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Comment évacuer ce qui pèse après une rupture ?

1834
Voilà, je voulais essayer de partir de mon expérience perso pour arriver dans le sujet,
mais finalement ce serait bien trop long et difficile à en saisir toutes les nuances car
les  
histoires de couple sont toujours complexes et le fruit de beaucoup de paramètres.

Alors je vais essayer d'en venir au fait directement, je sais pas si ça va beaucoup vous parler.
(pour les filles remplacez le féminin par le masculin ça marche évidemment pareil)


Pensez-vous qu'il soit bon de sortir ce qu'on a sur le cœur à l'autre pour pouvoir mieux se reconstruire par la suite, quitte à la perdre pour de
bon si elle a un mauvais caractère (genre un peu "princesse" sur les bords...) et qu'elle prendra à priori tous reproches d'une mauvaise façon ?

Je ne pense pas à l'explosion de violence ou à la volonté de ressortir des petits trucs sadiques juste pour tenter de faire le plus mal possible...
Non, plus avoir l'impression de rétablir une certaine justice pour soi, une certaine dignité en redéfinissant à l'autre sa hiérarchie des valeurs.
En disant que non, il y a eu de l'abus à certains moments qui ne trouvent aucune autre justification réelle que le mépris, enfin vous voyez le genre ?...


J'ai du mal à bien m'exprimer parce que c'est le bordèle dans ma tête cette histoire...

Donc si ça vous inspire quelque chose ou vous rappelle une expérience, n'hésitez pas merci. ;)
34 ans Plus loin vers l'ouest 3057
Je pense que oui effectivement ça peut être une étape pour passer à autre chose.

J'avais des choses à dire a mon ex, que je n'ai pas fait sur le coup et j'ai eu beaucoup de mal à m'en detacher (cf : le post sur la memoire olfactive! ;) ).

Il y a eu une année sans contact, j'ai eu du mal à remonter la pente, on s'est appelé souvent au point que ça me bouffait et je n'arrivais pas à me reconstruire.

Et puis j'ai pu lui dire ce que j'avais sur le coeur, pas forcement des reproches, non mais sur ce que j'ai pu ressentir à un certain moment, cette discution était posée, calme et j'ai pu commencé à faire ce fameux deuil de rupture, ça ma sembler essentiel, j'en avait besoin pour continuer à avancer. Pour pouvoir être digne de commencer une nouvelle histoie sur de nouvelles bases avec d'autres valeurs.
107 ans Sous la neige au fond à droite 7534
Comme d'hab, je suis pas compétente pour répondre mais ça m'arrête pas :lol:.
Alors je pense que ça pourrait être utile à l'autre d'entendre ce qui, chez lui/elle, a entraîné une baisse de confiance, de la colère etc.
Mais en écrivant ceci, je me dis: Ouais, mais on le fait déjà avec mon chéri, et il me semble que pour que marche la communication au sein du couple, ce soit le cas quand ça marche.
Donc! ma conclusion initiale devait être: ça me semble une super idée, mais je vois pas comment ça peut être fait sereinement. Et ma nouvelle conclusion c'est: ptet que la rupture a justement été causé par un défaut de communication, si la question se pose?
Et quant à évacuer, moi je dis: les amis sont là pour ça. C'est le rôle qu'on remplit pour eux quand ça va mal dans leur vie, alors en cas de rupture, tu as le droit d'être le centre larmoyant de l'attention empathique, compréhensive et payeuse-de-cafés.
1834
Merci pour vos avis, c'est sympa.
Et dans l'ensemble ça a tendance à conforter plus ou moins ce que je pensais déjà sur la question.

En fait dans mon cas ma plus grande faiblesse c'est que j'ai peur de la perdre mais c'est une notion assez ridicule puisqu'elle n'a d'ores-et-déjà rien à foutre de moi. :roll:
Ça me rassure de me dire que je ne l'ai pas complètement perdue, que je pourrais l'appeler encore une fois de temps en temps comme amie, mais je crains que ça n'ait aucun sens.


Quant à ta conclusion Darlee-doo elle n'est pas bonne : ce n'est pas un défaut de communication qui a provoqué la rupture mais son absence totale ! :lol:
107 ans Sous la neige au fond à droite 7534
Vi mais c'est là le piège, Mi-k-l.
En fait, je projette mes angoisses rétroactives de quand je bloquais sur un type qui m'a fait courir pendant 4 ans, le plus souvent à son insu, et ce n'est peut-être valable que pour moi. Mais si mon expérience m'a appris un truc, c'est que les arbres cachent la forêt, et le souvenir de mon ex (et la tienne aussi, selon moi) a été le plus grand ennemi de ma reconstruction et vie sentimentale à venir.
34 ans Plus loin vers l'ouest 3057
est ce que cette "relation" ne t'empeche pas d'avancer?
La peur n'evite pas le danger comme on dit, je ne connais pas ton histoire ni la relation que tu as eu avec cette personne.
Est ce que tu "t'interdis" (je met ce mot entre guillemets parce que je n'aime pas trop son sens propre mais je n'ai pas d'autre mot qui vient de suite) de continuer à vivre sans elle parce que tu as peur de ce que serais ta vie sans elle, sans nouvelles?
Tu n'es peut être pas près à te detacher totalement d'elle.
Le fait de lui faire part de ton ressenti te permettrai peut être à avancer et passer à autre chose.

Je met beaucoup de peut être, oui je sais, mais ma solution à moi n'est pas la tienne ni celle de quelqu'un d'autre, je peux te parler de mon histoire, je peux poser des questions afin de te permettre d'avancer dans ta réflexion.

Toi seul pourras trouver la réponse à ta question et savoir ce qui est reellement bon pour toi car chaque parcours est différent.
1834
Oui c'est sûr que j'ai la réponse au fond de moi, je le sens.
Mais des fois on est cons, on a quand même besoin de l'entendre pour l'accepter même si on le sait... :lol: :roll:

J'ai extrêmement de mal à couper le cordon avec cette relation, mais justement ça a été terriblement accentué par l'attitude
de cette fille qui a refusé le moindre dialogue écrit ou parlé jusqu'à il y a une semaine, et c'est là où je lui en veux le plus.

Bien sûr l'envie de couper les ponts avec quelqu'un après une rupture peut être aussi, selon comment c'est fait, une preuve de maturité.
J'en suis conscient, mais il y a des limites à cette règle. Et elle les a largement franchies en n'ayant qu'un comportement de sale gamine.

Enfin bref... tout ça pour dire que oui, j'ai peur d'abandonner mes illusions probablement.
Parce que je sais que lui dire ce que j'ai sur le cœur, ça signifie en même temps lui dire adieu.

Et si je perds une fille, je perds également une région (celle dans laquelle j'étais venu la rejoindre), je perds sa sœur et son
beau-frère que j'adore, je perds ma belle-mère, je perds tout ce que j'avais mis dans cette nouvelle vie, et c'est pas facile.

En même temps si la vie était facile ça se saurait... :roll:


Maintenant ce qui va être plus dur c'est de trouver le bon ton pour lui parler.
J'avais commencé à écrire un mot récemment, mais j'en suis déjà à 9 pages, ça va pas le faire... :shock: :lol:

Va falloir faire du tri, dire l'essentiel mais le dire de la bonne manière.
Parce que si mon but n'est pas de lui faire mal, il n'est certainement pas non plus de lui faire du bien.

Question de dosage... pfff...
306
tu ne pourra jamais l"évacuer
tu vivra avec toute ta vie
moi ça fait 10 ans
1834
Je suis époustouflé par l'amertume et la noirceur qui se dégagent de ton message.

Vivre avec toute sa vie oui, mais à la manière d'une cicatrice, pas d'une plaie à jamais ouverte.

Je ne suis pas d'un naturel particulièrement optimiste mais quand même, je ne m'imagine pas une
seule seconde pouvoir me soumettre à un tel emprisonnement moral pendant autant d'années !...

Et puis je n'ai aucune envie de lui faire ce "cadeau" d'être le point fondamental de ma vie.
Je suis résolu à considérer qu'elle ne le mérite plus, et ça m'aide à avoir envie d'avancer.

Je nous souhaite sincèrement à tous deux de pouvoir retrouver du bonheur dans d'autres circonstances.
O
99 ans 10517
Mi-k-l

si tu la perds juste parce que tu as osé t'exprimer, être toi-même, alors tu n'auras rien perdu.

L'homme quej'aime vit comme celà depuis quinze ans, n'ose rien dire à sa femme pour ne pas aller au clash, elle n'en a rien à foutre de lui c une évidence mais il est paralysé par la trouille...
Il est heureux avec moi, mais n'arrive pas à faire le deuil de cette relation qui ne fonctionne pas et n'aura jamais fonctionné... parce que complètement sous l'emprise psychologique de sa femme.

si je peux me permettre un conseil, tire toi vite avant de te réveiller à 40 ans avec deux gosses, des dettes par dessus la tête (pour combler la princesse) et l'impression d'avoir été un pantin dans les mains de Mme depuis tout ce temps... Si elle n'en a rien à faire de toi maintenant, tu auras beau ramper, lui décrocher la lune, elle ne t'aimera pas plus pour autant, et toi tu vas y laisser ton coeur et ton âme...
tu as déjà fait le plus difficile, à savoir prendre conscience de ta situation avec une grande lucidité... bon courage !
42 ans Ouest lyonnais 1301
[quote=Mi-k-l]cette fille qui a refusé le moindre dialogue écrit ou parlé jusqu'à il y a une semaine, et c'est là où je lui en veux le plus.

Peut-être avait-elle ses raisons de refuser le dialogue ? Il y a bientôt un an, j'ai quitté un homme que pourtant j'aimais beaucoup. Et les premiers temps, après qu'il soit partit de chez moi (il était venu vivre avec moi), je ne pouvais pas lui parler... J'avais envie pourtant, de lui dire tout ce que j'avais sur le coeur, mais je n'étais pas prête. Et je sais qu'il en avait besoin pourtant... :oops: Mais quand il y a une rupture, on se doit de penser aussi à soi, à sa propre "récupération", et pour mon propre bien, j'ai eu besoin de ce temps avant de lui parler.
Peut-être est-ce son cas à elle aussi ?

Par contre, si toi tu ressens le besoin de lui parler, et qu'elle est maintenant prête à renouer de dialogue, fais-le ! D'une façon ou d'une autre, de toute façon, il faut que tu puisses alléger ce que tu as sur le coeur. Je pense pour ma part, que par écrit, c'est le mieux pour éviter de "s'enflammer", et du coup d'aller trop loin dans ses paroles.

En tout cas, je compatis, parce que ça doit être très dur, quand on perd la femme qu'on aime, de perdre tout le reste avec....

@ Crabe : :shock: J'espère qu'un jour tu trouveras la force de dépasser ça et d'avancer....
1834
Je vais préciser deux-trois trucs pour qu'on se comprenne mieux.

Déjà, je suis séparé de cette fille depuis 6 mois environ.
Concernant la rupture en elle-même, je comprends tout-à-fait ce qui l'a amenée avec le recul.
J'ai fait tellement d'erreurs et peu d'efforts que l'enchainement a finalement été très "logique".
Et quand je parlais de "princesse" c'était plus au niveau de son caractère, parce que sinon elle
a assuré pendant notre vie de couple, et c'est pas quelqu'un qui m'a vampirisé ou traumatisé.

Bon ben alors il est où le problème gros con ?! :lol:


En fait c'est l'après-rupture qui a pris une tournure pathétique.
C'était ma première relation donc ma première rupture également, ce qui en rajoute évidemment.
Nous n'avons jamais parlé, jamais pu avoir le moindre échange pour repartir sur de bonnes bases.
Finalement moi c'est tout ce que je demandais : la revoir une ou deux fois pour "exorciser" la relation.
Ce qui fait que j'ai enchainé six mois de dépression à cause de ça en ne pensant qu'à elle chaque jour.

Et le pire c'est que récemment on a pu se revoir, et là tout s'est passé exactement comme je le pensais.
Le simple fait de la revoir une fois suffisait, dès le lendemain je me sentais déjà mieux.
Conclusion : ces six mois de putain de dépression et de souffrance étaient parfaitement inutiles !
Elle n'avait qu'à faire un misérable effort le temps d'un après-midi, c'était pas trop demander quand même !

Voilà la cause de tout ce bordèle, c'est tellement rien que c'en est même pitoyable...
Le problème c'est que la demoiselle nullement déprimée m'a quitté pour un autre, c'est ça la raison de la rupture.
Et donc elle a décidé de me laisser pour mort dès le lendemain, de me retirer tout droit d'existence à ses yeux.
Elle n'a jamais coupé les ponts pour se protéger, au contraire elle était plus pimpante que jamais !
Elle a juste décidé de me zapper parce que ça la gonflait de devoir assumer un minimum c'est tout.

Mais cette simple fainéantise a produit des conséquences démesurées et désastreuses chez moi.
C'est là où il y a clairement un hic.
J'ai été traité comme une merde alors qu'il aurait suffi de tellement peu pour que ça finisse bien.
Je crois que ça lui a bien plu de me voir détruit en train de lui supplier quelques mots à l'agonie.
C'était tellement facile et bas que c'en est écœurant.


Je ne sais pas si je suis très clair... en plus vous êtes des filles donc vous
allez avoir tendance à vous mettre plutôt à sa place qu'à la mienne peut-être !
:P
O
99 ans 10517
oui, tu es parti MAIS tu es toujours dépendant, donc encore sous son emprise puisque juste la revoir te réconforte alors qu'elle t'a laissé choir comme une vieille chaussette si j'ai bien compris...
1834
Oui, encore un peu dépendant mais c'est en train de se dissiper petit à petit depuis les fameuses retrouvailles justement.

En fait il fallait que je la revoie au moins une fois.
Je ne sais pas pourquoi, mais c'était comme ça, obligatoire, impossible de faire autrement.
C'était bizarre, mais la dépendance était liée au fait de la revoir rien qu'une fois.
Pour lui dire au revoir, pour dire au revoir à notre relation, à la région...

Et je ne lui pardonnerais jamais de ne pas m'avoir donné plus vite quelque chose d'aussi élémentaire.
Au même moment un ami à moi rompait également avec sa copine d'une relation sérieuse.
Hé ben il a essayé au maximum d'être correct, de prendre le temps qu'il fallait.
Et puis ça n'avait rien de jouissif pour lui : il souffrait de devoir faire souffrir, quand bien même il n'aimait plus la fille.

Voilà ce qui fait la différence entre l'humanité et le mépris, c'est pourtant assez simple à comprendre comme concept.
42 ans Ouest lyonnais 1301
Quand je disais que j'avais eu besoin de temps avant de pouvoir avoir une explication avec mon ex, c'est que moi aussi, j'avais pas mal souffert de notre rupture. Contrairement à elle apparemment... :roll:
Et en plus, ce "temps", il a duré qu'une semaine, pas 6 mois !!!! :shock:
sur ce coup, non, elle a vraiment pas été sympa du tout...Comment on peut aimer, puis détruire quelqu'un, sans même un regard en arrière ? Je ne comprendrais jamais ça moi...

Je pense, corrige moi si je me trompe, que tu n'étais pas heureux de la revoir au sens "love-love", mais plutôt aus sens où ça t'a aidé à tourné la page, non ?
B I U