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l'impression que je devrais me priver vu mon poids

42 ans Ile de France 556
ça me fait une drôle d'impression quand, par exemple on parle fringues et la fille à qui je parle parle d'un truc et dit : je le mettrai quand je  
serai plus mince, pour l'instant ça m'est interdit. Invariablement, elle est beaucoup plus mince que moi. Du coup ça me refile la charmante idée que je ne devrais pas aimer ça, que j'en suis indigne, et je me trouve coupable d'aimer ça. Et que je devrais me limiter, vu que quelqu'un de plus mince que moi doit déjà se limiter. Et j'aime pas ça...
ça vous fait ça, aussi?
46 ans Sur un gros arbre perché 7658
Parle à une autre fille.
33 ans 1547
J'imagine que tu ne prends pas tout comportement assumé par quelqu'un comme une consigne à suivre ?
Trouve tes propres limites en fonction de ce qui te plaît, déplaît, et de la loi.(sait-on jamais ;) )

Je me dis que c'est un effet général qui ne concerne pas que les habits. Toute personne exprimant une position personnelle donne à l'autre une occasion de se situer par rapport à cela. Il y a des sujets sensibles pour certaines personnes, mais ce n'est pas forcément le but de ce type de discours. Et pour certain, "se situer" se transforme en "juger" ou "le vivre comme un impératif".

Imaginons: "-tu pars en vacances ? - non, ça ne m'est pas possible avec l'argent que me coûte l'entretien de ma maison." L'autre va peut-être avoir l'impression que de mettre de l'argent dans des loisirs est mal vu, ou à l'inverse, va peut-être lui même mal voir/ trouver idiot qu'on mette autant d'argent juste pour un endroit où dormir (idem pour la voiture par exemple).

Bref, à chacun ses thèmes sensibles, et il y a des idées récurrentes qui circulent pour chacun je pense.
M
90 ans 1565
Ses complexes lui appartiennent,tu as bien raison d'assumer tes envies et ce que tu aimes.
52 ans Région nîmoise 1567
Pour ma part, j'ai trouvé intéressant de commencer à verbaliser ce que je ressentais dans ces situations, plutôt que de ronger mon frein en silence comme tu sembles le faire. Sans agressivité mais tout naturellement. Du style quand tu es dans la boutique avec la copine qui te dit ça, pourquoi ne pas lui faire part immédiatement de ce que tu penses de sa réflexion, genre "j'ai envie de me faire plaisir maintenant et pas dans un futur hypothétique", "tu penses que je devrais me priver parce que je ne suis pas assez bien", bref lui dire simplement ce que tu ressens et que tu nous a livré dans ce topic. Tu pourrais être étonnée du résultat.
Je ne sais pas si j'ai déjà cité l'anecdote suivante, que j'ai vécue il y a 5 ans :
dans une boulangerie, je commande le plus gros gâteau à la crème de la vitrine (génoise aux poires, un délice), c'était vraiment le plus gros (genre pour 15 personnes) et le plus appétissant. Le monsieur derrière moi me dit (de quoi il se même celui-là -c'est un autre sujet) : "tss, tss, il faut pas manger ça, c'est pas bon pour la ligne". Et là, première fois de ma vie, au lieu de me taire ou de l'envoyer chier en mode agressif, je lui réponds avec un grand sourire "au contraire, on va le manger ce soir et j'espère qu'il sera aussi bon que ce qu'il en a l'air". Le type me dit alors "remarquez, vous avez raison, et puis vous n'en avez pas besoin". OK, sa dernière réponse atteste du connard parfait. Mais MOI, ça m'a fait un bien FOU de m'affirmer dans ce que j'avais envie de faire (en l'occurrence manger le gâteau)!
30 ans La Ville Rose 2320
ça me le fait parfois, enfin, ça me l'a fait, très souvent. Maintenant c'est rare.

Comme ça me parasitait l'esprit à chaque fois pendant des heures, voire des jours alors, j'ai décidé d'éviter autant que possible les personnes tout à fait sveltes qui se plaignent de leurs poids ou de dire " Ouais ... Bah c'est pas avec moi que tu vas te plaindre de ça hein tu sais " quand la situation se présente. Oui c'est cinglant mais je ne le dis pas méchamment, c'est juste que c'est au-dessus de mes forces d'écouter des gens se plaindre de pas grand chose.

Bien entendu il faut aussi prendre en considération que la fille dont tu parles a ses complexes et a tout à fait le droit de les avoir. Elle parlait d'elle, et pas de toi. Mais, si ça te fait cet effet, je pense que tu devrais t'en protéger un peu. J'ai cité ma méthode, à toi de trouver la tienne.
45 ans région parisienne 5831
Moi, j'avoue que ce genre de remarque me touchent encore parfois, même si je sais bien que ce n'est pas forcément contre moi, et que se priver n'est absoluemnt pas la solution, mais j'avoue que lorsqu'une personne plus mince que moi dit qu'elle doit se priver parce qu'elle est trop grosse, j'ai pendant quelques secondes mes yeux de lapin qui voit les phares d'une voiture arriver sur lui à grande vitesse. :roll:

Ensuite, j'arrive à me reprendre, je me raisonne, je me repasse les arguments (dans ma tête) qui m'ont persuadée que se restreindre n'était pas la solution pour moi, et là, ça va mieux. En général, à ce stade, la conversation s'est tourné vers un autre sujet, et du coup, il n'y a plus de problème.

Je regrette souvent de n'avoir pas su réagir à temps, de n'avoir pas trouvé une remarque non agressive qui me permettait de m'inscrire en faux, mais bon, ce sera l'étape suivante! ;) :lol:
34 ans 3170
Au travail, j'ai une collègue qui est mince et qui se plaint de se sentir mal parce qu'elle a pris 10 kilos depuis la ménopause etc... Franchement elle doit faire un 38 à tout casser mais bon je me mets à sa place et c'est clair que si je prenais d'un coup 10kilos, bah je me sentirais mal parce que ce n'est pas mon corps habituel (je ne sais pas si je m'exprime bien).
C'est certain qu'arriver devant moi et me dire qu'elle est mal à cause de ça alors qu'objectivement, elle est mince, bah ça peut sembler maladroit mais je ne le prends pas perso vu que c'est un rapport avec son corps et non une comparaison avec le mien. ;)
Bin, je trouve ca assez normal de le prendre mal quand qqn qui a qqs kilos en trop (éventuellement imaginaires) fait ce genre de réflexions à qqn qui a plusieurs dizaines de kilos en trop...
C'est un peu comme de se plaindre de sa légère myopie devant un aveugle... Imaginez qqn qui dit devant un aveugle qu'il ne va pas à la piscine parce que ses lunettes se mouillent et que sans lunettes il ne voit pas bien au bout du bassin... je pense que l'aveugle va réagir...
45 ans région parisienne 5831
aurelie3367 a écrit:
Imaginez qqn qui dit devant un aveugle qu'il ne va pas à la piscine parce que ses lunettes se mouillent et que sans lunettes il ne voit pas bien au bout du bassin... je pense que l'aveugle va réagir...


Je crois que l'aveugle dira plutôt: "ben dis donc, tu t'en mets des barrières: moi qui suis aveugle, je vais régulièrement à la piscine sans aucun problème". Je pense que l'aveugle ne s'englue pas dans une culpabilité, parce qu'il sait bien qu'il n'est pas responsable de son handicap, du coup, sa réaction est probablement plus tranquille.

Perso, si j'ai du mal à réagir de cette façon, c'est que j'entends encore parfois cette petite voie dans ma tête qui me dit "c'est de ta faute si tu es grosse". Heureusement, elle a tendance à devenir de plus en plus muette. :lol:
mamykro a écrit:
aurelie3367 a écrit:
Imaginez qqn qui dit devant un aveugle qu'il ne va pas à la piscine parce que ses lunettes se mouillent et que sans lunettes il ne voit pas bien au bout du bassin... je pense que l'aveugle va réagir...


Je crois que l'aveugle dira plutôt: "ben dis donc, tu t'en mets des barrières: moi qui suis aveugle, je vais régulièrement à la piscine sans aucun problème".


C'est à ce genre de réactions que je pensais.
B I U


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