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Pas de vie, j'en souffre.

A
36 ans 3124
Bonsoir à tous et toutes,

Encore un énième chapitre de ma vie "palpitante", je m'en excuse par avance, mais j'arrive à un stade où ne pas avoir de vie m'étouffe et  
me rend particulièrement mal...

Pour ressituer un peu le contexte, même si j'ai du en parler plus d'une fois : il y a trois ans, j'ai quitté ma région natale pour m'installer avec un garçon, j'ai donc quitté la région parisienne pour Marseille et donc mes amies, ma vie, ma mère, tout quoi...et quelque part j'ai un peu fuit, car vivre avec ma mère, c'était difficilement supportable, car on ne s'entendait vraiment plus.

Je me suis donc installé tres vite avec ce garçon que j'ai rencontré sur Internet...j'ai eu beaucoup de mal à m'adapter car je n'avais jamais déménager auparavant et on vivait dans un appartement plus q'insalubre ( cafards, c'était étroit et crade).

En partie à cause de cet appartement, j'ai développé pas mal de merdes : j'étais de plus en plus malade, moi qui n'a jamais fait de crises d'asthme je suis devenue asthmatique, ma santé en à pas mal pâtit et ça jouait énormément sur mon humeur et mon bien être, pourtant vous allez me dire, mais pourquoi donc es-tu resté ?

Parce que j'étais amoureuse...lui ça ne le dérangeait pas, car ça ne touchait pas a sa santé, ça ne semblait pas le déranger de vivre dans un endroit aussi sale et c'est vrai qu'on avait pas tant les moyens de déménager à cause du peu d'argent mais aussi des dettes qu'il avait accumulé...( l n'est pas du tout impliqué dans tout ce qui est impôt, factures etc, les choses de la vie donc arriva ce qui arriva...), mais même au moment où il a eu une situation plus confortable, il avait du mal à se motivé de tout réglé pour pouvoir partir...j'ai donc fait le forcing, j'ai cherché un appartement, je lui ai dit : Bon faut vraiment qu'on parte là...

Nous avons enfin, nous avons enfin déménager, seulement il ne m'aime plus, nous cohabitons donc ensemble, c'est pas facile, mais c'est vivable.

Pour en revenir au sujet initial, au cours de ces deux ans,je suis peu sortie, ne connaissant personne, je me suis beaucoup renfermé sur moi même, je suis devenue aigrie, j'ai développé encore plus mon complexe d'infériorité et mon manque de confiance en moi, j'ai pris une bonne quinzaine de kilos, car en plus de vivre dans un appart miteux, je m'alimentais comme lui c'est à dire tres mal : macdo, kebab, pizzas à gogo, bref, je me sens tres mal en société, j'ai pas d'aisance, de facilité à lier des liens, je suis nerveuse, j'ai un mauvais caractère, je suis froide je crois.

Je souffre de ne plus avoir de vie, de ne pas avoir d'amis...au boulot, je m'invente presque une vie sociale, une vie tout court enfin pour certains événements importants exemple les fetes : j'ai dit que je faisais ça avec des amis... alors que pas du tout, je passerait encore mon troisieme noel et jour de l'an seule ( les fetes ça me rend mal), enfin voila, c'est dur tout ça.

Merci de mavoir lu
C
45 ans là 2187
J'ai connu ce même sentiment de ne pas vraiment vivre, d'être en stand-by perpétuel.

La seule chose que je peux te conseiller pour changer un peu tout ça, c'est de trouver des activités sportives ou/et culturelles qui te permettront de rencontrer de nouvelles personnes.

Je suis au début de cette tentative de vivre plus, alors pour l'instant c'est pas énorme en changement, mais au moins ça augmente en les possibilités, ainsi que celles des évolutions.
Ca donne au moins l'espoir.
A
36 ans 3124
Merci Passiflore, tu as tres bien résumé : je vis en stand-by et j'ai l'impression de voir ma vie défilé tristement...

trouver des activités, oui, mais je ne suis pas tres stable dans le sens où je suis un mois dans un bled paumé à coté de lyon un mois à l'internat pour la partie "théorique" et scolaire de ma formation et l'autre mois à Marseille pour ma formation donc cet emploi du temps m'handicappe assez.

Et comme j'en ai parler dans un précédent post plus je me renferme et plus je deviens de moins en moins confiante et plus je deviens parano, c'est un cercle vicieux.

désolé si je me rabache sans cesse :(
56 ans 51
Ego-brain a écrit:
Bonsoir à tous et toutes,

Encore un énième chapitre de ma vie "palpitante", je m'en excuse par avance, mais j'arrive à un stade où ne pas avoir de vie m'étouffe et me rend particulièrement mal...

Pour ressituer un peu le contexte, même si j'ai du en parler plus d'une fois : il y a trois ans, j'ai quitté ma région natale pour m'installer avec un garçon, j'ai donc quitté la région parisienne pour Marseille et donc mes amies, ma vie, ma mère, tout quoi...et quelque part j'ai un peu fuit, car vivre avec ma mère, c'était difficilement supportable, car on ne s'entendait vraiment plus.

Je me suis donc installé tres vite avec ce garçon que j'ai rencontré sur Internet...j'ai eu beaucoup de mal à m'adapter car je n'avais jamais déménager auparavant et on vivait dans un appartement plus q'insalubre ( cafards, c'était étroit et crade).

En partie à cause de cet appartement, j'ai développé pas mal de merdes : j'étais de plus en plus malade, moi qui n'a jamais fait de crises d'asthme je suis devenue asthmatique, ma santé en à pas mal pâtit et ça jouait énormément sur mon humeur et mon bien être, pourtant vous allez me dire, mais pourquoi donc es-tu resté ?

Parce que j'étais amoureuse...lui ça ne le dérangeait pas, car ça ne touchait pas a sa santé, ça ne semblait pas le déranger de vivre dans un endroit aussi sale et c'est vrai qu'on avait pas tant les moyens de déménager à cause du peu d'argent mais aussi des dettes qu'il avait accumulé...( l n'est pas du tout impliqué dans tout ce qui est impôt, factures etc, les choses de la vie donc arriva ce qui arriva...), mais même au moment où il a eu une situation plus confortable, il avait du mal à se motivé de tout réglé pour pouvoir partir...j'ai donc fait le forcing, j'ai cherché un appartement, je lui ai dit : Bon faut vraiment qu'on parte là...

Nous avons enfin, nous avons enfin déménager, seulement il ne m'aime plus, nous cohabitons donc ensemble, c'est pas facile, mais c'est vivable.

Pour en revenir au sujet initial, au cours de ces deux ans,je suis peu sortie, ne connaissant personne, je me suis beaucoup renfermé sur moi même, je suis devenue aigrie, j'ai développé encore plus mon complexe d'infériorité et mon manque de confiance en moi, j'ai pris une bonne quinzaine de kilos, car en plus de vivre dans un appart miteux, je m'alimentais comme lui c'est à dire tres mal : macdo, kebab, pizzas à gogo, bref, je me sens tres mal en société, j'ai pas d'aisance, de facilité à lier des liens, je suis nerveuse, j'ai un mauvais caractère, je suis froide je crois.

Je souffre de ne plus avoir de vie, de ne pas avoir d'amis...au boulot, je m'invente presque une vie sociale, une vie tout court enfin pour certains événements importants exemple les fetes : j'ai dit que je faisais ça avec des amis... alors que pas du tout, je passerait encore mon troisieme noel et jour de l'an seule ( les fetes ça me rend mal), enfin voila, c'est dur tout ça.

Merci de mavoir lu


Il arrive que la vie de couple coupe du monde extérieur, et là, en plus, vous n'étiez que deux, tu as changé de région, tu ne pouvais pas tellement recevoir, tu n'avais pas les moyens de sortir...Mais il y a un petit morceau de ta vie sociale qui est bien réel : si j'ai bien compris, tu travaille, et tu as des collègues. Cette "famille-là" ne devrait jamais être sous-estimée ! C'est ton point d'accroche à la vie sociale, et peut-être, peu à peu, tu pourrais t'intégrer mieux en sortant le soir avec tes collègues ou en devenant plus proche d'eux ?

Bon courage. Nina.
C
45 ans là 2187
En parler ça permet au moins d'évacuer.

C'est vrai qu'avec ton rythme de vie c'est pas facile de se lier avec du monde. Mais tu en as encore pour combien de temps pour ta formation ?

J'ai longtemps pensé que je ne retrouverais pas dans mon village de personnes avec lesquelles je serais susceptible de m'entendre, je voulais fuir.
Pour le moment c'est le début comme je t'ai dit, mais j'ai eu de bonnes surprises :)
44 ans 10768
as-tu songé à te trouver un logement à toi, pour couper avec ta vie d'avant avec ce garçon (là, même si vous n'êtes plus ensemble, tu y es toujours plus ou moins...) et te donner un nouveau départ ?...
A
36 ans 3124
Oui NinaXL, je m'entends plutôt bien avec mes collègues, mais ça reste des collègues...

Passiflore, ma formation se termine fin juin, donc dans pas si longtemps.

Thyselle, oui j'y ai déjà songé, mais je n'en ai pas les moyens actuellement et je n'ose pas affronté la collocation.
56 ans 51
Ego-brain a écrit:
Oui NinaXL, je m'entends plutôt bien avec mes collègues, mais ça reste des collègues...


Certains peuvent, à long terme, devenir amis...
La vie dans un nouvel endroit, cela se construit peu à peu.
Tu dis : ça reste des collègues...Mais que voudrais-tu ? Un nouvel amoureux pour s'isoler avec lui ? ;)

Et puis...y a un truc magique qui marche dans toutes les villes du monde : le sourire aux inconnus dans la rue. Je suis photographe, je regarde donc les physionomies intéressantes dans la rue sans gêne, je fixe souvent les gens comme si je les prenait en photo...Et si tu savais combien de sourires j'échange avec ces étrangers de passage...Des fois, on prend un café ensemble, une conversation s'ensuit...Des petits trucs comme ça, et on est moins seul... :D
S
109 ans 1240
Donc si j'ai bien compris, tu t'es expatriée dans le sud (moi même je commence à élargir mes recherches d'emploi plus au sud 8)), et tu vis avec un "mex" qui trouves toi et ton sapin moche. :mrgreen:
C'est clair que vu sous cet angle, même si tu persiste à dire que tout se passe bien, l'ambiance ne doit pas être à la joie tous les jours.

Nina XL te parlait des collègues, et je pense aussi que c'est une piste à exploiter. Tu sais dans la vie, on ne garde souvent que quelques "copains" d'enfance, fidèles en toutes circonstance (collège, fac). Le reste de notre entourage se construit au fil du temps, mais l'environnement professionnel y joue un grand rôle. On y passe du temps, on finit parfois par mieux les connaitre que notre propre famille.

Si vraiment tu comptes rester dans le sud, tu vas devoir prendre un appart dans un 1er temps. Et commencer à le chercher de suite.

Pour l'instant, tu dis être en alternance dans un bled paumé près de Lyon. Je connais un peu Lyon et la plupart des villes aux alentours desservent Lyon par tram/métro/bus. Pis si t'es en internat, tu n'es pas seule. Tu dois pouvoir faire des sorties. Ne fut-ce que boire un café avec tes collègues de formation.
44 ans Thorigné city.. 1056
En lisant ton topic, j'y pensais justement à la colocation...

Pourquoi n'oses tu pas l'affronter ?
44 ans 1805
Et pis aussi si tu n'as pas vraiment les moyens, pourquoi ne ferais-tu pas de la colocation avec quelqu'un d'autre?
N
54 ans Paris 35
Pour autant qu'on puisse donner son avis en en sachant si peu, il me semble aussi que cohabiter avec Tex Mex n'est pas la meilleure chose que tu puisses faire... apparemment, il n'est pas sympa avec toi, il te casse le moral, et ça ne va pas t'encourager à rencontrer d'autres personnes.
Ceci dit, Juin ce n'est pas si loin (comparé à l'histoire de l'univers par exemple). Si tu ne peux pas déménager pour l'instant, peut-être le pourras-tu dès que tu auras fini ta formation. En attendant, tu peux toujours faire des projets sympas pour l'été ... moi ça m'aide en tous cas de me projeter dans l'avenir, du genre: je vais partir en vacances à tel endroit, ça permet de rêver même si le quotidien est un peu harassant. Et comme tu es étudiante, normalement c'est le bon moment pour rencontrer des gens de ton âge...
53 ans Out of Africa... 4355
Ego-brain a écrit:

.

Je souffre de ne plus avoir de vie, de ne pas avoir d'amis...



Tu as très bien cerné ton problème.

Maintenant comment peux tu faire, avec les moyens qui sont les tiens, pour avoir "une vie" ?

Comme il est écrit, trouver une co-location est-ce possible pour toi ?
Dans tes collègues de boulot, y'en a t'il des célibataires avec qui tu peux sortir ?

Pour les fêtes, si tu n'envisages pas d'être seule, n'y a t'il pas quelque chose comme les "restau du coeur" dans ton coin ? Tu y rencontrerais des gens formidables (dautres moins, mais ça, c'est comme partout ! :lol:)

Le plus dur c'est le premier pas, ensuite petit à petit, tout s'enchaîne !
Courage
A
36 ans 3124
En fait avec le Tex, c'est pas non plus cauchemardesque, mais il est disont spécial (et je le suis aussi donc)un coup il va être froid et distant comme pas possible, un coup il va se montrer tres gentil comme ce soir par exemple où il m'a pris dans ses bras parce que ça n'allait vraiment pas.

Pour la coloc', bah c'est surtout que j'ai pas les moyens du tout, c'est le tex qui paye le loyer, j'aide comme je peux pour les consommables...


Pour mes collégues, bah c'est que des filles, on est que 8 dans l'entreprise et il y en a une qui semble pas beaucoup m'apprecier dans le lot, qui me parle pas tres bien etc...


Je me rend compte que je suis tres nerveuse aussi, j'ai des mots clefs dont j'arrive pas à me separer c'est "putain" "fait chier", un rien m'ennerve et m'exaspère..

Nina XL, le soucis, c'est que je ne souris casiment jamais...j'ai du mal, je me sens sans cesse stréssé, agréssé etc... je pense que ça joue en plus du manque d'assurance...
56 ans 51
Ego-brain a écrit:
En fait avec le Tex, c'est pas non plus cauchemardesque, mais il est disont spécial (et je le suis aussi donc)un coup il va être froid et distant comme pas possible, un coup il va se montrer tres gentil comme ce soir par exemple où il m'a pris dans ses bras parce que ça n'allait vraiment pas.

Pour la coloc', bah c'est surtout que j'ai pas les moyens du tout, c'est le tex qui paye le loyer, j'aide comme je peux pour les consommables...


Pour mes collégues, bah c'est que des filles, on est que 8 dans l'entreprise et il y en a une qui semble pas beaucoup m'apprecier dans le lot, qui me parle pas tres bien etc...


Je me rend compte que je suis tres nerveuse aussi, j'ai des mots clefs dont j'arrive pas à me separer c'est "putain" "fait chier", un rien m'ennerve et m'exaspère..

Nina XL, le soucis, c'est que je ne souris casiment jamais...j'ai du mal, je me sens sans cesse stréssé, agréssé etc... je pense que ça joue en plus du manque d'assurance...


Alors, je te propose un petit exercice : tu regardes les gens dans la rue, et quand tu fixes leur regard, tu souris. D'abord, tu te forces, ensuite, ça vient tout seul ;))). Et si c'est trop dur avec les inconnus, fais le au boulot à chaque "bonjour" le matin, et ensuite, à chaque fois que tu croises le regard de quelqu'un. Et surtout, regarde les gens...il se fait que tu n'auras qu'à répondre par un sourire aux sourires venant des autres...
;)
B I U