Pour mon plus grand bonheur, Mr Isonami est l'heureux propriétaire d'une maison de famille sur l'île d'Yeu. Nous y allons donc tous les étés, et allons nous efforcer d'y aller aussi au printemps.
Un petit tour sur cette île magnifique, sauvage et relativement préservée, pour le bonheur des yeux
Quelques infos sur l'île (ça sort de mon petit cerveau donc ne vous attendez pas à trouver des merveilles de précision) :
L'île d'Yeu se trouve à une vingtaine de kilomètres au large des côtes vendéennes, plus exactement en face de Saint-Jean de Monts, ou de la presqu'île de Noirmoûtiers, où se trouvent les deux embarcadères des dessertes de l'ïle. La plus grosse bourgade est Port-Joinville, mais plusieurs villages sont nichés dans les hauteurs de l'île (notre maison se trouve par exemple à l'entrée de Saint-Sauveur en empruntant la route de Port-Joinville qui passe par Ker Chalon).
Sur le plan géologique, l'île d'Yeu constitue un prolongement du Massif Armoricain. Sur le plan géographique, elle fait 5km de large sur 10km de long environ. On s'y déplace en voiture, mais le plus souvent à vélo. Il y a d'ailleurs de bonnes montées ! (surtout que notre maison est au point culminant de l'île, quand on revient avec les courses on en prend forcément plein les jambes !)
L'île est habitée depuis la fin du néolithique. La terre ne se prête pas à la culture (c'est de la lande principalement, où le rocher affleure en de nombreux endroits), donc les métiers qui s'y sont développés tournent essentiellement autour de la pêche, à la journée ou sur plusieurs mois. L'île d'Yeu a très longtemps appartenu au Dûché de Bretagne, puis au Dûché d'Aquitaine et très très brièvement à l'Angleterre.
Aujourd'hui, l'île est une des très rares îles dont la majorité des habitants paient l'impôt sur la fortune. Non non ils ne sont pas riches du tout, c'est plutôt le contraire d'ailleurs, mais la loi sur la conservation du littoral alliée à l'essor touristique ont fait que le prix de l'immobilier s'y est envolé, au point d'atteindre des prix au m² évoquant le marché parisien ! Le hic c'est que les islais n'ont pas vraiment les ressources financières qui vont avec une telle imposition...
Le tourisme est donc développé, mais fort heureusement ce n'est pas un tourisme trop agressif : d'une, la construction d'habitats nouveaux y est très très réglementé : difficile de sortir de la maison de pêcheur islais, avec ses murs de pierre chaûlés, ses volets en bois de couleurs vives et ses toits en tuiles romaines, sinon la Conservation des Monuments Historiques fait démolir le bâtiment ! Pas le droit à avoir plus d'un étage, car la Capitainerie du Port interdit toute construction plus haute que les phares ! Ensuite, qui dit habitat restreint dit petite capacité d'accueil : les gens viennent plutôt à la journée, ce qui fait qu'en été c'est plutôt coton d'avoir des places de bateau, nous on réserve plusieurs mois à l'avance !
C'est plutôt pas mal que le tourisme ne puisse pas se développer plus : on ne se gêne pas sur la plage, le Centre Equestre des Violettes conserve un charmant côté familial, on connaît les commerçants, on s'est fait des amis sur l'Ile

Bien souvent Zom et moi on se dit qu'on va plaquer Paris pour aller s'installer là-bas

Le hic restant le même : on ne peut pas vivre de l'air du temps, aussi chargé d'embruns et d'iode soit-il...

Voilà, j'arrête le blabla, les images parlent d'elles-mêmes
