9.10.2008 - je suis triste aujourd'hui...
Oui, aujourd'hui, je suis triste, j'ai de la peine, j'ai le coeur serré... très serré, j'ai envie de pleurer...
Quelqu'un est décédé hier... quelqu'un que j'aurais voulu voir une dernière fois avant qu'il ne parte, manque de bol ou le destin, j'étais en congé et j'ai repris le boulot aujourd'hui... oui, cette personne est un patient.
Un monsieur qui était atteint de cette putain de maladie qu'Aloïs a découvert il y 1 siècle... cette foutue Alzheimer...
Je m'en doutais, j'avais un présentiment pendant mes vacances, je voulais allé au boulot en prétextant une visite à mes collègues pour le voir... mais je ne l'ai pas fais... je m'en veux tellement maintenant 
Quand je suis arrivée en janvier sur ce poste, j'ai appris à le connaître, la maladie était déjà bien avancée, les troubles cognitifs bien présents, la perte d'autonomie, et tout les soucis qui en découlent...
Puis, il n'était plus "apte" à être dans notre service, il a donc été transféré sur une autre unité de l'établissement, j'avais donc la chance de pouvoir allé le voir, car même si cette maladie détruit une personne, moi je l'aimais bien, malgrés les coups de pieds qu'il a pu m'envoyer, les mots qui peuvent blesser... ce n'était malheureusement pas de sa faute, ce n'était plus lui, mais moi je l'aimais.
Et puis quand je disais à mes collègues : "je reviens je vais voir Mr B. 5 min." et elles qui me répondaient "de toute façon, il te reconnaitra pas, laisse tomber, et puis il nous emmerde plus maintenant qu'il est là bas" 
Qu'estceque je leur en veux d'aoir réagis de cette façon... en tout les cas, il me reconnaissait à chaque fois, et ses filles étaient toujours étonnées de me voir.
Voilà, juste ce post pour me soulager un peu, et pour lui rendre un petit hommage, à ce Monsieur que j'ai beaucoup aimé, et à qui je n'ai pas eu le temps de dire aurevoir.
Pour conclure, quelques mots de Monsieur Sardou
Aussi souvent que j'y revienne Je n'reconnais plus le chemin Ce sentiment que dans mes veines Coule un autre sang que le mien
C'est fou comme hier c'est facile C'est bien plus proche que demain Un peu comme la mer porte une île J'emporte une étoile qui s'éteint
Dans cette nuit sans fin Ou tout le ciel s'éteint, s'éteint Il reste une étincelle Qui m'attire auprès d'elle Et plus rien
Pourquoi cet homme me demande t'il Le jour qu'on est c'est inutile Je sais qu'il sait que je n'en sais rien
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