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Pensez-vous savoir d'où vient votre poids ?

42 ans Barcelona (Espagne) 24101
Bonjour,

Quand on parle de poids, la plupart des discussions tournent autour des conséquences, de comment perdre ce poids ou le stabiliser, mais très très peu des causes.
Sujet pas toujours facile  
car quand il y a une raison médicale on ne la connait pas toujours, quand c'est dans la tête on ne le voit pas systématiquement, et souvent c'est un mélange de pleins de choses.
Je rentre dans la catégorie "pleins de choses", raison médical, changement de rythme de vie après l'adolescence pour un mode qui est passé de très actif à sédentaire, génétique et aussi raisons psy aussi et là c'est un gros mélange de trucs liés à l'enfance, ma famille, le rapport aux hommes ... bref un beau bordel que j'ai eu du mal à démêler parce que se remettre en question n'est jamais facile même si cela vaut le coup.

Où en êtes-vous avec tout ça ? Pensez-vous connaître les causes de votre poids ?
30 ans Bordeaux 682
J'en avais déjà parlé assez longuement sur mon post concernant la psychothérapie, mais franchement, je pense que dans tous les cas d'obésité ou de surpoids importants, la part psychologique est prédominante.

Je veux dire par là qu'en cas de surpoids lié à pathologie "autre" (sous-entendu sans problème de rapport avec la nourriture), la restriction calorique ne devrait pas être compliquée à gérer et donc la personne devrait perdre du poids assez facilement .
C'est quand le psychologique s'en mêle et que le rapport à la nourriture est compliqué que la restriction calorique est intenable sur le long terme sans faire un travail dessus.

Je pense vraiment que pour la majorité des gros, le point central est la gestion des émotions qui est mal faite / nécessite l'aide de la nourriture. Du coup, c'est un peu comme demander à quelqu'un de se passer de canne anglaise pour marcher : si sa jambe est réparée, ça peut le faire, sinon, non.
87 ans 9549
Clairement oui (après 11 ans d'analyse, quand même) 😥
28 ans Nersac 142
je ne me sentais pas comprise ni aimer par ma famille,puis j'avais peur d'etre violée,peur des hommes donc j'ai pris du poids en quelque sorte pour "que l'on me laisse en paix" (du coté des hommes) et pour montrer ma souffrance aussi,depuis j'ai beaucoup avancé et je me sens bien mieux du moins dans mon esprit ;)
36 ans très au sud 6840
Je pense que le surpoids est une carapace (quand il n'y a pas une maladie à la base hein). C'est une barrière entre le monde et soi, une façon de contrôler son image aussi, et donc son lien au monde (et aux désirs du monde).
Dans mon cas (Anne tu es ma jumelle astrale ou bien?! oO) passer de sport étude (12H de natation hebdo minimum avec 3 à 4 kms à chaque entrainement) à... rien! Entrée dans l'adolescence, attouchements, situation familiale très compliquée entre les parents. Joli bordel et résultat: je me suis protégée avec mon poids et réconfortée avec la nourriture.
J'ai du attendre d'avoir 30 ans pour commencer à remettre tout ça en place et oser être moi.
87 ans 9549
trente ans tu t'en sors pas si mal Reinette 😘… ça m'a pris beaucoup plus de temps même si je n'ai été vraiment grosse que quelques années (et il m'a fallu bcp de temps pour réaliser que le reste du temps ce n'était que dans ma tête)

pour moi il y a beaucoup de choses, pareil, de grande sportive à sédentaire, deuil précoce de ma maman (anorexique), deuil périnatal de mon premier enfant, divorce, et en remontant dans le temps violences sexuelles, adoption chaotique de ma soeur, relation abusive avec ma grand-mère maternelle (boulimique), délaissement par mon père… bref, y'avait de quoi analyser, j'en ai eu pour mon argent. 😵
37 ans Angers 1706
Je ne crois pas savoir pourquoi je mange mes émotions. Quand j'étais gamine, je planquais déjà de la nourriture dans ma chambre. Peut-être que j'ai mal vécu la séparation de mes parents, peut-être mal vécu certains éléments de ma relation avec ma mère. Ce qui est certain c'est que j'ai peur qu'on m'abandonne.
42 ans Barcelona (Espagne) 24101
-Celia- a écrit:
Je ne crois pas savoir pourquoi je mange mes émotions. Quand j'étais gamine, je planquais déjà de la nourriture dans ma chambre. Peut-être que j'ai mal vécu la séparation de mes parents, peut-être mal vécu certains éléments de ma relation avec ma mère. Ce qui est certain c'est que j'ai peur qu'on m'abandonne.


La peur de l'abandon j'ai aussi eu ça, et je suis aussi enfin de parents divorcés, dans mon cas l'un des deux parents étaient pour ainsi dire totalement absent ... ceci explique cela.
Et oui, on peut vouloir manger pour combler un vide laisser par l'absence d'un parent, cela ne veut pas dire que c'est ton cas mais cela peut jouer.
37 ans Angers 1706
Faudrait certainement que je consulte un psy pour démêler tout ça ^^.
42 ans Barcelona (Espagne) 24101
-Celia- a écrit:
Faudrait certainement que je consulte un psy pour démêler tout ça ^^.


Peut-être, mais en attendant tu peux commencer à y travailler seule, essayer de comprendre de quoi tu as peur, ce que cela te fait faire etc
103 ans 774
Plus que le décès de mon papa quand j'avais 10 ans, je crois que c'est son absence pendant les 2 années avant (pour cause de séjours à l'hopital liés à sa maladie) qui a enclenché mon dérèglement alimentaire. Son décès n'a fait qu'aggraver la prise de poids, jusque là j'en avais un peu pris mais sans que ça ne soit vraiment un problème, j'étais une enfant plutôt trop maigre.

J'ai toujours lié cette prise de poids à cet événement, et sans doute aussi à la façon dont elle a été gérée (et plus généralement le deuil) par ma mère (les psys ? Connaît pas, le seul moment où j'y ai eu droit c'était rien à voir et je garde encore aujourd'hui de la colère vis-à-vis de ma mère pour m'y avoir emmenée de force et clairement pas pour le problème de base - je n'y suis allée que 2 fois, et de toute façon elle n'en a rien tiré du tout pour elle).

J'en ai toujours été tellement convaincue que ma décision de passer sur le billard pour maigrir a été en partie prise parce que je voyais une perte de poids significative comme une façon d'enfin faire le deuil. Cela dit, sans le travail avec ma psy à côté, cet aspect-là poserait encore de gros problèmes. Aujourd'hui, je me suis en quelque sorte réconciliée avec "l'abandonneur" (et me suis clairement éloignée de ma mère et de son emprise, surtout que lors de ma décision d'être opérée, j'ai découvert par un hasard assez troublant que ma famille paternelle n'était pas vraiment la méchante de l'histoire)

Enfin, connaître la cause de son poids, c'est déjà un grand pas, mais au final ça ne change pas grand chose à mon sens, "rectifier" le tir (autrement dit faire la paix avec son corps et ses émotions, pas forcément éliminer un surpoids) exige un travail qui s'étend sur de longs mois, et sans doute des années.

Cela dit c'est important pour "les autres" de déterminer d'où vient le poids, ceux qui sont souvent du genre à tenir des discours "yaka manger moins, yaka bouger plus", qui n'ont jamais connu de problèmes de poids, ne verront que l'apport calorique de la personne en surpoids, beaucoup ne tentent même pas d'imaginer qu'il y a eu un instant déclencheur qui a fait que l'apport calorique a augmenté, et que ce déclencheur ne se soigne pas à coups de yaka.
31 ans 4806
Oui ici assez clairement :
- j'ai une morphologie assez "épaisse" (plus bâtie façon paysanne que danseuse, squelette épais, attaches larges etc).
- j'ai des soucis de troubles alimentaires et une alimentation psychologique (je compense par le sucré quand je me sens mal, me remplir me rassure parfois, quand je m'ennuie je grignote).
- j'ai été frustrée alimentairement enfant (pas de choses sucrées car j'avais tendance à grossir) donc présence d'un système de frustration/compulsion très jeune accentué par de très nombreux régimes depuis l'enfance jusqu'à mes 20 ans, parfois draconiens (hyperprotéinés etc).
- j'ai un corps qui stocke très facilement justement à cause de ces nombreux régimes.
- j e souffre de ce qu'on appelle un lipoedème au niveau des membres qui fait que je stocke particulièrement le gras dans ces endroits là, plus que la normale, et que ni le sport ni l'amimentation équilibrée ne viennent à bout de ce gras "incrusté"...

BREF c'est la meeeerde haha !!
Ou plus sérieusement bref, j'ai plein de raisons d'être grosse comme la plupart des grosses :)
36 ans Sous les pins!!! 7588
pour ma part je sais que ça vient tout simplement du fait de trop manger. Et aussi adolescence l'enchainement de régime à tout va qui n'ont fait qu'aggraver la chose. Ensuite en entrant dans la vie active, abandon du sport et vie trop sédentaire. Malheureusement tu t'en rends compte bien trop tard et une fois l'obésité installée pas évident d'en sortir.
Je pense malgré tout que je mange aussi mes émotions par moment mais je ne saurais dire pourquoi. Je compense surement ou me réfugie dedans (enfin plus maintenant ). A une époque je buvais, à une autre j'ai beaucoup fumer de joints et encore une autre je fréquentais les rave party et je prenais des exta et du lsd, c'était une manière aussi de compenser une sorte de mal être et de manque de confiance en moi.
M
42 ans 63
Je suis la seule qui aurait une explication physiologique? Mon médecin soupçonne les ovaires polykystiques et on fait des tests en ce moment.

Tout est lié : l'affectif, le mental, le physique.

Par exemple, les bulimies que je faisais avant. Depuis six mois, je les maîtrise en mangeant systématiquement des légumineux à midi (genre pois chiche, lentille, hummous) tous les jours et en mangeant plus de fruit frais. Donc la bulimie, c'était psychologique ou bien mon corps me réclamait plus de vitamines?

Pareillement sur les conseils d'un athlète de haut niveau j'ai re-intégré les matières grasses - rien d'écrémé, je cuisine carrément avec la graisse de poulet - et sur trois mois j'ai perdu six kilos. Je ne suis plus en obésité "morbide". La matière grasse aussi peut calmer les envies incontrolables de manger. Alors mon corps me réclame...quoi? Si je trouve la réponse, c'est peut-être la clef pour retrouver un poids sain.

Perso je trouve que les médecins cherchent la voie de la facilité parfois par leur "tout est dans votre tête".

Je suis actuellement plus comblée avec mon médecin qui fait les deux types de médecine, occidentale et Chinoise. Pour la première fois j'ai l'impression qu'on m'écoute, on ne me juge pas, pour elle c'est clair que tout est lié. Par exemple, les cycles irréguliers, la prise de poids, les troubles affectifs = déséquilibre hormonal. On travaille là-dessus et j'ai comme une lueur d'espoir. Et c'est rassurant que ce n'est pas que dans ma tête (enfin peut-être, au niveau de l'hypophyse!)
42 ans Barcelona (Espagne) 24101
murillo a écrit:
Je suis la seule qui aurait une explication physiologique? Mon médecin soupçonne les ovaires polykystiques et on fait des tests en ce moment.


Non, on vient de me découvrir un SOPK moi aussi, mais bon quand je dis découvrir, disons plutôt que les médecins que j'ai vu avant qui avait tout sous les yeux pour réaliser que j'avais le SOPK n'ont pas pris la peine de se pencher sur le sujet !
Bref, non tu n'es pas la seule même si je ne sais pas encore dans quelle proportion (le saurait-je un jour) cela a influencé mon poids.
B I U


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