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Les contraintes à long termes d'une opèration

L
71 ans 7508
Coucou tout le monde

Je me demandais surtout en cas de bypass puisque en général c'est à vie, quels contraintes cela imposait à long terme?

Je me disais cela car je fais  
de l'hypothyroidie et j'avoue que parfois je trouve le traitement et tout ce qui s'ensuit contraignant pourtant ce n'est pas un truc très compliqué.
67 ans Charente Maritime 3080
Il est clair qu'après un bypass, tu vas devoir certainement prendre des vitamines à vie. Même si ce n'est pas systématique pour tous les patients. Mais il vaut mieux partir avec cette idée.
De plus, le suivi est également à vie, car les conséauences de la malabsorption peuvent ne se manifester qu'après quelque temps. Mais cela n'ajoutera que quelques lignes à tes analyses actuelles. Il devra être possible de grouper.

Pour le reste, le bypass ne va pas imposer plus de contraintes à terme qu'au lendemain de l'opération. Par contre, il peut y avoir des complications. Voir cette page et le suivi a justement pour but de les dépister suffisamment tôt pour qu'elles ne deviennent pas un problème.

C'est vrai qu'aller vers le bypass, c'est accepter aussi d'être plus médicalisée à vie. Il faut l'accepter pour ne pas te retrouver avec les problèmes de Doneysha par exemple.
L
71 ans 7508
Merci pour ta réponse très complète.
J'ai l'impression que beaucoup de gens ne voit pas ce côté là et la vrai contrainte qu'est une médicalisation car un peu trop axé sur la perte de poids. D'ailleurs je me demande si l'on peut l'être assez tant qu'on est pas confronté à la situation.

Saurais tu me dire combien d'années de recul a ton concernant la chirurgie gastrique? Je vois que Doneysha l'a fait en 1999.
Si d'ailleurs c'est suivi en étude.
67 ans Charente Maritime 3080
Pour le bypass, le suivi est très long. Les premières chirurgies bariatriques datent du début des années soixante aux états unis. Les techniques se sont largment améliorées. Citation:
http://www.fmed.ulaval.../Cours%2025/Pdf/chirurgie2.pdf page 12
Malabsorption [seule]: conséquences insoupçonnées
Environ 100,000 patients ont subi cette procédure entre 1960 et 1970, avant qu’on ne reconnaisse les risques attenants. La procédure a d’ailleurs été presque abandonnée au début des années 80. Près de la moitié des patients ont dû être révisés, [...]. Des milliers de patients n’ont pas subi de révision et survivent encore bien, avec de bons résultats de perte pondérale à long terme, soit le maintien de la perte des deux tiers de l’excès de poids initial après vingt ans. La fréquence des défécations en postopératoire immédiat était de l’ordre de 10 à 15 fois/jour mais elle diminue graduellement à 3 fois/jour.

On peut dire qu'aujourd'hui, on a un regard statistique correct sur une bonne vingtaine d'années de la technique actuelle, même si elle est toujours en évolution.
Il est clair qu'il faut aller vers cette chirurgie pour aller vers une santé meilleure, ainsi que le confirme cette page http://www.weightlosss.../en/news?id=334&archive=200707, mais comme le fait justement remarquer l'étude précédente page 2
Citation:
Un second obstacle s’ajoute, celui de le diriger en chirurgie. Il faut reconnaître d’une part l’impuissance de l’approche médicale à ce jour, et d’autre part reconnaître l’efficacité de la chirurgie bariatrique, alors que l’on sait que tout traitement chirurgical d’une maladie ou une autre réflète notre ignorance à son égard. Il suffit de penser par exemple à toute la tradition de chirurgie gastrique anti-ulcéreuse et de réaliser que son déclin est secondaire à une meilleure hygiène sanitaire entraînant une diminution de la prévalence de porteurs de H. pylori dont on ignorait l’existence jusqu’à tout récemment.
Le troisième obstacle rationnel à toute chirurgie digestive bariatrique demeure la mutilation d’organes sains. En contraste, les efforts chirurgicaux sont habituellement restauratifs et tentent d’imiter la fonction naturelle de l’organe, tel le pontage veineux coronarien qui restaure le flot sanguin, ou tel encore l’alignement des os fracturés. Le chirurgien bariatrique s’engage à créer sciemment un problème là où il n’en existait évidemment pas.

Il est clair qu'en posant le problème en ces termes on comprend que le suivi soit primordial. En même temps, tu as raison de souligner l'aspect gavant de la médicalisation, qui va de paire avec la chirurgie, comme avec la maladie en général d'ailleurs. La seule consolation sur ce point est que, au final, (statitiquement) la santé est meilleure que ce qu'elle n'aurait été sans l'opération, donc la médicalisation, au final, est moindre, car les complications de santé sont moindre. Mais, quand on est encore en relative bonne santé, c'est un aspect qu'on voit mal.

Pour l'anneau gastrique ajustable, on a moins de recul. Les tous premiers datent du milieu des années 80, et ils ont commencé à être posés sous celioscopie en 1993. C'est seulement à ce moment là qu'ils ont commencé à se multiplier. Et il est clair que le devenir le plus sur d'une telle opération est l'abaltion à terme. C'est donc à prendre vraiment en considération.
L
71 ans 7508
Merci encore pour ta réponse.
Je vais aller potasser un peu plus tes liens :D
B I U


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