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Comment être plus indulgent avec soi-même?

31 ans 940
Bonjour à toutes et à tous!

En plein questionnements existentiels, je réalise que je m’en demande trop (enfin, je crois), et à tous les niveaux : professionnel, personnel, physique, etc.

Du coup,  
fatalement, je suis sans cesse sous pression et accablée par les exigences que je m’impose... tant et si bien que je finis par m'écrouler, et donc me décevoir, et donc être encore plus mal que je ne l'étais.

Aussi, question : comment être plus indulgent avec soi-même ? Est-ce que ça s’apprend ? Comment faites-vous/avez-vous fait ?
C’est un peu une question bateau, mais bon, je tente quand même, sait-on jamais :roll:

Merci d'avance et bonne journée à vous :kiss:
35 ans 21ème strate des Enfers... 1568
Je suis dans le même cas, très exigeant envers moi-même. Conséquence : 6h de sommeil maximum par nuit, "obligé" de dire oui à chaque fois qu'on me demande quelque chose, perfectionniste, souvent critique envers mon propre travail surexcité...et je m'inquiète de savoir si, comme mes parents, je n'aurai pas plus tard des problèmes d'hypertension.
Comment faire ? Je déconnecte de deux manières : je m'évade (yoga, méditation, lecture abandonnée, concentration extrême dans le dessin, restriction cérébrale en m'assommant de grands projets) ou je schizophrénise (jeu de rôles, théâtre et identité virtuelle).
Je cherche également le moyen d'être indulgent envers moi-même, mais je suis un insatisfait. Le seul moyen pour moi de me sentir un peu soulagé, c'est que les autres reconnaissent ce que je fais. J'ai lutté des années pour obtenir que mon père me déclare qu'il était fier de moi, et ça a déjà fait beaucoup. Pour s'accepter soi-même, il faut savoir éliminer les différents poids que nous portons.
J'espère avoir répondu à la question et n'avoir fait peur à personne... ;)
100 ans Sur une comète 1981
Si seulement je savais... Mon pire juge, c'est moi-même. Je me méprise souvent. Je ne vise pas la perfection, mais je me dis que je pourrais en faire plus. Je crois que les autres en font plus, mais moi je suis fatiguée à un moment, et je ne peux plus. Ensuite je rêve aux mille et une choses que je ne ferai pas. Je ne sais pas me concentrer sur un seul but.
R
35 ans 15384
Ellemir,petit HS : Magnifique chat :oops:

Moi aussi je suis du genre perfectionniste,surtout au boulot ...
Je compare souvent ce que je fais avec ce que font mes collègues par exemple et je trouve toujours ca moins bien en comparaison,ca m'énerve,me rend triste,me démotive carrément :?
Je ne sais meme pas pourquoi j'agis comme ca alors que mes profs de coiffure ( et en général ) me complimente souvent sur mon travail ...
100 ans Sur une comète 1981
CuteVengeance a écrit:
Ellemir,petit HS : Magnifique chat :oops:


Merci ! C'est l'un des deux chats de ma maman (pas le plus beau, mais je n'ai jamais rencontré de chat aussi futé)

CuteVengeance a écrit:
Je compare souvent ce que je fais avec ce que font mes collègues par exemple et je trouve toujours ca moins bien en comparaison,ca m'énerve,me rend triste,me démotive carrément :?


Moi aussi... En plus, certains de mes amis sont vraiment doués alors que moi je rame... :(
R
35 ans 15384
HS : Suis une grande fan des siamois,alors pour moi ils sont vraiment tous magnifique ! ;)

Faut les voir certaines en cours,elles se débrouillent si bien,ca arrange pas la confiance en soi de voir ca ... :?
Je suis pareille avec mes amis,j'admire leurs succès et n'arrivent pas a voir les miens ...
233
Je te comprend tellement ! Je fais énormément de dépressions à cause du travail car dès que je fais une moindre erreur, pour un moindre reproche ou juste parce que je me met une pression incroyable!
Je te dirais simplement qu'il faut essayer de se motiver en prenant en compte les compliments de chacun, de prendre du recul et se dire : quels sont les choses que j'ai bien faite ?
Si j'ai fait quelque chose de pas très bien, qu'est ce que je pourrais faire pour l'améliorer ?


Et surtout se dire que ok c'est bien d'être perfectionniste, critique envers soi mais que personne n'est parfait et qu'il faut prendre ce genre de caractère comme force (en s'améliorant) qu'en faiblesse (se dévaloriser).

Bon courage !

;)
31 ans 940
Merci pour toutes vos réponses!

Certaines m'ont données des pistes de réflexions intéressantes, je vais creuser tout ça... Le voir comme une force, c'est intéressant ^^.
Enfin, ça me conforte dans mes considérations actuelles sur mon passé et surtout sur ma propre estime (damned, je suis dans un sacré cercle vicieux :lol:).

Et juste pour rebondir sur ce que tu dis, Jiddim, moi aussi, je suis "forcée" de déconnecter. Mais le hic, c'est qu'en période de grande pression, je déconnecte trop, et si je n'y prends pas garde je perds pied (certes, je finis toujours par remonter et m'en sortir, mais que d'énergie perdue!)...
35 ans 21ème strate des Enfers... 1568
Tribulations a écrit:


Et juste pour rebondir sur ce que tu dis, Jiddim, moi aussi, je suis "forcée" de déconnecter. Mais le hic, c'est qu'en période de grande pression, je déconnecte trop, et si je n'y prends pas garde je perds pied (certes, je finis toujours par remonter et m'en sortir, mais que d'énergie perdue!)...


J'ai eu un ami qui, sous la pression, déconnectait tellement qu'il entendait des voix. Il était suivi et tout un groupe d'amis veillait sur lui. Et puis, un jour, il s'est mis à croire que les voix existaient vraiment et il a arrêté son traitement. On a voulu le reconnecté, mais il a refusé de croire qu'on voulait son bien. Au final, il a fallu que je l'engueule pendant 2 heures (éprouvantes autant pour lui que pour moi) pour qu'il reprenne pied sur la réalité. Mais quelque chose était mort, définitivement.
Je l'ai laissé en arrière. Il a repris son traitement, sa vie en main, mais je ne le fréquente plus, parce qu'il a refusé de me faire confiance quand je lui ai dit qu'il déconnectait trop.
Tout cela pour un conseil : suis l'avis de tes amis. Si un jour un ami te dit que tu barres trop à l'ouest, crois-le, car nul ne sait jusqu'où va se perdre l'horizon de la folie...
31 ans 940
Oh, je n'en suis pas à ce stade, je fais bien la différence entre réel et irréel, pas de souci là-dessus.
Mettons, pour faire simple, que la rêverie se met à occuper une place trop importante pour que je parvienne à me concentrer, à investir totalement ma vie. C'est plutôt de cet ordre là. Cela dit, ça reste sacrément handicapant, parce que ça dure facilement 2-3 jours et que j'oscille entre rêveries et profondes déprimes ^^.
35 ans 21ème strate des Enfers... 1568
La meilleure façon de sortir de ces phases de vague, c'est peut-être de se lancer dans un projet pharaonique et passionnant, même si c'est sur le papier. Perso, je peux passer des heures à faire des listings, des plans, des plateaux, des systèmes de jeux...pour éviter de rester dans l'apathie. C'est une manière de maintenir éveillé mon cerveau et de le maintenir hors de l'endormissement dépressif. Joues sur tes passions pour te reconnecter à ce moment-là à la vie active.
31 ans 940
Et tu fais comment quand t'as pas de passions? :lol:
Non mais je m'en sors toujours, assez souvent en regardant un film con d'ailleurs, mais je m'en sors. C'est juste que c'est épuisant, à force, de passer du tout au rien. Et je me dis qu'être plus indulgente avec moi-même pourrait m'aider à "moduler" un peu ces pics, à "réguler" mon activité ^^
Je suis une éternelle insatisfaite, je recherche sans cesse la perfection, je ne suis jamais contente de mon travail, je suis exigeante avec moi même et parfois avec les autres dans mes mauvaises périodes... J'essaie de déconnecter, de me détendre mais je n'ai sans doute pas encore trouvé le bon moyen... Alors je finis comme en ce moment avec des douleurs un peu partout. J'ai des espèces de boules de stress qui se forment entre mes homoplates, sur ma nuque, des palpitations, je m'épuise... Et je reste insatisfaite par ce que je fais !

tribulations> Pendant un temps nager me faisait beaucoup de bien,c'est peut être une piste à explorer !
31 ans 940
Je fais de l'aquagym et de la course à pieds (la nuit, avec ma soeur) une fois par semaine, et oui ça aide, ça fait un bien fou de ne plus penser qu'à ses mouvements. Mais ça ne dure pas très longtemps, hélas :twisted:

Enfin, je vois que je ne suis pas la seule dans ce cas, et qu'en fait je ne suis même pas aussi perfectionniste que vu concernant le travail, car je suis quand même assez souvent satisfaite de ce que je produit (cela dit, il m'arrive de jouer avec ma santé pour être totalement satisfaite, donc en fait... hum... :roll:).
35 ans 21ème strate des Enfers... 1568
Tribulations a écrit:
Et tu fais comment quand t'as pas de passions? :lol:


Pas besoin d'avoir une passion, tu peux t'en créer une, une sorte de hobby qui peut devenir un job. Bricoles, couds, prépares des déguisements, cuisines, jardines, ranges, marquettes, peins... Certains essais deviennent de véritables passions. Dernièrement, si ça t'intéresse, une vlrienne a proposé d'ouvrir un blog recensant les recettes de cuisines présentées sur vlr...pourquoi ne pas se lancer dans ce projet, bille en tête, histoire de sortir de l'apathie ? ;)
B I U