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alimentation et dépression

S
40 ans 114
J'ai trouvé ça, je me suis dit que ça pourrait peut-être intéresser du monde :

"L'alimentation peut contribuer au développement de la dépression, selon une étude publiée dans l'American Journal of  
Clinical Nutrition (AJCN).

James E. Gangwisch, du département de psychiatrie de l'Université Columbia, a voulu savoir si les aliments ayant un indice glycémique élevé - échelle qui classe les aliments contenant des glucides selon l'élévation du sucre dans le sang - étaient associés à une plus grande probabilité de dépression.
(...)Avec ses collègues, il a analysé des données concernant environ 70,000 femmes ayant passé l'âge de la ménopause qui ont été suivies pendant 3 ans.

Une alimentation dont l'indice glycémique était élevé, incluant des sucres ajoutés et des céréales raffinées (pain blanc, riz blanc…), était associée à une plus grande probabilité de dépression. Les sucres ajoutés, et non la quantité totale de sucres ou de glucides, étaient fortement associés à la dépression.

Certains aliments avaient plutôt un effet protecteur. Il s'agit des fibres, des grains entiers, des fruits entiers (mais pas les jus), des légumes et du lactose. "
34 ans 1547
Il me semble que ça fait un moment qu'on parle de l'effet du sucre sur la régulation biologique (pancréas et insuline je crois) et les liens avec l'humeur. En tout cas je me souviens de ce contenu dans le cadre d'une formation il y a 8 ans au moins. Après j'imagine que ça rejoint les recherches/la grande tendance actuelle à diaboliser le sucre raffiné à la faveur des sources de glucides à faible index glycémique.

Perso j'ai beaucoup de mal à trier la foule d'informations biologiques sur la nutrition et je ne suis pas sûre qu'à moi ça me fasse du bien d'être exposée à toutes ces infos. Donc peut être que le sucre n'est pas bon pour mon psychisme, mais le savoir l'est peut être encore moins ;)

En tout cas ça me semble intéressant de se rappeler que même si la souffrance est mentale il y a des pistes à explorer sur le bien-être corporel comme voie d'accès à un mieux-être, même si l'on ne peut pas s'y réduire.
S
40 ans 114
Il faudrait rechercher mais j'avais lu des articles intéressants sur les rapports entre le microbiote intestinal et l'humeur. Si ça t'(vous) intéresse et que tu(vous) ne trouve(z) rien je chercherai.
C'est une grosse piste de recherche en ce moment, apparemment les effets de notre flore sur notre poids, notre humeur, même notre caractère sont hallucinants.
46 ans Alfortville (94) 649
sportronde a écrit:
Une alimentation dont l'indice glycémique était élevé, incluant des sucres ajoutés et des céréales raffinées (pain blanc, riz blanc…), était associée à une plus grande probabilité de dépression. Les sucres ajoutés, et non la quantité totale de sucres ou de glucides, étaient fortement associés à la dépression.

Je suis le seul ici à ressentir l'inverse ?
Je suis un grand consommateur de sodas !
34 ans 1547
Non je ne pense pas. C'est relativement complexe, mais il me semble que l'idée c'est que sur le moment un sucre dit "rapide" va te ravigoter à bloc mais sur le long terme et selon la consommation ton corps va vivre des chutes qui te feront vivre un autre état. Mais honnêtement, dit comme ça, je pense que je raconte un peu n'importe quoi. ;)
45 ans région parisienne 5831
Pour l'instant, il existe beaucoup d'études qui démontrent tel ou tel lien supposé, mais c'est bien difficile de faire un vrai tri et d'avoir de vraies certitudes (du style: "tel aliment peut déclencher une dépression" ou "tel aliment protège contre la dépression").

Les études montrent une corrélation entre la consommation de sucre raffiné et la dépression chez les femmes ménopausées, mais pour le moment, rien n'indique une relation de cause à effet, et l'étude ne porte que sur les femmes ménopausées: on en est donc au tout début des recherches.

Bref, pour ma part, même si je trouve intéressant de lire de telles études, je n'en fais pas une règle de vie, je ne m'interdis pas les sucres raffinés par exemple (de toutes façons, je ne suis pas ménopausée ;) ), j'essaye d'avoir du recul par rapport à ces études, car on peut vite tomber dans l'orthorexie, à mon avis, si on prend cela trop pour argent comptant.

En tous cas, merci d'avoir signalé cette étude, je trouve cela intéressant, et comme le dit Papille, je crois fortement aux liens entre notre santé mentale et notre alimentation, même si, pour le moment, je pense qu'il est impossible de tirer des conclusions claires et nettes des connaissances actuelles sur le sujet.
45 ans région parisienne 5831
Pour que ce soit clair pour les non-spécialiste, je précise qu'une corrélation n'est pas une relation de cause à effet, car les 2 choses corrélées peuvent très bien avoir toutes les deux une cause commune qui les déclencheraient toutes les deux.

par exemple, le fait que les gens chutent au sol est corrélé au fait que les escargots sortent de leur coquille, et pourtant, ce ne sont pas les escargots qui, diaboliquement, feraient des croche-pied aux gens, mais au fait que les 2 se produisent les jours où il pleut! ;)
34 ans 1547
J'adore ton exemple :D
Je précise que je n'entendais pas que l'alimentation pour les approches corporelles de l'humeur. Et je suis d'accord avec toi sur le risque d'orthorexie, et plus banalement de renforcement de la restriction cognitive.
Pour moi qui y suis très sensible cela ne me fait pas beaucoup de bien, ça m'intéresse et ça me donne le vertige à la fois.
J'ai un bouquin sur le lien entre la nutrition et le bien être mental, précisément parce que ce que la formation où l'on parlait déjà des effets du sucre sur l'humeur m'avait intrigué: je n'ai pas réussi à le lire. Pourtant j'arrive à lire des bouquins même dont la lecture peut me paraître "moralement" difficile à lire. Un jour peut être !
45 ans région parisienne 5831
Oui, je comprends que cela te fasse peur.

Pour ma part, je n'ai pas beaucoup d'aliments vraiment tabou, je n'ai jamais eu une grosse restriction cognitive, en fait; J'ai fait beaucoup de régimes, mais je n'ai jamais tenu tellement longtemps, car au fond, j'ai toujours un peu considéré que si j'avais envie de tel ou tel aliment, c'était que mon corps le réclamait et que si mon corps le réclamait, c'est qu'il y avait une bonne raison à cela. Du coup, je ne suis pas une très bonne candidate à la restriction cognitive "dure".

C'est pour cela que j'aime bien lire ce genre d'info, mais qu'au final, l'effet sur moi est assez réduit. Il faut dire aussi qu'un nombre impressionnant d'infos liant santé (physique et mentale) et alimentation circulent: si on devait toutes les suivre, on ne mangerait pas grand chose! :lol:

Malgré tout, j'aime bien me renseigner là-dessus... :lol:
S
40 ans 114
Un lien pour mamykro : les débats sur le lien entre certains colorants alimentaires et l'hyperactivité des enfants.
http://www.eufic.org/j...ants-alimentaires-artificiels/
J'ai tendance à y croire. De toute façon éviter les colorants ne peut pas faire de mal. Ceci dit j'avoue, enfant j'étais dégoutée que ma mère me refile du sirop sans couleur "parce que ce n'est pas bon pour la santé" !
45 ans région parisienne 5831
J'avoue que j'évite au max les colorants: à mon avis, c'est surtout une question d'habitude. Mes filles me semblent habituées aux aliments sans colorants, du coup, il me semble que cela ne les dérange pas.

Merci pour le lien en tous cas.
B I U