1.20.2008 - Les conducteurs du dimanche, RHAA !
Eh ouais, je vais passer pour la beauf énervée de service, mais j'm'en fous ! C'est ça le bonheur du blog, tu dis ce-que-tu-veux (oui, oui, les termes à lire bien séparés histoire de marquer le coup) et tu peux balancer ton fiel sans limite ni contingence ! Bwahaha.
J'en ai MAAAAARRE ! J'vous essplique. Je bosse trois week-ends par mois (sans compter les vendredis régulièrement et des soirées en semaine). Je suis motorisée. Me faites pas dire ce que je n'ai pas dit: non, je ne fonctionne pas à piles, même si j'ai beaucoup de sexes qui en bénéficient (oui, j'ai beaucoup de sexes à pile). Obligé, j'ai tellement d'occupations auxquelles je dois souscrire qu'en transports, j'aurais plus vite fait d'inventer la téléportation. Où en étais-je, avant que je m'interrompe si grossièrement ? A s'auto-caler des coups de pied au train ! Donc ! Je vais au travail en voiture. Je passe des heures en bagnole, au cours d'une semaine normale. De chez moi à la fac, au boulot, au Conservatoire, chez mon second prof de chant... Je conduis vite, vivement, précisément, bref, comme la plupart des gens qui conduisent beaucoup et savent où ils vont.
Et je vois arriver le dimanche avec des sueurs froides et du trémolo dans ce qui me sert de self-control... Car je sais qu'il arrive, sournois et fuyant comme une savonnette traîtresse au fond de la cabine de douche. Accompagné de son cortège d'hésitants et de... de DANGERS PUBLICS, oui ! Ils ne savent jamais où ils vont, avancent à l'allure de limaces dans le sirop, bon ben j'vais tourner, ah non, j'reviens sur la route, hein, quoi, le clignotant, qu'est-ce tu m'racontes, Géronte ? Que ? Je regarde devant moi quand je conduis ? Hé ho, Paulo, remballe ta science, on n'est pas pressé, c'est dimanche, ya pas l'feu au lac ! De quoi ? j'suis à 20 à l'heure sur la voie de gauche ? Sur ? L'autoroute ? Tu déconnes, Bobonne ! Ouh, là, j'sais plus où je suis, je vais donner un bon coup de frein histoire de regarder autour de moi, être sûr qu'on s'est pas paumés, faudrait pas louper le rata de tante Berthe. Et on s'en fout si c'est au milieu du carrefour !
Je plaisante, mais je vous jure que tout ceci, c'est du vécu. Et moi, pauvre cloche, avec la patience d'un chihuahua épileptique passé au vibromasseur, de m'énerver, pester, hurler et finalement geindre derrière mon volant contre cette bande d'ahuris qui prend la voiture une fois le mois, les années bissextiles. Dangereux pour les autres (tu parles) et pour eux-mêmes, effrayés de leur propre audace de prendre le volant... Les pauvres, je les exècre tout en les plaignant, soumis à la hargne futile des blaireaux tomobilistes qui, eux, vont bosser pour dépanner leurs chignoles, tout d'même, moi je bosse, papa ! Ya de la beauferie dans mon hululement rageux, de l'égoïsme dans mes pétarades et mes emportements. Mais, bon sang, ça fait du bien en le disant !
Sin
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