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Ecouter sa faim

56 ans Région parisienne 2154
Que c'est difficile !

Sans doute le contrecoup de la coloscopie (y a rien :D ) mais la Ra me semble actuellement beaucoup plus difficile qu'au commencement.
 

Je sais que je n'ai pas faim, mais j'ai un mal fou à ne pas manger.

Pour moi ça a quelque chose de déroutant. De frustrant.

Avec en sus le désir de partager le repas en famille (plus facile seule de m'écouter, ou au boulot).

Et puis, soyons honnête, l'envie de manger. Même sans faim. Grrrr...
L
71 ans 7508
As tu essayé de comprendre l'origine de cette envie de manger?
En général il y a toujours une raison.

Moi ça me met toujours sur la voie que je stresse ou que j'angoisse sinon je ne m'en apercevrai même pas qu'une situation me gêne.
38 ans Montréal 1666
J'ai l'impression qu'après un certain temps en RA, on passe toutes par là. Je ne peux te parler que de moi, mais dans mon cas ça a passé et ça va mieux! Courage, c'est encore une occasion de te connaître plus! (T'as peut-être pas envie d'entendre ça, mais j'espère juste t'encourager et te dire que ça peut passer, que ça ne sera pas toujours aussi difficile, même si je sais que c'est dur et que ça nous met pleins de doutes dans la tête sur la RA...)

Moi, c'est tout pareil comme Yubaba, en général ça me met sur la piste de stress ou d'anxiété quand j'ai une envie monstre de manger sans faim. S'il n'y avait pas cette envie, je crois que je ne m'en rendrais pas compte. C'est presque devenu pour moi un outil de gestion du stress. Quand j'ai envie de manger sans faim, je vais relaxer... quand c'est possible evidemment!

Et il y a aussi un stress insidieux qui me fait vouloir manger sans faim: celui de vouloir maigrir et de trop m'en faire là dessus.

Courage!

xx
49 ans Sud ouest 356
ça peut être aussi une angoisse de maigrir...Enfin moi aussi je ne parle que de ma personne mais je mettais également cette envie de manger sur le stress et je me rends compte que ça va plus loin (je ne sais pas juqu'où :( )

Enfin, désolée mais pas de solution, pour moi ça n'est toujours pas passé en tout cas jamais plus d'une semaine. Je me dis qu'il reste encore des choses sur moi à découvrir et que somme toute ce voyage est passionnant; (on se console comme on peut)

Finalement, je dirais quand même un conseil : ne culpabilise pas, ne te dis pas que tu n'y arrivera jamais ;)
L
71 ans 7508
Je comprends tout à fait ce que tu veux dire myrtille81.
On fait souvent l'erreur de dire que j'arrive moins bien à faire ma RA et cela quand ça arrive à notre cerveau c'est comme de lui dire il marche pas fort ton régime.
On une RA ça n'est pas aussi défini. On n'arrête pas une RA. Disons que si l'on fait une période très compulsive, cela ne veut pas dire qu'on a arrêté c'est tout simplement qu'il y a des jours avec et des jours sans.

De plus en faisant une RA, on renonce pas vraiment à maigrir donc cela peut être tout aussi sujet à angoisse et pression très rapidement et facilement.
J'imagine que si l'on dépasse ce stade c'est qu'on en a fini avec la RA.

Enfin je me lance dans un truc peut être un peu trop pour mes pauvres neurones fatigués :lol:
56 ans Région parisienne 2154
Merci pour vos réponses. J'ai l'impression que je vais laisser tranquillement laisser tout cela mûrir et éclore dans ma p'tite tête.

Il y a certainement une part d'émotions refoulées. Pas facile (pour moi) de m'accepter en colère, ou fâtiguée, ou ??

Aussi je pense la nourriture comme recours premier pour trouver du plaisir. Vais essayer de passer par d'autres biais. Ne serait-ce "que" prendre le temps de se poser et respirer...
56 ans Région parisienne 2154
Aujourd'hui, deux fois je me suis arrêtée sur mon envie de manger. A ma grande surprise tout derrière y avait effectivement bien bien des émotions refoulées.
ça veut pas dire que c'était plus facile. Encore que... J'ai (un peu) trop mangé, mais pas de compulsions.
Merci !
49 ans vigo Espagne 195
en fait, le pb aussi c'est ça: d'accord, j'ai bien compris que je mange quand je suis mal, en colère, frustré... J'arrive à definir l'emotion qui m'incite à manger, c'est bien! Mais apres? je fais quoi? pAS FACILE DE TROUVER UNE ALTERNATIVE...
S
49 ans suisse 993
Pour moi la difficulté c'est de de faire quelquechose des sentiments et émotions refoulées que l'on découvre sous la "faim".
C'est un véritable apprentissage que pour ma part je n'ai pas fini.
56 ans Région parisienne 2154
La question reste entière...

Seule, il m'est arrivée de fondre en larmes, ou hurler, ou taper dans les lampadaires... ça allait mieux après...
Mais j'imagine la tête de mon p'tit loup ou son père si j'avais fait ça hier :lol:

Ce soir, j'irais bien direct au lit. Mais... Le fiston doit prendre son bain, le père assure pas une cacahouète (enfin, sur le plan matériel) et puis je suis pas encore foutue de les laisser se démerder sans moi...
Alors... je vais essayer de pas manger sans faim malgrè l'envie de chocolat qui me taraude.
54 ans Paris 136
Pomdereinette a écrit:

Je sais que je n'ai pas faim, mais j'ai un mal fou à ne pas manger.


Pomdereinette,

ça m'arrive pareil. Après une première phase où j'apprends à distinguer entre faim et envie de manger, et où je perds effectivement quelques kilos, je re-mange sans avoir vraiment faim.

Ce que j'aurais voulu savoir, quand vous vous en apercevez que vous stressez, ou mangez pour toute autre raison que d'avoir faim,
comment ressentez-vous cette 'faim'? Est-ce la même chose que la faim 'physiologique' pour vous? Ou est-ce que c'est une envie?

Parfois j'ai envie de manger, et je sais que cette envie vient d'un manque affectif, de la gestion de stress ou que sais-je.
J'arrive ou non à gérer ça, selon...
Mais c'est une envie, et il n'y a pas ces signaux impériaux du ventre qui crie famine.
Par contre, la vraie 'faim', ressentie en tant que telle, peut elle être aussi 'trompeur' dans le sens où cette faim physiologique peut cacher d'autres émotions?

Voilà ça fait un moment que cette question me trotte dans la tête, je ne sais pas si j'ai bien pu exprimer le sens de mes pensées,
si vous avez des idées, ce serait bienvenue.

biz
lb

Vachement trompeur alors, ce sentiment de faim
56 ans Région parisienne 2154
Difficile comme question. Il m'est déjà arrivée de me la poser...

"Ai-je vraiment faim ? N'est-ce pas mon envie de manger qui se dissimule ? "
Mais dans ce cas (avec sensation physique) je crois qu'il y a aussi, en tous cas pour moi, l'appréhension = si je commence à manger, est-ce que je vais m'arrêter ? Saurais-je respecter ma satiété ?
Parfois je préfère reculer le moment de manger, par crainte. Alors que ça n'est pas la solution, et que je le sais...
B
48 ans Bretagne 30
Hier soir, j'ai pensé à cette discussion ...

J'ai préparé un plat que je mangeais petite et que j'aimais tout particulièrement. D'un point de vue alimentaire, c'est LE plat qui me rappelle le plus mon enfance (purée et jambon à la sauce tomate) avec les gaufres. Comme je suis quasi la seule à aimer à la maison (à part un de mes fils) je n'en fait pas souvent.

Je me suis servie. Juste après avoir posé la cuiller de service, je me suis dit "Zut, j'en ai pris trop !". Deux choix, soit j'en remettais dans le plat, soit je laissais dans l'assiette.

J'ai laissé tout en me disant, "pas grave, je laisserai ce que je ne voudrai plus manger quand je n'aurai plus faim. Ce sera l'occasion de mettre en pratique un des points d'exercice de la RA".

Sauf que ... quand je n'ai plus eu faim ... et bien j'ai quand même mangé le reste ... et le goût était toujours aussi bon ... Je me suis pourtant dit que si j'en laissais, je pourrais le manger le lendemain ... mais rien n'y a fait, j'ai fini mon assiette et j'ai même saucé un peu le plat ...

Bon, je n'en étais pas fière mais pas trop culpabilisée non plus (enfin un peu quand même), pourtant, ce n'était pas une orgie ... mais j'ai juste pas réussi à écouter ma faim ...

Ce matin, je sens que je suis un peu dans un état d'esprit de "réparation"; c'est à dire que je me dis "pas grave, aujourd'hui je ferai plus attention !"

Pas très RA tout ça :lol:

Allez, la route est longue et parfois sinueuse alors que nous aimerions qu'elle soit directe. Les détours permettent parfois de voir des paysages que nous n'aurions pas soupçonnés.
Z
49 ans 63 54
bonjour , je fouille ds ce forum et a chaque fois je tombe sur un post qui me rappelle ce que je vie en ce moment ! j avais peur que je sois la seule a reagir comme !!! je trouve que ce st durs de differencier reelement la faim et lenvie du gout de laliment convoite! enfin moi cest tt ce qui est sucree! j ia du mal!!!

j ai limpression qu apres une journee ou j ai bien reussi a reconnaitre la faim tt va bien et bien le lendemain c est sur je me paye une crise e bouff sucree cest flippant , je me sdis que je ne sais vraiment rien faire c est saoulant !!! vivement samedi que je retourne voir ma deit et que je lui pose des tas de question afin de me ressentir rassurer !!!
ms a nous toutes on va finir par y arriver et je trouve que le forum est une aide inesperer, c est ma deit qui me la donner et je ne regrette pas d ete venue m inscrire!!
49 ans vigo Espagne 195
je pense que qd on commence une ra, c'est difficile d'oublier ses mecanismes de regime, culpabilité qd on mange trop, essai de "controler" le lendemain... petit à petit, ça diminue! ;)
B I U