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La vie c'est bof

P
41 ans 610
Pavot a écrit:

La dépression, on s'en sort, mais encore faut il le vouloir, et à te lire, c'est là que le bas blesse. Personne ne pourra le faire  
à ta place, il va falloir te prendre en main, te foutre le nez dans la merde, l'examiner et tâcher de prendre le bon, et de passer au delà du mauvais. Ça prendra du temps, parfois tu reviendras en arrière, mais personne ne peut le faire à ta place. Tant que tu n'es pas prête à faire ce travail, eh bien tu stagneras, tu en resteras là, et tu te lamenteras sur toi même à l'infini


Sur cette partie là, je suis complètement d'accord, c'est d'ailleurs à peu de chose ce que j'allais dire.

La dépression est une maladie, ça se soigne (à la différence près que n'importe quel médecin/psy ne peut pas le faire, il faut en trouver un qui te convienne).

Pour certaines personnes le bonheur doit se gagner, il faut travailler pour l'obtenir, c'est pas cool, c'est pas juste, mais c'est comme ça.
52 ans Région nîmoise 1567
En te lisant, comme beaucoup d’autres je crois, je me suis retrouvée dans tes propos quand j’avais le même âge que toi. Pourtant, j’ai maintenant 41 ans, sans enfant, sans mari et sans baraque sublime. Et je suis amoureuse folle de la vie. Alors, que s’est-il passé ? Il me semble qu’à un moment, à une période où j’allais de dépression en dépression, j’ai eu un déclic quand j’ai réalisé que dans mon existence, je pouvais faire tout ce que je voulais, que la vie n’était qu’une suite de choix qu’il m’appartenait de faire ; bien sûr, y’a des choses que l’on ne peut hâter (avoir un petit ami), des choses impossibles à avoir (que ce petit ami soit Johnny Depp ;) ). Désirer sans cesse ce qui est définitivement inaccessible est souvent un moyen détourné -mais sûr- de s’empêcher d’avancer. Je me suis très souvent posé la question : qu’est-ce que tu désires de réalisable et qui pourrait rendre ta vie plus agréable, là, maintenant ? Si l’on est sincère, on trouve toujours quelque chose (ça peut aller de prendre un bain en buvant du champagne à changer de boulot, je ne mets pas de hiérarchie entre les plaisirs). Car vivre c’est aussi prêter attention à une foule de petites choses qui sont à la portée de tous ; méfie-toi des images stéréotypées du bonheur qu’on nous balance au cinéma, dans la littérature, à la TV, dans les chansons, etc. Ce qui est certain, c’est que personne d’autre que toi n’a la recette de ton propre bonheur.
Par ailleurs, il me semble important de ne pas négliger les pistes biologiques et médicales (déficit en sérotonine, variations hormonales) et de se faire aider non seulement par une psychothérapie mais aussi par une médication appropriée si besoin est (je ne connais pas ton histoire mais un trouble dépressif, c’est autrement plus grave que d’être déprimé et ça ne s’aborde ni ne se soigne de la même façon). Sans a priori, tu devrais essayer et voir ce qui te convient.
Parfois le bonheur est juste à côté de soi, mais on est tellement centré sur ses problèmes qu'on ne le considère même pas !
P
41 ans 610
bombe2charme75 a écrit:
Parfois le bonheur est juste à côté de soi, mais on est tellement centré sur ses problèmes qu'on ne le considère même pas !


Joli! Très joli!

Et puis les petits bonheurs de tous les jours ça se fabrique aussi: prendre un peu de temps pour soi, se dire qu'on est bien, là tranquille dans la baignoire, se dire qu'on est content de pouvoir lire ce bon bouquin, raconter une blague à un copain et se dire qu'on est heureux d'avoir fait naître un sourire sur le visage de quelqu'un...
B I U


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