18.2.2008 - Les noces barbares de Yann Queffelec...
Un peu de littérature de temps en temps...
Bien que je n'ai plus le temps de lire autant qu'avant, voici un roman que j'ai lu il y a bien longtemps (au moins 8 ans) et qui m'a beaucoup marqué... j'aimerais bien le relire un jour...
Si vous l'avez lu, je serais heureuse d'avoir vos commentaires 
La petite histoire :
Les noces barbares

Après avoir été sauvagement violée, à l'âge de 13 ans, par un soldat américain dont elle avait été amoureuse, et par ses copains, Nicole Blanchard met au monde Ludo(vic) dont l'existence doit rester cachée aux gens du quartier. Ayant survécu à une tentative d'assassinat, cet enfant haï et maltraité par sa mère et par ses grands-parents passe les premières années de sa vie enfermé dans un grenier, dans un isolement complet. La situation ne s'arrange guère après le mariage de Nicole, fille de commerçants de province, avec Micho, brave et riche mécanicien qui cherche à protéger Ludo tant qu'il peut. Leur fils Tatav, un affreux Jojo sournois, mène la vie dure à son demi-frère.
Hantée par ses amours brisées, sombrant dans l'alcoolisme et méprisant son mari, la jeune femme réussit à faire enfermer Ludo dans une institution pour débiles légers où le garçon continue à rêver de sa mère qui ne répond pas à ses lettres et qui refuse de lui rendre visite. Etiqueté petit débile instable, immature et asociable, Ludo s'enfuit dans la nature espérant qu'elle sera moins cruelle que les hommes. Il trouve refuge sur la côte bordelaise, dans la carcasse d'un cargo échoué, du nom de Sanaga, se nourrissant d'algues et de poissons mal cuits.
Mais la société veut récupérer cet "innocent" en cavale. C'est sa mère Nicole, à laquelle Ludo écrit des lettres enflammées, qui servira d'appât. Elle rend visite à son fils, sur le bateau, lui proposant la paix. Dans une scène de reconnaissance mutuelle, Ludo, secoué d'un spasme de bonheur, peut-être de volupté, serre le cou de Nicole, trop fort, l'entraîne vers le large où il se laisse couler tenant sa mère dans une première et dernière étreinte, dans les remous d'une déferlante.
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