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"Il y a prescription"...

42 ans 04 5576
Bonjour,

Bon je ne vais pas vous le cacher, ce post m'est inspiré tout droit de la lecture du forum. Quant à savoir d'où ça vient, comme c'est un sujet  
douloureux, je laisse à la personne qui en a parler le soin de le dire, si elle en a envie.

Le sujet du débat : on vous a fait du mal, ou vous en avez fait et un jour, la fameuse phrase "il y a prescription" pointe le bout de son nez, dans votre bouche ou dans une autre.

Seulement voilà, la prescription, ça doit être admis en communauté, non ? prescription pour l'un (généralement celui qui a fait du mal) ne veut pas dire prescription pour l'autre...

Ma question est confuse en fait. Je voulais savoir quel ressenti vous avez vis à vis de cette phrase. Pour moi, c'est juste une manière de dire "je sais que je t'ai fait mal mais je ne veux pas vraiment le reconnaitre, ni m'excuser. Alors, on en parle plus et basta. Si tu en parles encore, c'est que tu as envie de te torturer mais moi ça ne me concerne plus". C'est arbitraire, c'est injuste et c'est unilatéral. Pour moi, ce serait plus simple, et plus sain d'admettre et de demander pardon.

Qu'en pensez vous ?
49 ans 35 10308
Toad a écrit:

Ma question est confuse en fait. Je voulais savoir quel ressenti vous avez vis à vis de cette phrase. Pour moi, c'est juste une manière de dire "je sais que je t'ai fait mal mais je ne veux pas vraiment le reconnaitre, ni m'excuser. Alors, on en parle plus et basta. Si tu en parles encore, c'est que tu as envie de te torturer mais moi ça ne me concerne plus". C'est arbitraire, c'est injuste et c'est unilatéral. Pour moi, ce serait plus simple, et plus sain d'admettre et de demander pardon.

J'ai ce même ressenti, pour moi c'est même une solution de lâcheté pour éviter d'aborder le problème. C'est très cruel pour la personne qui reçoit ça, et ça coupe toute possibilité de retour à une relation "normale" entre les deux personnes. Il ne peut pas y avoir de prescription dans ce genre de cas, le problème ne peut être réglé que quand aucune des deux parties n'en souffrent plus, c'est parfois impossible, c'est parfois douloureux à atteindre, mais ça nécessite que chacun regarde la réalité en face. Dire "c'est du passé, c'est loin, on n'en parle plus" quand l'autre personne n'a pas réglé le sujet, c'est comme si on refaisait le même mal une deuxième fois.
50 ans strasbourg 6049
pour moi y'a jamais prescription. je suis TRES rancunière. et si je le suis aps, c'est que la personne m'importe peu.
A
110 ans 6176
A mon sens, il peut y avoir "pardon" mais surement pas "prescription".

La prescription, que ce soit pour moi ou d'autres, ce serait passer l'eponge sur des faits ou actes sans que son auteur n'est a s'en justifier et encore moins à s'en excuser. Or quand on fait du mal à quelqu'un, que ce soit volontaire ou non, la moindre des choses c'est de s'en excuser auprès de la personne bléssée (que les faits datent d'hier ou d'il y a trente ans) et d'essayer de réparer les choses quand c'est possible.
L
72 ans 7508
Concernant quelqu'un qui nous a fait du mal, oui pour moi la prescription est juste un refus de le reconnaître et une fuite donc pas de prescription pour moi, c'est me refuser ma légitimité en tant que "victime".
38 ans 5932
La petite phrase bien trop facile histoire de ne pas avoir à assumer ses actes. Pour moi, dès que les sentiments de quelqu'un entrent en ligne de compte et que cette personne a besoin de les exprimer, d'en parler pour éliminer le problème, il n'y a jamais prescription.
Dire aux gens "il y a prescription", surtout lorsqu'on leur a fait beaucoup de mal et qu'on le sait, c'est les empêcher d'exprimer ce qu'ils ont sur le coeur, les empêcher de se vider de leur rancoeur et, surtout, empêcher que la relation se pacifie. C'est totalement stupide et lâche.

Sauf, bien entendu, si c'est une chose qui a été débattue et plus que débattue, que la personne a présenté ses excuses et fait ce qu'il fallait pour se faire pardonner (ce qui n'est visiblement pas le cas pour la situation qui t'a inspiré ce sujet, hein, faudrait pas qu'on croit que je vise quelqu'un). Parce que, bon, il y a des gens c'est quand même les pros pour ça. Tu leur présente des excuses cent fois, tu fais tout ce que tu peux pour réparer, au bout t'en as tellement fait que tu ne sais plus quoi faire de plus, mais ils continuent de te ressortir ça à toutes les sauces. Pourquoi ? Parce que ça leur permet de se faire "chouchouter", ou bien parce que ça leur donne l'impression d'exister, ou juste parce qu'ils aiment voir les presque ramper à leurs pieds, ou je ne sais quoi. Bref, c'est pas très sain et je comprends que, par ras-le-bol, on finisse par dire à des gens pareils "c'est bon, maintenant tu arrêtes, il y a prescription, là". Et des personnes comme ça j'en ai malheureusement connu quelques unes :?
42 ans 04 5576
Lalwende a écrit:


Sauf, bien entendu, si c'est une chose qui a été débattue et plus que débattue, que la personne a présenté ses excuses et fait ce qu'il fallait pour se faire pardonner (ce qui n'est visiblement pas le cas pour la situation qui t'a inspiré ce sujet, hein, faudrait pas qu'on croit que je vise quelqu'un). Parce que, bon, il y a des gens c'est quand même les pros pour ça. Tu leur présente des excuses cent fois, tu fais tout ce que tu peux pour réparer, au bout t'en as tellement fait que tu ne sais plus quoi faire de plus, mais ils continuent de te ressortir ça à toutes les sauces. Pourquoi ? Parce que ça leur permet de se faire "chouchouter", ou bien parce que ça leur donne l'impression d'exister, ou juste parce qu'ils aiment voir les presque ramper à leurs pieds, ou je ne sais quoi. Bref, c'est pas très sain et je comprends que, par ras-le-bol, on finisse par dire à des gens pareils "c'est bon, maintenant tu arrêtes, il y a prescription, là". Et des personnes comme ça j'en ai malheureusement connu quelques unes :?


ah ben je n'avais pas pensé à ce cas là... Le chantage au pardon. Mouais... pas joli joli non plus. Mais dans ce cas là, il depend de la sensibilité de chacun de définir le seuil du "j'ai tout fait pour me faire pardonner". Compliqué quand même parce que ça introduit le cas de la personne qui a fait du mal, qui a le sentiment de s'être excusée et "se heurte" à la sensibilité de la personne en face qui n'a pas le même sentiment.

Là j'avoue que je sèche un peu. Merci pour cet éclairage différent du problème ;)
42 ans 04 5576
ça me fait aussi penser, du coup, au "il y a prescription" de la personne à qui on a fait du mal et qui refuse d'en parler pour continuer à faire "payer" l'autre.

Mouais...
L
51 ans 1194
Hors contexte judiciare, "Il y a prescription" semble une bonne façon de botter en touche en refusant tout débat ou discussion. :?
A
37 ans Nice 21965
ah celle la je l'ai entendu une fois et j'ai cru que j'allais tout cassé
le contexte : sur fb, j'ai retrouvé mes copines de lycée, on se balancais les photos de l'epoque dont une ou il y avait mon ex dessus (on etait ensemble a l'epoque), une des nanas demande qui a des nouvelles des autres, je donne celle que j'ai et dis que j'ai pas franchement envie d'en avoir de celle de mon ex, quelqu'un l'a marqué sur la photo et donc il a vu mes propos et me sors : oh mais c'est le passé y'a prescription, faut aller de l'avant :shock:
bah oui faut oubliez qu'on a failli se prendre deux fois sur la tronche, on a ete detruite au bout d'en faire une ts et d'aller a l'hosto ect.... c'est que le passé apres tout :roll:
A
37 ans 3124
ça m'arrive de dire "il y a prescription", mais dans un certain contexte...et quand je le dis, ce n'est pas pour fermer la discution, mais parce qu'il y a certaines choses que j'estime inutile de ressasser...

Quand par exemple, lors d'une dispute avec le zhom qu'il me ressort les trucs qu'on est sensé avoir régler ensemble, qu'il me fait des remarques injustifiées sur des choses passées, là je lui sors mon "Purée, mais il y a prescription", parce que c'est des choses dont on a discuter et rediscuter plusieurs fois, où on à trouver un terrain d'entente et je ne vois pas l'intérêt de ressasser ça...à part pour faire chier.S'il désire en reparler, aucun problème, mais pas sous couvert de remarques méchantes et gratos...

Donc pour moi, il y a prescription ça sonne comme une mise au point déjà faite et inutile de ressasser, c'est ni une fuite, ni l'envie de ne pas assumer...
34 ans Parisienne exilée à Liège 1628
Je suis méga rancunière alors il n'y a jamais prescription.

Je trouve que c'est lâche et facile, ma mère c'est le genre de personne à te faire super mal mais tant pis c'est le passé et elle continue à le faire parce qu'elle s'en fiche d'avoir tort, elle se dit c'était hier c'est le passé donc on n'en parle plus, jamais d'excuse :roll:
C'est comme si chaque jour elle me faisait mal et le lendemain c'est pas grave le compteur est remis à zéro, mais non je suis rancunière, et je coupe les ponts le plus possible.
S
32 ans 3465
Je pense que c'est mon sujet, qui t'as inspiré, Toad...Non? :lol:

Quant au " Il y a prescription", je pense que ça dépend du contexte. Tant qu'une personne souffre encore, de ce qui a pu se dérouler dans son passé, il n y a jamais prescription.

Et aux personnes qui disent ça, sans avoir réglé la source du problème, je les trouve lâche. C'est, pour moi, une manière de passer sous silence, le mal qu'on a pu faire, et ne pas en payer les conséquences sous prexte que c'est passé.

Sauf que ces personnes oublient vite un truc. Ce n'est pas à eux de décider quand il y a prescription, mais à la "victime" et à elle seule.

Ensuite, je suis d'accord pour dire, que quand une chose a été débattue et redébattue, plusieurs fois et que ça revient quand même, sans cesse sur le tapis, là oui, on peut dire " Il y a prescription".
43 ans 4830
on ne m'a jamais fait ce genre de coup du "il y a prescription"... où je ne m'en souviens plus!
mais je pense comme d'autres, comme lalwende, ou sibell, qu'il ne peut y avoir prescription tant qu'une des personnes concernées souffre, quelques soient le nombre d'années. d'ailleurs, je suis un peu choquée par la justice et son sens de la prescription dans certains cas, le viol infantil par ex...

pour ma part, je ne suis pas du tout rancunière et j'ai tendance à oublier facilement les crasses qu'on m'a faites, pour le peu qu'on prenne le soin d'en exprimer quelques remords. en même temps, je n'ai pas vécu de si grands traumatismes, en tous cas aucun que je n'ai plus ou moins réussi à surmonter avec le temps.

sur le coup je suis fâchée, je râle et fais ma langue de p... et après, une fois calmée, c'est reparti comme en 40!
42 ans 04 5576
gurgle a écrit:
d'ailleurs, je suis un peu choquée par la justice et son sens de la prescription dans certains cas, le viol infantil par ex...


je ne sais plus qui a dit (citation evee d'hier ^^) : "Il n'y a pas besoin d'être magistrat ou avocat pour comprendre que légalité et justice ont deux choses différentes".

Je te rejoins sur ce point là.

Sibell, je ne suis pas sure : la victime peut aussi utiliser pour refuser la discussion et contiuner à faire payer un coupable se culpabilsant. En outre, ce n'est pas parce qu'on discute encore et encore des mêmes choses qu'on résoud un problème..parfois, chacun reste sur ses positions, même au bout de 50 discussions
B I U