Le week-end dernier, nous sommes allés voir mes parents, afin d'acheter ensemble le vin et le fromage chez les producteurs pour le mariage. A cette occasion mes parents nous ont fait un cadeau magnifique : ils nous ont emmené passer une soirée à l'Abbaye de Noirlac dans le cadre des Rencontres d'Art Vocal 2008, écouter le choeur Accentus, dirigé par Laurence Equilbey et accompagné par Christophe Henry titulaire des orgues de Versailles et par les musiciens de l'Orchestre National de France.
A celles qui ne le sauraient pas, il faut savoir que j'ai une double-formation de pianiste (DEM de piano au CMD de Bourges) et d'orgue (pratique depuis 4 ans, auprès d'organistes titulaires d'orgues parisiennes), et que je m'essaie quand j'en ai le temps et l'occasion à l'art lyrique, notamment auprès d'amis musiciens de la sous-formation amateur d'Accentus, à savoir Stella Maris. C'est donc vous dire à quel point ce genre de cadeau me parle  
La thématique des rencontres de samedi dernier était la musique française, le programme commenté en images :
cloître /17h30 : Sandrine Piau (soprano) - Susan Manoff (piano)
Œuvres de F. Chausson, Fauré, Debussy, Ravel,Koechlin, Poulenc

Le cloître... 
 mon homme aussi était tout content 
19h00 : conférence sur Fauré et Poulenc
Possibilité de buffet payant

abbatiale / 21h00 : accentus & Membres de l’Orchestre National de France
Direction Laurence Equilbey - Sandrine Piau, soprano - Thomas Dolié, baryton
Francis Poulenc : Quatre petites prières de Saint-François d’Assise -
Motets pour un temps de Pénitence / Gabriel Fauré : Requiem (version
1893)
Une entrée paisible de l’âme dans la mort d’un côté, et de l’autre,
l’intensité dramatique de prières a cappella : à cinquante ans d’écart,
Fauré qui se disait incroyant, et Poulenc, qui revendiquait sa foi
comme sa “plus grande liberté”, livrent deux approches aux antipodes.
En commun pourtant, chez l’un et l’autre, la ferveur et le
dépouillement. Le Requiem de Fauré est ici restitué dans sa simplicité
d’origine, pour orchestre de chambre, tandis que le chant de Poulenc,
polyphoniste de génie, se déploie âpre et dense.
C'était un son magnifique, somptueux, enveloppant, orgasmique. Il était donc naturel qu'on ne reparte pas sans rien :
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