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Que peut-on espérer comme relation avec ses enfants adultes?

F
51 ans 18
Bonjour,

La discussion de Clau (relation parents-enfants adultes) me donne envie de lancer ce sujet...

J'ai beaucoup aimé le commentaire d'Okapi (tu me corriges si j'ai mal interprété ;)): la relation est  
"inégale": le parent donne tout à son/ses enfant, et ne peut, ne doit pas espérer la réciproque en retour.

C'est très vrai mais un peu rude aussi...

Que peut-on espérer comme relation avec nos enfants adultes?
J'entends souvent parler autour de moi de parent esseulé, dont les enfants ne se soucient pas ou si peu... Est-ce seulement le fait d'une "mauvaise construction de relation"? Ou est-ce l'être humain qui se détache "naturellement" de ses géniteurs, comme le font d'autres mammifères...

Je me pose beaucoup de questions car mes 4 enfants grandissent, l'aîné prévoit de partir de la maison l'année prochaine. Je me demande comment faire pour l'accompagner au mieux dans cette étape tout en gérant ma tristesse (syndrome du nid vide, selon les psys). Être authentique dans mes sentiments devant lui sans devenir un boulet larmoyant...

Et pour la suite: comment être chaleureuse et accueillante sans être encombrante?

Je vous lirai volontiers sur le sujet, que ce soit au sujet de vos enfants ou de vous-mêmes, lorsque vous êtes parties de chez vos parents... merci.
30 ans 2571
Je trouve ce sujet très intéressant.

Quand j'ai quitté la maison, ça s'est très mal passé, surtout parce que mes parents n'ont pas supporté de voir nos relations évoluer...

Tes enfants ont de la chance que tu te poses ce genre de questions!

Je pense qu'il faut se faire à l'idée que l'enfant qui s'émancipe a besoin d'air... Ma mère m'a beaucoup fait culpabiliser d'être partie, je ne me suis pas sentie autorisée à exprimer ma joie de devenir autonome : c'est vraiment perturbant pour l'enfant car depuis tout petit, on encourage nos progrès (bravo tu te laves tout seul, bravo tu vas à l'école tout seul...), et là, c'est l'inverse! On veut nous faire régresser, ou en tous cas on manifeste une sorte d'étrange réprobation envers notre autonomie...
J'aurais bien aimé que mes parents se montrent fiers de moi pour cette indépendance : n'est-ce pas le but de l'éducation qu'ils m'ont donnée ?

A cause de leur attitude (qui ne s'arrange pas 5 ans après d'ailleurs), je ne me sens pas non plus à l'aise pour leur demander de l'aide ou des conseils : au début de mon vie autonome, j'étais perdue pour certains trucs (mutuelle, assurance, impots...), et quand j'ai demandé de l'aide, j'ai vu une sorte de triomphe dans leur réaction, ça m'a déçue.
Du coup j'ai vu beaucoup de conseillers en tous genres pour m'apprendre tout ça :lol:

Sérieusement, ça peut faire beaucoup de mal de nier le fait que les enfants ne sont pas d'éternels mineurs...
Nos relations sont froides, distendues, et tendues aussi d'ailleurs. J'ai essayé de leur en parler(vraiment) à une période, ça se termine en hurlements, comme on crie sur une gamine de 5 ans quand elle n'est pas sage : impossible de communiquer.

Je vois la famille de mon copain, ça n'a rien à voir. Ses parents le voient comme un adulte, ils lui parlent comme à un adulte, ils partagent plein de choses du coup. J'avoue être un peu jalouse lol.
S
85 ans 4896
florence4444 a écrit:
Bonjour,



J'ai beaucoup aimé le commentaire d'Okapi (tu me corriges si j'ai mal interprété ;)): la relation est "inégale": le parent donne tout à son/ses enfant, et ne peut, ne doit pas espérer la réciproque en retour.

C'est très vrai mais un peu rude aussi...


Pour moi, c'est exactement cela, à part que je pense qu en tant que parent on ne doit pas TOUT donner, on doit donner selon nos limites, qui sont propres à chacun, notre enfant s'adaptant à la mere qu'il a .

J'ai donné le maximum à mes enfants sans espoir de retour. Je peux me dire avec le recul que j'ai donné ce que j'aurais aimé recevoir en tant que petite fille de ma mère et que je n'ai pas eu, mais qu'il a été intéressant (et douloureux aussi par moment) pour moi de me rendre compte que parfois, ce que j'ai donné avec tout mon coeur n'était pas obligatoirement ce dont ils avaient besoin à ce moment là.

J'ai la chance de pouvoir parler sans trop de souci avec mes enfants, je parle vrai, je dis toujours ce que je ressens, mais j'adapte. Mon ainé n'aime pas me voir si je pleure par exemple, cela fait echo à des choses qui lui sont personnelles, a son vécu, sa sensibilité et plein de choses dont nous avons réussi à parler.

D'un premier abord, je peux dire que je me suis senti rejettée parfois par mon ainé, quand nous avons pu dépassionner le débat j'ai pu entendre ses raisons profondes et cela a débloqué beaucoup de choses.

Mes fils ont 20 (dimanche :D ) et 17 (aujourd'hui :D ) et j espere qu ils se sentiront libres de vivre leur vie sans se préoccuper de moi ou de leur pere. Je les ai élevés dans cet esprit en tout cas et je trouve qu'ils sont quand meme bienveillants avec nous, je n'attends rien de spécial d'eux.

Je remarque que mon fils ainé qui a affronte lui meme beaucoup ses émotions et qui est beaucoup mieux dans sa vie n'a plus besoin de me fuir comme avant quand il me sent moins bien et j'en suis contente, pour autant je ne vais pas en profiter pour déverser mon trop plein d'émotions.

Je souffre du fait que ma mère m'a mis un role de consolateur qui serait plutot dévolu à une amie qu'elle n'a pas, et je n'ai pas envie que ce role là retombe sur mes enfants.

J'ai souvent lutté car mon second fils était très fusionnel avec moi petit, très proche de moi et c'était tentant de se laisser aller à se confier ou de me rendre dépendante de son affection si démonstrative envers moi. J'étais le soleil de sa vie.

Nous avons par contre très bien réussi notre virage lui et moi, il s'est détaché et est parti vers le monde extérieur bien dans sa peau. Le plaisir que cela me procure fait que j'arrive à ne pas l'envahir.

Mais je ne vois pas arriver avec plaisir le moment ou ils seront tous les deux loin, mais cela se fera en douceur à mon avis. Ensuite, pour moi, il y aura une autre vie qui commencera. Je vivais avant de les avoir, j'ai vécu une vie de maman au foyer pendant toutes ces années, je changerai ma vie au moment ou ils seront loin, car j'ai une grande capacité d'adaptation que j'ai découvert au fil du temps.

Pour le moment, on profite encore des moments que nous vivons, a deux, trois, quatre.
29 ans 1489
En tant qu'enfant, je dirais que le plus dur pour moi a été la déception réciproque générée par la relation avec mon père. Mes frères et moi avons été principalement élevés par ma mère et, enfants, on ne voyait mon père que dans des contextes de loisirs.

Mon père avait une idée très précise de ce qu'il attendait de ses enfants: une profession libérale comme lui, un présentation physique chic et soignée, un bon salaire, des relations du même niveau social et un mode de vie sain. Quand j'ai commencé les beaux arts, il a tout de suite été déçu, pour lui je "faisais de mon hobby mon métier", comme ma mère musicienne. Il n'a jamais voulu entendre que la culture n'est pas un hobby. Il m'a entretenue mes deux premières années d'études, et ne cessait de me le rappeler ( bien qu'il soit forcé par la loi à me verser une pension alimentaire si j'étudie, jusqu'à mes 25 ans). Il y a un peu plus de deux ans, j'ai donc décidé d'être indépendante et actuellement je finis mon master tout en travaillant dans une galerie et aussi dans un musée. Il a très mal supporté, un peu comme les parents de Salammbo. Ça a jeté un froid sur une relation déjà pas super cool.

Il n'a jamais supporté que je passe mon temps à faire des blagues débiles au lieu de dire des choses discrètes et intelligentes comme une vraie dame, que je m'habille en boots à talon et t-shirt de hard rock à la place de l'ensemble Abercrombie. Le seul truc sur lequel il n'a pas trop été déçu c'est mon physique. Quand il parle de moi à ses connaissances, il dit toujours que je suis une belle fille. Jamais que je fais de l'art, que je suis plutôt sympa, que je réussis bien mes études...

Le même tableau pour mon frère qui a choisi une autre voie à risque. Il est footballeur pro, et en plus il "sort avec une grosse".

De mon côté j'ai eu de la peine à accepter que mon père aie des opinions à l'opposé des miennes.

Bref, on maintient une relation superficielle et cordiale, je fais l'effort de lui rendre visite pour la forme même si je n'apprécie pas sa compagnie. J'essaie d'orienter la conversation sur nos rares points communs et ça fonctionne un peu mieux. Mon frère en revanche a beaucoup plus de mal à rester calme.

Par contre du côté de ma mère, tout s'est toujours passé comme sur des roulettes, je pense être chanceuse pour ça! ;)
30 ans Paris 3680
De mon côté, c'est la 6e année que je vis loin de mes parents, études obligent. Je crois que cela leur a fait un peu drôle, mais depuis, ma soeur aussi a quitté le nid et je pense que parfois ça leur manque une maison "pleine" (même s'ils râlent qu'on est trop bruyantes quand on est là :D )

Nos relations je crois sont meilleures depuis que je ne les vois pas tous les jours (d'ailleurs quand je reste chez eux trop longtemps c'est dur ^^ ). Ma mère et moi on s'appelle régulièrement, elle m'aide pour les démarches quand j'ai besoin (caf, mutuelle...).
Quant à mon papa, même si on n'est pas aussi proches que j'aimerais (c'est dû à nos deux forts caractères de tête de mule je pense ^^ ) on communique un peu mieux (par mail) et j'essaie de faire avec lui des choses qu'on aime tous les deux (aller voir un match, un concert...)

Ma relation avec mes parents est différente de celle qu'ils ont avec ma soeur qui rentre très peu souvent à la maison et je crois qu'ils le vivent mal quelque part. Mais moi je rentre toujours avec plaisir un week-end.
45 ans région parisienne 5831
C'est une question qui m'a longtemps turlupinée, je l'avoue: autour de moi, je ne vois pas beaucoup d'adultes qui s'entendent très bien avec leurs parents, du coup, je me suis souvent demandée comment ça se passerait pour moi et mes filles.

La relation que mon mari entretient avec ses parents m'a rassurée: on les voit souvent et ils ne se disputent jamais. Leurs relations sont très saines, ils parlent d'adulte à adulte, comme des amis, presque.

Il faut dire que ses parents ne ménagent pas leurs efforts pour nous faire plaisir: mon mari est fils unique, et dès qu'on a besoin d'eux (c'est-à-dire souvent), ils sont là et nous aident. Je ne compte plus les jours qu'ils ont passé chez nous, soit à bricoler, soit à garder les enfants... Parfois, je me dis que la relation est un peu à sens unique, d'ailleurs... :?

Mes parents, c'est différent: je les vois beaucoup moins souvent, mais aussi avec plaisir. Par contre, quand je les vois, c'est toujours pour faire quelque chose qui nous palit à tous les deux. Si je propose de faire ensemble un truc qui ne leur plait pas, ils me diront d'y aller seule, ils ne feront pas d'effort.

La relation est plus équilibrée, mais c'est vrai que parfois, je ne les sens pas présents en tant que parents... Il est vrai que j'ai presque 40 balais... :lol:

Me concernant, je suis consciente qu'un jour, mes filles voleront de leurs propres ailes: je n'attends pas d'elle qu'elles comblent un vide dans ma vie. Lorsqu'elle seront grande, je ne leur demanderais pas d'être là pour me tenir compagnie: j'espère que l'on se verra parce qu'on aura envie de se voir, mais si ce n'est pas le cas, je construirais ma vie avec d'autres personnes.

Bon, là où ça devient compliqué, c'est quand les parents sont vraiment vieux. C'est le cas avec ma grand-mère par exemple: elle a besoin qu'on aille la voir souvent (elle n'est plus autonome) et quand on est là, c'est dur (elle a perdu la tête). Là, je me demande jusqu'à quel point on doit se sacrifier??? je n'ai pas de réponse... :? :?
34 ans 3170
Comme Salammbo,

mais j'ai changé de pays donc encore plus dur pour ma mère qui m'a eu toute sa vie auprès de moi ... ça fait plus de 4
ans que je suis partie (elle a peut être passé la phase dépression, ça été très dur pour elle) mais encore aujourd'hui, elle me dit ah si tu deviens propriétaire, c'est en France, tu n'achètes pas là-bas, je veux mes enfants près de moi ...

Je ne m'en formalise plus, je dis bah oui ma petite maman, mais je sais que j'achéterai ici, seulement ça ne sert à rien de lui faire du mal..

Au début en revanche, ça été très dur, entre les larmes, les culpabilisations que je sois loin etc (limite ma fille est morte :cry: ), enfin bref, la goutte d'eau, c'est quand elle m'a laissé sous-entendre que ses taux niveau santé se dégradent à cause de moi, car elle est tellement triste.

On est très fusionnelle, c'est vrai mais ce chantage affective malgrè elle me faisait tellement de mal qu'un jour par webcam j'ai fondu en larme en disant qu'elle n'avait pas le droit de me mettre ça sur le dos, que c'est cruel etc.. Puis toute ma famille a eu mal au coeur en me disant mais non tu la connais, elle est juste très sensible, j'ai dis oui bah me faire culpabiliser, ça me rend malheureuse, s'il lui arrive quelque chose, je vais penser que c'est moi qui a tué ma mère :cry: :x

Je pense qu'elle a pris conscience qu'elle allait trop loin et surtout que je ne m'en fichais pas d'elle (elle a du prendre ça comme un abandon). Et ensuite, suite à cette crise de larmes, plus aucun reproche, plus de tristesse, toujours joyeuse quand elle m'appelle etc ..

Bon parfois, j'ai le droit à des réflexions : tu achètes en France :D pas là-bas mais c'est mignon, ce n'est plus culpabilisant...
Je le répète mais on est fusionnel depuis toujours donc je pense qu'elle a du en avoir gros sur le coeur, pensant qu'ils partiraient mais pas moi ;)

Tout va bien aujourd'hui :D
34 ans 3170
affectif
qui ai
F
51 ans 18
Hello!

Un grand merci pour vos messages, ça m'a vraiment fait du bien de vous lire... je vous réponds plus longuement demain (je tombe de sommeil...) et belle nuit à toutes!
34 ans 3170
florence4444 a écrit:
Hello!

Un grand merci pour vos messages, ça m'a vraiment fait du bien de vous lire... je vous réponds plus longuement demain (je tombe de sommeil...) et belle nuit à toutes!


Je rajoute que je l'aime de tout mon coeur et que loin du coeur loin des yeux est complètement faux pour ma part :D

Quand une maman (les parents)t'a donné tout son amour, son écoute, sa joie de vie mais aussi ses moment de tristesse, à pleurer sur ton épaule, tu ne peux pas oublier ...

J'ai beau avoir l'âge que j'ai, je n'oublie pas cette fois suis tombée de vélo, plein de sang, et elle me portant sans se soucier de se salir et me soignant avec des bandages et bisous ...

Les fois ou elle venait en pleine nuit parce que j'avais fais un cauchemar, peut importe l'heure à me rassurer...

Celles ou on criait que c'est l'heure des papas et mamans et qu'elle était là à nous attendre comme si on rentrait de voyage alors qu'elle nous avait vu pour le repas de midi :lol:

Les collations réconfortantes, les moments ou j'étais malade et qu'elle me changeait le gant pour baisser ma fièvre souvent et allait à l'épicerie du coin me ramenait une friandise que j'avais demandé pour me consoler ..

Quand elle me couvrait si j'avais fais une bêtise en dédramatisant etc, sa patience etc etc

Je pourrais en dire une tonne mais ce que je dis, c'est que je n'oublie rien et surtout c'est un plaisir pour moi de l'embrasser, d'en prendre soin... Elle peut bien passer la moitié de l'année chez moi que je ne vois pas ça comme une corvée mais un bonheur... C'est facile de rendre ce que qu'on a reçu il me semble

Mais pour conclure, oui nos enfants ne nous doivent rien et pourtant je pense que si on leur a donné le meilleur avec les moyens qu'on avait (mes parents ont aussi fait des erreurs etc personne n'est parfait et je n'attends pas ça d'eux, d'ailleurs aussi difficile à croire, je ne le suis pas non plus :D ) on reçoit de l'affection d'une manière ou une autre même si on a rien a attendre...

En maison de retraite, il y'avait une dame qui a eu 8 enfants et aucun ne venait la voir :( J'en ai parlé à mon mari en lui disant que je trouve ça très triste et il m'a dit tu sais si sur 8 enfants, aucun ne la voit, il doit peut être y'avoir une raison.. Si elle a été une maman aimante, pourquoi les 8 n'habitant pas loin ne lui rendent jamais visite? On ne peut pas savoir ...
35 ans Devant mon ordi au Québec :P 1147
J'ai une théorie un peu foireuse, mais bon c'est ce que je crois.

Personnellement, je pense que ce que nos parents nous donnent, ce n'est pas envers eux que l'on a une dette, mais envers nos propres enfants.

Je ne suis pas encore mère (donc pour ça que c'est seulement une théorie), mais ce que j'aimerais c'est que si je donne plein plein de positifs à mes enfants, je serai heureuse qu'il donne autant de positifs à leur propre enfant et ainsi de suite. Avoir une famille heureuse, ce n'est pas ce que tous parents veulent avoir ?
F
51 ans 18
Hello à toutes!

Un immense merci d'avoir pris le temps de répondre, vous êtes adorables! :D

Je ne vous cache pas que j'ai l'impression d'être dans un trou sans fond... pourtant je suis la première à dire que le départ des enfants est normal et même souhaitable mais là, je ne me reconnais plus, ne me comprends plus... c'est un peu flippant!!

Ça m'a fait du bien de vous lire, de voir qu'il peut y avoir un "après"...

J'ai trouvé très intéressant de lire Salammbo: sur les progrès applaudis par les parents lorsque les enfants sont petits puis le changement lorsqu'ils veulent être autonome... c'est exactement ça!!! Je le reconnais... "soit grand, mon fils, mais pas trop, et surtout ne t'éloigne pas... " ;)
Même si je n'en suis pas fière du tout, il y a un peu de ça dans ma tristesse actuelle, la peur de ne plus compter du tout, de faire partie du passé, de manière définitive...
Et pourtant, j'ai fait mon max pour que mes kids soient indépendants (leur père est parti il y a 3.5 ans et il a fallut trouver des solutions, qu'ils se débrouillent parfois sans moi, peut-être un peu plus tôt que je ne l'aurais souhaité à priori... mais là, pas trop le choix!). Et aujourd'hui, je me retrouve comme une c... à pleurer et à ne même pas arriver à transmettre un peu joie (car j'en ai en plus!!!) devant toutes les étapes accomplies... nul, nul, nul!!! et déprimant... :roll:

Saralou, comme toi, je crois que j'ai aussi acquis une capacité d'adaptation mais aujourd'hui malheureusement elle ne m'est d'aucun secours car je suis vraiment dans le brouillard.
Ma mère est décédée 3 mois après le départ de mon ex, et mon père est décédé lui aussi 9 mois plus tard, ce qui fait qu'en 12 mois, ma vie a été bien chamboulée... il a fallut gérer les deuils, la paperasse, vider l'appartement de mes parents, se faire à une nouvelle vie de maman seule avec 4 enfants, se battre contre mon ex (qui est vraiment qqun de particulièrement ch... :? ) mais on s'en est sorti avec les enfants, je dirais même que cela nous a beaucoup rapproché et qu'ils ont pu continuer leur chemin sans trop de heurts... et aujourd'hui j'ai l'impression que tout ressort, la peur de l'abandon, l'angoisse du lendemain, plus aucun but dans cette vie... Comme si je n'arrivais pas à m'appuyer sur les expériences passées, à savoir que l'on se sort de TOUT, et que même dans les pires moments, on peut trouver du soleil... Là, j'ai l'impression de ne voir aucune lumière...

Le psy que je consulte depuis peu (afin de ne pas stagner dans cet état encore 110 ans!!) m'a parlé "de possibles erreurs d'aiguillage", comme si je ne pleurais finalement pas le départ de mon fils mais d'autres choses (décès parents, ou même trucs plus anciens...), j'ai trouvé cela intéressant. A creuser.


Mais en tous les cas, encore merci pour vos témoignages qui m'ont tous fait chaud au cœur, grâce à vous, je vois que les choses peuvent se passer de manière agréable (si les parents arrivent à lâcher un peu ;))

Je reviendrai ici, je sens que mon chemin va être intense et mouvementé...

Et je vous lirai avec plaisir si vous souhaitez rebondir sur le sujet!

Belle soirée :)
S
85 ans 4896
je crois que c'est un moment difficile le départ de nos enfants, il faut l'accepter.

Une de mes chères amies a mis un an a s'habituer et a se remettre, alors qu'elle n'avait pas imaginé que cela pourrait etre si dur.

Cela fait maintenant 4 ans qu'il est parti et je peux te dire qu'elle va bien maintenant.


La joie de les voir heureux et autonomes va nous aider.

Mais c'est clair que si je lis ton parcours de ces dernières années, il y a de quoi avoir un contre-coup.

En tout cas n hésite pas à venir en parler ici quand tu as un trop plein.

Tu trouveras quelque chose pour rebondir quand tu auras fini cette phase difficile.

Courage :kiss:
J
48 ans 575
C'est vrai ta psy a carrément vu juste. Ton univers s'écroule à un moment donné, ton mari, tes parents, mais il faut tenir, cacher sa peine ; il y a les enfants.
Et là, le dernier est parti, alors toute cette peine ressort, c'est normal, tu as réussi, ils sont autonomes maintenant tu peux lacher tes émotions.
:kiss:
F
51 ans 18
Merci Saralou...
Pour ton amie, 1 an à s'en remettre... ouargl! Mais rassurant aussi: 1 an et pas 10!! (ou jamais...)
Et elle te dit qu'elle n'avait pas imaginé que cela pourrait être si dur: c'est exactement ça!!!
Je sais depuis le début que les enfants nous sont "prêtés", qu'ils vont partir un jour, qu'on ne les fait pas pour nous, etc. mais malgré ça, blam! la claque! rude...

Julalex: c'est encore beaucoup plus grave que ce que tu as compris!! Il s'agit juste de mon ainé qui m'a dit qu'il allait partir dans 1 an, les 3 autres ont 16, 14 et 13 ans, donc encore bien là!!! Tu vois ça? juste pour ça, je suis déjà par terre...
C'est dur car je réalise qu'ils vont tous partir...

Désolée je vous laisse, téléphone job... je reviens vers vous plus tard...

Merci encore...
B I U