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Reconfort ...

E
42 ans lille 67
voilà, le sujet a déjà du être abordé mais je ne m'y retrouve pas.

J'ai un fils handicapé (myopathie) et j'ai tendance à prendre ce pretexte pr craquer ...
La journée a  
été dure avec des RDV à l'hopital ...hop hop je compense en mangeant une crépe l'AM
Mon mome va bien, et j'ai eu une bonne nouvelle ...hop hop je mange pr me féliciter de cette victoire...alors 1 ou 2 verres de vin, un gateau pr le dessert ...
Je me sens triste de le voir ainsi, je mange ....

J'ai longtemps porté du noir quand j'ai su pr sa maladie comme pr "porter le deuil" de ses muscles cette phase est passée ...mais au niveau de la bouffe, je n'y arrive pas !!!!

J'ai tjrs été assez forte et je l'ai tjrs mal vécu au final, mais là en plus physiquement je me sens "molle", fatiguée ....alors pas de pb de santé annexe car je suis très suivie de ce coté là (j'ai eu des soucis de thyroide ...)
Mais là, me pencher me demande un effort, je me sens "engoncée" dans les fringues, ds mon manteau ....
je repense souvent à une phrase de mon médecin pr un mal de dos recurrent ...."Faut entretenir votre carcasse car en plus elle porte celle de votre fils" ...mais y a pas , j'y arrive pas ....je mange trop !

J'adore le sucre alors c'ets pas dément non plus, mais plus ds le genre ...un ours en guimauve par ci, un gateau par là ....

:cry: :cry: j'en ai les larmes aux yeux !!!

J'oscille de phases je m'assume et je suis bien ainsi (je fais un 44/44) à des phases ou je m'écoeure, je vois mon ventre, mes grosses cuisses ...

J'adore manger et manger des bonnes choses mais des fois, aussi je me "remplis" !

Alors j'ai vu qu'ici y avait plein de filles de bon coinseil alors aidez moi à traverser cette phase et me réconcilier avec tout ça !!!


ps ...j'ai déjà fait des régimes, et je sais à 35 ans que tout ça c'est mauvais ...
S
85 ans 4914
en premier lieu, je ne sais pas si tu as déjà épluché le site www.gros.org et la section RA du forum.

Personnellement ce site m'a apporté beaucoup de choses.

Pour le travail sur les émotions, tu en es ou ? Tu vois un psy ou autre ?

J'ai fait une psychothérapie et une approche de 6 mois en thérapie comportementale pour le travail sur les émotions.

En premier lieu, il faut que tu t'enlèves la culpabilité de manger et que tu retrouves le plaisir de manger ce qui te fait plaisir.

J'aime beaucoup les crêpes également et j'en mange très régulièrement, j'attends juste d'avoir faim pour la déguster avec un immense plaisir.

As-tu des aliments que tu estimes "mauvais" style sucré ou autre ? Quand je me forçais à manger tel ou tel aliment parce qu'il était bon pour la santé et que je voulais absolument contrôler mon alimentation j'échouais complètement.

Par contre je lis que tu as des soucis de thyroide et je sais que cela peut influer sur tes fringales, ta prise de poids, etc.., as-tu un traitement adapté à ce cas ?.
E
42 ans lille 67
Non pas de psy , je n'ai pas trop de temps en fait...et pas envie sans trop savoir pourquoi !
Pas d aliment interdit pour moi.
Je vais retourner sur le site de gros.
Mes émotions..pareil je ne sais pas!
S
85 ans 4914
je n'aurais pas réussi à faire le travail sur les émotions toute seule, mais je sais qu'il existe des gens qui le font tous seuls.

Je crois qu'il y a le livre "maigrir sans régime" de Zermati qui a des excercices, mais celles qui l'ont lu t'en parleront mieux que moi.

J'ai parlé des émotions puisque selon ce que tu dis, tu manges quand tu as une émotion positive et négative.

Cela était mon cas auparavant, je rêvais de ne pas ressentir d'émotions, je détestais cela, car cela me donnait le sentiment de perdre le contrôle que j'essayais désespérément d'avoir.

Le travail sur les émotions consiste à les laisser venir, les vivre, se rendre compte qu'elles ne dureront pas toute la vie et qu'elle font partie d'une vie "normale", donc qu'il n'y a pas de raison spécifique de vouloir les supprimer.

En les affrontant on se rend compte qu'elles sont moins angoissantes et petit à petit, elles font moins peur.

Du coup, on peut manger tout ce qu'on aime quand on a faim. On ne culpabilise plus donc le gout est encore meilleur.

Il arrive aussi dans une RA qu'après avoir bien analysé notre émotion, l'avoir comprise, on décide consciemment de se réconforter avec un aliment qu'on aime particulièrement, c'est pas grave du tout. On en profite, on déguste, on mange lentement et on attend de réavoir faim pour remanger.
48 ans 35 10308
Je rejoins tout à fait les messages de Saralou, et en particulier la question du psy, c'est ce qui m'est immédiatement venu à l'esprit en lisant ton premier message. Tu portes beaucoup de choses toute seule, des choses vraiment difficiles, il faut bien un échappatoire et tu le trouves dans la nourriture, parce qu'aujourd'hui tu n'arrives pas à faire autrement, et j'ai l'impression qu'un travail avec un (bon) psy pourrait t'aider, mais ce n'est pas un travail qu'on peut faire à contre-cœur et apparemment tu ne le sens pas, mais ça me semble quand même une bonne piste.
Je suppose que ton fils est suivi dans un service spécialisé, est-ce qu'il n'y a pas dans ce service une aide psychologique pour les parents? On t'en a déjà parlé, tu as déjà posé la question? Est-ce que tu es en contact avec d'autres familles avec un enfant malade aussi? Ca peut aider beaucoup.
E
42 ans lille 67
je n'ai jamais eu peur de mes émotions car en effet j'ai tjrs été quelqu'un d'assez "entier" donc qui pleure, qui rie, qui dit "je t'aime" aux genrs, qui se sent trahie, qui a peur ...et je suis ainsi, et ça, j'ai appris à vivre avec et savoir que cela fait partie de moi !

même si des fois ça fait mal car je suis assez naive et je pense tjrs que les gens sont sincéres ...
Mais la plupart du temps j'ai remarqué que quand tu donnes aux autres souvent tu arrives à obtenir aussi des autres ...la gentillesse paye quand même :kiss:

Mais ce besoin d'etre comblée a surement une explication !

Je vais creuser cette réfélexion !!!

Le psy, en fait je ne suis pas contre , mais je ne me sens la force d'affronter cela, j'ai déjà une vie rythmée de bcp de RDV dans le cadre de la maladie de mon fils alors j'évite de m'en rajouter trop à coté sinon je croule !!
:?

En tout cas, le simple fait d'avoir écrit tout cela m'a fait bcp cogiter !!


Ps, j'ai subi une abalation totale de la thyroide en novembre 2011 et dps aout 2012 le taux est stable et cela n'a jamais trop joué sur mon poid ..car au final j'ai pris 5/6 kg en 10 ans (dont 2 grossesses) ms c'est + l'impression que ça me procure !!
LOURDEUR !!!!
E
42 ans lille 67
Angia,

Mon fils est suivi ds un centre, et mon fils ainé est suivi par une psy "spécialisée" handicap.

Le handicap de vivien j'ai l'impression de bien le vivre, je connais bcp de familles ds le même cas que moi (enfin c'est un grand mot car c'est une maladie assez rare).

J'ai mal vécu l'annonce de la maladie (là j'ai vraiment merdé au niveau bouffe !)mais cela fait 3 ans que nous vivons avec l'amyotrophie spinale de vivien.
Nous avons une nouvelle maison, ma relation de couple avec mon mari s'est apaisée .....
Et honnétement, vraiment honnétement, je suis très confiante pr lui ...il est plein de ressources, équillibré !

Et c'est pr cela que je parle plus de "prétexte" car en effet au début j'ai morflé mais une partie de moi a "accepté" et vit avec ....
M
28 ans 67
Alors personnellement, je pense pas que faire un travail sur tes émotions etc ... y fasse quelque chose.

Ce qu'il te faudrait déjà, c'est un suivi par l'hôpital qui soigne ton fils, parce que concrètement, c'est pas une maladie facile à vivre tous les jours, et les dommages collatéraux sont aussi les parents et leur état psy. Que tu compenses pas la nourriture, c'est comme si tu compensais par l'alcool, ou le tabac. Tu évites de reporter ton mal être sur ton enfant.

Pour la thyroïde, je pense que cela n'a rien à voir. Si tes taux sont stables et dans la norme, ton traitement est donc adapté et tu n'as pas de décompensation émotionnelle ou une perte/augmentation excessive de poids.

La meilleure solution serait une prise en charge par le service où est soigné ton fils, où par une association créée pour/par ce service. Et surtout pas te prendre la tête parce que tu manges. Pas la peine de te rajouter un deuxième boulet pour avancer.
E
42 ans lille 67
Je pense pas avoir été comprise ;)

En effet je pense plus le servir de Vivien en prétexte car même avant lui j avais ce rapport avec le nourriture!
Rien d extraordinaire mais trop...peur du manque!
S
85 ans 4914
je pense que j'avais bien compris.

C'est pour cela que je n'avais pas spécialement parlé de ton fils dans mon premier message.

J'ai mangé pour compenser pleins de choses, mais je n'avais pas d'"excuses".

Dans mon cas, il avait un besoin de combler un vide, un vide affectif, dans lequel ma grande sensibilité et certaines choses de mon passé m'avaient plongée.

Je détestais aussi ressentir une émotion, je voulais avoir le controle là-dessus pour des raisons que j'ai découvertes en thérapie.

Mais cela n'a pas suffi. <Le reste du chemin, je l'ai fait en venant ici, en lisant le site www.gros.org, en m'acceptant comme j'étais et en faisant une approche comportementale pendant 6 mois.

Je suis loin du 44 et je n'ai plus le sentiment d'etre lourde pourtant, je me sens lourde quand je mange au dela de ma faim par contre.

Arrives-tu à reconnaitre les sensations de faim ? satiété ?, envie ?
E
42 ans lille 67
alors la faim, oui je sais l"identifier, l'envie aussi ...mais la satiété ....heu ... :roll:

pas de soucis, pr le "je ne me suis pas fait comprendre" car je peux imaginer ce que cetaines ont pensé mais le handicap de vivien , je ne le ressens pas comme un "poid" ...j'ai compris que rien, ni personne n'y pouvait quoi que ce soit, c'est ainsi ....c'est génétique et c'est l'addition de mon mari et moi.
Je ne ressens pas de culpabilité non plus ...car on me l'a déjà demandé ;)
48 ans Lorraine 4326
Mon homme a aussi une myopathie ( non identifiée )
j'ai porté ca seule pendant 15 ans et mes angoisses ont fait que j'ai eté obligée de consulter , si j'avais su je l'aurai sans doute fait plus tot .
Etre tierce personne et conjointe , c'est pas forcement facile à allier . Et personne à qui en parler , penser que tout est normal et que je n'ai pas le droit de m'en "plaindre" car je l'ai choisi et que lui est sans doute plus à plaindre que moi .
Je ne pense pas que tu perdes du temps à aller parler, au contraire , c'est une pause que tu t'accorderai et tu le merites amplement .
Sans doute que ton fils n'est pas la cause unique de ton besoin de manger , mais ca te fera certainement du bien de parler de son handicap', de tout ce que tu dois supporter , à une personne neutre.
Vivien a l'air d'etre un beau blondinet :-)
E
42 ans lille 67
Ladybugette
Je ne porte pas seule le handicap car nous sommes très entourés,
Amis, famille, médecin, kiné de référence....
Donc en parler plus encore,je n'en ressens pas le besoin.
Et puis y a le groupe de parole, l'afm, Les rencontres nationales..
48 ans 35 10308
etoile77 a écrit:
J'ai longtemps porté du noir (...) cette phase est passée ...mais au niveau de la bouffe, je n'y arrive pas !!!!
(...)mais y a pas , j'y arrive pas ....je mange trop !
(...)J'oscille de phases je m'assume et je suis bien ainsi (je fais un 44/44) à des phases ou je m'écoeure, je vois mon ventre, mes grosses cuisses ...
J'adore manger et manger des bonnes choses mais des fois, aussi je me "remplis" !

J'ai repris des phrases de ton premier message, juste pour dire pourquoi j'ai pensé qu'un travail psychologique te ferait du bien. Si ce n'est pas la maladie de ton fils, alors il y a autre chose, mais je vois dans ces phrases que tu as un rapport à la nourriture qui est beaucoup lié à tes émotions et que tu as l'air de manger pour compenser autre chose. Quoi? C'est pour répondre à cette question que j'avais évoqué l'intérêt d'un travail psychologique. Et il y a aussi les questions liés à l'image de soi. Dire de soi-même qu'on s'écoeure, c'est quand même très violent...
45 ans région parisienne 5831
etoile77 a écrit:
Je ne porte pas seule le handicap car nous sommes très entourés,
Amis, famille, médecin, kiné de référence....
Donc en parler plus encore,je n'en ressens pas le besoin.
Et puis y a le groupe de parole, l'afm, Les rencontres nationales..


Mais peut-être que tu n'as pas besoin de parler encore du handicap de ton fils, mais de parler de toi? Peut-être que tu as besoin aussi de faire quelque chose juste pour toi? Peut-être que tes relations avec la nourriture ne sont que très peu liées à la maladie de ton fils?
B I U