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Pourquoi il faut re-commencer une RA ?

37 ans 4422
Bon, je réalise qu'il y a du monde qui, comme moi, reviens dans le coin en disant "je recommence une RA".

Ça me pose un problème : la RA normalement devrait  
devenir une façon de vivre, un nouveau mode de communication entre soi et son corps.
Bref, ça devrait devenir une évidence.

Mais si on doit re-commencer, c'est parce qu'à un moment on a oublié, on a fait semblant, on a préféré nos vieux démons.

Est-ce que ça veut dire que l'inné qu'on a oublié (écoute de la satiété, écoute des sensations alimentaires...) on ne pourra jamais le retrouver ?
Est-ce que ça veut dire qu'en fait on devra toute notre vie faire attention à nous écouter ?
45 ans Paris 9866
Oui, moi aussi la question m'embête... d'autant plus que "recommencer" une RA ça ressemble tellement à toutes les fois où je me suis dit qu'il fallait me "remettre" au régime... tout ça me désespère un peu et me rappelle de mauvais souvenirs.
J'ai l'impression comme toi qu'on n'en finit jamais et que l'attitude simple et naturelle face à la nourriture est perdue à tout jamais.

:cry:
S
49 ans suisse 993
cette question me perturbe aussi. je recommence perpétuellement uen Ra. Cela veut dire que de temps en temps je ne m'écoute pas, je mange au delà de ma faim etc....et que à d'autres moments je suis de nouveau attentive à moi etc....

Pour moi c'est très comportemental et de l'ordre de l'habitude, tant que des automatismes ne sont pas ancrés, sur des moments clés ( repas, préparation de nourriture etc) alors effectivement il faut sans cesse recommencer.

Ceci dit je trouve que le simple fait de ne plus faire de régime et ne plus se déglinguer la santé est formidable.
45 ans Paris 9866
c'est vrai sirelle, ça fait une grosse différence d'avoir abandonné les régimes (même si la conséquence pour moi c'est surtout un bien-être psychologique... car côté poids ça ne cesse d'augmenter) :roll:
53 ans 14650
Je ne pense pas je le vis et je le fait automatiquement si vous voyez ce que je veux dire :?

Je mange quand j'ai faim, je mange ce que j'ai envie, j'arrete quand je commence à sentir ma satité quit à jeté de la nourriture si ce n'est pas possible de la mettre dans un Tup

Après ca depends surement bcp sur les parcours de chaqu'une entre nous. Mon surpoids vient à la suite d'un traitement medical et non pas depuis mon enfance.

J'etais elevée à mangé quand j'avais faim et je pouvais manger tout et n'importe quoi - rien etait interdit - pas d'aliement tabou et pas de quantité exigé

Donc pour moi c'etait tellement plus naturel que les 5 ans chez la nutrionist et les choix imposées et les interdictions suite à mon pris de 25kg dans très peu de temps

;)
37 ans 4422
En relisant, je me dis qu'en fait on ne re-commence pas.
On re-prend une RA.
Parce qu'on ne repart pas de zéro.

Enfin si je parle pour moi, je n'ai pas besoin de rechercher ce que c'est que la satiété, ni de réfléchir trop longtemps pour comprendre comment et pourquoi je fais une crise.
C'est surtout que des fois j'oublie (volontairement en plus !) de m'écouter.
45 ans Paris 9866
en effet ton expérience doit être très différente pickles! je n'ai jamais connu une période sans surpoids, sans régime et sans culpabilité face à la bouffe... ou alors il faut remonter très loin (avant mes 10 ans), je pense qu'il me manque un "modèle" de normalité face à la bouffe...
35 ans 182
Tout comme vous "REcommencer" une R.A m'interpelle..

Cela va faire 3-4 ans que j'ai decouvert la R.A et que je m'y suis mise.

Pourtant il m'est arrive souvent de dire "je me suis laissee aller, je ne me suis pas ecoute, il faut que je reprenne serieusement", exactement comme je le faisais avant pour le régime :?

En ce moment, je commence a voir les bien faits de la R.A et surtout a me rendre compte des progrets que j ai fait.

Il m'arrive de faire des compulsions mais elles n ont plus rien a voir avec "avant".

Parce qu'avant je n avais pas la "conscience" que j ai maintenant. Je ne savais meme pas que je faisais une compulsion, je ne sentais pas le mal de ventre juste apres, je ne sentais pas que le plaisir s'amenuisait au fil de mes bouchées compulsives, je ne savais pas ce que c etait d'avoir faim ou d'etre rasasie.

Cette conscience d'apres moi ne s'en ira pas.

Il y a (et il y aura) tjs des periodes ou je mange avec ma tete plutot qu avec mon corps mais puisque que je connais la difference entre les deux... c'est que ma R.A est "en marche".

J'essaye de banir le plus possible l'idee: "aujourd'hui j ai bien fait ma R.A" parce que je pense que la R.A c'est pas seulement l'application mais egalement la prise de conscience.


Ayant moi-meme les idees un peu confuse a ce sujet.. j espere que vous m'avez quand meme un peu comprise :oops:

En tout cas ce post est vraiment tres interessant!!!
37 ans Paris 404
En effet, tu soulèves une question intéressante !

Je pense que toute personne qui a vécu un comportement alimentaire compulsif aura tendance a retomber dans la nourriture lors de moment psychologiques difficiles.

Ca me fait penser au passage du livre de Zermati ou il raconte s'être "défoulé" sur un gâteau au chocolat après que son éditeur lui ai fait des reproches sur son manuscrit.

Même si cela fait longtemps que je suis sortie de l'hyperphagie, j'ai toujours des comportements obsessionnels sur la nourriture lors de stress ou de grandes émotions (je me rappelle une dispute avec mon mari après laquelle je me suis consolée avec un muffin bien gras et bien sucré, par exemple).
Je sais aussi que lorsque j'ai le moral un peu bas, je vais compenser en mangeant, et à ce moment je me fait la reflexion de "re-commencer" une RA.

L'important je pense est de se rendre compte qu'on commence à manger plus que sa faim, et de savoir trouver les sources et désamorcer le phénomène... et justement de re-concentrer sur ses sensations alimentaires
56 ans Région parisienne 2154
Peut-être qu'on ne "recommence" pas une RA. Peut-être que le simple fait de se le formuler ainsi est déjà une erreur. Parce qu'alors on attend quelque chose genre "je vais maigrir" ou "les crises vont s'estomper" ou... Et qu'on l'aborde comme un régime.

Peut-etre qu'une fois en mode RA on y reste. Sauf qu'il y a les jours avec et les jours sans.

Moi aussi la question m'interpelle. Pasque à chaque fois que j'ai pensé "recommencer" (le début date d'il y a un an) c'était en phase prise de poids et sur le mode, si j'écoute ma faim je vais le reperdre.

A chaque fois j'ai refait le point en me disant que mon but, ma raison d'en arriver là, c'était de vaincre les compulsions. Et sur ce plan, la dernière date de Juillet !

Alors, y a des jours où j'écoute pas ma faim, des jours (souvent) où j'ai besoin du trop-plein, ou de la douceur du chocolat, ou... ou... mais de le savoir, au lieu d'engouffrer en mode stand-by, c'est être toujours en RA. Enfin je crois.
45 ans Paris 9866
Pomdereinette a écrit:
Peut-être qu'on ne "recommence" pas une RA. Peut-être que le simple fait de se le formuler ainsi est déjà une erreur. Parce qu'alors on attend quelque chose genre "je vais maigrir" ou "les crises vont s'estomper" ou... Et qu'on l'aborde comme un régime.

Peut-etre qu'une fois en mode RA on y reste. Sauf qu'il y a les jours avec et les jours sans.

Moi aussi la question m'interpelle. Pasque à chaque fois que j'ai pensé "recommencer" (le début date d'il y a un an) c'était en phase prise de poids et sur le mode, si j'écoute ma faim je vais le reperdre.

A chaque fois j'ai refait le point en me disant que mon but, ma raison d'en arriver là, c'était de vaincre les compulsions. Et sur ce plan, la dernière date de Juillet !

Alors, y a des jours où j'écoute pas ma faim, des jours (souvent) où j'ai besoin du trop-plein, ou de la douceur du chocolat, ou... ou... mais de le savoir, au lieu d'engouffrer en mode stand-by, c'est être toujours en RA. Enfin je crois.


+1 sur toute ton analyse!
du coup, il ne faudrait peut-être pas dire "recommencer sa RA" mais "cesser de réfléchir" c'est-à-dire cesser de laisser les représentations mentales décider et plutôt repasser en mode pilotage automatique par le corps et la faim... non?

- Tu te mets au régime lundi?
- Non, je cesse de penser!

ça pourrait donner lieu à des conversations rigolotes au boulot ou en famille, non? :D
S
49 ans suisse 993
Une chose de sûre pour moi:
Même si je ne m'écoute pas toujours et que souvent je mange au delà de ma faim ou sans faim, quand je le fais c'est avec une certaine conscience. J'évite donc de culpabiliser et me rappelle tout le chemin parcouru. Du coup même en mangeant mes émotions je le fais au moins avec l'esprit plus clair.
56 ans Région parisienne 2154
voui. il me semble qu'à partir du moment où je me vois manger, où j'en ressens l'envie au lieu d'essayer de l'atouffer jusqu'au débordement compulsif, je suis toujours en RA.

Peut-être que la RA c'est aussi ça: essayer d'être le plus conscient(e) possible de son rapport à la nourriture. Pas seulement respecter sa faim.

Maintenant, je mange trop, j'en ai conscience, j'arrive (souvent :lol: ) à identifier mes émotions mais... je continue à manger par peur de les vivre .

Quel cheminement que la RA...
C'est peut-être ça le plus dur : avant j'étais au régime ou je pétais les plombs. Là je suis en RA, et c'est un cheminement et une interrogation permanente.
J'ai parfois (souvent :oops: ) été tenté par la reprise d'un régime. Pasque me demander - est-ce que j'ai vraiment faim ?
- De quoi j'ai envie ?
- Je n'ai pas faim mais envie, mais pourquoi ?

ben c'est un sacré travail sur soi, quasi permanent. En tous cas pour l'instant...
F
33 ans 14
bonjour ,
pareil pr moi ^^ " re - recommencer une RA " ( bon on utilise ce terme en sachant que c'est plutôt une sorte de " cheminement de la RA finalement... on la découvre, on tatonne, on sy habitue, et puis des fois on s'en écarte volontairement ou non pr diverses raisons.Avec un point important : ce n'est plus l'optique régime ( peut-être un peu de culpabilité : mais çà ne sera pas tellement quant "au type d'aliment mangé" ( oh diable le chocolat ds les régimes - par exemple - ), mais çà sera plutôt une culpabilité parce que l'on sait que l'on a moins écouté ses sensations alimentaires en "mangeant un peu trop" ( que çà soit du chocolat ou un autre aliment)

C'est vrai qu'il y a des périodes où on prête un peu moins d'attention à nos sensations alimentaires ), de mon côté qd je suis un peu triste j'ai tendance à manger +," pr me calmer , pr me rassurer , réconforter". jai lu Zermatti ,Apfel,... mais j'ai du mal à me détacher du shéma " çà ne va pas bien , besoin d'un aliment réconfort"( même si ce n'est pas exagéré finalement , c'est juste que je mange des bricoles sans réelle faim)

( mais le truc que j'apprécie : ok sur le moment je mange + , mais si je mange "trop" un midi par exemple (pas orgies,mais un peu + que ' dhabitude')) , et bien çà se régule ( le soir je n'ai pas spécialement envie de remanger, ou alors un truc léger style yahourt ,soupe et thé)! çà me rassure de savoir que " mon organisme" sait ce dont il a besoin , et quand il en a besoin ( ou pas)

bonne soirée :o
B I U