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Aux mamans déjà maman... La question de l'affection ?

35 ans Paradise 559
Bonjour


J'ai eu beaucoup de mal à trouver un titre à mon sujet. Déjà là j'espère que je vais réussir à trouver les mots pour exprimer ce que je ressens, et  
ce que je pense ne pas encore ressentir justement, ce qui me fait culpabiliser.

Pour la petite histoire, je suis maman d'une petite fille de 26 mois. Je l'adore, elle est toute ma vie, je suis trés fusionnelle avec elle, je suis maman au foyer, je consacre tout mon temps ou presque à son confort, sans pour autant ne plus penser à moi.
Je ne la laisse jamais à personne, pas parce que j'ai peur mais parce que je n'en ressens pas le besoin, tout comme mon mari. On apprécie notre vie à trois, on fait tout ensemble, depuis le début, les sorties, les restos, rien ou presque ne nous arrète.

Nous cododotons toujours, bien que ma fille ait son propre lit et vienne rarement dans le notre.

Je suis actuellement enceinte de 16 SA. J'en suis trés heureuse, c'est un bébé trés attendu.

J'ai adoré ma première grossesse, j'ai vécu pleinement mon accouchement, la première rencontre, sauf qu'un baby blues carabiné a pourri les deux premiers mois avec ma fille ainée.

Maintenant que le tableau est dressé, voici mon questionnement, mes peurs :

J'aime tellement ma fille ainée, je la considère comme mon univers, avec mon mari et ma famille, mais mon amour pour elle est entier, infini.
Du fait j'ai encore beaucoup de mal à me dire que je vais réussir à multiplier cet amour pour le donner à un deuxième enfant, de manière égale. Et celà me fait culpabiliser car j'ai toujours peur que ce nouvel enfant, que je porte en moi, le ressente et que cela lui soit négatif...
Je n'arrive pas à imaginer cet enfant au même titre que ma fille. Je sais que je l'aime, mais on dirait qu'il n'a pas encore de réalité. Est ce que vous avez ressenti ça pour votre deuxième ?

J'ai peur de ne pas savoir les aimer à égalité, que l'un des deux soit lésé. D'un autre coté, le fait que j'ai cette peur en moi me fait redouter un deuxième baby blues, j'ai peur de passer mes journées à tenter de donner de l'affection à l'un, puis à l'autre, et à recommencer à l'infini jusqu'à me laisser bouffer uniquement par peur de ne pas leur montrer assez mon amour, de façon égale, à l'un et à l'autre. J'ai peur de faire des différences, des comparaisons, malgré moi, et que l'un des deux en pâtisse...

Deuxième peur : J'ai la trouille de retomber dans un baby blues. Je connais mes faiblesses mais je n'arrive pas à les résoudre, elles sont en moi, cette peur des changements, j'y travaille mais je sais que ce sera difficile.
Est ce que vous pensez que c'est inévitable ?
Parfois je me dis que ce sera forcément différent de ma première grossesse dans le sens ou je ne suis plus "novice", même s'il s'agit d'un autre bébé avec un autre caractère etc, je me dis que je ne serais plus aussi "godiche" que la première fois, mais j'ai peur de retomber dans un cercle vicieux qui me priverait de ces premiers instants avec bébé...

Ensuite j'ai peur de faire une sorte de reconstitution.
Dans ma téte, quand je pense au bébé, je vois ma fille ainée. Quand je pense à l'accouchement, je revois celui de ma fille. Quand je tente de me dire que ce sera différent, tout ce qui me préoccupe finalement c'est le bien être de ma fille ainée, à savoir comment je vais la faire garder, si elle ne va pas être malheureuse etc...

Est ce que vous avez connu ce genre de choses ?

Je pensais qu'avec une deuxième on prenait plus vite conscience du fait qu'il s'agit d'un bébé, mais là j'ai l'impression de planer, et de faire sans cesse référence à ce que j'ai vécu avec ma fille.

Enfin voilà... J'espère que ce sera clair, vu qu'il y a plusieurs "questions"...

Ma soeur, qui a eu 4 enfants, m'a dit qu'elle avait ressenti ça aussi pr son deuxième, mais plus pour les autres, que finalement, le plus dur, c'était cette deuxième grossesse, car on se psoe des questions sur l'amour que l'on va porter aux deux sans faire de différences, si on va y arriver, alors que pour les autres aprés ça coule plus de source et pr un premier on ne se la pose pas trop vu qu'il est seul...

Merci pour vos réponses et témoignages...
31 ans Dans le sud ;) 5608
Bonjour Soft-Mom-Power,

Je n'ai pas d'enfants mais je retrouve tout à fait ce qu'a vécu ma soeur dans ce que tu racontes. Elle aussi avait l'impression que cet enfant n'était pas " réel ", qu'elle n'arriverait pas à l'aimer, qu'il était impossible qu'elle partage son amour, que ça ne serait pas vraiment son fils... Elle en arrivait même dans ses moments les plus " down " à dire " mais je ne l'aime pas cet enfant ", et je te raconte même pas la culpabilité qui en découlait forcement, parce que ça n'est pas facile de se dire ça à propos de son propre enfant.

Et puis elle a accouché, ça n'a pas été facile tout de suite, comme elle me l'a dit elle même par la suite, il a fallu apprendre à connaitre cet enfant. Aujourd'hui il a 6 mois et elle l'aime d'un amour inconditionnel, autant qu'elle avait aimé son premier fils.

Je pense que la première chose à faire est de ne pas culpabiliser, non tu n'es pas une mauvaise mère, non tu n'es pas une mauvaise personne, tu es simplement en plein questionnement et c'est normal !

Il te faudra apréhender les choses petit à petit mais tout ira bien ne t'en fais pas ;)
41 ans pres d'orleans 1304
Moi je pensais tout l'inverse ...maladroitement cela donne comment je vais encore aimer mon 1er...dans les faits c'etait pas cela mais Aliya je l'ai desiré pendant 6 mois avec l'echéance qu'en Decembre 2011 plus de bb2 pour cause de santé, elle s'est installée fin octobre 2011...Jules c'etait la surprise (3 mois de vie commune avec papa et hop tiens au fait y a longtemps que j'ai pas eu mes regles).

J'ai adoré ma 1ere grossesse à lire toutes les semaines l'evolution du foetus etc etc...la deuxième j'avais qu'une hate c'est qu'elle se finisse!!!!!!!!

Je pense que comme j'ai des enfants de sexe differents je me suis pas projetée tel que tu le décris car justement c'etait un garçon et elle une fille donc pas la même chose (je me l'explique pas trop).

Au début de la vie d'Aliya je "culpabilisais" car avec elle j'avais des besoins jamais ressentis avec Jules... le besoin de dormir avec elle les premiers temps...surtout que papa et jules nous ont laissées 15 jours toutes seules quand elle avait à peine un mois pour partir en vacances.Avec elle c'etait bestial, animal, charnel... alors que Jules je me souviens c'etait un estomac sur pattes...une fois qu'il avait mangé il etait heureux et basta meme pas besoin de sa mere (pourtant quand je me replonge dans mes ecrits de l'epoque ou en partageant avec papa je m'aperçois que j'etais aussi trés charnelle).
45 ans région parisienne 5831
Soft-Mom-Power a écrit:
J'aime tellement ma fille ainée, je la considère comme mon univers, avec mon mari et ma famille, mais mon amour pour elle est entier, infini.
Du fait j'ai encore beaucoup de mal à me dire que je vais réussir à multiplier cet amour pour le donner à un deuxième enfant, de manière égale. Et celà me fait culpabiliser car j'ai toujours peur que ce nouvel enfant, que je porte en moi, le ressente et que cela lui soit négatif...
Je n'arrive pas à imaginer cet enfant au même titre que ma fille. Je sais que je l'aime, mais on dirait qu'il n'a pas encore de réalité. Est ce que vous avez ressenti ça pour votre deuxième ?


J'aurai pu écrire exactement comme toi! Moi aussi, je suis très fusionnelle avec ma fille ainée (on me l'a assez reproché) et ce deuxième bébé, bien que très attendu, j'ai eu du mal à réaliser qu'il était là. Surtout que j'ai eu quelques soucis pendant la grossesse qui m'ont fait redouter de perdre ce deuxième bébé, et du coup, je n'osais pas du tout l'investir, de peur de devoir ensuite y renoncer. Par moment, j'avais même pas l'impression d'être enceinte: quand j'ai annoncé ma grossesse à mes collègues, je me disais "ils vont me dire que je suis une menteuse, que je ne suis pas enceinte". :roll:

Bref, là, mon deuxième bébé a 10 jours, et mes craintes se sont envolées: en fait tout se passe bien. Je l'aime aussi fort que ma première fille, et tout va toujours aussi bien avec ma première fille. Rien de ce que je redoutais n'est arrivé, j'ai accepté tout naturellement ma deuxième fille, comme j'avais accepté la première, et j'ai l'impression d'avoir multiplié par 2 l'amour que j'avais pour ma première fille.

Soft-Mom-Power a écrit:
Parfois je me dis que ce sera forcément différent de ma première grossesse dans le sens ou je ne suis plus "novice", même s'il s'agit d'un autre bébé avec un autre caractère etc, je me dis que je ne serais plus aussi "godiche" que la première fois, mais j'ai peur de retomber dans un cercle vicieux qui me priverait de ces premiers instants avec bébé...


Effectivement, je trouve ça plus facile pour ce deuxième bébé: j'ai fait des erreurs pour mon premier bébé, parce que j'étais novise, et là, j'ai l'impression de bien mieux me débrouiller. Par exemple, pour ma première fille, je n'ai jamais été vraiment sûre de reconnaitre ses différents pleurs. Là, pour ma deuxième, je sens que j'y arrive mieux. Bon, évidemment, je ne suis pas une pro non plus, et je me pose encore plein de question. :lol:

Par contre, je n'ai pas vraiemnt connu de baby blues, ni pour ma première, ni pour ma deuxième fille, donc là dessus, je ne sais pas quoi te dire, mais peut-être que, vu que tu as déjà cette expérience, tu le vivras mieux la deuxième fois?
45 ans région parisienne 5831
*novice
35 ans Paradise 559
Wahooo tu viens tout juste d'accoucher Mamykro je pensais pas !!! Félicitations !

Bon ben ça me rassure bien bien tout ça, ça m'aide pas mal à me dire que je ne suis pas cinglée !

Je trouve que c'est une chose dont on ne parle pas du tout, un peu comme la dépression post natale ou même le baby blues, on a l'impression d'être une extraterrestre.

En plus faut que je vous dise que je regarde Babyboom sur la 1 et ça remue pas mal de choses lol.

Avec le recul j'ai l'impression d'avoir "gaché" les premiers mois de vie avec ma fille, dans le sens ou je me laissais bouffer par les émotions, par le stress, pr des conneries en plus !

Le truc c'est que je ne me suis pas vraiment reconnu, je suis d'une nature plutôt cool, zen, je pense pas être une maman rigide, chiante, mais le changement m'a bousillé.
Je pensais être "malade" de ne plus avoir la même liberté qu'avant, et en même temps je regrettais le rythme installé par la routine d'avant, parce qu'avec bébé plus d'horaires.
C'est trés paradoxal car je suis quelqu'un qui déteste être obligée de, je n'aime pas qu'on fixe des horaires trop strictes, mais là c'était trop d'un coup.

Là ma fille est rythmée mais pas trop, elle est assez souple, elle saute des siestes, elle les fait tardivement, mais je sais qu'elle a une certaine régularité dans son irrégularité lol.
Avec un bébé c'est l'inconnu tous les jours. J'avais même peur de m'endormir par peur d'être réveillée 1h aprés et d'être encore plus claquée, au bout d'un moment j'étais vannée !

J'espère vraiment ne plus revivre ça. Mais si c'est une question d'hormones je ne pourrais pas vraiment être maître de moi-même...

Merci pour vos réponses !
41 ans Picardie (Somme - Péronne) 27
Je me posais exactement la même question que toi quand j'ai su que j'étais enceinte pour la deuxième fois (grossesse qui s'est terminé par une fausse couche "soit dit en passant").
J'étais tellement fusionnelle avec mon fils que je pensais ne jamais pouvoir donner autant d'amour (voir même l'aimer) à ce petit être...
Tu l'aimeras mais différemment (un enfant n'est pas un autre)
donc je pense que ta réaction est compréhensible! Pas d'inquiétude!
Bon courage
Biz
34 ans poitiers 1112
J'ai aussi un petit garçon de presque 26 mois et deux filles de 7 mois (d'ailleurs je crois que l'on se connait déjà...Non?).

Déjà félicitation pour ta grossesse. Pendant ma deuxième grossesse, je n'arrivais pas à imaginer les filles, j'avais tout autant peur que toi de ne pas pouvoir les aimer autant qu'Augustin.

Puis elles sont nées et ce fut une évidence comme pour leur frère.

Pour ton baby blues ne t'inquiète pas, tu connais les signaux maintenant tu seras plus en alerte si tu les ressens.

Je ne sais pas quoi dire pour te rassurer, détends toi et tout ira bien.
40 ans nantes 651
coucou
je viens de lire ton post et bien pour moi c'est la même chose a part que je n'ai pas connu vraiment de baby blues
je me pose pas mal de question surtout que mon mari m'aide pas du tout il ne me parle que de mon poids et concretement je pleure beaucoup et n'arrive pas a imaginer ce bébé même si j'ai deja eu la premiere écho :shock:
en plus je suis arreté et toute la journée à cogiter heureusement ma petite lina est là pour me rendre la vie plus belle!!!
du coup je ne sais pas comment je vais réagir face à ce nouvel enfant et vais je l'aimer autant que ma fille??
943
Bonjour les mamans

Je ne suis pas encore mère mais je souhaiterai participer, en parlant de mon neveu (aujourd'hui 6 ans) et ma nièce (3 ans) adorés.

Lors de la grossesse de Claire, ma belle-soeur ressentait ce que vous ressentez. La relation avec son petit était très fusionnelle, très très intense.
Ca a été d'ailleurs une grossesse beaucoup plus compliqué que la première, moins épanouie et joyeuse (mais heureusement sans complications).

Ce dont je me souviens, c'est que Luc, en futur grand frère (bien préparé par ses parents, avec lecture de bouquins en famille sur la grossesse, etc), était tellement excité et heureux qu'il a petit à petit "amené" sa maman vers ce nouvel enfant. Il a été le premier à voir Claire, juste après ses parents bien sûr. Et il l'a tellement bien accueillie que j'ai vu la maman se détendre. C'était différent de la première naissance, beaucoup plus intime (quasiment pas de visites à la mater, que les parents et les deux petits). C'était magnifique de voir cette famille s'agrandir.

Bien sûr il y a eu des jalousies, des bagarres, enfin normal quoi !

Donc je me disais que - peut-être - une hypothèse pour ne pas trop souffrir de tous ces questionnements de maman d'un 2e serait de décider de vivre cette nouvelle grossesse complètement différemment - avec le premier enfant, en famille, et non plus comme un couple. Comme changer de lunettes.

Je ne sais pas si je suis très claire, ça reste abstrait pour moi tout ça, je ne peux pas comprendre ce que vous ressentez, mais j'essaye :p

Bisous
35 ans Paradise 559
J'avais complétement zappé mon propre post !

Pour répondre aux questions, oui oui on se connait Sandrinesse ;) Augustin et ma fille ont le même age et ils étaient prévus à la même DPA je crois, vers le 2 Septembre non ?

Je suis contente de voir que ça roule bien pour vous !!! Déjà 7 mois pour les petites puces, ça grandit vite !!!

Nous on est en plein dans cette approche, mais on ne veut pas la brusquer non plus, on insiste pas trop, on lui explique mais elle ne semble pas interessée pr le moment !
70 ans 3528
Ca me rappelle le dernier post où je disais qu'on a tous des ressentis différents. Parfois, je me demande si je ne devrais pas culpabiliser (je rigole à peine ;) ). Pour ma part, je ne ressens "rien" pendant ma grossesse. Je trouve ça à peine plus facile pour cette deuxième grossesse parce que c'est un peu moins l'inconnu qui m'attend au bout et j'ai déjà plein de trucs à faire au quotidien... mais bon, tout ça pour dire que je n'imagine pas les enfants que je porte, je ne ressens pas de lien, d'attachement particulier quand je suis enceinte... et bizarrement ça ne m'inquiète pas plus que ça, sauf coup de blues, je vis la grossesse comme un état physique.

Le fait d'avoir ma fille me rassure, en fait, je sais, grâce à elle, que je suis capable d'aimer, au moins autant que je l'aime. Ce qui n'est pas parfait mais est déjà pas mal. Du coup j'ai tendance à me dire que ce sera plus facile avec le suivant car je "sais" déjà aimer. Un peu comme d'autres se disent qu'ils "savent" déjà changer une couche ;)

Je pense aussi, d'une manière tout à fait rationnelle, que se faire aimer fait partie de l'instinct de survie des nourrissons, on s'apprivoise l'un l'autre dès la naissance et le lien se construit à partir de là. Ton bébé y mettra du sien, au moins autant que toi, pour créer cette relation et faire naître cet amour. En plus, de ton côté, tu as déjà été confrontée au "pire" si je puis dire avec la dépression que tu as vécue avec ta fille. Tu sauras, comme d'autres l'ont dit, détecter les signes plus tôt et trouver comment réagir si cela devait de nouveau se produire, bien que pour le coup, personne ne puisse le prédire.

Dans tous les cas, j'ai une certaine admiration pour les futures mamans qui, comme toi, se posent déjà de telles questions... j'ai tendance à croire que c'est déjà une forme d'amour.
35 ans Paradise 559
Ou une certaine forme de peur ?

L'aimer oui, je n'en doute pas, certainement pour les mêmes raisons que toi, je me base sur l'amour que je porte déjà à ma fille, sur le vécu des personnes autour de moi.

Mais comme toi je ne réalise pas du tout. Même quand je vois l'échographie, quand Bébé bouge, je ne calcule pas. Je pensais vraiment que ce serait différent pour cette deuxième grossesse mais je continue à planer totalement et à ne pas prendre conscience.

Ce questionnement vient peut-être du fait que je suis issue d'une famille de 5 enfants, je suis la "petite" dernière, la sixième, je suis arrivée alors que mon plus jeune frère avait déjà 11 ans donc je peux dire que j'ai été chouchoutée, choyée, je n'ai jamais souffert d'un "manque" qui aurait suscité de la jalousie envers mes fréres et soeurs.

Mais quand je vois mes neveux et nièces (Une fratrie de 4) qui se déchirent et sont sans cesses en conflit (L'ainé, qui a 14 ans, a tjrs l'impression de prendre pour les autres, d'être moins aimé, le deuxième, qui est un peu "le chouchou", en joue à mort...) ça m'inquiète.
Je pense que ma soeur essaie de donner la même chose à tous mais ça ne doit pas être facile. Automatiquement on fait des comparaisons (Oh l'ainé était plus calme au même age), on a des préférences de caractère...

C'est plus ça que j'ai du mal à envisager. J'ai peur de créer des manques, que l'un des deux soit triste.
43 ans Lille 7000
Soft-Mom-Power a écrit:
Ou une certaine forme de peur ?

L'aimer oui, je n'en doute pas, certainement pour les mêmes raisons que toi, je me base sur l'amour que je porte déjà à ma fille, sur le vécu des personnes autour de moi.

Mais comme toi je ne réalise pas du tout. Même quand je vois l'échographie, quand Bébé bouge, je ne calcule pas. Je pensais vraiment que ce serait différent pour cette deuxième grossesse mais je continue à planer totalement et à ne pas prendre conscience.

Ce questionnement vient peut-être du fait que je suis issue d'une famille de 5 enfants, je suis la "petite" dernière, la sixième, je suis arrivée alors que mon plus jeune frère avait déjà 11 ans donc je peux dire que j'ai été chouchoutée, choyée, je n'ai jamais souffert d'un "manque" qui aurait suscité de la jalousie envers mes fréres et soeurs.

Mais quand je vois mes neveux et nièces (Une fratrie de 4) qui se déchirent et sont sans cesses en conflit (L'ainé, qui a 14 ans, a tjrs l'impression de prendre pour les autres, d'être moins aimé, le deuxième, qui est un peu "le chouchou", en joue à mort...) ça m'inquiète.
Je pense que ma soeur essaie de donner la même chose à tous mais ça ne doit pas être facile. Automatiquement on fait des comparaisons (Oh l'ainé était plus calme au même age), on a des préférences de caractère...

C'est plus ça que j'ai du mal à envisager. J'ai peur de créer des manques, que l'un des deux soit triste.

tu auras beau faire tout ce que tu veux, tu créera des manques... parce qu'ils n"auront pas le même caractère ni la même sensibilité... ;)... donxc tu essayeras de faire au mieux suivant ces critères ms parfois, ce ne sera pas suffisant pr eux... je ne cherhces pas à te démoraliser, hein, ms j'ai tjs voulu être hyper équitable, faire attention car j'ai bcp souffert de différence entre mes frères et moi ( ma mère était hyper dur avec moi , hyper cool avec eux et carrément laxiste pr le dernier... elle même le dit d'ailleurs) et force est de constater que le plus important est de m'adapter à leur besoins affectifs tout en étant équitable sur d'autres points ( genre pr les achats par exemple)...
un exemple criant c'est ma fille cet après-midi qui a fondu en larmes car elle se sentait délaissée... ben oui, je suis ass'mat' et je termine mes journée à 18h30, et finalement, ça me laisse pas autant de tps que ça à leur consacrer entièrement ( puisque le taf' d'ass' mat' ne se termine pas au moment du départ des enfants, vu que je dois faire le ménage pr le lendemain) et elle souffre de devoir des fois passer au second plan alors qu'elle est avec moi...
Elle a 7 ans, elle est contente que je travaille et elle aime les petits, ms elle est aussi très sensible et a besoin d'attention... alors que mon fils, avec sa dose de câlins journaliers semble être content... prtant rien ne me dit que ds qq tps, il ne ressentira pas la même chose que sa sœur et me le fera savoir différemment...
arf, c'est pas facile tout ça et je vais te dire que malheureusement, on continue à se poser des question même longtps après... ;)
bonne grossesse en tout cas...
S
85 ans 4914
je rejoins damealiénor sur le fait qu'on fera ce qu'on veut, il y aura de toute façon des souffrances chez nos enfants, ils ressentiront des jalousies quand même etc..

D'ou, je pense, l'importance de "dédramatiser" nos erreurs. On peut faire quelque chose qui nous parait très juste avec nos enfants, y mettre tout notre coeur et au final, ils pourront nous le "reprocher" et on découvrira à ce moment là que leur caractère leur aura fait ressentir la chose bien différemment que ce qu'on voulait transmettre. D'ou l'idée de ne pas se mettre une trop grande pression et rester ouverte à leurs remarques et éventuellement changer quelque chose qu'on croyait bien faire.

Une petite anecdote. Mon mari voulait absolument faire croire à nos enfants au père noel car il avait adoré cette période de son enfance et son imaginaire à ce moment là. Venant d'une famille qui ne croyait pas à cela, j'ai quand même accepté. Au final quand ils ont grandi, vers 8 ans, ils m'ont demandé qu'elle était la vérité, car ils avaient des doutes et bien mon ainé nous en a voulu pendant plusieurs années pour lui avoir menti et le second a trouvé cela adorable. Mon mari était tout désarmé face à la réaction de notre ainé, il avait tellement aimé cette période enfant, il s'est excusé en lui disant qu'il avait cru bien faire.

D'un même évènement pourtant, un ressenti complètement différent, c'est là ou je rejoins dameAliénor, impossible de tout faire la même chose et on se plantera obligatoirement sur quelque chose.

Concernant les sentiments pour mon second enfant, quand j'étais enceinte, c'était abstrait et j'avais aussi de la peine à imaginer aimer cet enfant autant que mon ainé, mais en même temps j'avais plein d'exemples autour de moi de personnes qui aimait leur second tout aussi fort, donc je pensais que c'était normal. Difficile d'aimer quelqu'un qu'on ne connait, on aime un bébé imaginaire, je ne pensais pas aimer mon premier fils de cette manière avant de l'avoir, je ne le ressentais pas dans les tripes.

Au final, le lien s'est fait très vite et très vite mon coeur a fait la place qu'il fallait pour aimer mon second fils tout aussi fort que son frère.

Nous avons la chance que nos fils soient différents l'un de l'autre, mais qu'ils s'entendent bien, alors que petits pas spécialement.
B I U