Le Portugal est un des plus vieux pays d'Europe. Ses frontières sont identiques depuis 1297. Les Celtes et les Ibères seront les premiers habitants de la région, avant que celle-ci ne passe sous la domination des Romains, au IIème siècle avant Jésus-Christ, et ne prenne le nom de Lusitanie. Elle sera envahie par les Wisigoths au Vème siècle, puis par les Musulmans d'Afrique du Nord (les Maures) au début du VIIIème siècle.
Les Espagnols tenteront de reconquérir le territoire au XIème siècle, et ce qui correspond aujourd'hui à la partie nord du Portugal deviendra une dépendance féodale espagnole. Alfonso Henriques, fils du comte de Portugal, proclamera l'indépendance du Portugal à l'égard de l'Espagne en 1139. Les derniers Maures, chassés du pays en 1279, influenceront l'architecture portugaise pendant longtemps.
Les navigateurs et explorateurs portugais domineront tout le commerce maritime des XVème et XVIème siècles. Vasco de Gama découvrira la route des Indes en 1498, six ans après la traversée de l'Atlantique par Christophe Colomb, et Pedro Alvares Cabral le Brésil, en 1500. Le Portugal établira des colonies en Amérique du Sud (Brésil), en Afrique (Mozambique, Angola et Guinée), en Inde (Goa) et en Chine (Macao).
La monarchie portugaise, qui adoptera une nouvelle constitution et accordera l'indépendance au Brésil au XIXème siècle, sera renversée au profit d'une république en 1910. Le premier ministre Antonio de Oliveira Salazar prendre la tête du gouvernement après une période de troubles, avec l'appui de l'élite et de l'église catholique. Il abolira les partis politiques et les syndicats, et instaurera la censure.
L'Angola entreprendra sa guerre d'indépendance en 1961, la Guinée en 1963, et le Mozambique en 1964. Des militaires portugais anticolonialistes renverseront le gouvernement le 25 avril 1974, lors d'un coup d'état baptisé la Révolution des Oeillets. Le nouveau gouvernement accordera progressivement l'indépendance aux colonies africaines. Le Portugal deviendra officiellement une démocratie en 1976 avec la proclamation d'une nouvelle constitution. Le pays entreprendra d'améliorer son économie, son commerce et son système d'éducation. Il deviendra membre de la Communauté économique européenne en 1986
Avec cette composition, Alfredo Keil (musique) et Henrique Lopes de Mendonça (poésie), surent rendre avec sensibilité et exactitude le sentiment patriotique de révolte contre l'ultimatum quit fut imposé par l'Angleterre au Portugal, en des termes arrogants et humiliants. Cependant, cet hymne, qui fut conçu afin d'unir tous les Portugais autour d'un sentiment commun, de par le fait d'avoir été chanté par les révolutionnaires du 31 Janvier 1891, a été déconsidéré par les monarchistes et interdit pendant les actes officiels et solennels. Ce n'est qu'en 1910, lors de l'implantation de la République, que le Peuple le reprit spontanément dans les rues de Lisbonne. Et c'est ainsi qu'en toute logique, l'assemblée constituante du 19 Juin 1911 proclama "A Portuguesa" comme Hymne National
Traduction :
Héros de la mer, peuple noble, nation vaillante et immortelle. Relevez aujourd'hui à nouveau la splendeur du Portugal !
Entre les brumes de la mémoire, Oh patrie, on entend la voix de tes illustres aieux qui te guidera vers la victoire !
Aux armes, aux armes ! Sur la terre et sur la mer. Aux armes, aux armes ! Pour la patrie, il faut lutter et contre les canons, marcher, marcher !
GRANDOLA = LA CHANSON DE LA REVOLUTION DES OEILLETS diffusée sur les ondes le 25 avril 1974 Il était 1 h. du matin, le 25 avril 1974, quand une radio portugaise diffusait une chanson interdite de José Afonso: « Grandola Vila Morena ». C'était le signal qu'attendait une poignée de jeunes capitaines pour faire marcher leurs soldats sur Lisbonne... et le début de la Révolution des Oeillets.
Traduction :
Français :
GRANDOLA ville brune Terre de la fraternité Le peuple est celui qui commande le plus A l'intérieur de toi ville
A l'intérieur de toi ville Le peuple est celui qui commande le plus Terre de la fraternité GRANDOLA ville brune
Dans chaque coin un ami Dans chaque visage un ami aussi GRANDOLA ville brune Terre de la fraternité
Terre de la fraternité GRANDOLA ville brune Dans chaque visage un ami aussi Le peuple est celui qui commande le plus
A l'ombre d'un chêne Dont je ne savais pas l'âge Je t'ai juré comme compagne GRANDOLA à ta volonté
GRANDOLA à ta volonté Je t'ai juré comme compagne A l'ombre d'un chêne Dont je ne savais pas l'âge.
Le fado est un genre musical portugais qui prend la forme d'un chant mélancolique généralement accompagné par des instruments à cordes. Le chanteur de fado ou fadiste (fadista) exploite en général des thèmes récurrents : l'amour inaccompli, la jalousie, la nostalgie des morts et du passé, la difficulté à vivre, le chagrin, l'exil... Ce chant fut d'abord chanté dans les quartiers mal famés avant d'atteindre la bourgeoisie. Le fado fut le chant national du Portugal à l'époque du putain de dictateur Salazar.
Le mot fado vient du latin fatum, qui signifie « destin ».
C'est un peu difficile à expliquer, mais pour moi le portugal c'est :
- tout d'abord mes origines
- la famille
- une fierté, un orgueil... d'ailleurs orgulhoso rime bien avec lusitano
- mes grands parents
- les copains et copines Tos
- le rouge et le vert
- les vacances tout les 2 ans
- l'aller/retour en voiture blindée à 3 derrière en pleine chaleur... 1500 kms comme ça
- la plage
- les marchés criards
- la bonne bouffe, je vais pas tout citer, mais le vinho verde, pao de lo, baccalhau, chorizo, arroz seco, assado, super bock, galon, gorillas, sugos... les portugais qui passeront par là, connaitront
- les forêt d'eucalyptus
- les routes sinueuses
- la fête tout les soirs
- le café et l'eau de vie... l'un ne va pas sans l'autre là bas
- les départs à en pleurer
et tellement encore... c'est vraiment une fierté
Et puis le gros gros souvenir... la musique... quand j'étais gamine j'en avais marre de toujours entendre les mêmes chansons sur 1500 bornes, mais je ne regrette pas tout ça aujourd'hui...
Ah ce bon Jorge Ferreira que j'ai pu le détester
Vous ne le connaissez pas?
Le voici :
La chanson que mon père chantait souvent à ma mère :
"Minha Mulher" (ma femme) je sais c'est très vieillot... mais qu'estceque ça fait du bien de me souvenir de tout ça
et puis "Eu voltarei " (Je reviendrais)
et encore "Fronteiras de Saudades " en gros les frontières de la nostalgie, c'est une chanson sur le mal du pays, que beaucoup de Portugais partis du pays ressentent
Et pour finir deux petites vidéos humour
J'espère vous avoir un peu fais découvrir ce magnifique pays...