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laisser une autre personne vous aider?

48 ans à la maison ! 10072
Prax a écrit:
trashrap a écrit:
Sauf que ce n'est pas lui qui a proposé, mais quelqu'un qui lui a demandé de le faire. ;)

Merci pour la  
correction mais ça ne change pas vraiment l'équation : cette autre personne lui aurait-elle demandé, si oui, l'aurait-il fait de bon coeur ou par obligation.......... Désolé, c'est dans ma nature de chercher à savoir à tout prix ce que les gens ont dans la tête. ;)


Mais comme on n'en saura jamais rien de toute façon... :roll:
J
49 ans 575
Ah le sujet continue chic.
J'ai toujours rendu moultes services et on m'en a toujours rendu.
La situation a fait que, fraîchement débarquée dans une région, mes amies a 500 bornes, la famille au plus près à 300, un mari avec des horaires élastiques, bref j'ai sympathisé avec pleins de mamans qui débarquaient comme moi et nous nous sommes créés un reseau.
Je pense que quelque part, je n'avais pas trop le choix. Chacun peut rendre service à l'autre à la hauteur des ses compétences.
Très vite, on sait sur qui on peut compter vraiment et il faut reconnaître qu'en cas de pépins savoir que l'on a un reseau solide ça fait du bien. Le transport des enfants pour les activités sportives, recuperer les enfants à l'école en cas de pépins, les déménagements, les animaux pendant les vacances , un souci de voiture ...amener ou aller chercher quelqu'un au train...
C'est vrai que souvent ce sont des amies s qui sont dans le même cas que nous, pas de famille sur place pour les dépanner donc forcément on a pas le choix.
L'entraide simplifie grandement la vie. Et puis certaines personnes ne comptent que sur leur famille et je me dis que ça peut être lourd aussi.
M
42 ans 12
Je crois qu'on peut se construire sur différents modèles, et moi je me suis construite sur le modèle de "celui qui aide". D'ailleurs le choix de métier n'est pas toujours anodin... Comme toi j'ai énormément de mal à me laisser aider, c'est limite contre-nature Wink
M
42 ans 12
Ils ont tenu le rôle de parents en fait. Je n'ai jamais quitté notre ville ni pour les études, ni après, ça ne m'est même pas venu à l'idée. A cause d'eux je ne partais jamais en voyage, en vacances... j'étais tout le temps disponible. Maintenant q'ils ne sont plus là j'ai une sorte de vide, en général le matin quand je me réveille, j'ai toujours ce stress relatif à eux et puis je réalise, ah oui, c'est vrai, ils ne sont plus là. Et ben c'est limite si je sais quoi faire de ma vie maintenant que je n'ai plus ce "souci", je me suis vraiment construite autour de ça, ça a d'ailleurs bien pourri mon mariage. Enfin coté souci jai encore ma part avec toi ados Laughing mais c'est plus facile que trois ados + deux nonagénaires Rolling Eyes
91 ans 9582
ma foi copier coller les posts des autres, c'est un moyen original et rapide d'arriver à dix messages :roll:
39 ans très au sud 7914
un petit détour par ici pour dire que depuis il se passe pleins de choses...
Je me suis rendu compte en parlant avec des amies que je n'étais pas la seule à avoir vécu ce que j'ai vécu. L'une d'elle a vécu des choses similaires, les autres je peux leur parler elles écoutent sans juger parce qu'elles m'aiment.
En fait une amie m'a aidée sans le savoir en se confiant, elle m'a ouvert la voix. Pour la première fois de ma vie je peux parler de TCA sans pleurer, des attouchements à quelqu'un (c'est la première fois de ma vie que j'ai dit ce qu'il c'était passé à voix haute à des personnes en face) et sans pleurer (et en sachant la bienveillance des personnes en face).
C'est la première fois que je réalise que les autres peuvent m'aider, que je peux aider les autres aussi sans le savoir. Parler, dire c'est dingue comme ça aide quand c'est avec les bonnes personnes.
J'ai fait un énorme pas en avant grâce à mes amies. Y'a même pas de merci assez grand pour elles et en même temps y'a pas vraiment besoin de leur dire parce qu'elles savent parce que les sentiments sont sincères.
Finalement être avec les autres et es laisser m'aider ça n'a été que du bonheur.
J'ai aussi eu une discussion avec mes parents et ça va nettement mieux (merci ano!!!). La vie faisant drôlement bien les choses on leur a finalement proposé une maison plus petite à 50 mètres de la leur et mon père fait des efforts pour aider ma mère. Et elle elle commence à accepter que quelqu'un d'autre que moi l'aide.

On ne peut pas vivre avec les autres, alors autant bien choisir ceux qui nous entourent et accepter leur aide quand il y en a besoin. Aujourd'hui je suis assez forte à mon tour pour les aider parce que j'ai accepté de recevoir un jour.
91 ans 9582
c'est marrant, parce que ton trio toi/maman/papa semble structuré comme l'était le mien avec mes GP, la femme fusionnelle avec la (petite) fille (sans que cette dernière soit demandeuse).

c'est cool si tu arrives à prendre un peu de recul, et qu'ils soient prêts à entendre, surtout. Et cool pour la maison !
S
32 ans 3465
Je me reconnais beaucoup dans ton histoire. Pour des raisons de santé ou de fragilité mentale, c'est toujours moi qui suis là pour mes parents. Parfois, je me demande s'il ne m'ont pas mis au monde, uniquement pour avoir un soutien permanent. Ma mère a vraiment de la peine à gérer son budget, bien que, sans rouler sur l'or, elle aie suffisamment pour vivre, je dirai. Mais à partir du 20 du mois, plus rien, même pour manger... Du coup c'est bibi qui racle.

Mon père pareil, c'est pareil. "T'as pas 200.-? Tu peux pas me retirer un crédit de 5000.-, mais je te le payerai hein...." Avec quoi?? Tu n'arrives pas à finir la fin du mois!! Mon père je ne donne pas, parce que je sais qu'il ne manque pas d'argent pour l'essentiel. Il n'en a juste pas assez pour mener la vie qu'il désire. C'est à dire, sorties, bouffe tous les jours dehors, shopping, voyages, vacances... Enfin voilà. Alors, quand il voit qu'il lui reste juste assez pour finir la fin du mois et qu'il ne pourra plus se permettre de folies, il vient voir sa fille chérie. Je lui propose de faire ses courses, s'il n'a plus d'argent, mais je refuse catégoriquement de lui en donner.

J'ai arrêté mes études pour pouvoir travailler et mettre de côté afin de les reprendre, mais je n'arrive. Je me fais pomper d'une manière ou d'une autre... :lol: Ca c'est l'aspect économique, parce qu'autrement, je suis aussi celle qui les console, qui les rebooste. Enfin voilà... Je me demande vraiment pourquoi ils m'ont fait naître par moment.

Et comme toi, je n'arrive pas à demander de l'aide. C'est au dessus de mes forces, ça sort pas. Ca me demande un effort inhumain de demander de l'aide. Ca m'est presque impossible. Je me suis déjà retrouvée dans des situations où j'avais faim parce que plus rien à manger. J'ai rien demandé, j'ai attendu d'avoir mon argent. C'est horrible quand c'est dit comme ça et je ne sais pas pourquoi je fonctionne de cette manière. Peut-être parce que j'ai intégré très petite le fait que je ne pouvais compter que sur moi et que du coup, il m'est difficile de déléguer ça à quelqu'un d'autre.

C'est quand même difficile à vivre, parce qu'en cas de coup dur, je sais que je ne fais suffisamment confiance à personne pour espérer un soutien. Même pas mon copain...
39 ans très au sud 7914
Sibell je te comprends à 200% en effet ;)
C'est quand même dingue la "redevabilité" qu'on se sent envers nos parents. Et ça bouffe une énergie folle de tout gérer.
J'espère sincèrement pour toi que tu recentreras des vrais amis qui te permettront de te confier et de savoir qu'avec eux tu peux être juste toi même et de savoir que tout ce qu'ils veulent c'est ton bonheur et rien en échange (te voir heureuse leur suffit).
Faire confiance et se laisser aider, ça m'a demandé un effort de malade vraiment (et c'est pas encore totalement gagné hein, y'a des réflexes qui ressurgissent encore des fois), mais le bonheur gagné en retour est tellement énorme.
Je me demande parfois "mais qu'est ce que j'ai fait pour mériter un tel bonheur et de si beaux cadeaux?" Je me rends compte de la chance que j'ai, vraiment hein. J'ai un Namoureux extra qui me comble (et a même la capacité de me rendre niaiseuse c'est dire^^), des amies qui m'aiment et sont des femmes extraordinaires, toutes ces personnes me font grandir. La réponse est que sans doute je ne le mérite pas plus qu'une autre, ça ne se mérite pas ces choses là, ça vient épicétout. Par contre pour avoir reçu ça je ne peux que grandir, en profiter et rendre à mon tour ces personnes que j'aime heureuses et les aider.

Je vais te dire aussi une réflexion que j'ai eu en discutant avec un amie (une vraie donc). Quand moi j'aurai des enfants je veux pouvoir profiter de tout avec eux. Je veux qu'ils sachent leurs maman (et leur papa) heureux. Je veux pouvoir les gâter, je veux dès le début de leur vie les aider à grandir et être de belles personnes. Je veux faire d'eux des adultes heureux et tant qu'ils seront près de moi profiter un max de la vie pour que plus tard ils aillent voler aussi loin qu'il voudront. Bien sur je voudrais aussi des bisous dans un petit cou tout doux d'un bébé encore endormi, des fous rires et des premiers pas et des tas de choses du genre. Je prendrais tout cela mais ils vivront pour eux.
Alors pourquoi moi je pense que c'est ces choses là que je les dois à mes parents m'a demandé mon amie...
Silence, j'ai réfléchi pendant 2 jours là dessus. J'ai repensé et relu aussi ce qu'Anonyme m'avait dit. Et j'en suis arrivée à une autre question puisque parfois nous évoquons avec Namoureux des projets BB. Et la place de mes enfants dans tout ça ça sera quoi? Et là j'ai pensé à Anonyme et ses grands parents. Pour rien au monde je veux les inscrire dans une famille où les choses se passent comme ça. Parce que si ça reste comme ça mes enfants aussi je les devrais à mes parents et paf ils rentreront eux aussi là dedans. Niet nada pas possible!
Alors non je ne dois pas vivre en fonction de mes parents et non ce n'est même pas si égoïste parce qu'en faisant ça pour ma vie à moi je prépare la vie de la génération d'après...
voilà c'était les pensée de Reinette sur 3615 my life :oops: :lol:
S
32 ans 3465
Ah mes j'ai des amis et un entourage très réceptif et attentif à moi. Ce n'est pas eux le problème. C'est juste qu'à moins d'être coincée et vraiment au pied du mur (c'est à dire; ne pas avoir manger pendant trois), je ne demande pas d'aide et quand je le fais, je bafouille. Les rares fois où j'ai demandé, on m'a aidé volontiers et sans attendre rien en retour. Je n'aime pas ça. Je préfère m'en sortir seule... Autant que je peux en tout cas.
B I U