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Je crois que je n'aime pas ma Mère/ma famille.

30 ans La Ville Rose 2310
Bon, voilà, je vais confier quelque chose de très personnel ( tellement personnel que ça fait des mois que j'hésite à me confier ici, j'ai voulu créer un autre compte  
tout ça mais bon ), ça risque d'être un peu confus.

Le titre est assez explicite, peut-être un peu maladroit. Disons que j'aime ma Mère, plutôt de loin, je la respecte pour m'avoir élevé toute seule, mais ce que je ressens pour elle ne correspond pas au " tu dois aimer ta Mère de façon inconditionnelle ! " qu'impose les codes. D'ailleurs, c'est un constat que je peux appliquer à toute ma famille. Et du coup je me sens totalement ingrate.

Pourquoi ?
Ma famille est très petite : Ma mère et ma grand-mère et ma tante et son fils ( mais je n'en suis pas proche ). Oui, que des femmes. Et y'a pas longtemps, j'ai fait un petit bilan, puisqu'à ce jour je ne parle qu'à ma Mère.
En fait, tout s'est déclenché il y a quelques jours, je discutais avec ma maman ( du moins, je parlais et elle a été assez polie pour m'écouter ... Je crois ) en lui donnant mon avis sur un sujet assez général ( politique je crois ). Et ma Mère m'a répondu : " Tu sais, tu devrais garder tes avis pour toi, tu n'as pas assez de charisme pour dire ça, tu n'as pas de charisme. Contente-toi d'être normale, c'est mieux. " ça ne m'a pas réellement vexée, bien qu'un peu touchée, parce que de toutes façons je ne suis le porte-parole de personne à part moi-même, et mon avis tout le monde s'en fiche, je le sais. ça serait venu d'un autre personne, rien à carrer. Mais là en gros ma propre Mère m'a dit d'arrêter de vouloir me la jouer avec mes avis, de rentrer dans le rang et de fermer ma g***le.
Du coup plein de choses me sont revenues : Quand je parle de quelque chose qui me touche ( c'est extrêmement rare, c'est elle qui m'a dit que je ne parlais jamais alors je fais un effort ), elle n'a aucun avis, aucun conseil si ce n'est " allez oublie ça " ou un sourire à deux balles; quand je lui ai dit que je comptais changer de voie dans mes études et qu'elle s'est énervée, sans raisons aucune ( pour l'histoire j'étais en prépa pour passer un concours ultra sélectif, je suis réaliste et je sais que je ne réussirai pas, donc je réfléchis à un plan B ) donc du coup, j'ai gardé le silence là-dessus puisque je me suis rendue compte qu'à part l'aspect financier je n'obtiendrai aucun soutien de sa part; Ma mère ( et ça c'est symptomatique des autres membres de ma famille ) ne peuvent JAMAIS vous soutenir, vous booster, vous aider à trouver une idée mais sera la première à critiquer ( « tu aurais du... », « pourquoi tu n'as pas... », « mais tu n'avais qu'à faire ...» ) ou, si ça fonctionne à se réjouir mais entre les deux, c'est toi et toi seul(e). D'ailleurs pour l'anecdote, une fois j'ai demandé à ma tante ( cadre dans une entreprise ) en quoi consistait son métier et quel avait été son parcours, sa réponse à été : " Je passe beaucoup de temps au téléphone, il faut parler plusieurs langues mais bof, tu sais, tu ne pourrais pas faire ça ! " (on ne se voyait que 3 semaines par an pour les vacances ). Vous voyez l'ambiance ? Ça m'a rappelé qu'une fois, quand j'étais petite ( 6, 7 ans peut-être ), je voulais faire du violon et ma tante m'a dit « c'est trop difficile le violon, tu ne vas pas y arriver, fais autre chose ». Pi moi, toute jeune et perdue, je suis toujours partie du principe qu'elle parlait avec expérience donc qu'elle avait raison. A ce jour, jamais je n'ai dit à un enfant ou même à quelqu'un « c'est trop dur pour toi » sauf à moi-même. Je suis un peu émue parce que je viens de comprendre pourquoi en fait. Une fois j'ai dit que je n'aimais pas danser (sacrilège dans ma culture) ma tante m'a dit « bah t'as intérêt à faire de grandes études et bien gagner ta vie sinon … » ( je traduis, sinon tu n'auras jamais personne dans ta vie et pas d'amis, t'es pas fun ), toujours devant ma famille, sans que personne ne rétorque. Et je n'ai jamais rien entendu de contraire à ce type de propos pour contre-balancer ça. Pour clôturer l'illustration, quand j'avais 16 ans, pensant que je dormais, ma tante a dit à ma mère « Oh tu sais Zouzou je la trouve éteinte hein, elle est très éteinte, faudrait faire quelque chose … » et ma Mère euh je ne crois pas qu'elle ait répondu ou alors un truc tellement inconsistant que je n'en ai pas gardé le souvenir. Oui en effet à l'époque je n'étais pas du tout épanouie, depuis la 6ème j'étais dans un établissement où tout le monde se foutait de moi à cause de mon physique donc non, j'étais pas lumineuse. Personne ne le savait, ni ne le sait aujourd'hui m'enfin pareil, toujours à relever ce qui ne va pas sans apporter de solutions, sans jamais relever le positif. Toujours à comparer " pourquoi tu n'es pas comme untel ? Tu as vu comment elle s'habille ? Tu vois elle a perdu du poids, tu pourrais aussi ! " et j'en passe.
Ma famille ne parle jamais des choses graves, préfère tout passer sous silence, et moi je trouve ça crétin. J'ai tendance à crever l'abcès, gentiment, diplomatiquement … Ou pas c'est selon mais je le fais. ( sauf les trucs administratifs lol )

Ma Mère n'aime rien, n'a pas d'amis, pas de compagnon ( ou alors rien d'officiel ), n'arrête pas de dire qu'elle n'a pas de chance, bref, ma Mère est le contre-exemple de ce que je suis ou aimerais être. Je respecte juste sa capacité à ne jamais être déprimée ou en tous cas, ne pas céder sous le poids de celle-ci. Mais pour le reste, niveau mentalité, comportement, ... Non merci.

Enfin je raconte ça dans un fouillis total, je m'excuse, je n'arrive pas à tout agencer. Ce sont des souvenirs qui viennent comme ça, qui me percutent car tout prend du sens subitement.
Je me tâte même à consulter, parce qu'il semblerait que les enfants reproduisent les parcours de vies de leurs parents. Et je commence à être extrêmement inquiète : Toutes les femmes de ma famille sont seules ( ma tante vit sous le même toit que le père de son fils mais c'est tout ) et je le suis, ma mère n'a pas beaucoup travaillé dans sa vie et à mon âge je viens de reprendre des études pas très courtes mais y'a que ça qui m'intéresse ( je passe sûrement pour la looseuse de la famille, mes cousins vont être pilote et architecte ),comme ma Mère j'ai très peu d'amis ... Bref, je me rends compte que j'ai le même parcours qui se présente à moi à ce rythme et ça m'angoisse.

Je culpabilise un peu ( pas totalement vous voyez, et je culpabilise aussi pour ça, parce que je ne culpabilise pas assez, vous voyez ?! ), j'ai du respect pour ce qu'elles ont fait pour m'élever mais je ne suis pas sûre de les aimer. Elles m'énervent, avec leurs propos débiles même pas réfléchis, juste répétés et socialement conformes ( ma Mère parfois ), ou une tendance à se croire intouchables, supérieures ou je n'sais trop quoi ( ma tante ).
Et ce qui m'a poussé à écrire là, c'est que depuis hier je suis extrêmement fatiguée, barbouillée, bref je ne vais pas très bien ( je devrais aller chez le médecin, mais pas de mutuelle alors j'évite ). J'ai commis l'erreur monumentale d'en parler à ma mère, qui a juste trouvé bon de m'engueuler au téléphone « Ah t'es malade et tu ne vas pas chez le médecin ?! Bah reste comme ça ! » et elle m'a limite raccroché dessus. C'est tout bête mais ça m'a gonflé en fait, je suis à des milliers de kilomètres et c'est ça sa réaction. Mais comme ma mère va chez le médecin et prend des médocs pour tout et rien … ça aussi ça m'énerve !
Moi je suis cool, à tendance anti-conformiste c'est vrai, je n'aime pas certains aspects du monde dans lequel on vit, j'ai envie de voyager, voir plein de choses, je ne suis pas une carriériste, j'aimerais partir faire de l'humanitaire mais ma mère ne veut pas, je voudrais un animal de compagnie mais pareil elle ne veut pas et si j'en prends un elle ne voudra plus venir me voir (elle vient tout les 1 an et demi environ ). Je suis tout le contraire de ma famille. Et ma famille est la dernière chose à laquelle je me raccrocherais alors que paradoxalement je n'ai que ça ( le jour où ma Mère n'est plus là je suis seule au Monde ). Je préfère me confier à vous, à un inconnu dans la rue, plutôt qu'à elles. Je trouve ça terrible ...

Donc voilà, je ne vois même pas ce qu'il y aurait à commenter à mon énorme pavé ( je m'excuse pour la longueur et les fautes ), mais fallait que ça sorte et j'ai pensé qu'ici ce ne serait pas trop mal.
49 ans au feu rouge à droite puis au prochain carrefour à gauche ....... 1367
bonjour ,
très émouvant ton "pavé" :D .

plusieur choses me viennent à l'esprit .

la première : non ça n'est pas une honte de ne pas aimer ses parents (là en l'occurence ,ta mère )
on comprend très bien que tu as fais des efforts et que tu la respecte et c'est déjà très bien .

ensuite : je dirai que "ta famille" est un peu toxique .
ça n'est pas forcément violent et réactif .
c'est même le contraire .
c'est la force de l'inaction .
comme un gaz létal qui se répand mais qu'on ne sent ni qu'on voit .

enfin : il y certes un schéma parental , mais n'as-tu pas conscience que tu l'a déjà brisé ?
en effet tu fais des études et tu ne danses pas , c'est déjà ne pas se couler dans le moule .

je n'ai quant à moi pas de crainte pour ton avenir amoureux car justement tu es consciente de ce schéma .
tu pourras donc agir en toute connaissance de cause , car ,visiblement , tu n'as pas envie de t'y conformer .
et c'est très bien !

trace ton chemin , c'est le tien , personne ne pourras le parcourir à ta place .
fais ce dont tu as envie .
tu veux un animal ? prends en un !
ne fais pas les choses en fonction de ta mère .

dans tes relations avec elle , tu as compris qu'il valait mieux rester superficielle , alors soit le .

il ne sert à rien d'aller contre ce genre de caractère .
c'est toi que ça bouffe et pas elle .
elle ne changera pas .

si tu veux te confier ,il y a vlr bien sur , mais si tu as ne paire d'amis alors parle leur sinon tu te fais une sorte de journal intime .

mais ne culpabilise pas , tu as fais comme dirai une psy une auto analyse ....

courage !
1270
j'ai tout lu et je crois que tu es simplement dans ce qu'on appelle un environnement toxique (sans faire de psychologie de comptoir, des parents ou une famille qui ne sont pas dans leur rôle de parent, c'est à dire capable de te booster, faire prendre ton envol, c'est à dire à ne plus dépendre d'eux. Là au contraire on a l'impression qu'ils cherchent à te limiter, dévaloriser pour en quelque sorte te confiner, te garder.
Là où ça me choque c'est que tu as 23 ans , que tu vis apparemment chez toi, je en sais pas si tu es indépendante financièrement mais même je ne vois pas pourquoi tu devrais continuer à écouter ta mère sur l'animal domestique ou l'humanitaire. Pour l'animal cela m'étonnerait qu'elle ne vienne plus pour ça, cela ressemble plutôt à du chantage affectif. Après si vraiment ça la dérange il y a toujours moyen de le faire garder quand elle est là.
Pour l'humanitaire si c'est ton rêve , tu vas avoir des remords si tu ne vas pas jusqu'au bout et si c'est à cause de ta mère cela pourrait entrainer des conflits sur le long terme .
Petite question : tu es fille unique? comment était votre relation à l'adolescence ? Et tu n'es pas des amis proches vers qui te tourner ? (si mes questions sont indiscrètes tu peux m'envoyer bouler :lol: )
M
89 ans 1565
Tu n'es pas ingrate parce que tu ne ressens pas une grande affection pour ta mère. L'amour ne se commande pas et il est intimement lié à l'amour qu'on reçoit de ces personnes. Sans vouloir juger ta mère que je ne connais pas,d'après ce que tu dis,elle ne semble pas très aimante(sa remarque sur ton manque de charisme m'a choqué hônnetement)ni chaleureuse,ni encourageante. Donc,ton attitude envers ta mère me parait plus que normale dans ces conditions.
54 ans ariege 09- midi pyrénées 47
En effet, ton récit est très touchant...mais en même temps il est révélateur de ta prise de conscience sur cette atmosphère et cette population qui t'entoure. Combien d'entre nous vivent des situations similaires, certes pas aussi extrêmes, sans en être conscients ?...on est tous victimes du jugement de quelqu'un.
Comme l'ont dit certains avant moi, cet environnement est "toxique" mais reste avant tout imprégné en toi car il émane de ton cercle familial....et comme dirait l'autre : on ne choisit pas ses parents, on ne choisit pas sa famille....et c'est tout en ton honneur de reconnaître cette situation et encore plus de craindre de la reproduire.
Tu as l'air forte, bien capable de surmonter ce problème car tu sais plus que quiconque ce qui est en toi, ce dont tu es capable....alors confiance, courage et n'aies pas peur de tes sentiments, personnellement j'ai du mal à croire que l'on puisse haïr sa mère....y a toujours quelque chose qui fait que....arffff ;)
36 ans Je suis ici. 846
Ta tante, c'est bien la sœur de ta mère, n'est ce pas? J'ai cette impression qu'elles ont été faites dans le même moule....est-ce que tu connais des éléments de leur enfance? J'ai l'impression qu'elles ont grandi dans un environnement peut épanouissant, ou on ne les a jamais tirées vers le haut, comme si on les avait éduquées à être "discrètes", à ne pas déranger, à se faire toutes petites...et qu'elles reproduisent ce shema sur toi.

Je ne vais pas répéter de que les autres demoiselles ont déjà dit, je suis d'accord avec elles. Tu es consciente de ne pas avoir grandi dans une famille aimante qui t'aurait valorisée et encouragée.

Mais je ne suis pas certaine que tu n'aimes pas ta mère. Incosnciemment, tu maintiens ce rôle de "petite fille à sa maman" (sans connotation ironique et péjorative). Tu es independante, tu es à un âge ou tu devrais faire tes propres choix et les assumer, et tu ne le fais pas parce que "maman veut pas". Tu vas devoir opérer une douloureuse transition qui s'appelle "couper le cordon". Assumer tes choix et aller au bout de tes envies envers et malgré ta famille. Ta mère ne viendra plus chez toi si tu prends un animal? C'est triste, tu trouves pas? Déjà qu'elle se déplace moins d'une fois par an...tu veux faire de l'humanitaire? Et que crois-tu qu'il va arriver si tu te lances et que ta mère n'est pas d'accord? Eh bien, tu es une adulte et tu prends tes propres décisions, si elle n'approuve pas, ça la regarde. C'est TA vie. (Et puis, hey, y'a quand même plus honteux dans la vie que d'avoir un enfant qui fait de l'humanitaire, tu ne penses pas?)

J'avais lu quelque part (sûrement un magazine à la con) que lorsqu'on a une mère qui ne nous apporte pas ce qu'on peut attendre d'une maman, qu'il faut à apprendre à devenir sa propre mère. Quand je te le lis, j'ai l'impression que tu manques légèrement de confiance en toi, mais qu'en même temps, tu as de la bienveillance envers toi-même, tu ne te dévalorises pas, tu sais ce que tu es, et au fond, tu sais que tu es capable de sortir de ce "carcan" pour devenir une adulte épanouie et affirmée. C'est un travail sur soi. Mais tu peux y arriver.
46 ans à la maison ! 10072
Pescfamily a bien résumé. Tu as déjà réussi à sortir du schéma mental familial.
On se rend tous compte un jour que nos parents ne sont pas parfaits. Je crois que c'est ce jour-là qu'on devient adulte.
Tu as le droit de ne pas suivre ce schéma, tu as le droit de ne pas aimer ta mère d'un amour fort et inconditionnel. Tu as le droit de ne pas apprécier particulièrement ta famille.

Tu n'as rien à prouver. Fais ta vie en ne prenant en compte que ce que tu souhaites toi.
48 ans Lorraine 4326
Je n'ai pas l'impression que tu n'aimes pas ta mere. Tu remets juste en question ce qu'elle dit, ce qu'elle pense . C'est plutot sain, c'est ca devenir adulte. Pouvoir remettre en cause ce que nos parents sont, font, disent .
et pouvoir le faire sans culpabiliser, sans penser que le faire est etre une mauvaise fille .

Oui on reproduit partiellement ce que nos parents ont fait, on ne peut pas tout effacer, tout rejeter.
tu as conscience de ce que tu ne veux pas reproduire, c'est deja ca . En avoir conscience ne suffit p'tet pas je pense . Plutot comprendre pourquoi elle agit comme ça , pourquoi elle n'a pas d'ami par exemple .
tu as des amis toi ? tu t'attaches facilement, donnes ta confiance aisement ?

J'ai tilté sur le fait que tu mets un M majuscule à "Mere" c'est etrange ;-) une super marque de respect ?

Ose t'affranchir d'elle , prends un animal si tu en as envie et que tu peux t'en occuper .
45 ans région parisienne 5831
Des tas de personnes n'aiment pas leurs parents: moi-même, je ne suis pas certaine de les aimer. C'est dur à dire, en fait, parce que ce sont mes parents, je ne les ai pas choisis, c'est comme ça, je dois les supporter avec leurs qualités et leurs défauts.

Je ne me sens pas ingrate: je me sentirais ingrate de refuser de les voir (dans la mesure où ces rencontres restent supportables, bien entendu) ou de refuser qu'ils voient mes enfants (dans la mesure où ils ne sont pas toxiques pour mes enfants), mais les aimer, cela ne se commande pas, et je ne suis pas du tout persuadée qu'ils aient fait leur possible pour se faire aimer.

Bref, vu les paroles très dures de ta mère envers toi, je la trouve aussi assez toxique pour toi, et je ne suis pas étonnée que tu aies du mal à l'aimer: avec ce qu'elle t'envoie, il faudrait que tu sois un peu maso pour l'aimer sans conditions.

Que dis-tu quand elle t'envoie des trucs durs comme " tu devrais garder tes avis pour toi, tu n'as pas assez de charisme pour dire ça, tu n'as pas de charisme. Contente-toi d'être normale, c'est mieux. ". Est-ce que tu lui fais comprendre que ses paroles sont violentes et méchantes? Je crois que tu devrais mettre une barrière contre ce genre de paroles, en t'exprimant toi-aussi.

Quant à savoir si tu devrais consulter: pourquoi pas? je serais toi, j'irais au moins une fois voir quelqu'un, pour savoir quel travail serait possible pour t'aider à complétement sortir de ce schéma familial, car même si c'est vrai qu'il semble que tu t'en éloignes, il ne peut pas être mauvais de bien décortiquer le schéma de façon à ce qu'il ne revienne pas par la porte de derrière. ;)
30 ans La Ville Rose 2310
Hello !!!

Alors déjà je vous remercie d'avoir lu ( vraiment, je vous tire mon chapeau ) et d'avoir répondu.

Pour répondre aux questions, oui je suis fille unique. Et à l'adolescence nous avions une relation assez standard je crois, à la différence près qu'en cas de problème je ne me serais confiée à elle pour rien au monde. Ma Mère était ( et est toujours mais moins ) très colérique donc ...
Ma tante et ma mère sont soeurs. Très honnêtement, je ne sais pas comment a été leur enfance, comme je vous ai dit, ce sont des femmes qui parlent peu. Elles blablatent beaucoup, mais s'épanchent peu sur leurs passés ou certains événements. Quand j'étais plus jeune je tentais parfois de poser des questions, mais je n'obtenais pas spécialement de réponses donc en grandissant j'ai lâché l'affaire. Je ne sais même pas si mes parents se sont mariés, ni pourquoi ils se sont séparés c'est vous dire ! Bon ça m'est égal mais un ami m'a posé la question la semaine dernière et je me suis sentie conne à répondre " bah désolée je ne sais pas ".
Oui j'ai des amis, pas beaucoup. Je leur fais confiance à tous pour certaines choses et pas pour d'autres ( en fonction de leurs personnalités ) mais je suis confiante, je n'ai pas vraiment de problème dans ce domaine, je suis " reconnue " comme étant une bonne amie. Ma Mère me dit souvent : " Sois prudente, les amis c'est pour un temps hein
... " mais bon, je crois fortement en l'amitié depuis toujours, malgré des déceptions ( comme tout le monde a pu en connaître ).
Et pour le M majuscule j'imagine que c'est une marque de respect oui lol, ou alors ça vient de livres que je lisais petite, je ne sais pas trop. Bonne observation !

Bon du coup, je me sens un peu moins coupable. Tout le temps je lis ou entends " ma mère c'est ma reine " " ma mère c'est mon exemple " des choses de cet acabit, alors que quand la mienne m'annonce qu'elle vient pour les fêtes, je ne saute pas de joie, je préfère les passer seule. Je vais travailler sur tout ça, merci encore !
45 ans région parisienne 5831
Ton topic me fait me poser des questions d'ailleurs: est-ce que l'amour filial n'est pas fondamentalement différent de l'amour qu'on peut ressentir pour son conjoint et pour ses amis? En fait, c'est le même mot, "amour", mais est-ce vraiment la même chose?

Pour certaines personnes, l'amour filial est de l'amour tout court, mais il y a aussi énormément de gens pour qui ce n'est pas du tout le cas. Il y a des tas de personnes qui vont jusqu'à couper complétement les ponts avec leurs parents, par exemple.

Ce qui tu dis, sur le fait que tu ne sais même pas si tes parents étaient mairés m'interpelle pas mal: il semble y avoir de lourds silences dans ta famille. N'y a-t-il personne à qui tu pourrais poser des quetions, un cousin éloigné, un oncle par alliance?
S
30 ans 3465
C'est compliqué comme thème l'amour familial. Il y a une sorte de pression de la société qui nous inculque qu'on est "obligé" (et j'insiste sur les guillemets) d'aimer notre famille, pour le seul et unique motif, dont je ne jugerai pas de la validité: le lien du sang qui nous unit à eux. En résumé, on est sensé les aimer, qu'importe s'ils ont une personnalité qui ne nous convient pas du tout. Ce qui n'est pas le cas pour les amis ou les personnes extérieures aux liens de parentés. On les aime pour les personnes qu'ils sont... Pour eux et non parce qu'on le doit.

Et je me retrouve un peu dans ce que tu dis: autant j'aime ma mère profondément, autant mon père... Je l'aime parce que c'est mon géniteur et que j'ai été formatée ainsi, mais quand je pense à sa personnalité et à qui il est, non je ne l'aime pas. Je le ressens de plus en plus fort. Je n'ai rien pour lui, à part ce lien du sang qui m'enchaîne à me dire que je dois l'aimer.
49 ans au feu rouge à droite puis au prochain carrefour à gauche ....... 1367
mamykro a écrit:
Ton topic me fait me poser des questions d'ailleurs: est-ce que l'amour filial n'est pas fondamentalement différent de l'amour qu'on peut ressentir pour son conjoint et pour ses amis? En fait, c'est le même mot, "amour", mais est-ce vraiment la même chose?

Pour certaines personnes, l'amour filial est de l'amour tout court, mais il y a aussi énormément de gens pour qui ce n'est pas du tout le cas. Il y a des tas de personnes qui vont jusqu'à couper complétement les ponts avec leurs parents, par exemple.

Ce qui tu dis, sur le fait que tu ne sais même pas si tes parents étaient mairés m'interpelle pas mal: il semble y avoir de lourds silences dans ta famille. N'y a-t-il personne à qui tu pourrais poser des quetions, un cousin éloigné, un oncle par alliance?



pour ma part je pense que si l'amour est "un tendre sentiment " il n'a pas la même intensité ni degré suivant les personnes .

et surtout on aime pas de la même façon et pourtant on peut aimer aussi fort différentes personnes .

j'aime mes parents , j'aime mes frères , j'aime mon mari et j'aime ma fille .

mais mon amour pour mon enfant et mon mari est beaucoup plus fort que pour mes parents et mes frères .

cependant je ne peux pas départager mon mari et ma fille je les aime infiniment tout les deux mais d'une manière totalement différente .et heureusement d'ailleurs ...

et je suis d'accord avec mamykro .
il semble y avoir de lourds silences dans ta famille .

j'irai même jusqu'à dire que le passé a été effacé ....et comme le disait Mr d'ormesson : le passé est ce qui empêche l'avenir d'être n'importe quoi ....
45 ans essonne 1947
je viens de lire ton "pavé" et je prends le parti de ne pas lire les réponses pour te donner mon ressenti (j'irais lire après)

tu as bien fait de confier ton ressenti vis à vis de sa famille. arrive une période dans sa vie où on se rend compte que nos parents ne savent pas tout et ne sont pas parfaits.
on le découvre plus jeune en partie puis vers ton âge et même plus tard.

d'après ce que tu décris, tu n'as pas été malheureuse enfant dans le sens où tu n'as pas l'air d'avoir été battue, tu as mangé à ta faim, tu as été à l'école ... mais tu n'as pas été tirée vers le haut, tu n'as eu des compliments qui t'ont fait grandir, quand tu as fait une erreur (ce qui est normal) tu n'as pas été forcément encouragée à réessayer...
tu as manqué de bienveillance. et c'est ce qui fait grandir un enfant, le regard positif et les encouragements que ses parents lui portent.

tu te rends compte maintenant que tu as manqué de tout ça et tu n'as pas envie de reproduire le même schéma que ta famille.

rien que de s'en rendre compte, tu as fait un long chemin.

tu n'as qu'une vie et c'est la tienne, c'est à toi de la construire comme tu l'entends. tu veux faire telles études et bien fonce, tu veux un animal et ce n'est pas une lubie, tu as pesé le pour et le contre (parce que c'est s'occuper d'un être vivant) et bien fonce. tu veux voyager et profiter de la vie et bien fais-le.

tu es adulte, ta maman ne peut plus décider pour toi, elle peut te donner des conseils, elle peut te faire avancer dans ta réflexion mais pas décider à ta place.

tu dis que tu penses en parler à un psy, je pense que c'est une bonne démarche à faire pour que tu ne culpabilises plus mais rien que d'avoir exprimer ce que tu ressens sur le forum est déjà une forme de thérapie.

je suppose que tu connais la phrase : on choisit ses amis mais on ne choisit pas sa famille. tu es l'exemple type.
tu es sur le bon chemin pour vivre TA vie.

et non, tout le monde ne reproduit pas le même schéma que ses parents. tu as pris conscience de cette différence entre vous, alors tu vas pouvoir construire ta vie pour que justement elle ne ressemble pas à la leur parce qu'elle ne te convient pas.

j'ai été un petit peu décousu dans mes propos mais c'est parce que je ne voulais rien oublié alors j'ai noté au fur et à mesure que ça venait.
maintenant je vais lire les réponses :D
1574
On a tous sûrement déjà pensé qu on supportait certaines attitudes parce qu'elles sont celles d'une personne proche... :evil:
Genre " si ça n'était pas ma mère il y a longtemps que je ne lui parlerais plus "
B I U


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