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Hyperphagie : essayer de vous redonner un peu d'espoir...

Bonsoir à toute, je m'appelle Hélène, j'ai 20 ans et j'ai longtemps été hyperphage/boulimique.
Je parcourais la section TCA et j'ai eu envie de partager avec vous mon histoire pour  
peut être vous donner un peu d'espoir et/ou d'aide pour l'avenir...

Petite enfant je mangeais peu et bougeais beaucoup, j'étais maigre, et vers 10 ans, chips et saucisson aidant, j'ai commencé à grossir, j'étais plutôt boulotte, avec un petit surpoids.
Ma famille et mon entourage était très mince, mes parents anciens athlètes, même si j'étais loin d'être obèse, je faisais "tâche", et j'ai eu beaucoup de remarques.
Exemple de ma tante (mannequin à l'époque) qui me sort à mes 11 ans "Ou la la mais tu as mangé beaucoup de mayonnaise cet été toi ! ". Bref, j'étais assez persécutée...
Quelques réflexions de camarades de classe aussi.

A 13 ans, j'ai commencé à prendre conscience de mon corps et voulu perdre du poids. Régime + sport (boxe et natation).
Pourtant, je ne perdais que peu. J'ai appris des années après que j'avais une hypothyroïdie et sans doute déjà à cet âge, cela m'handicapait dans ma perte de poids. J'étais découragée. Je voyais que malgré mes efforts, je ne ressemblais à rien et j'ai fais une grosse dépression due en partie à cela. Et j'ai commencé à faire des crises d'hyperphagie. Tout y passait. Biscuits, yaourts, céréales aux chocolat, et j'en passe. Manger à en avoir la nausée.
Je me sentais coupable, et je compensais par des restrictions. J'ai pas eu une enfance/adolescence facile, pour pleins de raisons, et la bouffe, c'était le moyen de me consoler, en cachette, souvent la seule chose agréable qu'il y avait dans ma vie...
A 14 ans, j'ai commencé à me faire vomir: boulimie.
A 15 ans est apparu mon hernie hiatale, du coup, je ne pouvais plus manger ni beaucoup, ni très gras, ni très sucré, sinon j'avais d'affreuses douleurs abdominales et des nausées. Mes crises se sont calmées pour presque disparaitre: je n'avais plus le choix. J'ai perdu du poids et j'ai accentué le sport, fitness, muscu, je faisais parti des filles qu'on dit "bien foutues", 53 kilos pour 1m65, le corps ferme. On me disait bien foutue, moi je me trouvais immonde. Pas grosse, mais justement mal foutue, avec pas beaucoup de gras, mais mal reparti qui créait un "creux" entre mes jambes et mes cuisses. J'étais bof, et je voulais me rapprocher de la perfection. Je me sentais lourde et mal à l'aise. J'ai fini par énormément me restreindre et pratiquer le sport tout les jours pour me maintenir à 50 kg jusqu'à mes 20 ans. Pendant ces deux années les crises était assez rares mais toujours présentes.
Je prend un traitement pour l'hypothyroidie depuis septembre, et j'ai enfin réussi à tomber à 45 kg. Avoir le corps dont je rêvais depuis longtemps.
Et depuis... Je ne fais plus de crises. Même si j'en ai envie, j'arrive à me maîtriser, je n'en ressens plus le besoin, ce n'est plus une pulsion.
Je suis libre.
Et je pense que c'est pour les raisons suivantes :

-J'ai été contre ma nature et combattu pour me plaire physiquement. Plus je mincissais, et moins je faisais de crises, car je me sentais satisfaite. Même si on ne perd pas tout le poids désiré, se voir s'embellir et se sentir plus légère peut encourager à résister aux pulsions, et donc continuer à perdre encore...
Sentir qu'on est plus légère, plus à l'aise dans ses mouvements.
Se fixer un objectif (réaliste) et y parvenir permet de se sentir fort, et assez fort pour résister aux pulsions. "Je l'ai fais , je peux le refaire"

-Essayer bien ceci : Le sexe. C'est à partir du moment ou j'ai eu une vie sexuelle vers 15 ans que j'ai commencé à diminuer les crises. Puis en 3 ans et deux relations "longues", j'ai eu une vie sexuelle quotidienne et j'ai carrément remplacé la bouffe par le sexe. Sans rire, c'est vachement efficace. Et y'a que du bien être après, y'a que du bénéfique. Et au final, ça entraîne aussi dans la volonté de maintenir son corps en forme. Plaire à l'autre et être plus libérée, en phase avec son corps. Moi je me dis tout les soirs "je vais pas trop manger pour pas avoir le ventre gonflé et être plus sexy à regarder." C'est con mais c'est vrai ! C'est ce genre de petits qui aident à tenir. Et le sentiment de plaire à l'autre en retour. De se sentir désirable à ses yeux, pour contrer le sentiment de nullitude, et l'image négative de nous même qui nous enfonce dans la boulimie. Résultat, je pense au fait que j'ai envie de faire l'amour et je me fais du forcing pour me restreindre niveau bouffe ou empêcher des crises.
Le sexe aide à aimer son corps, car celui ci nous donne du plaisir, et on a moins envie de le maltraiter en le surchargeant de nourriture grasse et souffrir de gros maux de bides après.
Bien aussi quand chéri est là quand on rentre du boulot/fac, pour nous empêcher de sombrer dans les placards.(notamment en nous complimentant sur nos jolies gambettes qu'on a pas envie de voir transformées en poteau du coup.)

-Remplacer voilà. J'ai parler du sexe, du copain, parce que c'est le + efficace pour moi, mais en fait c'est un tout. Evacuer son chagrin (ou son ennui) dans autres chose.
Aller à la fac et faire ce qui me passionne m'a aidé. Ce qu'on cherche en mangeant ainsi c'est combler un vide, voir un vide existentiel. Le combler en se donnant à fond dans ce qu'on aime est une bonne solution.
Les sorties nocturnes aussi. Se faire toute belle et sortir avec ses copains/copines. Plus tu es mince, plus tu es à l'aise et dégage le charme de ta confiance en toi, et plus tu plais et te fais draguer. Et même si des fois c'est un peu lourd, ça fait toujours du bien de se sentir séduisante.
Conclusion: sortir te fais donc éviter la cuisine et le placard à gâteaux, mais aussi rebooste ton estime de toi même. Et encore une fois, participer au bien être et évincer ce sentiments d'être nulle et indésirable : "je suis moche alors tant pis, autant manger".

Voilà c'est à peu près tout.
Je n'aurais pas la prétention de dire que détiens la vérité...
C'est juste quelques trucs qui ont fonctionné pour moi :)

Je m'en suis sortie et pourtant c'était pas gagné, mais aujourd'hui, tout va mieux. Il n'y a plus ces terribles crises pour me pourrir l'existence et me faire ressembler à un mammout.
Alors, vous pouvez y arriver aussi...
Je lis vos témoignages et je me retrouve en vous... Il y a une issue. Il faut trouver laquelle.

Si certaines s'en sont sortie aussi, vos parcours m'intéresse !

Et désolé pour le pavé, besoin de vider aussi mon sac peut être ? ;)

Xoxo, Hélène.
48 ans Lorraine 4326
45 kg pour 1,65 , tu es trop maigre .
Tu penses t'etre sorti de tes problemes en atteigant une maigreur idealisée .
et en remplacant ton addiction à la bouffe par le sexe :-)

j'espere pour toi que tu continueras à bien vivre avec toi-meme .
je ne pense pas qu'on se "soigne" en se faisant violence continuellement mais c'est peut-etre ta solution .


Sinon, essaie d'etre un peu plus en phase avec le site sur lequel tu postes . Non on n'est pas des mamouths, on n'a pas des potaux en guise de jambe et non , on ne se ment pas en pensant que certains hommes peuvent preferer les rondes ;-)
le fameux "volonté" pour maigrir, on ne peut pas le lire ici . C'est un peu plus compliqué que ca les problemes de poids ....
33 ans 1547
ReticulumEndoplasmique a écrit:

Moi je me dis tout les soirs "je vais pas trop manger pour pas avoir le ventre gonflé et être plus sexy à regarder.


Je trouve ça chouette quand les personnes témoignent, ce n'est pas un sujet facile du tout, tu as pris du temps pour raconter ton expérience.

Mais j'avoue que ton récit me fait un peu peur, en fait. J'ai l'impression que tu es juste "sous contrôle", que pour tenir, tu as trouvé tes idées à toi, mais que tu n'es pas libérée de tes difficultés. Je pense que c'est l'enthousiasme à l'idée de ces solutions qui me fait un peu peur, pas les solutions elles-mêmes que tu as trouvé, même si je me dis que ça doit être vraiment dur de vivre en se disant tout ce que tu te dis sur ce que fait la valeur de quelqu'un: sa beauté/être objet de désir.

On a tous trouvé des solutions palliatives à des difficultés plus profondes, ce n'est pas le souci. Mais je crois qu'on le sait quand même, que ce sont des solutions palliatives, que ça n'a rien de curatif, qu'il s'agit d'autre chose qui met plus de temps à être désamorcé et que les expériences agréables à côté aident à trouver la force de le faire. Parce que je suis convaincue que les expériences sources de bien-être ont une vraie action si on prend le temps de les vivre vraiment.
Là, c'est comme s'il y avait une certaine confusion, que tu avais troqué un crédit contre un autre en disant: chouette, je n'ai plus ce premier crédit, je suis libre. Alors que tu sembles beaucoup dépendre des autres pour te protéger de toi. (Ce que je comprends, ce n'est pas la question.)

En plus, j'ai un peu de mal avec réduire l'intimité à se sentir désiré. Je comprends que ça en fasse partie, mais pas que ça soit LA motivation. Ça fait drôle quand on réalise qu'on fait l'amour par désir d'être désiré plutôt que par désir pour l'autre. L'autre n'a plus qu'à être un miroir animé qui nous rassure par son excitation ?

ReticulumEndoplasmique a écrit:

Plus tu es mince, plus tu es à l'aise et dégage le charme de ta confiance en toi, et plus tu plais et te fais draguer.


Je ne suis pas du tout sûre qu'être mince implique nécessairement d'être à l'aise/charmante/en confiance/séduisante/ et objet de drague et que tout cela nécessité réciproquement d'être mince.
34 ans 3196
Ton message ne m'inspire pas de l'espoir, mais de la compassion. Que de douleurs, que de contrôle, que de souffrance !

Ton histoire me rappelle celle d'une de mes anciennes amies anorexique, qui à 20 ans aurait pu écrire tes mots. Elle a 30 ans aujourd'hui, et crois moi, personne ne jalouse ni sa silhouette, ni sa vie...

Je te souhaite de trouver l'apaisement.
ladybugette a écrit:
45 kg pour 1,65 , tu es trop maigre .
Tu penses t'etre sorti de tes problemes en atteigant une maigreur idealisée .
et en remplacant ton addiction à la bouffe par le sexe :-)

j'espere pour toi que tu continueras à bien vivre avec toi-meme .
je ne pense pas qu'on se "soigne" en se faisant violence continuellement mais c'est peut-etre ta solution .


Sinon, essaie d'etre un peu plus en phase avec le site sur lequel tu postes . Non on n'est pas des mamouths, on n'a pas des potaux en guise de jambe et non , on ne se ment pas en pensant que certains hommes peuvent preferer les rondes ;-)
le fameux "volonté" pour maigrir, on ne peut pas le lire ici . C'est un peu plus compliqué que ca les problemes de poids ....


Remplacer la bouffe par le sexe oui. Je vois pas ou est le mal en fait... Faire beaucoup l'amour n'a jamais rendu personne malade (en se protégeant évidement), en revanche, manger trop rend malade oui, physiquement et mentalement. Notamment l'excès de graisse abdominale et viscérale qui entraîne maladies cardiovasculaire, AVC, diabète, cancer... Et je sais de quoi je parle. Je suis en troisième année de biologie. Même si on est pas gros au point d'avoir des soucis de santé, quand on est rond il faut souvent un gros travail d'acceptation, beaucoup le vivent mal, et ça conduit à des dépressions/suicides/TCA et j'en passe.
Et j'ai assez lu de posts ici pour le savoir. Combien portent le titre "je haie mon corps", "je ne m'accepte pas" etc. ? Même celles qui s'assument ont du en faire beaucoup pour être en paix avec elles même.

Ne prend pas ça pour une agression, mais de "mettre au même niveau" une sexualité très active, qui est un besoin naturel et sain, et une maladie, car l'obésité ou la boulimie sont des maladies, je trouve ça... bizarre

J'ai guéris quand j'ai accepté mon image, et il a fallut que je sois mince pour faire ça, car comme on le prône ici, chacun ses gouts, et j'ai le droit d'aimer ce qui est mince.

Manger en excès n'apporte rien du tout, (à part du mal) et il y a tellement d'autres choses dans la vie, des tas d'autres activités à pratiquer que celle ci (dont certaines qu'on ne peux/ose plus faire quand on est en trop en surpoids).
D'ailleurs, quel est l'intérêt d'apporter à son corps tant de calories en trop ? Aucun. De l'énergie inutile qui se transforme en gras. Nous ne sommes pas fait pour être gros biologiquement (et encore moins obèse), et c'est pas pour rien que ça engendre tant de soucis. La plupart des gens ne se rendent même pas comptent qu'ils bouffent beaucoup trop et n'importe quoi et que c'est contre nature, contre le fonctionnement du métabolisme, qui n'as pas besoin de plus de calories que celles qu'il va utiliser pour faire fonctionner le corps, et faire quelques réserves.
Et une fois qu'on le comprend, oui il faut se faire violence, évidement. Qui cède à toutes ses pulsions dans la vie ? Personne. Bien sur qu'il faut se contrôler, on est pas des animaux sauvages, on peut résister à nos pulsions, et c'est justement la capacité à se raisonner qui nous différencie de nos amis les bêtes.
Et on ne se sent pas frustré parce qu'on a autre chose pour nous combler, et que manger trop n'a jamais aidé personne.
Evidemment, il faut le vouloir, d'être mince ou normale, si ça n'est pas le cas, ça ne marchera jamais.

Je ne prône pas la maigreur non plus. On peut très bien manger normalement, se faire plaisir, être en forme, avoir des formes et se plaire. Par contre faire des crises de boulimie, se gaver de gras et de sucre ça c'est maladif excuse moi de le dire....

Je sais où je poste, les poteaux, c'était pas une insulte... C'est juste souvent ce qu'on se dit toutes de nos jambes !
papille a écrit:
ReticulumEndoplasmique a écrit:

Moi je me dis tout les soirs "je vais pas trop manger pour pas avoir le ventre gonflé et être plus sexy à regarder.


Je trouve ça chouette quand les personnes témoignent, ce n'est pas un sujet facile du tout, tu as pris du temps pour raconter ton expérience.

Mais j'avoue que ton récit me fait un peu peur, en fait. J'ai l'impression que tu es juste "sous contrôle", que pour tenir, tu as trouvé tes idées à toi, mais que tu n'es pas libérée de tes difficultés. Je pense que c'est l'enthousiasme à l'idée de ces solutions qui me fait un peu peur, pas les solutions elles-mêmes que tu as trouvé, même si je me dis que ça doit être vraiment dur de vivre en se disant tout ce que tu te dis sur ce que fait la valeur de quelqu'un: sa beauté/être objet de désir.

On a tous trouvé des solutions palliatives à des difficultés plus profondes, ce n'est pas le souci. Mais je crois qu'on le sait quand même, que ce sont des solutions palliatives, que ça n'a rien de curatif, qu'il s'agit d'autre chose qui met plus de temps à être désamorcé et que les expériences agréables à côté aident à trouver la force de le faire. Parce que je suis convaincue que les expériences sources de bien-être ont une vraie action si on prend le temps de les vivre vraiment.
Là, c'est comme s'il y avait une certaine confusion, que tu avais troqué un crédit contre un autre en disant: chouette, je n'ai plus ce premier crédit, je suis libre. Alors que tu sembles beaucoup dépendre des autres pour te protéger de toi. (Ce que je comprends, ce n'est pas la question.)

En plus, j'ai un peu de mal avec réduire l'intimité à se sentir désiré. Je comprends que ça en fasse partie, mais pas que ça soit LA motivation. Ça fait drôle quand on réalise qu'on fait l'amour par désir d'être désiré plutôt que par désir pour l'autre. L'autre n'a plus qu'à être un miroir animé qui nous rassure par son excitation ?

ReticulumEndoplasmique a écrit:

Plus tu es mince, plus tu es à l'aise et dégage le charme de ta confiance en toi, et plus tu plais et te fais draguer.


Je ne suis pas du tout sûre qu'être mince implique nécessairement d'être à l'aise/charmante/en confiance/séduisante/ et objet de drague et que tout cela nécessité réciproquement d'être mince.


Je comprends ce que tu dis, et j'ai plus ou moins répondu dans ma réponse plus bas !

Pour le fait d'aimer être l'objet d'un désir, c'est loin d'être que ça. Le sexe c'est génial en soi, coucher avec quelqu'un qu'on désire à fond tout ça, et c'est pas forcément possible d'apprécier quand on est pas à l'aise avec son corps. Et puis dans la tête ça joue beaucoup, quand on ne se plait pas on est pas très apte à prendre du plaisir avec son corps, ça peut être un sacré blocage (j'ai d'ailleurs lu pas mal de posts ici à ce propos...).
Et perso, moi mon désir s'accentue d'autant plus que je sens que mon partenaire me désire :)

Après être mince =/= automatiquement avoir confiance en soi, et on peut très bien être + ronde et avoir confiance en soi.
En revanche, quand on cherche à être plus mince et qu'on le deviens, oui on se sent rebooster en général, plus confiante simplement, et ça se dégage de la personne et de son charme !
S
85 ans 4896
helene que vas-tu faire si pour une raison ou pour une autre tu ne peux plus faire l'amour tous les jours ?
38 ans très au sud 7830
oh donc les boulimiques sont des animaux ou du moins des sauvages :shock: :!:
Je crois que tu te trompes lourdement sur un point capital: les "maladies" de l'alimentation, du rapport psychologique à l'alimentation sont au contraire profondément humaines.
Il n'y a bien que l'homme sur terre pour se prendre la tête sur comment manger et lier cela à son aspect physique...
A te lire ceux qui souffrent le choisissent, ils n'ont qu'à être maigres après tout, ce n'est qu'un choix à faire... et bien tu serais surprise de savoir la dose de volonté qu'il faut pour être gros, pour vivre gros. Et non ce n'est pas un choix. Je suis presque sûre que plus de la moitié des gens qui fréquentent le forum ont déjà perdu en accumulant tous leurs régimes le poids que tu fais aujourd'hui... ce n'est pas de la volonté ça?!
Et oui ils ont repris et plus encore... pourquoi? parce que comme tu devrais être ben placée pour le savoir le corps est un équilibre complexe que l'on ne modifie pas par sa seule volonté.

Ah et pour info le sexe peut être une addiction comme une autre...
Et le jour où tu es seule au fait tu fais quoi? tu te jettes par la fenêtre ou sur le premier venu pour être désiré? Face à toi même tu fais quoi? Car dans le fond c'est de cela que tu dois avoir le plus peur: te retrouver face à toi même sans personne pour te mettre des barrières...
48 ans Lorraine 4326
Tu m'as l'air beaucoup dans l'euphorie de l'anorexique à qui tout sourit, qui controle tout .

Tu ne reponds pas quand on on t'alerte sur ta maigreur .
Tu es petrie d'à-prioris sur la santé des grosses , tu ne dois pas etre sans savoir qu'etre en sous-poids est au moins, tout autant mauvais .

Avoir une addiction au sexe, c'est comme toute addiction , c'est ne pas etre libre. c'est etre dependante , tu es dependante d'un homme, du regard que les Hommes peuvent poser sur toi , tu vis à travers ca .
Je sais pas si c'est plus enviable que d'etre addict au gras ou au sucré ;-)

Pis tu sais ici, on est une paire d'obeses , on en n'est pour autant pas toutes boulimiques .
L'obesité est , encore une fois , multi-factorielle .

là tu es sure de toi, tu a remplacé une addiction par une autre . cela ne durera sans doute pas .
cela serait vraiment plus sain de comprendre ton besoin d'etre justement addict à quelque chose, c'est le meilleur moyen de s'en debarasser et d'etre enfin libre.
30 ans 1324
Je trouve aussi que ça ressemble à de l'anorexie. Et c'est marrant car quand j'étais suivie pour mes troubles alimentaires, les médecins m'ont toujours dit "ne remplace pas la nourriture par autre chose, tu ne feras que déplacer le problème". En effet, d'une boulimique alimentaire, tu es une boulimique sexuelle. Mais est-ce que tu vas vraiment mieux ? est-ce que tu te respectes vraiment ? Je ne crois pas. Se respecter, ce n'est pas se définir comme un être sexué et sexy, comme un être désirable et juste ça. Se respecter, c'est bien plus dur.
En lisant ton message, je ne vois pas d'espoir. Je me sens juste triste pour toi.
45 ans région parisienne 5831
ReticulumEndoplasmique a écrit:
Plus je mincissais, et moins je faisais de crises, car je me sentais satisfaite. Même si on ne perd pas tout le poids désiré, se voir s'embellir et se sentir plus légère peut encourager à résister aux pulsions, et donc continuer à perdre encore...


Oui, c'est vrai. A 28 ans, j'ai eu environ la même expérience que toi: je maigrissais, je me sentais plus jolie, et du coup, je n'avais plus du tout envie de faire des crises, et j'étais dans un cercle vertueux.

Tout allait parfaitement bien... jusqu'à ce que je tombe enceinte. Là, mon corps ne m'obeïssait plus, dès que je mangeais un peu, je grossissais exagérément et cela me déprimait... du coup, je mangeais plus encore... J'ai pris 30 kilos dans ma première grossesse, et je ne pense pas les avoir reperdus ensuite.

Bref, le phénomène que tu décris est tout à fait réel, mais malheureusement, il n'est pas éternel. La vie n'est un long fleuve tranquille pour personne: une rupture, une grossesse, un deuil, une maladie, un examen raté, une jambe cassée empêchant de faire du sport... n'importe quoi peut devenir la petite goutte qui brise le cercle vertueux. :?

C'est pourquoi je pense qu'il vaut mieux ne pas compter sur ce genre de cercle vertueux, car on finit un jour par le payer au prix fort, malheureusement.
45 ans région parisienne 5831
Je précise que, pour ma part, j'ai réussi à me maintenir dans le cercle "vertueux" pendant 2 ans avant qu'une petite graine vienne rouer l'engrenage... :roll: (je précise que je ne vois aucune "vertu" réelle, hein, c'est juste le nom) Et je suis sûre que d'autres y arrivent plus longtemps encore! Mais je me demande si le retour de bâton n'est pas encore plus fort lorsque ça dure plus longtemps... :roll:
48 ans 35 10308
ReticulumEndoplasmique a écrit:
Et je sais de quoi je parle. Je suis en troisième année de biologie.

Ah ben forcément, respect alors.
C'est touchant de naïveté juvénile.

ReticulumEndoplasmique a écrit:
Même si on est pas gros au point d'avoir des soucis de santé, quand on est rond il faut souvent un gros travail d'acceptation, beaucoup le vivent mal, et ça conduit à des dépressions/suicides/TCA et j'en passe.

Puisque tu es en troisième année de biologie, tu dois savoir que dépression, TCA et j'en passe, ce ne sont pas des maladies du corps, ce sont des troubles de la tête. Tu peux jouer avec ton corps tant que tu peux, ça n'est pas ça qui répond aux problèmes psychologiques. Tant que tu continues à ignorer les vrais problèmes, tu peux te convaincre pendant un temps que "je vais bien tout va bien", mais ça risque de te péter méchamment à la figure à un moment.

Puisque tu es en troisième année de biologie, tu dois aussi savoir que 45kg pour 1,65cm, c'est de la maigreur. Tu as le droit d'être bien dans ton corps à ce poids-là, tout comme on a le droit d'être bien dans son corps avec un surpoids, mais puisque tu as plein d'idées sur les problèmes liés au surpoids, est-ce que tu as des idées aussi sur les problèmes liés à la maigreur?

Bon enfin je suis d'accord avec toutes les filles qui sont déjà intervenues.
J
48 ans 575
Ton discours me procure une grande tristesse, les mots sont durs, même si j'en ai envie je me maîtrise, je suis allée contre ma nature, j'ai atteint mon objectif, le sexe aussi c'est intéressant je ne mange pas avant l'acte pour ne pas avoir de ventre :shock:
En fait, le sexe te sert de coupe -faim, tu es obsédé par le gras....
Ton discours n'apporte pas l'espoir, il parle de quelqu'un qui souffre de TCA.
48 ans 35 10308
Bon, je relis ton premier message encore et en effet je ne trouve pas qu'il donne de l'espoir, je le trouve très dur et très triste.

Ce qu'on t'a dit et fait sentir sur toi dans ta famille, et ce que tu t'es sentie obligée de faire subir à ton corps en conséquence depuis que tu as 13 ans (13 ans! une gamine! un corps même pas fini de se construire...), c'est très violent. Tu parles de boulimie à 15 ans, tu es maintenant dans un discours qui rappelle beaucoup celui des anorexiques, est-ce que dans ton parcours à un moment tu as pu parler à un psy ou tu t'es posé la question de le faire?
B I U


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