MENU Le Forum Vive les rondes Connexion

Arrêt des soins de Vincent Lambert

62 ans ile de france 7912
perso, je pense qu'on ne devrait rien demander , on prélève sans demander à la famille , je pense que ce doit être hyper douloureux d'apprendre que l'être aimé  
est mort et en plus, on vous demande l'autorisation de prélever les organes

je crois que c est dans les projets si pas de refus écrit , on prélèvera d'office
48 ans Out of nowhere 3825
schnauzer a écrit:
perso, je pense qu'on ne devrait rien demander , on prélève sans demander à la famille , je pense que ce doit être hyper douloureux d'apprendre que l'être aimé est mort et en plus, on vous demande l'autorisation de prélever les organes

je crois que c est dans les projets si pas de refus écrit , on prélèvera d'office

Dans ce cas la c'est un pas de plus vers la "marchandisation" du corps humain.
Je pense qu'on doit respecter le cadavre qui reste humain même après la mort.
Le mieux serait que l'on fasse plus de pédagogie, sur l'importance du don d'organes.
48 ans à la maison ! 10072
wildtendercat a écrit:
schnauzer a écrit:
perso, je pense qu'on ne devrait rien demander , on prélève sans demander à la famille , je pense que ce doit être hyper douloureux d'apprendre que l'être aimé est mort et en plus, on vous demande l'autorisation de prélever les organes

je crois que c est dans les projets si pas de refus écrit , on prélèvera d'office

Dans ce cas la c'est un pas de plus vers la "marchandisation" du corps humain.
Je pense qu'on doit respecter le cadavre qui reste humain même après la mort.
Le mieux serait que l'on fasse plus de pédagogie, sur l'importance du don d'organes.


Je ne vois pas le rapport avec la marchandisation, là ??? à partir du moment où j'ai donné mon accord (écrit, en plus !) pour le don d'organe, je trouve que c'est ne PAS respecter mon cadavre que d'aller demander l'avis de quelqu'un d'autre sur ce qu'on doit faire avec MON corps.
57 ans 91 25732
schnauzer a écrit:
perso, je pense qu'on ne devrait rien demander , on prélève sans demander à la famille , je pense que ce doit être hyper douloureux d'apprendre que l'être aimé est mort et en plus, on vous demande l'autorisation de prélever les organes

je crois que c est dans les projets si pas de refus écrit , on prélèvera d'office


Le prélèvement peut être mutilant pour le corps et choquer la famille (même si tout est fait pour préserver au maximum le corps). Et puis il faut bien l'annoncer à la famille, parce que le prélèvement doit être effectué très rapidement pour que les organes soient en bon état. Pas simple quand on est auprès d'une personne aimée qui vient de mourir de voir arriver une équipe qui vous "prend" le corps pour prélever coeur, poumons, foie, yeux... Ou qui l'a déjà emmené quand vous arrivez... De plus souvent il s'agit de personnes décédées dans un accident ou brutalement. C'est rare qu'on prélève des organes sur des personnes malades. Donc ça fait double choc. :?

Personnellement j'aurais l'impression que la personne meurt une seconde fois, même si j'accepterais la décision si la personne décédée avait donné son consentement parce que je suis d'accord sur le fait que l'on devrait en priorité respecter la volonté du défunt. Il faudrait peut être un peu plus d'information, de soutien psychologique aux familles pour que ça se passe mieux.

Dans le cas de Vincent Lambert, je ne suis ni pour ni contre comme cela a été dit. Je suis juste égoïstement contente de ne pas être la personne concernée par la décision. Mais s'il avait exprimé la volonté de mourir s'il était confronté à cette situation, si les examens médicaux prouvent que plus rien n'est possible et que son état ne s'améliorera jamais et si, encore pire, il souffre, je pense que le mieux est de respecter sa volonté.

Après, prendre la décision de laisser mourir son enfant (c'est toujours leur fils, même s'il n'est plus le même et même s'il est déjà parti) doit être épouvantable, à plus forte raison si on a des convictions religieuses. Je peux comprendre que des parents ne s'en sentent pas la force, ni le droit, même si je ne les approuve pas. Mais ce n'est pas à moi de choisir pour eux et c'est une décision tellement personnelle et tellement pleine de signification et de conséquences...
62 ans ile de france 7912
[quote="Patty

Le prélèvement peut être mutilant pour le corps et choquer la famille (même si tout est fait pour préserver au maximum le corps). Et puis il faut bien l'annoncer à la famille, parce que le prélèvement doit être effectué très rapidement pour que les organes soient en bon état. Pas simple quand on est auprès d'une personne aimée qui vient de mourir de voir arriver une équipe qui vous "prend" le corps pour prélever coeur, poumons, foie, yeux... Ou qui l'a déjà emmené quand vous arrivez... De plus souvent il s'agit de personnes décédées dans un accident ou brutalement. C'est rare qu'on prélève des organes sur des personnes malades. Donc ça fait double choc. :?



Personnellement j'aurais l'impression que la personne meurt une seconde fois, même si j'accepterais la décision si la personne décédée avait donné son consentement parce que je suis d'accord sur le fait que l'on devrait en priorité respecter la volonté du défunt. Il faudrait peut être un peu plus d'information, de soutien psychologique aux familles pour que ça se passe mieux.


moi, je pense que c est encore plus douloureux d'apprendre la mort brutale d'un être cher et en prime , on vient discuter avec vous pour le don d'organes
vous êtes en état de choc par l'annonce de la mort et le double choc , c est de vous demander l'autorisation pour prélever les organes

Dans le cas de Vincent Lambert, je ne suis ni pour ni contre comme cela a été dit. Je suis juste égoïstement contente de ne pas être la personne concernée par la décision. Mais s'il avait exprimé la volonté de mourir s'il était confronté à cette situation, si les examens médicaux prouvent que plus rien n'est possible et que son état ne s'améliorera jamais et si, encore pire, il souffre, je pense que le mieux est de respecter sa volonté.

Après, prendre la décision de laisser mourir son enfant (c'est toujours leur fils, même s'il n'est plus le même et même s'il est déjà parti) doit être épouvantable, à plus forte raison si on a des convictions religieuses. Je peux comprendre que des parents ne s'en sentent pas la force, ni le droit, même si je ne les approuve pas. Mais ce n'est pas à moi de choisir pour eux et c'est une décision tellement personnelle et tellement pleine de signification et de conséquences...

l'aspiration de la trachée , c est douloureux alors pendant 8 ans .... j'ose pas imaginer s'il ressent quelque chose , il doit les détester

j'espère qu'il ne ressent plus rien
M
91 ans 1565
wildtendercat a écrit:
schnauzer a écrit:
perso, je pense qu'on ne devrait rien demander , on prélève sans demander à la famille , je pense que ce doit être hyper douloureux d'apprendre que l'être aimé est mort et en plus, on vous demande l'autorisation de prélever les organes

je crois que c est dans les projets si pas de refus écrit , on prélèvera d'office

Dans ce cas la c'est un pas de plus vers la "marchandisation" du corps humain.
Je pense qu'on doit respecter le cadavre qui reste humain même après la mort.
Le mieux serait que l'on fasse plus de pédagogie, sur l'importance du don d'organes.

Respecter le cadavre oui mais au final,ça aboutit régulièrement à la mort de quelqu'un faute d organes. Qu y a-t- il de plus important? Respecter un cadavre ou sauver quelqu'un? C est en ces termes que la question se pose. Pour moi,la réponse est claire.
57 ans 91 25732
C'est ton interprétation MaudK et je comprends que tu attaches plus de valeur à la vie d'une personne qu'à la mort d'une autre.

Mais tout le monde ne pense pas de la même façon, sinon il n'y aurait pas de fichier de refus de don d'organe qui permet à chacun de disposer de son propre corps, même après sa mort.

Et je n'ose imaginer qu'on culpabilise des personnes qui viennent de perdre un proche en leur disant "si vous refusez de donner les organes de votre défunt, quelqu'un d'autre va mourir et ça sera votre faute". Chacun a encore le droit d'avoir son opinion sur la façon dont il veut que son corps soit traité après son décès. Je conçois que ça puisse paraître égoïste, mais pour l'instant on a encore ce droit.

Et dans un registre un peu différent du sujet de base, je me suis toujours demandée si les personnes qui refusaient le don d'organe étaient en revanche prêts à en recevoir un en cas de besoin ?
S
50 ans suisse 993
J'ai la chance d'habiter un pays ou existe une association "d'autodélivrance assistée". Pour 40 euros par an je peux être membre.

Mes proches sont au courant de mes volontés, travaillant dans les soins ej suis régulièrement au contact de situations que je trouve abherrantes. Ou est la personne quand il n'y a plus d'activité cérébrale, que le corps ne peut plus bouger, qu'il faut des machines pour respirer être nourri etc? qu'on ne peut plus parler et qu'il n'y a aucun espoir?

Et pourtant régulièrement je vais faire la toilette de "personnes-absentes" je me demande toujours si elles sont là, je leur parle mais c'est franchement dur de voir des familles insister pour redonner des antibio pour la xièem fois de l'année pour que la personne ne meure pas de sa pneumonie.

Je n'aimerai être à la place d'aucun des acteurs de la situation lambert. Les médecins ont déjà pris une première fois al décision d'arrêter l'alimentation pendant quelques semaines, puis ils ont du la remettre en route suite à la décision de justice avec l'intervention de ses parents.
P
54 ans 3726
Sûr que c'est pas un référendum non plus où c'est le "public" qui décide. :roll:

Tous les tribunaux ont débouté les partisans de la continuité et je ne comprends même pas pourquoi au lendemain de la décision de Bruxelles les toubibs n'ont pas procédé à l'arrêt de la nutrition. Mais on est dans un pays où l'on aime voir souffrir les gens et les laisser crever à petit feu par tradition catholique et morale plutôt que d'abréger leur souffrance. Et que ce jeune homme martyrisé par un acharnement qui dépasse l'entendement ait fait le nécessaire ou non avant son accident n'y aurait rien changé : en France, la parole d'un impotent ou d'un mort ne vaut rien quand la famille, surtout des tarés d'intégristes, a décidé le contraire. Car le noeud du problème est là : c'est encore pour des raisons religieuses à la con qu'on laisse souffrir les gens. Sans compter ce que ça doit coûter par jour à la sécu alors que c'est absolument sans aucun espoir. Aux médecins de prendre leurs responsabilités. Tous les feux sont au vert et ils sont couverts..........
57 ans 91 25732
Couverts pas vraiment, la famille vient d'attaquer en justice l'hôpital et les médecins. :? Encore une procédure longue et pénible pour tout le monde.

Et juste une chose, si on pouvait éviter de parler du coût pour la sécu. Je ne suis pas idiote, je sais que les soins ont un coût. Mais si on aborde le sujet sous cet angle, ça peut vouloir dire qu'un jour, on interrompra ou on refusera les soins aux personnes âgées, à celles qui n'ont pas suffisamment de chances de s'en sortir... et on décidera de la vie ou de la mort sur des critères financiers (comme cela se fait déjà avec les assurances privées aux USA en fait). J'aimerais tellement qu'on n'en arrive jamais là. :cry:
P
54 ans 3726
Ah si justement les coûts faut les aborder. Quand demain on te dira qu'un médicament que ton toubib t'a prescrit n'est plus remboursé parce que les caisses sont dans le rouge, maintenant que j'en ai parlé, automatiquement tu penseras à ce que j'ai écrit et si les restrictions empirent de mois en mois, tu finiras par être du même avis. Lui n'a pas suffisamment de chances de s'en sortir, il n'en a aucune.

Pour la nouvelle attaque en justice, ils vont être déboutés une fois de plus. Il y a juste à attendre un dysfonctionnement des machines de survie, involontaire ou pas.
48 ans Out of nowhere 3825
MaudK a écrit:
wildtendercat a écrit:
schnauzer a écrit:
perso, je pense qu'on ne devrait rien demander , on prélève sans demander à la famille , je pense que ce doit être hyper douloureux d'apprendre que l'être aimé est mort et en plus, on vous demande l'autorisation de prélever les organes

je crois que c est dans les projets si pas de refus écrit , on prélèvera d'office

Dans ce cas la c'est un pas de plus vers la "marchandisation" du corps humain.
Je pense qu'on doit respecter le cadavre qui reste humain même après la mort.
Le mieux serait que l'on fasse plus de pédagogie, sur l'importance du don d'organes.

Respecter le cadavre oui mais au final,ça aboutit régulièrement à la mort de quelqu'un faute d organes. Qu y a-t- il de plus important? Respecter un cadavre ou sauver quelqu'un? C est en ces termes que la question se pose. Pour moi,la réponse est claire.
Es-tu en train de défendre l'idée qu'on ne devrait pas pouvoir s'opposer au prélèvement d'organes sur un cadavre? Si c'est ça, je ne suis pas d'accord, un corps, même mort, doit rester en principe protégé dans son intégrité.
Ne serait-ce que pour ceux dont les convictions religieuses ou philosophiques lui accordent un caractère sacré.
48 ans Out of nowhere 3825
Prax a écrit:
Ah si justement les coûts faut les aborder. Quand demain on te dira qu'un médicament que ton toubib t'a prescrit n'est plus remboursé parce que les caisses sont dans le rouge, maintenant que j'en ai parlé, automatiquement tu penseras à ce que j'ai écrit et si les restrictions empirent de mois en mois, tu finiras par être du même avis. Lui n'a pas suffisamment de chances de s'en sortir, il n'en a aucune.

Pour la nouvelle attaque en justice, ils vont être déboutés une fois de plus. Il y a juste à attendre un dysfonctionnement des machines de survie, involontaire ou pas.

Ton propos est limite choquant. Craindre qu'un simple médicament ne soit plus remboursé si on ne débranche pas ceux dont les chances de s'en sortir sont faibles est juste indécent.
P
54 ans 3726
wildtendercat a écrit:
Ton propos est limite choquant. Craindre qu'un simple médicament ne soit plus remboursé si on ne débranche pas ceux dont les chances de s'en sortir sont faibles est juste indécent.

Ne fais pas semblant de ne pas avoir compris l'idée générale de ce que j'ai écrit. Ses chances ne sont pas faibles, elles sont inexistantes. Alors à l'heure des restrictions dans le domaine de la santé qui ne font qu'aller de mal en pire, du manque de moyen des personnels hospitalier et de l'Hôpital Public qui va finir par devenir une copie des "dispensaires" britanniques, claquer des milliers d'euros par jour pour un homme devenu légume et qui le restera jusqu'à ce que la mort le délivre, voilà ce que moi je trouve indécent, en plus du côté inhumain de l'affaire. :roll:
M
91 ans 1565
wildtendercat a écrit:

Es-tu en train de défendre l'idée qu'on ne devrait pas pouvoir s'opposer au prélèvement d'organes sur un cadavre? Si c'est ça, je ne suis pas d'accord, un corps, même mort, doit rester en principe protégé dans son intégrité.
Ne serait-ce que pour ceux dont les convictions religieuses ou philosophiques lui accordent un caractère sacré.
Et ça passe avant la mort de quelqu'un? N importe qui peut avoir besoin d un don d organes et là bizarrement,quand il s agit de sauver un proche,tout le monde se contrefout de l intégrité du corps des morts. Tous ceux qui meurent faute d organes ont des proches également et ils ont une chance de vivre,contrairement à une personne qui est déjà morte.
Demander à une famille qui est sous le choc et dans la peine de la mort de leur proche l autorisation de prélever,c est juste affreux.
B I U


Discussions liées