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Sleeve gastrectomie : un taux d'échec important.

M
38 ans 176
Un article intéressant dont il ne me semble pas qu'on se soit fait l'écho sur le site :
http://francais.medscape.com/voirarticle/3601683

L'accès au site demandant parfois un mot  
de passe (j'ignore pourquoi), j'en fais un copier-coller ci-dessous :

Petah Tikva, Israël
-- Si la perte de poids est incontestable un an après une gastrectomie partielle par plicature (sleeve gastrectomie) pour traiter une obésité sévère, la tendance s'inverse à plus long terme. Telle est la conclusion d’une étude israélienne destinée à connaitre le devenir métabolique à long terme de sujets ayant bénéficié de cette chirurgie bariatrique [1]. A cinq ans, ce travail constate également une absence d'amélioration du cholestérol total et un retour du diabète (chez les patients diabétique de type 2 avant le sleeve). De quoi soulever des doutes sur une chirurgie en forte augmentation (200 000 personnes opérées en France à ce jour).
Le « Sleeve » première technique de chirurgie bariatrique utilisée
La sleeve gastrectomie est une gastrectomie longitudinale avec résection verticale des deux-tiers de l'estomac réalisée en coelio-laparoscopie Pratiquée depuis une dizaine d'année, cette option est progressivement devenue majoritaire dans le traitement chirurgical de l'obésité sévère (IMC>40), devant l'anneau gastrique et le court-circuit gastrique By-pass).

Les données concernant ses effets à moyen et long terme sur les co-morbidités liées à l'obésité restent toutefois restreintes. Sans compter que, « la plupart des études se focalisent sur la perte de poids et la rémission du diabète », rappellent le Dr Andrei Keidar et ses collègues de l'hôpital Beilinson de Petah Tikva (Israël).

Un patient sur trois en échec à cinq ans

Pour mieux connaitre les répercussions de cette chirurgie sur les co-morbidités de l'obésité, telles que l'hypertension artérielle ou la cholestérolémie, les chercheurs ont entrepris un suivi sur 5 ans de patients opérés par gastrectomie dans leur établissement. Au total, 443 patients ont été inclus.

Le suivi confirme une perte de poids rapide et importante après l'opération. A 1 an, la perte moyenne d'excès de poids est évaluée à 77%. Elle passe ensuite à 70%, puis 56%, à respectivement 3 ans et 5 ans, confirmant ainsi une reprise de poids dès les premières années.

Le taux d'échec, défini comme étant la part des patients passant sous les 50% de perte d'excès de poids, est en progression constante dans la cohorte, pour atteindre 38% à 5 ans, soit plus d'un patient sur trois.

Ces résultats confirment des données rapportées par de précédents travaux. L’étude Swedish Obese Subjects (SOS) [2], menée sur plus de 4 000 patients, a notamment rapporté en moyenne une reprise de 30% du poids perdu, 2 et 6 ans après une chirurgie bariatrique.

Pour ce qui est de la rémission complète du diabète de type 2, elle est observée chez la moitié des patients au bout d'un an. Le diabète tend ensuite à réapparaître, cette rémission ne s'observant plus que chez 32%, puis 20% des patients, à 3 ans et 5 ans.

Disparition de l'hypertension et hausse du HDL-cholestérol

La disparition complète de l'hypertension s’est, en revanche, maintenue. Elle concernait près de la moitié des patients (45 à 48%), tout au long du suivi.

Les résultats montrent, par ailleurs, une modification significative des taux de triglycérides et de HDL-cholestérol, avant et après l'opération. Evalué à 46,7 mg/dL en moyenne avant gastrectomie, le taux de HDL-cholestérol est passé à un taux constant d'environ 52 mg/dL.

Le niveau de triglycérides a, quant à lui, chuté rapidement, passant de 155 mg/dL à 106 mg/dL à un an, avant de progresser à nouveau pour atteindre 126 mg/dL à 5 ans.

La baisse du LDL-cholesterol est moins évidente. Elle est significative uniquement la première et la troisième année, le taux avant l'opération étant de 115 mg/dL, pour passer respectivement à 110 et 105 mg/dL.

Dans le cas du cholestérol total, l'étude révèle une absence d'effet significatif de la gastrectomie, à chaque étape du suivi. A cinq ans, le taux est de 188 mg/dL, soit 1 point de moins seulement par rapport au taux enregistré avant l'opération.

La moitié des patients perdus de vue

L’échec du maintien de la perte de poids, le retour du diabète et des comorbidités devraient peser sérieusement dans l’évaluation du choix de la stratégie thérapeutique.

Les auteurs soulignent qu'au cours du suivi, de nombreux patients ont été perdus de vue, réduisant la cohorte de moitié à 1 an et à 3 ans, ce qui pourrait constituer un biais dans l'interprétation des résultats. « Le grand nombre de sujets perdus de vue après le geste chirurgical est une situation conforme à ce qui est observé après chirurgie bariatrique par d’autres équipes », précisent les auteurs.

La pratique montre, en effet, que les patients sont en majorité perdus de vue entre la deuxième et la sixième année après le traitement chirurgical, souvent en raison d'une insatisfaction liée à la reprise de poids ou à une transformation trop rapide du corps.

La reprise de poids pourrait donc être plus élevée encore.

« L’échec du maintien de la perte de poids, le retour du diabète et des comorbidités devraient peser sérieusement dans l’évaluation du choix de la stratégie thérapeutique pour un patient présentant une obésité sévère.

Ces résultats devront toutefois être confirmés par de plus larges études, sur plus long terme.
44 ans Paris 9866
Mike-O a écrit:
Le taux d'échec, défini comme étant la part des patients passant sous les 50% de perte d'excès de poids


Merci, article intéressant!

Mais le critère utilisé pour évaluer s'il y a ou non "échec" est proprement fou! (et c'est le même en France, je confirme)
On calcule la réussite en "% d'excès de poids perdu". Or, pour calculer cela il faut deux chiffres: le poids de départ... et un poids "idéal" ou médicalement idéal ou normé selon les critères de l'IMC (disons 25).
Or, cela est incroyablement à côté de la plaque. Il s'agit toujours du modèle selon lequel il existe un poids idéal, au lieu de prendre en compte l'amélioration réelle de la vie quotidienne.
Perdre "seulement" 10% de son poids peut représenter un vrai mieux de tous points de vue, mais selon ces critères on est alors en échec.
Après ma sleeve, mon imc est passé "seulement" de 39 à 34: selon leurs critères je suis en échec. Alors que je suis plus mobile, plus heureuse, que mon poids est stable et que j'ai même envie de bouger.
Quand les critères médicaux ne prennent pas en compte le bien-être, l'amélioration perçue, ils sont inquiétants je trouve.
Pour le cholestérol je ne sais pas, je n'en avais pas avant.
Mais l'état de mon foie, que je contrôle régulièrement dans le cadre d'un suivi post hépatite C, s'est amélioré sous l'effet de la sleeve (même si ce n'était pas le but).

En tout cas, oui, l'article dit vrai et il faut en être conscient: la majorité des sleevés reprennent une partie du poids perdu. L'effet de limitation (même s'il est réel) ne reste pas aussi fort qu'au début très longtemps, et il est toujours possible de grignoter tout au long de la journée. La seule façon de lutter sérieusement contre cela c'est de se débarrasser du rapport compulsif à la nourriture AVANT la chir. La sleeve ne peut absolument RIEN contre le besoin de se réconforter avec des calories. C'est vain de faire cette opération sans un LONG suivi psy spécialisé avant l'opération.
Sinon, la sleeve risque de n'être qu'un régime de plus: perte puis reprise. La seule différence c'est qu'en général on ne reprend pas tout avec la sleeve, et encore plus rarement avec un bonus. Mais ce n'est pas un avantage suffisant pour considérer la sleeve.
C'est indispensable de guérir de ses compulsions avant la sleeve, vraiment.
29 ans 47
Je trouve que l'article part très mal, et à un titre mensonger.

La sleeve n'est jamais un échec, c'est le patient qui en est la cause.

On nous le répète mainte fois, " ce n'est pas une baguette magique ". La sleeve permets un coup de pouce pour retourner dans une mode de vie sain, ce n'est pas une bride éternel. Au bout de 5 ans, si le patient reprends du poids, c'est qu'il n'a pas été capable de modifier son mode de vie à long terme. Point barre!

La sleeve n'est un échec que si l'opération se passe mal, il faut apprendre à dissocier l'acte et ce que le patient en fait.
44 ans Paris 9866
Max_Brownie a écrit:
Je trouve que l'article part très mal, et à un titre mensonger.

La sleeve n'est jamais un échec, c'est le patient qui en est la cause.

On nous le répète mainte fois, " ce n'est pas une baguette magique ". La sleeve permets un coup de pouce pour retourner dans une mode de vie sain, ce n'est pas une bride éternel. Au bout de 5 ans, si le patient reprends du poids, c'est qu'il n'a pas été capable de modifier son mode de vie à long terme. Point barre!

La sleeve n'est un échec que si l'opération se passe mal, il faut apprendre à dissocier l'acte et ce que le patient en fait.


Ça n'a pas tellement d'intérêt de rejeter la faute sur la "volonté" du patient non plus. C'est une réussite globale, quand tout le monde se sent impliqué.
Le vrai problème c'est de considérer qu'il y a "échec" si tu n'as pas fait au moins 50% du chemin vers un imc de 25.
Pourquoi 50% d'ailleurs? c'est totalement arbitraire.

Quant à l'histoire de "changer" de vie, si tu as travaillé sur tes compulsions AVANT la chir, tu n'as pas à changer mais au contraire à poursuivre ce qui a été mis en place. Faut arrêter avec le fantasme du gros porc qui ne mange que des mac do et doit apprendre à manger des choux fleur après la chir. C'est stupide et infantilisant, et ça ne correspond pas à toutes les situations rencontrées par les patients.
M
38 ans 176
Max_Brownie a écrit:
Je trouve que l'article part très mal, et à un titre mensonger.

La sleeve n'est jamais un échec, c'est le patient qui en est la cause.

On nous le répète mainte fois, " ce n'est pas une baguette magique ". La sleeve permets un coup de pouce pour retourner dans une mode de vie sain, ce n'est pas une bride éternel. Au bout de 5 ans, si le patient reprends du poids, c'est qu'il n'a pas été capable de modifier son mode de vie à long terme. Point barre!

La sleeve n'est un échec que si l'opération se passe mal, il faut apprendre à dissocier l'acte et ce que le patient en fait.


Sauf qu'on pourrait tenir le même discours sur n'importe quel régime dans ce cas. "C'est pas le régime qui est un échec, c'est le patient qui n'est pas capable de tenir le régime toute sa vie."
Je te signale que c'est exactement l'argument du Dr Dukan pour expliquer l'échec à long terme de sa méthode.


Alors oui, pourquoi 50 % ? Il faudrait se renseigner. Je suppose que pour justifier une chirurgie si lourde, il faut quand même tabler sur une perte importante, sinon le risque est considéré trop élevé par rapport au bénéfice. Je suis sûr que perdre même seulement 10 kg est bénéfique, mais cela justifie-t-il une opération ?

Donc, les médecins ont fixé des critères. Oui, le "poids idéal" est forcément celui de l'IMC (les connaissant), mais les 50 % restent un mystère. En fonction de l'impact attendu sur les comorbidités, peut-être ?
89 ans 9582
rejeter la faute sur le patient, c'est le parapluie de certains toubibs pour ne pas reconnaître que l'échec existe… dans ce domaine Dukan est un cador !
74 ans 2403
L'échec, c'est avant tout que les patients se perdent dans la nature...
Ces personnes ne se considèrent pas en mauvaise santé, sans doute, toujours est-il qu'ils n'ont quand même qu'1/3 d'estomac et que cela pourrait occasionner des troubles métaboliques qu'on ne connaît pas encore car le recul sur ces opérations n'est pas suffisant.

Comment se fait-il que des personnes qui ont manifestement été intégrées à une étude clinique oublient le contrat qu'elles ont signé ?
105 ans 774
peut-être parce qu'il n'y a pas de contrat à la base ? En terme de santé, dans nos contrées, on ne peut pas vraiment obliger une personne à être suivie médicalement.

comme j'ai déjà pu le dire ailleurs, après 1 an de suivi (bypass), j'ai compris pourquoi les patients s'évaporaient dans la nature, les tords sont partagés à ce niveau-là. D'un côté l'équipe médicale renvoie chez le médecin traitant pour, notamment, les prises de sang de contrôle, de l'autre les patients lâchent l'affaire (et en suivi psy ça doit être une véritable hécatombe). Au début d'un parcours d'opération, il y a une sorte de contrat, je n'ai plus le terme exact en tête mais grosso modo, il faut suivre le parcours consciencieusement y compris psychologique si on veut être opéré. Après... voilà quoi :? . C'est comme dans une classe, tu auras les élèves qui suivent les consignes à la lettre, puis ceux qui feront à leur idée. Et ce n'est pas parce que le patient est mauvais élève que c'est forcément quelqu'un en situation "d'échec". Cela dit, rien n'interdit à l'hôpital d'envoyer des courriers aux patients volatilisés, histoire de leur rappeler certaines choses. Je suis convaincue qu'une bonne partie d'entre eux feraient signe.

ce qui manque aussi à cette étude, c'est l'avenir des patients disparus en situation de reprise de poids conséquente, surtout quand il s'agit de la sleeve. Je suis persuadée qu'au bout de quelques courtes années, pas mal refont signe, peut-être dans une autre structure, en espérant obtenir une autre "solution" chirurgicale.
33 ans 1547
C'est très courant de perdre beaucoup de sujets dans des études "longues", ce n'est pas spécifique à ce type d'objet d'étude. Les engagements n'obligent pas les sujets réellement, c'est là pour s'assurer de leur consentement et de leur information, ils ont le droit de sortir de l'étude quand ils le veulent je pense.
Le fait qu'il n'y ait pas besoin de suivi à long terme sur un plan purement médical est probablement lié, et je me dis que c'est quand même une bonne chose que les opérations existantes permettent à ceux qui en ont besoin de perdre du poids sans avoir la nécessité vitale de faire des soins hebdo ou mensuels.

La grosse difficulté c'est plus que l'on réinvite les patients à régimer et que cela accentue peut être encore l'effet reprise de poids + culpabilité avec la notion d'échouer qui est un cocktail formidable pour aller moins bien et arrêter de consulter l'équipe connue au début.

La notion d'échec de l'opération ou du patient me paraît aussi bien limitée. Je comprends qu'il faille des critères statistiques qui seront forcément à côté de la plaque pour certaines personnes, comme pour les autres traitements. Au fond c'est une sorte de calcul de performance familier au milieu chirurgical et au milieu hospitalier pour évaluer leurs compétences quand une évaluation autre que quantitative serait mille fois plus coûteuse à mener j'imagine (rencontrer les patients, mener différents examens pour voir globalement leur santé et ne pas se fier qu'à leur poids, estimer leur qualité de vie, leur santé mentale, leur situation d'un point de vue social, etc). Que l'on s'approprie ces critères hyper réducteur et effectivement très limité sur un plan individuel, que l'on en vienne à un tel raccourci, ça me paraît tellement déplacé !

Je ne sais pas si on pourra sortir de ces représentations un jour, elles restent l'expression d'une façon de pensée générale sur la façon dont l'individu se doit d'être en bonne santé ou de montrer au collectif qu'il essaie, sur la représentation devenue morale de la santé, et de toutes les idées que l'on a sur ce qu'elle est ou non. Et c'est clair que dans cette culture là, être gros, ça craint.
Si l'opération est à la fois encouragée elle est aussi drôlement stigmatisée. On reproduit le même schéma qu'avec les autres méthodes amaigrissantes. Le pire étant que le recours à un tiers reconnu (chirurgie par exemple) vient amoindrir les valeurs morales valorisantes (quel courage! bravo!) tout en maintenant toutes les valeurs morales dévalorisantes en cas de reprise voire en les accentuant par le côté perçu extrême de la méthode (même avec une telle opération il/elle n'arrive pas à faire attention).

Oups, je me suis un peu beaucoup égarée en chemin.
Bref, qu'ils fassent des études, c'est vraiment bien qu'ils se préoccupent de l'avenir des patients à long terme. Mais la façon dont on les utilise/interprète ensuite, c'est peut être plus limité.
44 ans Paris 9866
papille a écrit:
C'est très courant de perdre beaucoup de sujets dans des études "longues", ce n'est pas spécifique à ce type d'objet d'étude. Les engagements n'obligent pas les sujets réellement, c'est là pour s'assurer de leur consentement et de leur information, ils ont le droit de sortir de l'étude quand ils le veulent je pense.
Le fait qu'il n'y ait pas besoin de suivi à long terme sur un plan purement médical est probablement lié, et je me dis que c'est quand même une bonne chose que les opérations existantes permettent à ceux qui en ont besoin de perdre du poids sans avoir la nécessité vitale de faire des soins hebdo ou mensuels.

La grosse difficulté c'est plus que l'on réinvite les patients à régimer et que cela accentue peut être encore l'effet reprise de poids + culpabilité avec la notion d'échouer qui est un cocktail formidable pour aller moins bien et arrêter de consulter l'équipe connue au début.

La notion d'échec de l'opération ou du patient me paraît aussi bien limitée. Je comprends qu'il faille des critères statistiques qui seront forcément à côté de la plaque pour certaines personnes, comme pour les autres traitements. Au fond c'est une sorte de calcul de performance familier au milieu chirurgical et au milieu hospitalier pour évaluer leurs compétences quand une évaluation autre que quantitative serait mille fois plus coûteuse à mener j'imagine (rencontrer les patients, mener différents examens pour voir globalement leur santé et ne pas se fier qu'à leur poids, estimer leur qualité de vie, leur santé mentale, leur situation d'un point de vue social, etc). Que l'on s'approprie ces critères hyper réducteur et effectivement très limité sur un plan individuel, que l'on en vienne à un tel raccourci, ça me paraît tellement déplacé !

Je ne sais pas si on pourra sortir de ces représentations un jour, elles restent l'expression d'une façon de pensée générale sur la façon dont l'individu se doit d'être en bonne santé ou de montrer au collectif qu'il essaie, sur la représentation devenue morale de la santé, et de toutes les idées que l'on a sur ce qu'elle est ou non. Et c'est clair que dans cette culture là, être gros, ça craint.
Si l'opération est à la fois encouragée elle est aussi drôlement stigmatisée. On reproduit le même schéma qu'avec les autres méthodes amaigrissantes. Le pire étant que le recours à un tiers reconnu (chirurgie par exemple) vient amoindrir les valeurs morales valorisantes (quel courage! bravo!) tout en maintenant toutes les valeurs morales dévalorisantes en cas de reprise voire en les accentuant par le côté perçu extrême de la méthode (même avec une telle opération il/elle n'arrive pas à faire attention).

Oups, je me suis un peu beaucoup égarée en chemin.
Bref, qu'ils fassent des études, c'est vraiment bien qu'ils se préoccupent de l'avenir des patients à long terme. Mais la façon dont on les utilise/interprète ensuite, c'est peut être plus limité.


100% d'accord avec l'ensemble de ton message =D> =D> =D>
S
40 ans 114
En caricaturant mois je lis dans l'étude : "ça ne marche pas à moyen terme"
Je suis bien contente d'avoir renoncé à une opération au profit du sport. Je ne suis pas moins "lourde" mais j'ai complètement changé de silhouette ce qui en réalité est l'objectif (hors aspect médicaux)
89 ans 9582
j'ai ptêtre mal compris ta phrase Sportronde, mais on ne fait pas ces opérations pour la silhouette, mais bel et bien pour sa santé. Enfin, quand c'est mené sérieusement, of course.
M
38 ans 176
chapinette a écrit:

Ces personnes ne se considèrent pas en mauvaise santé, sans doute, toujours est-il qu'ils n'ont quand même qu'1/3 d'estomac et que cela pourrait occasionner des troubles métaboliques qu'on ne connaît pas encore car le recul sur ces opérations n'est pas suffisant.


Tout à fait.

Je ne suis pas devin, mais je ne peux m’empêcher de penser que dans dix ou vingt ans, les médecins feront volte-face à propos de cette chirurgie et la déconseilleront car on se sera aperçu que les effets secondaires à long terme sont pire que le mal qu'on prétendait combattre.

C'est ce qui c'est passé pour TOUTES les méthodes amaigrissantes : régimes divers et variés, pilules, médicaments, anneau gastriques et anciennes méthodes chirurgicales, etc.

J'espère me tromper, mais il y a de quoi être inquiet, vu le manque de recul et le peu d'empressement du corps médical à faire de vraies études.
74 ans 2403
Je ne rejetais pas la faute sur les patients uniquement, les torts sont partagés par les médecins qui n'ont pas su se montrer suffisamment convaincants (et convaincus ?)pour faire revenir les patients.

Quand il y a une étude clinique, il y a normalement signature de consentement, signée elle aussi par le médecin, c'est ce que j'appelle "contrat". Faisant moi-même partie d'une étude clinique, en signant ce papier, je l'ai intégré comme un contrat. Et même si j'ai le droit de tout arrêter à tout moment, je me vois mal ne pas en aviser mon médecin au préalable, car lui aussi à signé.
29 ans 56
Je pense que la perte de vue des patients est aussi lié à l'angoisse de se faire culpabiliser par une reprise de poids ou une trop grande incompréhension des chirurgiens. Il est facile pour eux de dire "moi j'ai fait ma partie comme il faut c'est vous qui faites n'importe quoi".
Quand on était obèse morbide on avait déjà très fortement ce rapport à la culpabilité de manger, du coup quand on perd beaucoup de poids grâce à la chirurgie et qu'on reprend c'est un vrai coup de fouet.

Personnellement j'avais l'impression de n'être plus qu'un chiffre sur une balance, ça me rendait très mal dans ma peau.
B I U


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