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parler à une amie qui ne peut pas devenir maman

32 ans 2791
Ma meilleure amie a eu des difficulté à avoir sa première fille ( environ 3/4 ans).
Depuis maintenant 3 ans, ils essaient d'avoir bébé 2 mais ça ne veut pas marcher.  

ELle en souffre bcp. ils sont en train de se demander s'ils ne vont pas passer par un FIV....
De mon coté, je ne sais jamais quoi lui dire de peur de dire une boulette.

Il faut dire qu'on attend notre premier enfant, elle est ravie pour nous. Mais l'autre couple d'ami avec uqi nous sommes tout le temps, attendent eux aussi un bébé. En sachant que pour nos 2 couples, nous sommes tombé enceinte tout de suite. Bref, sans rentrer dans les détails, je pense que c'est difficile pour mon amie.
Je me dis qu'elle a dejà une fille et que parfois la vie nous joue des tours. Elle pourrait " se contenter" de sa fille ainée, ce n'est pas comme si ca faisait 10 ou 15 ans qu'ils essayait en vain. Je sais que je ne peux pas lui tenir ce discours qui se veut jugeant.

POur les femmes qui se reconnaissent dans cette situation, qu'est que je pourrais lui dire quand nous abordons le sujet sans la blesser ou la vexer?
Je ne veux pas non plus rentrer dans le discours " ma pauvre, c'est pas facile, gnagnagna, la vie est injuste, gnagngna...."
37 ans Au pays des cigognes ~ 1404
Effectivement les discours du type "tu as un enfant tu devrais déjà t'en réjouir ou t'en contenter" ne sont pas aidant du tout. Un enfant n'est pas un lot de consolation. Le nombre qu'on a ne minimise pas le combat à mener pour en avoir.
Il n y a pas de désir à "contenter"quand l'envie de maternité ne devient plus juste un désir mais bel et bien une frustration et un parcours du combattant.

Les plaintes n'aident pas non plus et les phrases bateaux "c'est dans la tête" "tu y penses trop" "vous avez perdu le mode d'emploi" encore moins. Ces phrases là on les entends 600 fois par an si on a le malheur d'informer les personnes de notre situation ... qui est souvent la réponse d'une autre question con " alors c'est pour quand??????". Et encore je te parle des phrases soft ... je t'épargne les bien graveleuses.

J'ai apprécié des discours francs de mes copines enceintes. J'ai détesté leur plaintes et complaintes de femmes enceintes. Les nausées et les hémoroïdes, on en rêve!
J'ai aimé quand elles prennaient des nouvelles de mon avancement dans le parcours. J'ai détesté quand elles parlaient de l'expérience de la cousine de leur voisine qui est tombée enceinte à la xième FIV. Outre le fait que pour moi c'était des mythes, ce n'était pas moi.
J'ai adoré quand elle me faisait partager leur joies d'être maman ... parce que je savais pourquoi je me battais encore et encore. J'ai boudé quand elles me disaient "parfois il faut arrêter de s'acharner". Comment tu renonces à un rêve? L'auraient elles fait elles?

Pas de discours du type "un jour ton tour viendra" ... personne ne le sait ... Et c'est oublier que beaucoup de personnes ressortent de ces parcours, sans enfants ... Ça pourrait être elle/eux.

Vis ta grossesse mais quand ton amie est là, elle existe. Pas juste pour écouter ta grossesse. Ou s'extasier devant les échographies. Quand toi tu exultes de bonheur, elle, son coeur se serre. Parler aussi d'autres choses que de grossesses, de PMA et de couches.
Reste simple.

Je te dis tout ça parce que j'ai été, longtemps, ton amie qui galère. Aujourd'hui j'ai le bonheur d'attendre des bébés et d'avoir soldé mon parcours par un énorme cadeau.
Mais je suis sur des groupes de PMA et je continue de soutenir mes copinautes.
Je n'oublie jamais que je suis toujours une nana infertile qui a eus de la chance.
S
46 ans suisse 932
-marie- a écrit:
Ma meilleure amie a eu des difficulté à avoir sa première fille ( environ 3/4 ans).
Depuis maintenant 3 ans, ils essaient d'avoir bébé 2 mais ça ne veut pas marcher.
ELle en souffre bcp. ils sont en train de se demander s'ils ne vont pas passer par un FIV....
De mon coté, je ne sais jamais quoi lui dire de peur de dire une boulette.

Il faut dire qu'on attend notre premier enfant, elle est ravie pour nous. Mais l'autre couple d'ami avec uqi nous sommes tout le temps, attendent eux aussi un bébé. En sachant que pour nos 2 couples, nous sommes tombé enceinte tout de suite. Bref, sans rentrer dans les détails, je pense que c'est difficile pour mon amie.
Je me dis qu'elle a dejà une fille et que parfois la vie nous joue des tours. Elle pourrait " se contenter" de sa fille ainée, ce n'est pas comme si ca faisait 10 ou 15 ans qu'ils essayait en vain. Je sais que je ne peux pas lui tenir ce discours qui se veut jugeant.

POur les femmes qui se reconnaissent dans cette situation, qu'est que je pourrais lui dire quand nous abordons le sujet sans la blesser ou la vexer?
Je ne veux pas non plus rentrer dans le discours " ma pauvre, c'est pas facile, gnagnagna, la vie est injuste, gnagngna...."




AIE "se contenter". C'est le truc super dur à entendre. Je rêve d'avoir des enfants depuis que je joue à la poupée. Vraiment. 15 ans de galère en tout genre opérations douleurs hormones. J'ai tout entendu. Toutes ces phrases qui font mal. Mes copines tombaient enceinte. Pas moi. Plus tard le miracle m'estarrivé. Un grand bonheur énorme. Pas 2 pas 3. Alors les amies qui me tenaient des théories comme quoi "un c'est bine c'est plus facile pas besoin de changer de voiture" "toi tu as de la chance tu ne souffriras pas un 2ème accouchement" j'en passe et des meilleures.

Une de mes amies au pire de mes galères pleurait pendant 3-4 mois de ne pas tomber enceinte, une autre qui a avortà me voulait pour confidente. Et moi j'étais seule dans ma tristesse. J'ai perdu pas mal d'amies vraiment. Une de mes meilleures qui tenait tellement à avoir un 3ème et me téléphonait non stop et qui ne comprenait pas que je réagisse mal. Et qui sous entendait que ma foi peut être que certaines personnes ne sont pas faites pour en élever plusieurs.

Bon bref.

J'aurai aimé à l'époque que tout ne tourne pas autour de la grossesse, des ventres, de l'allaitement ou des nuits de bébé. J'aurai aimé continuer à aller boire en café en terrasse plutôt que de suivre les copines dans le choix des poussettes. J'aurai aimé qu'on me dise quelquechose comme "je comprends que tu aimerais tellement un autre enfant, que tu as tellement d'amour à donner que tous ces ventres pleins ca doit être dur et tout ton amour à donner à un sens enfant ou pas". J'aurai aimé qu'elles m'annoncent de vive voix quand elles attendaient le 2ème ou 3ème et pas par sms vite fait.

Le temps a passé, les copines se sont éloigneés, parce que moi entendre leur plaintes comme quoi c'est dur d'en avoir 3 pour les habiller à la rentrée.....je n'étais pas réceptive. Le temps a fait que j'ai recontré pas mal de personnes qui ont la même maladie que moi, les même galères, un enfant ou pas. De nouveaux cercles d'amitié se font créés. La vie quoi.

Il me reste quelques proches qui ont plusieurs enfants et maintenant ca va c'est plus tranquille. Ce sont des personnes de coeur qui ont su entendre ma détresse. Ce sont celles qui ont été là pour moi genre quand j'étais à l'hôpital pour une opération mon amie d'enfance venait d'accoucher de son 2ème elle galérait pour allaiter et elle ne m'en parlait pas, je l'ai appris par la suite. Pareil quand elle a été enceinte du 3ème elle a été pleine de douceur. J EME souviens de détails très touchants, elle me demandait souvent si je voulais les porter, les changer, elle savait que je pouvais adorer ca ou que des fois c'était trop difficile, elle comprenait parfaitement.

Je te trouve pleine de tact dans ta démarche et de garder certaines de tes pensées pour toi. Ca aidera sans doute ton amie. Ou pas dailleurs chacun fait comme il peut avec ce que la vie lui réserve. Mais en tout cas tous les trucs bateaux genre "c'est psychologique c'est dans la tête" ca ne produit rien de bon.
42 ans Barcelona (Espagne) 24101
Bonjour,

Peut-être essayer de parler avec elle des choses qui la stress, la laisser s'exprimer sur le sujet et lui glisser l'air de rien que parfois le stress peut bloquer les choses et qu'elle a peut-être juste besoin d'un grand moment de détente et d'un moment où elle oublie qu'elle tente de tomber enceinte.
Parfois le fait d'oublier suffit à remettre la machine en route, et sinon l'étape suivant et de voir ce que le gynéco en dit

Courage pour parler à ton amie
37 ans Au pays des cigognes ~ 1404
Anne a écrit:
Bonjour,

lui glisser l'air de rien que parfois le stress peut bloquer les choses et qu'elle a peut-être juste besoin d'un grand moment de détente et d'un moment où elle oublie qu'elle tente de tomber enceinte.
Parfois le fait d'oublier suffit à remettre la machine en route


Pour toutes les infertiles qui se respectent ... non vraiment c'est pas du tout le discours à avoir ... au risque de voir l'amie en question s'éloigner.
Et encore moins quand ladite amie est en parcours de PMA avec FIV, qui veut dire piqures à heures fixes, hormones à gogo, monitorage de contrôle, anesthésie générale, ponction ... les heures à poser au taf ... l'attente du nombre d'ovocytes, d'embryons, le transfert, la prise de sang ... Et clairement raccourcir tout ça en le balayant d'un "n'y pense pas ça viendra tout seul" (et c'est comme ça que cette phrase sera interprétée) ... c'est pas un bon plan. Difficile de ne pas y penser quand tu es dans le rouleau compresseur de la procréation médicalement assistée.Tu peux pas te détendre. Tu peux pas oublier que tu veux un bébé. Si ... au début ... quand ça fait quelques mois que tu es en essais. Mais souvent on parle d'années d'attente.

Si d'aventures vous avez des amies concernées, allez sur la partie du forum qui parle de PMA ... il me semble que c'est countrydoll (pardon si j'ecorche son pseudo) qui avait fait un post avec d'autres combattantes sur les phrases grrrgrrrrgrrrr.
Beaucoup de bonnes intentions sont maladroites et au final très blessantes ...
37 ans Dans un arbre à Tecolotlan 933
Quelqu'un de très cher à mon coeur a eu de gros problèmes d'infertilité et a dû subir un véritable parcours du combattant pour avoir ses deux enfants.
Ici, j'ai fréquenté en sous-marin des posts sur des femmes qui traversaient le même genre de problème, ça m'a aidé à comprendre sans poser de questions trop intrusives (je n'avais aucune idée de ce qu'impliquait une FIV), et à éviter les gaffes (j'en ai fait quand même quelques unes, en parlant trop vite).
Je n'ai jamais abordé la question de ma propre initiative, mais j'ai simplement expliqué que je serai à l'écoute de tous ses soucis si elle désirait les partager. Ce n'est pas quelqu'un d'expansif, donc je ne l'ai jamais entendue se plaindre explicitement, mais je l'ai toujours encouragée dans ses démarches, même si parfois j'entrevoyais des risques ou des problèmes à venir.
Pour toutes les questions liées aux enfants ou à la maternité, je marchais sur des oeufs.
B I U