MENU Le Forum Vive les rondes Connexion

ma RA = échec... j'abandonne

F
40 ans 159
Bonjour à toutes !

Tout d'abord, explication du titre, ça s'impose.

Je suis sur VLR depuis un certain temps, même si je ne poste pas beaucoup, je lis les messages du forum.  
J'ai également lu les livres des docteurs Zermati et Apfeldorfer, j'ai essayé Linecoaching (un échec mais je suis pas la seule ici), j'ai vu une diététicienne du GROS, j'ai même vu le docteur Apfeldorfer en personne dans son cabinet parisien...

Résultat: j'ai pris 15 kilos et je suis beaucoup plus paumée qu'avant.

En plus mes problèmes de santé, que ce soit douleurs de dos, aux articulations et de souffle, s'aggravent. Je fatigue au moindre effort.

Mon kiné et mon osthéo doivent commencer à désespérer et moi c'est sûr.

Comme mon traitement thyroïdien est adapté et régulièrement contrôlé et que je ne suis plus de traitement (psy) qui me ferait grossir, j'aimerais vraiment ne plus avoir ce genre de problèmes.

Je sais que les régimes c'est dangereux et malsain et tout. Alors quelle solution? je n'ai rien contre le sport mais je ne suis pas autorisée à faire grand chose médicalement parlant. Néanmoins je pratique le yoga et la marche (la natation aussi quand j'ai la possibilité d'y aller).

Bref, qui est dans une situation similaire?
Merci !
M
76 ans 327
Bonjour Faye_Valentine,

Si tu n'écoutes que toi et ce que tu penses (dont aucune des autres personnes que tu cites dans ton message), quelles seraient les raisons de ta prise de poids et de ton échec à l'essai des programmes de rééducation alimentaire ?

Tu peux très bien répondre que tu n'en sais rien. Nous chercherons ensemble ... ;)

Je ne suis pas dans une situation similaire, car la nourriture et ma relation avec elle ne sont plus les problèmes insurmontables qu'ils ont été pendant des années, je considère que j'en suis sortie. Alors que j'ai suivi au début le même parcours jalonné d'échecs que toi, et que j'en étais au même point il y a environ 4 ans.
F
40 ans 159
Bonjour Mellyne et merci pour ta réponse encourageante,

Après réflexion, les raisons de ma prise de poids et de mon échec en RA tiennent à en quelques mots: non-acceptation de mon corps.

En fait j'ai réalisé que je n'ai jamais aimé mon corps, quelqu'en soit le poids d'ailleurs.
Adolescente et très mince voire maigre je ne m'aimais pas, plus tard à un poids dit "normal" je me trouvais pleins de défauts physiques, encore plus tard quand j'ai commencé à prendre du poids, on imagine bien etc...
Et même avant ça en y réfléchissant, à l'âge ingrat, avec lunettes, appareil dentaire et oreilles décollées... mais tout ça s'est résolu et pourtant rien ne s'est arrangé à ce niveau-là.

Il faudrait certainement que j'apprenne à avoir un meilleur regard sur moi.
Ma prise de poids et ma relation avec la nourriture ne sont que des symptômes de cette mauvaise relation, je pense.
M
76 ans 327
Et cette relation conflictuelle avec ton corps, vous en avez parlé avec les spécialistes que tu as vus ? A-t-elle été prise en compte dans les exercices donnés ?

Je veux dire que sur Linecoaching par exemple, ils te donnent un programme d'exercices physiques à suivre. Or tu dis que l'activité physique que tu peux fournir est limitée. Quoique je pense que le yoga et la marche, pratiqués régulièrement, peuvent mobiliser le corps et le faire "sentir".

Ensuite, tu parles du désamour que tu as pour ton corps, et tu conclues par : Citation:
Il faudrait certainement que j'apprenne à avoir un meilleur regard sur moi.
Ma prise de poids et ma relation avec la nourriture ne sont que des symptômes de cette mauvaise relation, je pense.


Alors, la question que je me pose c'est si le conflit est avec ton corps, ou avec toi, en entier. Pour être claire, t'aimes-tu ?

Je te dis ça parce que pour moi, ça a été une des clés : j'avais une estime de moi assez basse, parce qu'elle était inversement liée à mon poids : plus je grossissais, moins je m'aimais, moi, en entier. Je pouvais accumuler les "réussites", la seule qui comptait pour que je me sente "validée" était la perte de poids. Dès lors que j'ai su que si mes kg font partie de moi (mon corps, c'est aussi moi), mais que je ne m'arrête pas à eux (j'ai aussi des qualités, faut pas croire ...), alors j'ai pu travailler à m'aimer et à m'estimer.
F
40 ans 159
Bonjour Mellyne,

Oui bien sûr j'en ai parlé au psychologue qui me suit et les exercices que je fais chez le kiné sont adaptés à mes problèmes de dos.

Pour ce qui est du yoga et de la marche, ça me permet en effet de sentir mon corps d'ailleurs je devrais faire plus de sport/exercices physiques dans la mesure du possible car j'apprécie vraiment d'en faire et je me sens bien mieux après chaque séance (mis à part les courbatures et ce genre de choses).

Linecoaching je ne compte pas réitérer l'expérience, le problème c'est que je manque de rigueur pour suivre le programme, faire les exercices demandés etc... ça doit être soit parce que le concept du programme par internet est trop immatériel pour moi, soit tout simplement parce que ça me m'amuse pas assez.

Par contre, pour ta question tout à fait pertinente concernant le désamour, j'ai l'impression que ça ne concerne que ma relation au corps. Je me trompe peut-être. Je n'ai pas une immense confiance en moi en effet mais tout de même, j'arrive à me dépasser et malgré pas mal de difficultés persos et pros (mais bon je ne vais pas raconter ma vie), je ne lâche rien!

J'ai souvent de nouveaux projets, je suis active, je m'efforce de rester coquette aussi (même si c'est pas toujours facile par rapport à ma prise de poids). En résumé, je n'ai pas envie de me laisser aller, et c'est soit par fierté, soit par amour-propre !
46 ans Paris 9869
Bonjour Faye!

Quel type d'alimentation avais-tu avant la ra (tca? grignotage? manger par ennui?) et pendant la ra? qu'as-tu modifié pendant cette prise de 15kg?
M
76 ans 327
Et pour compléter les questions de Poupoule, ton poids est-il encore en train d'évoluer ou est-il stable ?
F
40 ans 159
Bonjour les filles, et merci!

Alors mon poids évolue en effet, j'accumule doucement mais sûrement les kilos.
En ce qui concerne mon alimentation, j'ai eu des TCA surtout hyperphagie mais ça va beaucoup mieux.
Par contre j'ai toujours eu une tendance au grignotage et beaucoup d'appétit.
La principale différence depuis ma RA c'est que je mange beaucoup plus au bout du compte, car avant la RA je me mettais régulièrement au régime (que je laissais tomber rapidement) mais en quelque sorte ça créait une sorte de compensation/équilibre, il faut croire, niveau poids.
M
76 ans 327
Bonjour Faye_Valentine,

Alors, de façon évidente puisque ton poids évolue encore, tu manges plus que tes besoins, et puisque la faim est notre indicateur pour nous signaler quels sont nos besoins, tu manges plus que ta faim. Et c'est le levier principal d'action de la RA : arriver à ne pas manger plus que sa faim sauf exception (vive les repas festifs).

Pour te parler de moi, en espérant que ça puisse t'aider, je n'avais aucune référence des quantités à manger pour respecter ma faim. Je veux dire que je ne connaissais que deux modes : le régime et la compensation. Ça jouait au niveau quantité (de une à trois portions du même aliment), mais aussi au niveau qualité (il y a des aliments que je ne mangeais que lorsque j'étais au régime, ou lorsque je compensais). Fais-tu un tri dans les aliments que tu peux manger ou non ? Que se passe-t-il si tu divises tes portions par deux ? Les portions que tu te sers sont-elles fonction d'éléments extérieurs (contenu du paquet, portion du conjoint ...) ?

Ensuite, qu'appelles-tu appétit ? C'est la faim qui est plus ou moins grande, ou c'est l'envie de manger de grosses portions ? Je me suis rendue compte que j'ai besoin d'avoir la bouche bien pleine quand j'ai très faim. Si je mange de trop petites bouchées, sans parler de quantité, je ne satisfais pas mon envie de manger, alors que ma faim l'est déjà. Et ensuite, j'aurais tendance à grignoter.

Dans quelles circonstances grignotes-tu ? Le désœuvrement, l'ennui, devant la télé ... Pour moi, je me suis rendue compte que je mangeais en dehors des repas quand je procrastinais, je m'occupais pour éviter de faire ce que j'avais à faire et que je ne voulais pas faire. Depuis que je le sais, je procrastine toujours autant, mais je ne mange plus pour m'occuper. Non, je fais autre chose que j'aime autant.

Pour en revenir au fait que ton corps ne te plait pas comme il est, il doit tout de même être source de plaisir et de satisfaction de temps en temps, tu dis toi-même que tu te sens mieux après chaque séance. Toujours pour te citer mon exemple, mes cuisses et mes hanches sont énormes. Mais oui, ce sont mes réserves pour si je porte un jour des enfants. J'ai un petit ventre, ma mère et mes sœurs ont le même, nous sommes en famille. J'ai des vergetures sur les seins, grandir à l'adolescence n'a pas été simple, ni physiquement ni psychologiquement. J'ai des ailes sous les bras, ben oui, un jour, j'ai été plus grosse qu'aujourd'hui, elle sont là pour me le rappeler. Ce que j'essaie de te dire, c'est que ce corps que tu n'aimes pas, lui a toujours été là pour toi, ton histoire est inscrite dedans, aussi bien que tes souvenirs dans ton cerveau. Puisque tu me dis ne pas avoir de problème à t'aimer toi, pourquoi en vouloir à ton corps de faire partie de toi ?

Je te fais part de mon expérience non pas pour t'apporter des solutions clés en main (sinon, je ferais payer et je serais millionnaire), mais pour illustrer un exemple de cheminement, de questions en questions, qui m'a amené où je suis aujourd'hui : je suis heureuse. Et crois-moi, tout du long, la seule chose ou personne qui m'empêchait de l'être, c'était moi-même.
46 ans Paris 9869
Mellyne a écrit:
Bonjour Faye_Valentine,

Alors, de façon évidente puisque ton poids évolue encore, tu manges plus que tes besoins, et puisque la faim est notre indicateur pour nous signaler quels sont nos besoins, tu manges plus que ta faim. Et c'est le levier principal d'action de la RA : arriver à ne pas manger plus que sa faim sauf exception (vive les repas festifs).

Pour te parler de moi, en espérant que ça puisse t'aider, je n'avais aucune référence des quantités à manger pour respecter ma faim. Je veux dire que je ne connaissais que deux modes : le régime et la compensation. Ça jouait au niveau quantité (de une à trois portions du même aliment), mais aussi au niveau qualité (il y a des aliments que je ne mangeais que lorsque j'étais au régime, ou lorsque je compensais). Fais-tu un tri dans les aliments que tu peux manger ou non ? Que se passe-t-il si tu divises tes portions par deux ? Les portions que tu te sers sont-elles fonction d'éléments extérieurs (contenu du paquet, portion du conjoint ...) ?

Ensuite, qu'appelles-tu appétit ? C'est la faim qui est plus ou moins grande, ou c'est l'envie de manger de grosses portions ? Je me suis rendue compte que j'ai besoin d'avoir la bouche bien pleine quand j'ai très faim. Si je mange de trop petites bouchées, sans parler de quantité, je ne satisfais pas mon envie de manger, alors que ma faim l'est déjà. Et ensuite, j'aurais tendance à grignoter.

Dans quelles circonstances grignotes-tu ? Le désœuvrement, l'ennui, devant la télé ... Pour moi, je me suis rendue compte que je mangeais en dehors des repas quand je procrastinais, je m'occupais pour éviter de faire ce que j'avais à faire et que je ne voulais pas faire. Depuis que je le sais, je procrastine toujours autant, mais je ne mange plus pour m'occuper. Non, je fais autre chose que j'aime autant.

Pour en revenir au fait que ton corps ne te plait pas comme il est, il doit tout de même être source de plaisir et de satisfaction de temps en temps, tu dis toi-même que tu te sens mieux après chaque séance. Toujours pour te citer mon exemple, mes cuisses et mes hanches sont énormes. Mais oui, ce sont mes réserves pour si je porte un jour des enfants. J'ai un petit ventre, ma mère et mes sœurs ont le même, nous sommes en famille. J'ai des vergetures sur les seins, grandir à l'adolescence n'a pas été simple, ni physiquement ni psychologiquement. J'ai des ailes sous les bras, ben oui, un jour, j'ai été plus grosse qu'aujourd'hui, elle sont là pour me le rappeler. Ce que j'essaie de te dire, c'est que ce corps que tu n'aimes pas, lui a toujours été là pour toi, ton histoire est inscrite dedans, aussi bien que tes souvenirs dans ton cerveau. Puisque tu me dis ne pas avoir de problème à t'aimer toi, pourquoi en vouloir à ton corps de faire partie de toi ?

Je te fais part de mon expérience non pas pour t'apporter des solutions clés en main (sinon, je ferais payer et je serais millionnaire), mais pour illustrer un exemple de cheminement, de questions en questions, qui m'a amené où je suis aujourd'hui : je suis heureuse. Et crois-moi, tout du long, la seule chose ou personne qui m'empêchait de l'être, c'était moi-même.


Que c'est intelligent et bien expliqué! merci.
F
40 ans 159
Oui tout à fait ! :D
B I U