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Je n'arrête pas de manger lorsqu'il y a du monde

45 ans région parisienne 5831
Bonjour à tous,

J'aimerai savoir si d'autres personnes ont connu le même problème que moi, si elles s'en sont sorties, et comment. Merci!

Je gère désormais à peu près sainement mon alimentation:  
je mange quand j'ai faim, je ne fais plus de crises d'hyperphagie (très rarement), je reconnais ma satiété et j'arrive à m'arrêter de manger. Par contre, tout dérape quand je suis invitée chez quelqu'un: j'ai alors beaucoup de mal à ne pas picorer sans cesse en n'ayant plus faim, en particulier à l'apéro. On dirait que tant que les assiettes devant moi ne sont pas vides, il faut que je mange, alors même que je n'ai plus faim et que je n'aime pas particulièrement ce qu'il y a devant moi! :shock:

C'est peut-être le stress d'être en société (mais bon, je ne suis pas non plus particulièrement timide ou quoi que ce soit), je ne sais pas, j'ai juste l'impression qu'il faut absolument que les assiettes devant moi soient vides pour me sentir tranquille. Pourtant, quand je suis avec ma petite famille, j'arrive désormais à jeter le reste de mon assiette lorsque je n'ai plus faim. Peut-être que je culpabilise de jetter de la nourriture (ce qu'on m'a toujours appris à ne jamais faire), mais que j'y arrive quand je suis avec mon mari et ma fille, mais pas avec les autres?
42 ans 1114
J'ai eu le même problème!
Enfin, j'ai eu...disons que je ne l'ai presque plus mais que parfois il resurgit, selon la personne chez laquelle je me trouve... :?
Pareil que toi, chez moi tout allait bien, et dès que j'étais invitée ou que j'allais au restau, vlan, orgie :shock:
Perso ça s'est amélioré lorsque j'ai pris conscience du fait que je vivais énormément pour le regard des autres.
Comme si je me sentais épiée et jugée à chaque seconde :roll:
Et je remarque que j'adoptais surtout ce type de comportement lorsque j'étais en compagnie de personnes qui surveillent de près leur alimentation et leur ligne. Comme si je transgressais un interdit en mangeant de bon coeur, et que donc, ben quitte à transgresser, autant y aller à fond. Comme dans une bonne vieille compulsion.
Exemple: nous avons un couple d'amis dont l'homme est focalisé sur le poids et l'alimentation. Sa femme est extrêmement mince mais elle semble plus équilibrée sur ce plan-là. Elle fait gaffe, sans être obsédée. Lui par contre, très mince également, fait une fixette sur son poids et sur celui des autres (il a engueulé sa soeur devant nous parce qu'elle était était serrée dans son 36). Il ne m'a jamais fait aucune remarque car très bien élevé, mais je sais que pour lui, je suis trop grosse (je taille du 42, donc je dois être un brontosaure à ses yeux :lol: ).
Lorsque nous mangeons chez ce couple, avec qui nous nous entendons au demeurant fort bien, j'ai toujours, encore maintenant, tendance à trop manger...
Ca te parle ou pas du tout?
O
58 ans 4229
j'ai le même problème, quand je sors, chez des amis, au resto, je mange trop. et je bois un peu trop (faut dire qu'avec 2 verres j'ai la tête qui tourne^^) et je fumais plus aussi!

bon c'est quelque chose que je n'arrive toujours pas à réguler. même si j'ai plus faim, je finis mon assiette. alors que chez moi ça ne me pose pas de problème d'en laisser.

et je crois que la raison, pour mon cas, est tout autre que celle de Zolaa, je ne me préoccupe pas du tout mais alors pas du tout de ce que pensent les gens autour de moi (après un gros travail soit^^), mais c'est surtout que je crois que c'est la convivialité!
comme ce qu'on appelle l'alcoolisme mondain, j'ai le syndrome de l'excès de nourriture mondain, je sais si tu vois l'idée..
et je pense que c'est un peu une culture familiale. quand on arrive à tous se regrouper, on fait un bon gros repas et je crois que tout le monde mange trop (et je suis la seule à avoir un vrai excès de poids).. c'est l'aspect festif en fait

mais même si j'en ai conscience, ça ne m'aide pas du tout à me réguler...
42 ans 1114
Entièrement d'accord avec le côté festif aussi.
J'ai également tendance à manger davantage en soirées du fait de l'atmosphère de convivialité.
Par contre ça je ne le considère pas comme un "problème". Me concernant, je ne le rapproche pas d'un TCA, parce que je ne ressens pas la même chose dans ce cas. Je vais reprendre du plat ou du dessert, ou les 2, mais ce pas par obligation. C'est simplement parce que c'est bon, et que parfois on mange trop, c'est pas grave, c'est la nature humaine humaine, quoi.
Je ne sais pas si je me fais bien comprendre...
Il y a des cas où ce n'est plus le côté festif qui me pousse à trop manger, mais vraiment une sorte d'impératif auquel je dois obéir: "Mange! Reprends du dessert! Fais-toi éclater la panse! Si t'as pas envie c'est pareil, je te demande pas ton avis!" Comme une compulsion, vraiment...
48 ans 35 10308
Zolaa a écrit:
Entièrement d'accord avec le côté festif aussi.
J'ai également tendance à manger davantage en soirées du fait de l'atmosphère de convivialité.
Par contre ça je ne le considère pas comme un "problème". Me concernant, je ne le rapproche pas d'un TCA, parce que je ne ressens pas la même chose dans ce cas. Je vais reprendre du plat ou du dessert, ou les 2, mais ce pas par obligation. C'est simplement parce que c'est bon, et que parfois on mange trop, c'est pas grave, c'est la nature humaine humaine, quoi.
Je ne sais pas si je me fais bien comprendre...

Je te comprends en tout cas, parce que j'allais répondre un truc similaire.
Oui, il y a des circonstances où on peut être amené à manger "trop" et ce n'est pas forcément dramatique. Quand ça m'arrive je compense (naturellement) dans les repas suivants.
Est-ce que ça vous pose des problèmes particuliers, ces épisodes où vous mangez trop en société? Est-ce que vous pensez que c'est important que vous vous réguliez là aussi, ça vous stresse, ou alors c'est possible de se "laisser aller" dans ce genre de situation conviviale? En gardant quand même la conscience de ce qu'on fait, mais sans que ça soit un drame?
42 ans 1114
Citation:
Est-ce que ça vous pose des problèmes particuliers, ces épisodes où vous mangez trop en société? Est-ce que vous pensez que c'est important que vous vous réguliez là aussi, ça vous stresse, ou alors c'est possible de se "laisser aller" dans ce genre de situation conviviale? En gardant quand même la conscience de ce qu'on fait, mais sans que ça soit un drame?

Donc ça dépend ;)
Si c'est le côté convivialité, no stress, je régule naturellement après, ça m'en touche une sans faire bouger l'autre, si je puis dire.
Le problème c'est le côté compulsion lorsque je suis en compagnie de certaines personnes. Je m'imagine que ces personnes vont me juger si je mange trop, du coup je dévore. Ou alors (je viens d'y penser, grande révélation :shock:) ces personnes, sans le savoir, me replacent dans le contexte psychologique qui a généré le début des TCA: culpabilité et rigidité. Elles me renvoient à mon passé de mangeuse émotionnelle, sans doute parce qu'il y a des choses qui ne sont pas encore tout à fait réglées. Ces personnes représentent quelque chose qui me fait compulser.

Désolée mamykro, j'ai l'impression de m'étendre (voire de me répandre) un peu sur ton propre post :oops:
J'espère qu'au moins ce dialogue pourra t'apporter des éléments de réponse par rapport à ton questionnement! En tous cas moi il m'aide beaucoup :mrgreen: et je crois que je vais pouvoir, grâce à toi, me débarrasser de ce restant de problème de compulsions en société.
O
58 ans 4229
Angia a écrit:

Est-ce que ça vous pose des problèmes particuliers, ces épisodes où vous mangez trop en société? Est-ce que vous pensez que c'est important que vous vous réguliez là aussi, ça vous stresse, ou alors c'est possible de se "laisser aller" dans ce genre de situation conviviale? En gardant quand même la conscience de ce qu'on fait, mais sans que ça soit un drame?


sur le coup, non, je profite, je m'amuse, je mange un peu trop^^
mais c'est surtout que je me rends compte que c'est systématique. ce n'est pas une fois à l'occaz, c'est dès que je sors de chez moi, je suis dans l'excès, donc ce serait plus ça qui m'inquiéterait. je ne suis pas non plus dans une culpabilité, mais dans le questionnement. pourquoi à chaque fois que je mange en dehors de chez moi je mange trop?
45 ans région parisienne 5831
organic a écrit:
comme ce qu'on appelle l'alcoolisme mondain, j'ai le syndrome de l'excès de nourriture mondain, je sais si tu vois l'idée.


Voila, je crois que pour moi, c'est exactement ça! Zolaa, ce que tu décris pour toi, je crois que cela ne me correspond pas, enfin, je n'ai pas l'impression. Au contraire, j'aurais même plutôt l'impression de plus manger quand je ne me sens pas jugée: quand je suis chez des personnes qui traquent l'excès de graisse, j'arrive mieux à ne pas déraper vers le TCA.

Pour ma part, je crois que c'est vraiment le syndrôme de l'assiette vide: je me sens vraiment soulagée quand les assiettes de l'apero sont vides, du genre "ouf, je vais pouvoir arrêter de me goinfrer". :roll: Perso, je crois que je ne m'amuse même pas, au contraire, je suis stressée tant que les assiettes sont remplies.

En réfléchissant, je me demande si ce n'est pas un reste de mon éducation: quand j'étais petite, ma grand-mère me disait toujours que c'était impoli de ne pas finir son assiette. J'ai été éduquée à toujours terminer les plats, ne pas gâcher, ne pas en laisser ( "on voit que t'as pas connu la guerre" disait mon grand-père), voir à se resservir pour flatter la maitresse de maison. Je me demande si c'est pas ce côté-là qui ressort en société. Moi, j'aurais peut-être plus l'impression d'être jugée impolie en ne finissant pas mon assiette...

Zolaa a écrit:
Désolée mamykro, j'ai l'impression de m'étendre (voire de me répandre) un peu sur ton propre post


Aucun soucis, vraiment, même au contraire! :D Je trouve que c'est super intéressant de voir qu'au fond, on est quelques unes à avoir ce problème, mais pour des raisons fondamentalement différentes. C'est étrange, d'un certain côté, et cela me fait aussi réfléchir: pourquoi tant de causes différentes donnent-elles le même effet? est-ce qu'on se trompe dans nos explications? Est-ce qu'il existe une autre explication qui pourrait convenir à toutes?

De toutes façons, moi, ça m'aide quand tu me dis que pour toi, il s'agit de ça, parce que je peux me dire "ben tiens, non, pour moi, c'est aps ça du tout" et du coup, j'avance un peu vers ma propre réponse. Donc au contraire, je trouve ça vraiment bien qu'on partage totues nos pensées là dessus.
42 ans 1114
Bon ben suis rassurée alors!

Pour en revenir au sujet, je ne pense pas qu'il ait un symptôme unique pour chaque personne. Enfin j'espère que non, je trouve que ça fait trop "Meilleur des mondes " ou 4ème dimension.

Le syndrome de l'assiette vide: intéressant, pour le coup moi je ne l'ai pas du tout.
Tu stresses tant que les plats sont pleins?
Question con: te sens-tu responsable de ça? Je veux dire, penses-tu réellement que la maîtresse de maison va t'en vouloir PERSONNELLEMENT si les plats ne sont pas vides? Qu'elle va venir te voir en douce, dans un coin, et te demander gentiment d'aller finir les plats, parce que quand-même, ça ne se fait pas de laisser de la nourriture? :lol:
45 ans région parisienne 5831
Angia a écrit:
Est-ce que ça vous pose des problèmes particuliers, ces épisodes où vous mangez trop en société? Est-ce que vous pensez que c'est important que vous vous réguliez là aussi, ça vous stresse, ou alors c'est possible de se "laisser aller" dans ce genre de situation conviviale? En gardant quand même la conscience de ce qu'on fait, mais sans que ça soit un drame?


Moi, ça me stresse parce que je n'y prends pas de plaisir. Je ne me dis pas "vas-y, éclate-toi, c'est la fête", mais "put**, il reste des trucs dans l'assiette, il faut que je les mange". :roll: Parfois, je ne me dis même pas ça, mais j'enfourgue les trucs dans ma bouche comme un zombie: je me rends à peine compte que je mange, en fait, c'est comme si mon corps agissait sans que je lui en ai donné l'ordre...

Pff, plus je détaille mon cas, plus je me dis que je suis grave! :lol:
45 ans région parisienne 5831
Zolaa a écrit:
Tu stresses tant que les plats sont pleins?
Question con: te sens-tu responsable de ça? Je veux dire, penses-tu réellement que la maîtresse de maison va t'en vouloir PERSONNELLEMENT si les plats ne sont pas vides? Qu'elle va venir te voir en douce, dans un coin, et te demander gentiment d'aller finir les plats, parce que quand-même, ça ne se fait pas de laisser de la nourriture? :lol:


:lol: :lol: Tu m'as trop fait rire! :lol: :lol:

mais au fond, peut-être qu'effectivement, je pense un peu cela, que je suis responsable de vider les plats et que la maitresse de maison va être vexée sinon. En tous cas, c'est exactement le cas de ma grand-mère (elle m'a élevée): elle se vexe si on ne mange pas le plat qu'elle a préparé ou si on le critique. Et impossible d'en laisser dans le plat: elle t'en remet d'office dans l'assiette, et t'as intéret à tout finir (l'excuse "j'ai plus faim" n'est pas valable, et "je n'aime pas" est impossible car pour ne pas la vexer, tu lui as déjà dit que c'était bon).
45 ans région parisienne 5831
Zolaa a écrit:
Le problème c'est le côté compulsion lorsque je suis en compagnie de certaines personnes. Je m'imagine que ces personnes vont me juger si je mange trop, du coup je dévore.


Mais qu'est-ce que tu te dis, au fond: plutôt "de toutes façons, je vais foirer l'épreuve, donc autant manger" ou bien "tu veux que je fasse ça? ben je vais faire tout l'inverse, rien que pour t'emm**". Tu dévores pour te conformer à ce que tu penses qu'elles pensent de toi, ou au contraire, pour ne pas te conformer à ce tu penses qu'elles voudraient que tu fasses? (ouf, j'espère que c'est clair)
42 ans 1114
En fait je ne sais pas. Je pense que c'est un problème d'assurance et d'affirmation de moi-même.
Face à ces personnes dont je pense qu'elles mes jugent (ce qui est sans doute faux, en + :roll: ), je crois que je ne sais plus trop qui je suis, et donc je mange pour exister. Pour me réapproprier mon corps.
Ou alors le fait que je pense qu'elles me jugent si je mange trop me fait compulser parce que je culpabilise.
Ou alors c'est les 2.
Mais ça ne le fait qu'avec certaines personnes, celles qui sont les plus rigides sur les questions de nourriture et d'image d'elles-même. En fait elles me renvoient à ma propre problématique, qui est presque réglée, mais en fait pas entièrement, la preuve. :?

Sinon la piste Grand-mère dans ton cas me semble intéressante. En tous cas les 2 situations se ressemblent: tu dois finir l'assiette quand tu es avec ta grand-mère, tu dois finir l'assiette quand tu es chez quelqu'un.
Et quand tu reçois?
45 ans région parisienne 5831
Quand je reçois, ça va à peu près. En tous cas, j'ai largement dépassé les problématiques de ma mère et de ma grand-mère qui font de la bouffe pour le double de personnes présentes, avec 15 légumes différents pour accompagner, qui regardent ce que tout le monde mange et qui proposent de faire autre chose si jamais tu fais mine de ne pas te resservir une troisième fois. :lol: Bon, je ne peux pas dire que je ne suis pas un peu stressée si jamais un invité ne mange rien, mais ça va, rien de grave.

Zolaa a écrit:
Mais ça ne le fait qu'avec certaines personnes, celles qui sont les plus rigides sur les questions de nourriture et d'image d'elles-même.


Comme si tu t'appropriais leurs pensées en te disant "je dois contrôler mon image", et que, du coup, cela te fait aller vers le TCA? Tu es très empathique, de façon générale?
42 ans 1114
Citation:
Tu es très empathique, de façon générale?

:shock: :shock: :shock:
Carrément...Tu viens de mettre le doigt sur un truc là...

Mais quand tu reçois, tu manges beaucoup aussi ou c'est que quand tu es invitée? Ton titre "Je n'arrête pas de manger quand il y a du monde" c'est partout y compris chez toi, ou seulement chez les autres?
B I U