J'aime mon métier d'infirmière, mais parfois il est si pesant...
C'est un très beau métier, très enrichissant sur la nature humaine.
Mais je ne suis pas surhumaine et parfois, même souvent, ce métier me fait souffrir...
C'est un stress permanent, une grande partie de notre vie à cotoyer la souffrance et la misère...
J'ai parfois envie de souffler...
Mais il y a tellement de jolies choses aussi...
Soulager les souffrances, apaiser les peines et reçevoir un merci venant tout droit du coeur!
Quel autre métier peut il être aussi proche de l'être humain?
Cependant, j'ai parfois l'impression d'être une éponge et d'absorber toutes ses souffrances...
Parfois j'ai envie de m'occuper de choses plus futiles, plus légères...
Est ce que je dois m'en vouloir de cela?
Alors après de nombreuses années dans un service lourd, auprès de gens cancéreux, souvent en fin de vie,
j'ai envie de changer, et de m'occuper de pathologies plus légères.
J'ai donc demander mon changement de service, mais avec dans un coin de mon coeur des regrets...
Mais il faut parfois savoir aussi se préserver...
voici un joli texte que j'ai trouvé au grè de mes recherches sur le web...
Toi, l'infirmière, Je ne te connais pas et pourtant je t'admire, Car tu es toujours là, lorsque la vie chavire, Ta présence discrète au coeur de l'hopital Fait souvent reculer la douleur et le mal. Tu combats la souffrance avec persévérance Et l'on voit de tes mains renaitre l'espérance. Que de sanglots, de cris, que de maux, de soucis Au coeur de cet enfer par tes soins adoucis ! Ton royaume est bâti de râles et de larmes, Et dans ce monde froid, tu n'as pour seules armes Que la force et l'espoir de ton coeur généreux Qui apporte la paix à tous les malheureux Tu es la confidente aimée des solitaires, De tous ceux que la vie a rendu grabataires Tu offres ton sommeil, tu distribue ton temps, Tu soignes, tu guéris tout en réconfortant Tu es la profidence au sourire angélique Et dans cet univers indolore, aseptique Tu mêles ton parfum aux nuages d'éther En ajustant la sonde ou bien le cathéter Lorsque la mort, hélas, se montre la plus forte, Et que le sang glacé se fige dans l'aorte, L'amertume et la rage envahissent ton coeur Qui ne supporte pas que le mal soit vainqueur. Tu sais que la Camarade, habite les parages, Et qu'elle peut frapper tous les gens, tous les âges Et tu pleures parfois quand tombe le rideau Sur l'inconnu défunt qui va vers le tombeau Pourtant lorsque paraît quand s'éloigne le pire, Une lueur de joie, au milieu d'un sourire Alors modestement, tu reçois ce cadeau Et tu sens beaucoup moins le poids de ton fardeau Tu me pardonneras, infirmière anonyme Ce "tu" si familier, au détour de la rime Mais je te connais bien car je t'ai vu souvent Au coeur d'un hôpital, plus sombre qu'un couvent Tu n'est pas une star ni même une vedette Pour louer ton travail, ni radio, ni gazette Mais laisse moi te dire avec mes mots ici Ce que je ne puis taire, infirmière, Merci.
Auteur Anonyme. Message posté sur le forum Infirmiers.com - Aout 2003
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