Le 23.08.03 Par Anne Stolbowsky

Coeur et corps lourds…

Mon coeur pleure.« COEUR ET CORPS LOURDS… »

Mon amour, fait moi un rempart de tes bras

Fais moi oublier tout ce que je ne suis pas

Fait moi croire que je puis devenir ce que je veux

Laisse moi rêver d’avenir à la lueur de tes yeux

Dis moi ce que je veux entendre, fait moi voler

Etourdis moi de mensonges que je voudrais vérité

Panse les plaies que j’ai reçues en cours de route

Même si, sans le vouloir, tu me les donnerais, sans doute

Permet moi de croire que je peux vivre sans m’apercevoir

Que ce que tu éprouve n’est pas ce que je voudrais voir

Ne m’éveille pas de mon songe, laisse moi oublier tout

Tout ce que je ne suis pas, tout ce que je suis surtout…

Trop souvent la réalité m’éclate aux visage, brutalement

Même si mes yeux sont faibles, je me vois amplement

Le miroir me dit ce que je suis, et je ne peux le supporter

Je me déteste, comment croire que tu puisses m’aimer?

Je peux comprendre ce que tu ressens, je sais ton dilemme

Ça me déchire, me fait mal, car je le ressens moi-même

J’aimerais me cacher de la face du monde, m’anéantir

Mais au contraire, je me force à foncer, à sourire…

Jouant le rôle de celle à qui cela indiffère complètement

Alors qu’en moi, je souffre de savoir ce que pense les gens

J’ai tant de peine à réussir à me donner une estime de moi

Qu’un petit commentaire me mets dans tout mes états..

Mais je le cache, je serre les dents, je me dis que c’est normal

Que tant que je n’aurais pas retrouvé une allure plus banale

Je devrais apprendre à vivre avec le poids du regard d’autrui

Et comprendre que l’homme que j’aime en souffre aussi…

Je veux oublier, ne plus penser, oublier cette sourde douleur

Car qui le croiraient, sous cette masse immonde, ce cache un coeur

Qui lui ne se sent pas alourdi et laid, mais frais et prêt à s’envoler

Mais qui reste enchaîné au sol par le lourd joug des préjugés…

Cache moi dans tes bras, je me sens si fragile, si vulnérable

Aime-moi comme je suis, sans que je t’en sois redevable

Fais moi croire en tout ce que je veux croire, et qui sait…

Peut être finirais-je un jour par moi-même m’aimer……

Poème de Madame G(source : Revue T’Elle Qu’Elle).

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