est assez difficile à lire. Difficile dans le sens où je suis amenée à réflechir sur certaines choses parfois douloureuses.

4e de couverture :
"Manger jusqu'à en perdre la raison et toujours recommencer puisque c'est d'amour dont notre faim cherche à se rassasier. Enfants, nous nous sommes fixés sur cette manière de nous aimer pour survivre à des manques qui nus auraient dévorés. La nourriture est devenue une forme d'amour qui ne nous a jamais trahis. Mai elle n'est toujours qu'un substitut. Comme en témoine si clairement Geneen Roth, notre parcours de guérison ne passe ni par les régimes répétés ni par les actes volontaires. C'est en nous-mêmes qu'il faut revenir, en notre histoire et jusqu'en notre souffrance pour aller chercher nos raisons obstinées de manger plutôt que d'aimer. Cette régflexion confrontante touche tous ceux d'entre nous qui entrent dans une voie de croissance, quels que soient leurs comportements de dépendance. Pour grandir, nous avons à comber nous-mêmes notre manque par le choix délibéré d'apprendre à nous aimer."

Où l'on nous dit que "la nourriture et le poids ne sont que des symptômes [...] une échappatoire pratique et socialement acceptée aux raisons réelles pour lesquelles tant de femmes mangent sans avoir faim."  "Un comportement obsessionnel est la manifestation du désespoir sur le plan émotionnel." De prime abord, je n'ai pas l'impression d'avoir manqué de quoique ce soit étant enfant, de prime abord seulement.. Si je suis honnête, j'ai souffert de l'absence de mon père, mes parents se sont séparés quand j'étais petite, j'ignore précisément à quel âge, 4/5 ans peut-être ? Je ne le voyais qu'un week-end sur deux (et c'est déjà pas mal) et j'ai dû ensuite subir la présence de mon affreuse belle-mère qui, classiquement, n'acceptait que mon père ait un passé avec une autre femme et surtout, un enfant avec une autre femme. Ce n'était qu'insultes, critiques, moi, ma mère. Je me souviens, une fois, nous sommes arrivés, mon père et moi à la maison. Le sol était recouvert de feuilles elles mêmes recouvertes d'insultes. Difficile de se sentir bien dans ces cas là. Il y a aussi son manque de "démonstration". Mon père n'est pas affectueux, il ne dit pas qu'il aime, je ne suis pas sûre qu'il soit capable d'exterioriser ce sentiment. Il a cette manière d'être tellement exigeant sans rien exiger, c'est tellement difficile d'extirper quelque chose de lui.. Et comme pour la plupart des enfants de famille monoparentale, le parent "absent" est idéalisé à l'excès, il faut qu'il soit fier de nous, il faut qu'il nous reconnaisse, qu'il dise quelque chose, je ne sais pas, c'est bien, c'est mal mais quelque chose, n'importe quoi ! Mais lui non plus ne sait pas aimer. Ce n'est pas parce qu'il ne l'exprime pas par des mots que ce n'est pas le cas mais parfois, on a besoin de l'entendre clairement. Mon père, c'est le genre à vous proposer de venir passer quelques jours chez lui si ça ne va pas.. C'est comme ça qu'il communique mon père. Et quand on arrive à avoir une discussion un peu moins "superficielle", "ce n'est pas parce que je ne l'exprime pas que je ne le ressens pas" c'est vrai.. Et il y a aussi cette impression que j'ai, erronnée sûrement, qu'il préfère mon frère et ma soeur à moi. Moi, je suis l'élément indésirable, je suis l'erreur.

 Du côté de ma mère non plus ce n'était pas facile. Bien sûr, elle se demenait pour nous faire vivre, pour s'en sortir. A l'époque, je ne le savais pas mais elle a transferé sur moi pas mal de choses qu'elle a vécu pendant son enfance à elle. Du style les coups de ceinture. Sûrement pour me punir mais surtout, à mon avis, pour évacuer son desespoir, se défouler. Bien sûr, on ne se défoule pas sur un enfant. J'aime ma mère et ma mère m'aime, j'ai besoin que ce soit clair. Pas parce que c'est ma mère mais parce que c'est (était) une femme géniale, génèreuse, intelligente, forte mais si fragile, qu'elle a toujours tout fait pour nous, mon frère et moi. Parce qu'on ne lui a pas appris à "bien aimer". Les coups, je les ai pardonné, je les ai compris en quelque sorte. J'ai fait en sorte qu'elle ne recommence pas sur mon frère. Ca m'agace, je ne trouve plus ce mot où elle disait qu'elle nous aimait mais qu'elle nous aimait mal. Il doit être chez mon père..

Bref, passons, nous ne sommes pas là pour parler de toi, maman.

Il y a eu l'alcoolisme aussi, ce n'est pas facile pour une petite fille d'aller acheter une bouteille de mauvais daïkiri à sa mère. C'est de là que vient mon dégoût pour l'alcool et les personnes qui boivent. Et ses colères. Finalement, on apprend à se comporter de manière à ne pas déclencher de crise. On fait en sorte que la maison soit rangée, on ne fait pas de bruit le matin, on évite de demander quelque chose qui pourrait l'énerver, on veille à ce que le petit frère en fasse autant. Lui n'avait pas ce "réflexe" ce qui provoquait chez moi.. Des colères. On s'efface plus ou moins et on est soulagé quand ça va, quand elle est contente. Des années plus tard, j'ai(avais) toujours ce comportement, passer une semaine chez elle était une source de stress inimaginable. Voir sa mère malheureuse n'aide pas un enfant à être heureux. C'est un fait. Être plus ou moins la "confidente" de sa mère n'aide pas non plus. Il y a des choses que je n'aurais pas du entendre, ce n'était pas de mon âge. Je ne pouvais pas vraiment comprendre et encore moins l'aider.

Ce n'est pas facile d'écrire tout ça, de le mettre en mot, d'y réflechir. En fait ma mère, c'est toute ma vie. Malgré tout, je ne peux pas m'empêcher de l'admirer, de l'adorer, elle m'a fait, telle que je suis,  elle m'a donné son sale caractère, son bordelisme, sa passion de la lecture et de l'écriture et bien d'autres choses.. Rien ne me fait plus plaisir que quand on me dit que j'ai la même intonation, le même rire (même si je pense que les gens ne sont pas très objectifs sur ce coup là !), les mêmes tics.. Finalement, j'ai l'impression qu'elle n'a jamais vraiment été heureuse.. Ca me fait mal au coeur.

Oui, bon, j'ai dit qu'on ne parlait plus de toi !

Finalement, quand je regarde, je n'ai pas un schéma de famille qui reste unie. Mes parents se sont séparés et se sont ensuite séparés de leurs nouveaux conjoints. En l'espace de 2 ans, pif paf pouf, je suis passée de fille unique à 2 frères et 1 soeur.. De là vient sûrement la peur de l'abandon, le manque total de confiance et le reste. (Et là, je me rends compte que je me suis machinalement servi, 3 fois, un morceau du gâteau que je viens de faire.. ) Je crois que pour tout ça, je me mets systématiquement en position d'échec. Je crois que je suis en manque de reconnaissance. J'ai besoin qu'on m'aime. Effectivement.

Je finirais cette introspection un peu plus tard..

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9.18.2007 - Mes objets ?

Difficile de répondre à ta question, Karen.. Ca demande reflexion et petite introspection..

Mon bracelet, ça c'est sûr.. J'aime savoir que mon arrière-grand père en a ramené deux du Maroc, un pour chacune de ses filles. L'une de ses filles étant ma grand-mère qui l'a ensuite donné à sa propre fille, ma mère, qui l'a ensuite donné à sa fille, moi. J'aime savoir que des deux bracelets, il n'en reste un, le mien. J'aime que ma grand-tante le remarque, qu'elle soit surprise et qu'elle me raconte l'histoire. J'aime le poids des années qu'il porte, j'aime avoir l'impression qu'il y a une sorte de tradition, de transmission. J'aime savoir qu'il s'est usé sur le poignet de ma grand-mère et de ma mère, qu'elles l'ont touché et aimé. J'aime que ma mère me l'ait donné. Il n'a pas quitté mon poignet, jamais, depuis mes 10/11 ans, d'ailleurs, même si je voulais, je ne peux plus l'enlever !



Il y a mon nounours aussi.. Un viiiiieux nounours, un peu plus vieux que moi que mon père a offert à ma mère avant ma naissance (logique hein, si il est plus vieux que moi !) Nounours doit bien avoir 28/29 ans, quelque chose comme ça.. Il me suit au fil des déménagements, je me vois difficilement le fourrer au fond d'un carton pour l'oublier au fond d'une cave.. Il n'a plus d'yeux, juste un bouton qu'on lui a mis à la place.. Plus de nez non plus, il lui reste juste le vestige métallique d'un bouton de cuir que ma mère lui avait cousu.. Il a vécu moult aventures, moult opérations, moult raccommodages..  Il  a servi de mannequin à mes premieres coutures. Et il trône fierement sur mon lit.



Pour finir, il y a cet étui à briquet que ma mère (encore et toujours) s'est ramené de Jenesaisplusquelpays (un chouette pays Jenesaisplusquelpays, franchement, je vous le conseille !) la valeur qu'il a pris est malheureusement toute récente.. Il symbolise ma mère dans toute sa splendeur si on peut dire.. Le briquet de la fumeuse, l'objet beau et délicat, le mélange des genres.. J'ai dormi avec, comme si c'était mon doudou, je me suis longuement demandée si je devais te le laisser ou pas, si j'avais envie ou pas.. Et puis finalement, non, c'est toi qui me le laisses, tu es avec moi, toujours..

Ces 3 trucs, définitivement, si j'en perds un, je suis mal, vraiment mal.. Le reste n'est que matériel, malgré la valeur sentimentale que ça peut avoir, les perdre serait moins douloureux que ces 3 là.

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9.14.2007 - Feuilleté aux épinards et saumon

Ingrédients :
-épinards,
-saumon fumé,
-chèvre,
-crème fraiche,
-pâte feuilletée,
-ail..

Faites cuir les épinards dans un peu de beuure avec de l'ail haché et une lichette de crème.. Sur votre pâte feuilletée, en oubliant pas qu'il faudra fermer, disposez un peu de saumon fumé, surmonté de rondelles de chèvre surmontées d'épinards surmontés de rondelles de chèvre surmontées d'un peu de saumon fumé.. Repliez la pâte feuilletée, fermez soigneusement le feuilleté, enfournez pour 25 petites minutes à 210°.


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9.14.2007 - Gâteau au chocolat et aux marshmallows

Ingrédients :
- 200 g de Beurre
- 5 Oeufs
- 200 g de Sucre en poudre
- 3 cuillères à soupe de Farine de blé
- 300 g de Chocolat pâtissier noir
- 100 g de Marshmallows

Coupez 100g de chocolat pâtissier en carrés.

Séparez les blancs d'oeufs des jaunes et montez les en neige ferme. Fouettez les jaunes et le sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse et forme un ruban.

Dans une casserole, faites fondre le reste de chocolat et le beurre à feu doux. Laissez refroidir quelques instants.

Mélangez les deux préparations. Ajoutez la farine et les blancs d'oeufs préalablement montés en neige. Incorporez délicatement les marshmallows et les carrés de chocolat.

Beurrez et farinez un moule à manqué et remplissez-le de la préparation ainsi obtenue. Enfournez pendant 35 minutes.

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9.14.2007 - Gratin d'épinards

Un truc que ma mère faisait quand j'étais petite et que j'adore.. Bien sur, ça n'a pas la même saveur..

Ingrédients :
-Epinards
-6 oeufs,
-gruyère,
-De quoi faire une béchamel (beurre, farine, lait)
-Sel, poivre, muscade..

Faire cuire les épinards et les oeufs, pendant ce temps préparez une béchamel pas trop liquide.. N'oubliez pas de saler/poivrer/muscader.. Mettre les épinards dans un plat à gratin, disposez les oeufs durs coupés en deux, nappez de béchamel, gruyerez généreusement et passez au four une petite demi-heure à 200°.

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