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Besoin de soutien, pas me sentir toute seule:-( crises help!

I
21 ans 3
Bonsoir à toutes,

voilà, je suis une petite nouvelle,

j'ai toujours eu des soucis avec mon alimentation, même bébé
- entre 16 et 18 ans, j'ai été anorexique, puis j'ai regrossi par boulimie  
(ce que me donnait ma nutritionniste ne suffisait pas à la prise de poids),
- puis j'ai dépassé mon poids de forme, toujours boulimique sans vomissements, dépression, hospit, j'ai reperdu le poids tranquillement en deux ans

j'ai été suivie par une psychologue, un psychiatre...
mais toujours ces crises : je les sens "monter" angoisses, etc, je tente de résister : cela va de quelques minutes à des heures voir des jours, ensuite, je cède, par aliments-plaisir, puis plus de plaisir, je dépasse ma faim et mange jusqu'à être très incorfortable, voir la limite de vomir, et comme j'ai une peur panique de vomir, cela me stoppe.
Pour compenser, je cours tous les jours. C'est la seule solution pour maintenir l'équilibre "entrées/sorties"

Aujourd'hui, j'ai mon poids de forme, mes crises avaient cessées, pendant plusieurs semaines : un exploi pour moi !
Ces dernières semaines, elles reviennent, et sont violentes : j'ai décidé de changer d'orientation dans mes études, et cela me bouleverse, m'angoisse, je ne trouve plus de motivation dans rien, pourtant, je dois à la fois entamer des inscriptions à la fac pour l'année suivante, prévoir la suite et continuer mon cursus jusqu'à la fin de l'année...
Pour finir, mon copain m'a plaquée il y a un an dans 6 jours, j'avais à peine retrouvé quelqu'un et replaquage hier - jour de mon anniversaire...
je prends du poids donc, depuis quelques temps, et cela me stresse énormément, car je ne veux pas revivre le dur parcours contre les kilos..

Je suis très triste : - je me sens honteuse et très seule de vivre avec cette maladie, suis-je condamnée à vivre avec cela toute ma vie ? j'évite toutes sorties resto, je me défile, j'ai peur, j'angoisse et stresse tout le temps,
- ma vie sociale est difficile de ce fait : je ne sais jamais si je peux programmer une activité, de peur qu'une crise survienne et me mette mal au point de devoir annuler...
du coup, il m'arrive d'annuler des rdv au dernier moment, et c'est incompréhensible pour mes amis...
- Je n'ai personne, mon estime de moi est en chute libre : les garçons couchent avec moi mais ne veulent jamais s'engager
- j'ai peur de ne pas faire le bon choix d'orientation à nouveau
- je me sens inutile dans ces longs mois d'attente et "d'entre-deux"
- mes parents ont divorcés il y a 3 jours, pour de bon, cela me fait un petit coup au moral quand même

Je ne sais plus à qui m'adresser, la SPP (société de psychanalyse de paris) ? une psy spécialisé dans les TCA ? un groupe de parole ?

Je n'ose plus avec tous mes pb d'en ce moment voir mes amis (qui sont tous loin de moi), les encombrer avec tout cela "peser"... et en même temps, je ne trouve pas ma "place" dans ma nouvelle orientation, le fait de ne pas savoir où je serais l'année prochaine, ce que je ferais me déstabilise beaucoup... je pleure énormement...

Help...

Je suis une vraie loque.... :roll:
36 ans paris 517
tout d'abords happy birthdays a toi avec du retard

enssuite c'est dure relativisé quand tout s'accumule divorce de tes parents date annivairsair d'une séparation remise en question rupture (pas tres classe de sa part) breff pas facile

mais bon je te rassure tu n'est pas seul ou du moins tu n'est plus seul tu verra sur le forum de temoinage de personne dans le mm cas que toi et qui on plus de recul mm si les situations varie et ne sont pas le mm

enfin part le nous de ce que tu as envie de faire ce que tu aimes
si tu a besoin de parler y a pas de pblm
au plaisir de te lire
34 ans 2879
Coucou,

Je pense que justement la chose à ne pas faire c'est de se mettre en retrait, de se replier sur soi pour ne pas déranger, s'empêcher d'exister parce qu'on ne va pas bien.
Au contraire parle avec tes proches, confie tes difficultés. Ils sont là aussi pour t'épauler et pas seulement lorsque tout va bien.

Les gens sont prêts à être là si tu es prête à les laisser t'entourer. Les fuir ferait bien plus de tort à ta relation avec eux, et à toi aussi bien sûr.
Il faut oser exister et être entourée. On a tous nos moments moins glorieux, et je t'assure que lorsque tu sors la tête de l'eau avec l'aide d'un proche ça renforce encore votre lien.
Tu n'es pas un poids mort, tu as des difficultés, c'est différent.

Parle leur de tes ressentis...ils m'ont aidée à guérir quand je me suis enfin confiée à eux au lieu de me croire seule face à ma maladie.

Biz
I
21 ans 3
Merci, cela me touche, que l'on me réponde et me demande ce que j'aime, me lise sans me juger...

Voilà, toujours fait du violon dans ma vie, mes parents sont musiciens professionnels de haut niveau etc...
Après mon bac S, je me suis tournée vers la médecine, car cela m'attirait, mais j'ai abandonnée car la boulimie était devenue ingérable, je me suis remis mon optique de devenir musicienne, et j'étais convaincue que c'était cela que je voulais faire (du coup, j'étais heureuse car j'avais un but arbitraire, mes crises s'étaient arrêtées),

Actuellement, je me rend compte que je "vieillis", que le milieu actuel privilégie les petits surdoués qui jouent parfaitement techniquement mais sont incultes à côté et que pour avoir la place que je convoite, sur concours il faudrait que je bosse 5 ans comme une acharnée à raison de 8h par jour sans être assurée d'avoir le poste, et que cette préparation n'est sanctionnée par aucun diplôme évidemment, cela veut dire que si dans 5 ans, je n'arrive pas à me caser, je n'ai plus qu'à reprendre des études...

et cela me fait peur... de ne pas être assurée d'avoir une place... et comme j'aime être stimulée intellectuellement, je crois aussi que bosser 8/10h mon instrument à râbacher en solitaire la même chose, je n'y arriverais pas...
du coup, je pense m'orienter vers la médiation culturelle, et j'ai déjà trouvé les formations qui m'intéresseraient éventuellement... mais j'ai peur, de lâcher la voie dans laquelle je suis, de perdre mon niveau et de me lancer à nouveau dans autre chose, sans savoir si j'y serais heureuse (surtout que les études en elles-mêmes sont pas forcément joyeuses, mais le poste futur me dirait bien) et que c'est vraiment cela que je veux faire... je ne veux pas me planter à nouveau....
et ne pas avoir de perspective concrète actuellement, ne pas savoir vraiment intérieurement ce que je veux, car finalement, je me suis rendue compte que je ne m'étais jamais vraiment demandée ce que je voulais au fond de moi : était-ce différent de la voie de mes parents ? je n'osais pas affirmer que non, moi, ce n'est peut être pas la musique...
même si j'adore ça, adore en écouter...
j'ai la sensation de les décevoir de changer encore d'itinéraire, et à la fois de toucher l'iceberg énorme dont je m'étais voilée la face et que je n'osais pas regarder : qui je suis ? qu'est ce que je veux vraiment faire de ma vie ? du coup, je me dis que si ça se trouve, je fais sortir tout un tas de problématiques enfouies en même temps que ce changement d'orientation...

En attendant, je n'arrive plus à toucher mon instrument : pourtant il faut que je termine mon année, j'ai des cours !
je me dis "à quoi bon si je change de perspective", je n'ai plus de buts, du coup je déprime...

cela me torture, je ne dors plus la nuit, mon coeur bat très fort, je perds davantage confiance en moi à chaque crise, et qui, comme elles se rapprochent, me font prendre du poids, qui me stresse encore plus etc...
Je gère très mal mes émotions et la fatigue...

Je pense m'orienter vers quelqu'un pour m'aider, car je n'ai pas d'amis suffisamment proche sur paris à qui j'oserai en parler, mes parents sont extrêmement occupés... je me sens emplie de cette angoisse, ces questionnement, et aurais besoin de bras pour me câliner, me redonner courage... de quelqu'un qui me soutienne...

Je vis dans un grand appartement avec ma cousine (déjà je culpabilise d'avoir une "vie dorée", et d'être malheureuse) et je ne sais même pas si je dois lui dire que je suis boulimique, lui expliquer etc... j'ai honte, je ne veux pas déranger, elle n'a rien à faire de mes pb... jusque là je n'ai rien dit...

je ne sais pas quoi faire...

voilà pourquoi je suis là... :oops: :oops:
36 ans paris 517
ton temoiniage me touche beaucoup bien plus que tu pensse
:kiss: virtuel pour te remonté le moral
et puis je vais te dire un petit secret on est tres peu a savoir ce que veut faire dans la vie mm moi qui a une situation j'ai envie de tout laissé tomber pour faire autre chose car je ne me plait pas
donc c'est normal et tu a pas besoin de suivre la voix de tes parents pour etre heureuse

et pour finir du violon faudra que tu me joue un morceau rien que pour moi
et la music c'est l'expretion joue pour jouer et non pas pour etre la best


j'espere avoir de tes news
36 ans paris 517
ah oui dsl j'ai oublie de dire que si tu besoin d'aide consulte ne te laisse pas bouffer par tout sa et vie
I
21 ans 3
merci Gantz, cela me touche également....

Je vais essayer de contacter quelqu'un, car là, je crois qu'il me faut un point de chute... je n'y arrive plus...

J'essaye de contacter différentes personnes autour de moi pour m'aider dans mon orientation, essayer de voir si des équivalences ne sont pas quand même possible, car revenir à Bac+0, gloups quoi... entre 18 et 22 ans finalement, je n'ai eu aucun diplôme...
rien sur le papier disons...

en même temps j'ai envie d'aller mieux, et en même temps, j'ai peur de devenir quelqu'un d'autre... je suis comme "accrochée" à ces crises : elles me définissent, elles occupent ma vie, mon temps mort, mon argent, son explication à mon mal-être... c'est comme si je me planquais derrière elle, je me déteste pourtant avec ça... j'ai tout pour être heureuse, mais ça, ça pourrit ma vie...

la dernière fois que javais eu un suivi, d'abord financièrement, je ne pouvais pas tenir (à coup de 40/60 euros 2/3 fois par semaine non remboursé ...) et en plus, cela m'avait changé au point que je ne culpabilisais plus en crisant, je ne compensais plus et ne savais plus le faire : du coup j'étais beaucoup plus grosse et je n'en étais pas plus heureuse pour autant... je ne veux pas retourner là, maintenant que je sais me maîtriser, malgré ces crises... curieux non ?
36 ans paris 517
elle dure depuis combien de temps ces crise ?
37 ans Montréal 1666
Je me reconnais bien dans ce que tu écris. L'avenir professionnel est aussi un aspect de ma vie que je n'ai toujours pas clarifié et j'étudie pour devenir sage-femme alors que je suis a peu près certaine de ne pas vouloir exercer au Québec, vu les conditions actuelles et vu le bébé que j'attends. J'ai 27 ans, j'étudie non-stop depuis toujours et pourtant, à force de changer, je n'ai aussi aucun diplome. Les crises que ça me cause...

Je fais partie d'un groupe de soutien qui m'aide vraiment beaucoup à passer à travers. Il est animé par deux professionnelles, il y a des thèmes à chaques semaines et surtout, je me retrouve avec d'autres personnes qui vivent le même trouble que moi. Je ne sais pas si ça existe sur Paris mais tu pourras sans doute trouver des professionnels affiliés au GROS, qui ont une approche différente face à l'hyperphagie.

C'est sur qu'il faut avant tout te demander ce que tu es prête à faire pour te sentir mieux. Je crois qu'accepter quelques crises sans compenser, ça fait partie du chemin et qu'il y a souvent quelques kilos qui viennent avec. Pour ma part, j'ai beaucoup de difficulté à renoncer aux crises, autant qu'aux compensations. La peur de grossir est là, mais pour devenir libre, c'est peut-être un prix à accepter?
34 ans 2879
Clarilka a écrit:

Je suis très triste : - je me sens honteuse et très seule de vivre avec cette maladie, suis-je condamnée à vivre avec cela toute ma vie ?
Non, ça n'est pas inscrit en toi. C'est une maladie et non une faiblesse de caractère ou que sais-je. Et on en revient, je le sais car j'en reviens...

j'évite toutes sorties resto, je me défile, j'ai peur, j'angoisse et stresse tout le temps,
- ma vie sociale est difficile de ce fait : je ne sais jamais si je peux programmer une activité, de peur qu'une crise survienne et me mette mal au point de devoir annuler...
du coup, il m'arrive d'annuler des rdv au dernier moment, et c'est incompréhensible pour mes amis...
Vraiment, explique à tes amis proches la situation. Ne te coupe pas d'eux en te disant qu'au moins tu n'entraîneras personne dans ta chute. Annuler ça n'est pas un drame, et si tu leur expliques ils seront certainement compréhensifs. Je sais que ça n'est pas facile de parler de ses problèmes aux autres, surtout un qui pourrit autant la vie, mais plus que les psys c'est l'équilibre apporté par mes proches qui m'a sorti la tête de l'eau.

- Je n'ai personne, mon estime de moi est en chute libre : les garçons couchent avec moi mais ne veulent jamais s'engager
Est ce que ce n'est pas plutôt que tu tombes sur des garçons qui veulent coucher, qui ne sont pas matures, et tu n'as pas l'estime nécessaire pour les repousser ? J'ai aussi trop dit oui, par manque d'affirmation de moi. Il faut fuir ces mecs, les ignorer et les envoyer bouler sans aucun remord : ils ne feront que baisser encore ton estime de toi (et pour ma part je repense encore avec un frisson de dégoût à ces actes sexuels que je ne voulais pas vraiment, où je me suis laissée faire)

- j'ai peur de ne pas faire le bon choix d'orientation à nouveau
C'est la période de tous les doutes, on n'a rien à quoi se raccrocher. On n'a rien construit de solide et on doit sauter dans la vie active bon gré, mal gré. Il y a de quoi angoisser et être perdue, se demander ce qu'on va devenir... Malheureusement je ne peux t'aider sur ce point mais tu peux au moins savoir que tu es très loin d'être la seule à éprouver cette angoisse devant les études et la vie active.

- je me sens inutile dans ces longs mois d'attente et "d'entre-deux"
C'est un grand problème, le flou d'une position. Etre en attente, être dans une formation qui ne nous correspond pas, être en recherche d'emploi...ne pas vivre le présent mais attendre un futur.
Rien ne t'interdit de te trouver une utilité maintenant en expérimentant l'interim...Ne passe pas tes mois à attendre, à tourner en rond. Tu n'as pas besoin de l'université pour avoir une occupation et un rôle :)

- mes parents ont divorcés il y a 3 jours, pour de bon, cela me fait un petit coup au moral quand même
Bien sûr, c'est encore un bouleversement. Mais je suis certaine que tu auras les capacités de t'y adapter. L'important je crois est de ne pas s'éloigner de ses parents, de peut-être même profiter de ce changement pour resserrer les liens. Eux aussi repartent d'un point de départ relationnel, comme quoi la vie n'est pas une ligne droite...Ils sauront certainement comprendre ton ressenti actuel.
Livre-toi, ça te sera rendu au centuple. On imagine toujours l'incompréhension des proches alors qu'ils pourraient être un appui solide.

[...]

en même temps j'ai envie d'aller mieux, et en même temps, j'ai peur de devenir quelqu'un d'autre... je suis comme "accrochée" à ces crises : elles me définissent, elles occupent ma vie, mon temps mort, mon argent, son explication à mon mal-être... c'est comme si je me planquais derrière elle, je me déteste pourtant avec ça... j'ai tout pour être heureuse, mais ça, ça pourrit ma vie...
Ne te dis pas que tu as tout pour être heureuse, tu vas te culpabiliser inutilement. Non, c'est plutôt qu'en jeune adulte tu cherches ta voie, il n'y a vraiment aucune honte à cela, je trouve même très sain qu'on s'interroge sur la vie qu'on va construire, même si c'est très angoissant quand on n'a aucune assurance.
Les crises remplissent un vide de vie je crois...Quand j'en suis sortie je me suis vraiment dit que ça n'avait été que survivre, et non une vie digne de ce nom. On vit comme cela parce que c'est la seule manière qu'on trouve et on s'y enferme, on s'isole, on se culpabilise. Alors que non, on n'est pas incapable de vivre. J'ai l'impression que tu as renoncé à l'idée d'une vie sereine, que tu crois que c'est bon pour les autres mais que tu n'y arriveras pas. C'est faux. Ca n'est pas parce que tu cherches un équilibre que tu ne le trouveras jamais. Ne te crois pas déséquilibrée de nature...
35 ans 5
Je ne sais pas si j'ai vraiment le droit de dire quoi que se soit ..

En fait, j'ai également des TAC, mais je n'ai pas de problèmes de poids (disons que pour etre comme je veux, il faudrait que je perde 3 kilogs..., j'avais des pb plus jeune ^^

Mais j'ai de vrai probleme, je peux me goinfrer jusqu'à ce que mon ventre me fasse réellement mal !!!

Je peux être obsédée par de la nourriture, meme y penser la nuit (sa m'a deja empeché de dormir..)

Et en fait, je me suis rendue compte que sa tenait beaucoup du vide pathetique de ma vie, le manque de courage et de confiance en moi, du coup je me "venge" sachant très bien que sa va me demoraliser ^^


Sa fait une semaine que j'ai pas craqué parce que j'ai trouvé quelque chose qui me motive

Je pense que c'est sa la clé, quelque chose de plus fort que nous pour entraver ce cercle vicieux ...

Moi, je suis assez siöple ... je veux que ma famille puisse dire fierement que je suis leur fille alors je veux réussir !!

Je ne veux pas me faire avoir cette fois, ne plus me dire que ces orgies n'auront pas d'effets sur mon corps tot ou tard .


Avant, j'avais l'impression que je ne pouvais pas vivre si je ne mangeais pas telle ou telle chose ...

En ce moment, je me pince à chaque fois que mon esprit s'aventure dans cette direction ...

Je ne sais pas pourquoi je raconte sa comme sa ^^

Le fait de ne rie navoir fait de significatif dans ma vie doit aussi avoir sa part de responsabilité ...

Je te souhaite de trouver ta voie .. ou tes voies ^^

Pas besoin de te limiter à une si tu n'en as pas envie ^^ :D
B I U


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