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Père qui boit beaucoup... Briser le silence?

32 ans 197
Sujet délicat et tabou à mes yeux, peut-être que vous pourrez me conseiller.

Mes parents sont divorcés depuis environ 15 ans. Ils ont obtenu la garde alternée, c'est-à-dire que mon frère  
et moi allions 1 semaine chez mon père, puis 1 semaine chez ma mère, ainsi de suite. Aujourd'hui je vis seule dans un appartement. Vers mes 16 ans, j'ai réalisé que mon père buvait beaucoup. Je faisais une fixation là-dessus, ca me faisait peur. J'en ai parlé à ma maman qui était bien consciente de ce trouble, elle m'a dit qu'il buvait depuis toujours et qu'elle n'a jamais vraiment su pourquoi il se noyait dans l'alcool. Malgré ca, il est toujours resté correct : je ne l'ai jamais vu dans des états extrêmes. malgré tout ce qu'il buvait, il a toujours été adorable avec moi et mon frère. A mes yeux, c'est une très belle personne, qui est aussi très appréciée des autres.

Aujourd'hui, j'avoue que je me fais du souci pour lui. Il vit seul dans notre grande maison, travaille beaucoup, et j'imagine boit beaucoup. Je ne lui ai jamais parlé de mes inquiétudes, ni de son rapport à la boisson, j'ai peur de le blesser en disant que je me fais du souci pour lui et qu'il boive encore plus. Mais c'est quelque chose qui me rend triste et parfois j'aimerais pouvoir l'aider et qu'il arrête de se détruire à petit feu.

Qu'en pensez-vous ? Quelqu'un a déja vécu une expérience similaire? Merci d'avance pour votre retour...
32 ans Metz 1021
Le soucis de mon père n'est pas l'alcool..
Mais je peux comprendre ton inquietude face à sa dépendance.

Si ça te cause vraiment du soucis, parle le lui en. Autour d'un bon repas. Juste vous deux.

En petit comité les langues se délient plus facilement.

Je pense que dans ton post tu as tout les éléments necessaire pour en parler avec ton père sans le heurter.
A savoir que c'est une personne formidable malgrè sa dépendance.
Que tu es une grande fille et que tu te rends compte qu'il a un soucis, que vous pouvez en parler sans tabou puisque tu es toi même une adulte qu'il n'a plus à "protéger".
Que tu t'inquietes pour lui, autant pour sa solitude que pour son alcoolisme (ce dernier terme pourrait être mal prit.)
48 ans Sarthe 369
Coucou!
j'ai connu la même chose avec mon père qui est décédé de son alcoolisme en 94. Et je regrette de n'avoir pu l'aider à l'époque au point que je suis maintenant infirmière en alcoologie!
Dis lui que tu l'aimes, dis tes sentiments sur le père qu'il est! Et que par conséquent tu as peur pour lui parce que tu vois qu'il boit de trop, que s'il veut se soigner tu seras là pour le soutenir, sans le juger! (évite le terme alcoolique)
Il se peut qu'il le prenne mal mais alors attends quelques temps que l'idée chemine. Et remets le sujet sur le tapis. tu peux lui dire que tu t'es renseignée sur les démarches suivre.
Euh là je suis en retard pour le boulot mis si tu le veux ce soir je te propose des pistes de suivi pour l'aider?
Bon courage et bonne journée!
32 ans 197
Je te remercie pour ton post mama. J'ai eu un pincement au coeur en te lisant... ca fait du bien de savoir qu'on est pas seule, et qu'il y a des solutions.

Je veux bien que tu me donnes des conseils pour la suite. Je me sens incapable de lui en parler, mais il faut que je franchisse le pas... je n'ai pas envie qu'un jour ca soit trop tard !
47 ans 35 10308
Est-ce que tu pourrais lui écrire une lettre?
48 ans Sarthe 369
Me revoilà! :lol:

il est très compliqué pour un enfant de faire réagir un de ses parents à propos de l'alcool. Déjà parce que c'est à lui de te protéger et non pas à toi de le protéger (enfin pas encore...).
Tu peux déjà signaler tes constatations au médecin traitant de ton père surtout s'il y va régulièrement. C'est beaucoup plus facile pour un étranger d'aborder le sujet, surtout un professionnel.
S'il ne voit jamais son médecin, à toi de jouer, en douceur!
Ce n'est pas facile de te conseiller sur comment aborder le sujet, ça va dépendre du caractère de ton père. Mais tu peux déjà tâter le terrain en parlant de la consommation de quelqu'un d'autre par exemple, voir la tienne!

Ce qui est important c'est de ne rien brusquer, il doit avancer à son rythme, ce sont ses soins à lui, la famille n'est qu'un soutien. Le chemin est long avec des avancées et des rechutes, mais on ne revient jamais à zéro même si c'est l'impression que les rechutes peuvent donner. Le travail sur soi fait est de l'acquis, on repart de ça.
S'il t'écoute, conseille lui d'aller en discuter avec son médecin.

S'il ne veut pas en parler avec son médecin traitant, il peut aussi prendre rdv directement dans un CSAPA/CCAA. Ce sont des centres de suivi ambulatoire en alcoologie. Mais s'y rendre est déjà un sacré pas! Il en existe dans tous les départements avec des antennes un peu partout.

Vous pouvez aussi contacter une association d'anciens buveurs (alcooliques anonymes, croix d'or...). Ce n'est pas toujours évident mais le contact avec quelqu'un qui a déjà fait des soins peut permettre d'avancer. Ce sont des conseils de quelqu'un étant passé par là et donc qui comprend, parfois il est plus facile d'en accepter les conseils.

S'il adhère au suivi en CSAPA, ça peut suffire. il y verra médecin, infirmiers, psychologue... suivant les besoins.
Il se peut que ce ne soit pas suffisant (souvent). Là dans l'idéal il faut suivre une cure suivie d'une post-cure. Cela représente plusieurs semaines d'hospitalisation (là où je bosse, en post-cure, les séjours vont de 5 à 8 semaines mais c'est très variable suivant les centres). En post-cure il y a un profond travail sur soi, cela permet d'avoir des outils pour ne pas rechuter. Et cela consolide la cure.

Mais bon, déjà la 1ère étape: qu'il admette avoir un problème de consommation et prenne contact avec un professionnel.
Je te souhaite plein de courage! Si tu veux je peux te donner des numéros si tu me dis où ton père habite (en mp).
A
32 ans 12
Est-ce que c'est possible de mener ton enquête sans forcément lui en parler? Après, l'alcool n'a pas à être un sujet tabou puisque 75% des gens boivent. I faut l'interroger de façon subtile et surtout essayer de comprendre son mode de vie, son moral, ses sorties
B I U


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