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Quand la tête ne veut pas ...

36 ans Suisse 316
Encore moi...
Vraiment désolée de vous rammener ma fraise périodiquement... Enfin peux-être que certaines et certain d'entre vous se souviennent de mes précédents posts...


Bref... Je vais de + en + mal  
psychologiquement ...

Je me goinfre toute la journée ... Pour ce soir, j'en suis à mon 2ème paquet et demi de chips (en + des repas normaux hein) et je rappelle que j'ai été by-passée ...
Je mange jusqu'à que j'ai mal à l'estomac et que je doive me coucher pour que ça passe. (les by-passé comprendront le genre de douleurs)
Je me dégoûte.


Depuis le dernier rateau de ce que je pense être un ami "intime" voir là > http://www.vivelesrondes.com/forum/viewtopic_44432.htm
Je ne suis plus ressortie faire la fête ou simplement passer du bon temps. J'en ai pas envie...
Ah non, c'est pas vrai, suis sortie (par obligation) à une fête la semaine dernière... Mais je me suis saouler le + vite possible. Histoire de garder le sourire...
C'est vraiment lamentable.

Je me sens terriblement seule...

Val elle a été super soutenue pour son by-pass.
Val elle a maigri, elle est devenue + jolie, plus sûre d'elle (en apparence)
Et ses copains et amis pensent que tout roule maintenant ...
Qu'elle n'a plus de raison de pleurer ou d'être mal... Et que si elle dis qu'elle va pas bien, c'est uniquement pour attirer l'attention et que c'est certainement pas grave...
Lol... on met en garde les futurs opérés disant qu'une grosse perte de poids ne réglerais pas leurs soucis ... Que leur obésité est pas la cause mais plutôt la conséquence de leur mal-être. (ce qui est vrai pour moi, j'en ai conscience depuis le début) Mais il faudrait... mettre en garde l'entourage de l'opéré... Enfin c'est comme ça que je ressent la chose dans ma situation.

Mais je me sens encore plus seule qu'avant car de moins en moins comprise... et certainement qu'ils ont marre de voir que j'arrive pas à aller de l'avant...

Là, je recommence à avoir des idées noires...
J'en ai marre de voir mes avant bras martyrisés :cry:
J'en ai marre de me faire du mal avec la bouffe ou l'alcool
J'en ai marre du sourir de façade...
J'en ai marre de pleurer dans mon lit la nuit
J'ai envie d'envoyer paître tous mes amis définitivement (pour les protéger de moi je pense surtout)
J'ai envie de laisser tomber tous les projets où je me suis investie

J'ai pas de copain (jamais eu de toue façon), un petit job où je dois de mois en mois faire prolonger mon contrat et aucune envie de me mettre à chercher un vrai job...


J'ai envie de leur crier à mes amis que ça va pas, que je veux juste qu'on m'aime et qu'on me considère un peu... Mais ils me croient plus... j'ai pas envie de devoir leur prouver physiquement que ça va mal....



J'ai juste envie de m'en aller... Mais là encore... je suis même pas capable d'aller au bout de la chose.




Pour le moment ma psy m'a fait prendre des anti-dépresseurs homéopatique et un truc pour domir homéopatique aussi.

Mais l'effet n'est que moyen-moyen...

Et l'a elle aimerais vraiment que j'envisage une médiaction anti-dépresseur....

Mais je sais pas ...J'hésite encore...




Désolé c'est long... Mais y'a que ce forum où je peux venir à toute heure ...
37 ans Derrière Twa !! 44
Mais nous on est là?!!

Peux etre que de sortir, te permetrai de ne pas manger comme ça?

Je te souhaite plein de courage !!!
(Bisous)
T
39 ans 168
Val écoute il faut vriament que tu viennes en parler plus sérieusement en privés alors contacte moi le plus rapidement possible. Tu ne peux pas continuer à te faire du mal comme ça.

Gros Bisous !

Jon
C
50 ans 1965
Est ce que tu as eu une vraie discussion avec tes amis, une discussion calme et respectueuse où tu as as pu leur dire que tu n'allais vraiment pas bien et que tu avait besoin qu'ils te comprennent, qu'ils soient là pour toi?
J'ai l'impression en te lisant que de 1, tu te fais un peu des films sur ce qu'ils pensent (savent ils VRAIMENT combien tu te mets en danger?) et que de 2 tu en fais un portrait vraiment pas terrible (ce sont tes amis tu es sûre?)... :roll: :?:

valichon a écrit:

Pour le moment ma psy m'a fait prendre des anti-dépresseurs homéopatique et un truc pour domir homéopatique aussi.

Mais l'effet n'est que moyen-moyen...

Et l'a elle aimerais vraiment que j'envisage une médiaction anti-dépresseur....

Mais je sais pas ...J'hésite encore...


Psychologue? Psychiatre? Sans doute psyhiatre vu qu'elle te prescrit des médoc... Mais de l'homéopatie?! :shock: Ca me semble étrange (déjà que je doute de l'effet...c'est pas un placébo? :?: )!!! Donner de l'homéopatie à une personne dépressive qui se met en danger (les sortie avec l'alcool, la nourriture en excès, difficulté niveau sentimental, social, job, etc)... :shock: Point "positif", elle te conseille vivement des anti dépresseur.
Pourquoi tu hésites? Je sais, les médoc, c'est pas mon truc non plus, c'est pas magique, mais parfois c'est nécessaire (en plus de l'accompagnement psy). Et là il me semble que c'est NECESSAIRE.
Tu dis ce que tu dis, tu penses ce que tu penses, tu fais ce que tu fais, non pas parce que c'est intrinsequement toi, non pas parce que tu es ainsi, mais parce que tu es malade...donc il faut accepeter l'aide (même des médoc...beurk oui je sais).

Courage miss...pour être passée par là, je peux t'assurer que le bout du tunnel, on peut le trouver ;)
46 ans Zoooouuuuu 234
Comme le dit Puca, Valichon, nous sommes là ;)

As-tu quelque chose qui te tient à coeur, qui t'amènerai à penser au jour le jour à voir au delà de tes idées noires ? ..note-le noir sur blanc, fais ta liste et relis-la deux jours plus tard. On peut peut-être te conseiller ;)

Bises ;)

Gysdee.
36 ans Suisse 316
Merci pour vos réponses toujours aussi rapide...

cornflakegirl> c'est une psychologue. Je vois aussi un psychiatre (a caue de mon opération) mais j'ai pas trop d'affinité avec lui.
Comme je suis rétissente à la médication ma psychologue m'a orienté d'essayer l'homéopatie pour commencer ...

pour ce qui est de mes amis... Oui je me fais clairement des films. (là est mon problème)
Peux-être qu'effectivement ils se rendent pas compte... Mais je veux éviter de les mêler trop à mes soucis... Je veux pas qu'ils aient peur, que je les ennuis...

Si tu savais comme ils me manquent ... surtout cet "ami intime"...
C
50 ans 1965
valichon a écrit:

pour ce qui est de mes amis... Oui je me fais clairement des films. (là est mon problème)
Peux-être qu'effectivement ils se rendent pas compte... Mais je veux éviter de les mêler trop à mes soucis... Je veux pas qu'ils aient peur, que je les ennuis...

Si tu savais comme ils me manquent ... surtout cet "ami intime"...


Je sais ce qu'un manque pareil peut signifier... :?

Tu dois apprendre à faire confiance à ta psy qui est là pour t'aider, faire confiance aux médoc qui seront là pour t'aider dans ce cauchemar, faire confiance à tes amis qui sont là aussi dans les moments sombres et qui se doivent d'être présent (sans quoi ça serait facile de ne partager que les moments fun et partir quand ça ne va pas), et enfin TE faire confiance sur le fait que tu peux en sortir.

Et comme le dit Gysdee, cherche en toi les choses qui te tienne à coeur, pense aux choses que tu n'as pas encore accompli et que tu voudrais faire...ça m'a beaucoup aidé de faire ça.
40 ans Grenoble 162
coucou Valichon,

Je suis touchée par ton témoignage, parce que tu as enduré beaucoup d'opérations et de voir que tu te sens toujours mal, ça m'attriste ...
J'espère que tu réfléchis sérieusemnt avant de prendre des anti-dépresseurs, j'ai déjà eu qq déprimes, mais bien sûr je vois bien que ton état est sérieux, cependant les gens que je connais qui en ont pris ne se sont pas sentis mieux pour autant je dirais que c reculer pour mieux sauter : tu te sens mieux sur le coup parce que tu ressens rien en fait, mais quand tu décides d'arrêter d'en prendre pour affronter la vie et bien tout te revient en pleine poire.

J'ai l'impression que tu souffres beaucoup de l'incompréhension de tes amis mais ils ont comme toi besoin de temps et d'explications avec toi (tout comme toi tu dois prendre le temps de te faire à ton nouveau corps !) pour te comprendre vraiment ... alors ça pourrait peut-être être bien de te faire de nouveaux amis ou simplement de nouvelles rencontres par exemple pendant les vacances, ou en sorties vélo ... bref, de connaître de nouvelles personnes qui te renverront ta nouvelle image, et t'aideront à intégrer de nouveaux repères.

J'espère avoir été claire Val.
Je te souhaite plein de courage.
Bisous
Loli
36 ans Suisse 316
loli2pop> Merci pour ton témoignage...

Pour les anti-dépresseurs... J'ai toujours refusé jusqu'à présent ( et ça fait des mois voir presque 1 an je pense qu'on me l'a suggéré) Parce que je me dis parfois c'est pas nécessaire. Mon humeur est très basse durant des jours, des semaines et tout à coup ça remonte 1-2 jours (là je me dis, ok j'en ai pas besoin ça va) et paf, il suffit d'un presque rien et je me retrouve à nouveau dans le trou....

Le soucis est que ces trous durent de plus en plus longtemps (se compte maintenant en semaines...) et que ça devient + violent

Et pour les mêmes raisons que tu as cité, ça me fait un peu peur d'en prendre et aussi ... Je ne veux pas qu'on "me vole ma douleur" ... C'est difficile à expliquer cette dernière raison ...


Pour ce qui est de mes amis... Je crois plutôt qu'ils n'ont pas conscience de la gravité.... J'ai été avec ma maman chez ma psy... et en fait, elle-même ne savait pas que j'allais aussi mal alors que je l'exprimais souvent...

Il y a juste cet ami intime... lui c'est un autre problème ... je crois... Il m'aime beaucoup et peux-être qu'il se protège de moi pour pas souffrir lui non plus... Bref... je sais pas ...

Là je dis ça... parce que je suis "lucide" mais quand je pique une crise.... c'est plutôt "personne ne m'aime, tout le monde s'en fout, je suis une merde..." et c'est là où je commence à m'en prendre à moi physiquement et psychologiquement....

C'est pénible....

Ma psy m'a dit une fois que j'étais d'une loyauté à toute épreuve envers mes amis avec une très grande sensibilité....
J'irais très loin pour certain d'entre eux (ceux qui le méritent)
Du style... On était avec un groupe de copains en camps sur une montagne. Il avait plus le jour avant etc ... et on devait redescendre avec le minibus... C'était trop dangereux de risquer à descendre avec le minibus plein de gens sur cette petite route alors ils sont descendu en télécabine.
Mais évidemment il fallait bien rammener le minibus... C'était cet ami intime qui devait conduire ... Je l'ai accompagné. Parce que je savais qu'il avait besoin de quelqu'un à côté de lui qui ne ferait pas le con (pour qu'il puisse se concentrer) et quelqu'un qui n'aurait pas peur pour pas le stresser. (je lui fait une confiance absolue de ce côté là) et d'ailleurs ... s'il y aurait eu un accident j'aurais pas supporté que ce soit 2 potes qui se crash ! Je préférais que ça soit moi que quelqu'un d'autre...


Je sais pas trop pourquoi je raconte ça... Je sors du sujet désolée... :?
C
50 ans 1965
valichon a écrit:

Et pour les mêmes raisons que tu as cité, ça me fait un peu peur d'en prendre et aussi ... Je ne veux pas qu'on "me vole ma douleur" ... C'est difficile à expliquer cette dernière raison ...


Beaucoup de gens se complaisent dans leur souffrance et c'est pour ça que rien n'avance.
Peut-être parceque tu penses que cette douleur fait partie de toi comme un autre trait de personnalité.
Peut-être parce que t'as l'impression de ne connaître que ça et que t'as peur d'évoluer.
Peut-être...

:roll:
36 ans Suisse 316
peux-être ...


J'avais posé cette question à ma psy... ou c'était plutôt une réflexion...

peux-être qu'en fait je veux pas en sortir inconsciament... parce que si je deviens heureuse et bien portante, je n'aurai plus personne autour de moi.

C'est une idée que je trouve terrifiante et un peu pathétique... J'avoue ne pas avoir encore de réponses claires...
56 ans 91 25732
Val, je me suis permis de faire référence à ton topic dans cette discussion, pour faire comprendre à tout le monde que subir une intervention, perdre du poids, ça ne veut pas dire "c'est que du bonheur" (et j'ai posté mon topic avant le tien, on ne pourra pas dire que tu m'as influencée ;) ).

Tu as subi beaucoup de changements dans ta vie depuis cette intervention. Oui tu étais prévenue qu'elle ne changerait pas tout, mais dans l'euphorie de l'instant, on n'entend que ce qu'on veut bien entendre, c'est normal ! ;)

Ce poids qui vous pourrit la vie, on est sûr que dès qu'il sera parti, tout ira mieux. Et puis il y a des cas où on se rend compte que non, que rien n'a vraiment changé et qu'en tout cas c'est loin d'être QUE du bonheur.

Effectivement l'intervention a pu régler un problème purement physique, mais ce qui était derrière est toujours là. Et aucun coup de bistouri ne peut le faire partir, tout ce mal être accumulé, ces années de souffrance...

Tu es en phase dépressive, parce que tu te rends sans doute compte que cette intervention dans laquelle tu as dû mettre beaucoup d'espoir n'a finalement rien résolu.

Mais ça ne veut pas dire que c'est un échec ! Tu as mis du temps à arriver où tu en es, il faut t'autoriser à prendre encore du temps pour en sortir et ça se fera progressivement, car tu peux t'en sortir ! Essaie d'accepter les médicaments proposés par ton psy. Explique lui pourquoi tu es réticente et ensemble choisissez un traitement et adaptez les doses. Si tu ne ressens pas d'affinité avec ton psy actuel, changes-en !

Il y a des médicaments qui ne rendent pas comme un zombie, ils aident à relativiser les choses, à les voir autrement.

Je ne crois pas que tu sortes du sujet quand tu parles de protéger les autres... Jusqu'à présent ton poids il protégeait qui ? Et maintenant comment tu te protèges ? Protéger les autres, ça n'est pas un moyen d'oublier de t'occuper de toi ?

Pourtant il est temps de penser à toi, d'accepter que tu peux changer, que tu vas changer. Physiquement et moralement. Mais changer ça fait peur et souvent on préfère s'isoler pour retrouver la protection que le poids représentait avant.

Je crois qu'il y a aussi une part de culpabilité en toi : tu as subi une intervention, tu as minci, tu dois être heureuse. D'ailleurs on te le dit ! Et pourtant tu te sens si mal... Et tu as mal d'être mal alors que les choses devraient aller mieux. C'est parce que c'est loin d'être si simple que ça...

Et tu n'as pas à te culpabiliser, tu as commencé une démarche et tu as choisi un chemin difficile et long, celui qui consiste à se retrouver et à faire la paix avec soi. Tu as le droit de craquer, tu as le droit d'aller mal, tu as le droit de demander de l'aide.

Tout va se faire progressivement. Accepte l'aide des médicaments, accepte qu'il va falloir un peu de temps, accepte que ça en vaut la peine.

Et on est là ! ;)
56 ans 91 25732
Raté, en fait tu avais posté avant moi, mais je n'avais pas lu ton topic. :oops: On a du faire de la télépathie toutes les deux ! ;)
36 ans Suisse 316
Hello Patty
Je commence à connaître ta phylosophie au sujet de la gastroplatie (d'ailleur à un de mes précédents post, tu avais été dans le même sens qu'aujourd'hui ) et je t'approuve ;)

Bref... pour en revenir ... Je vais te redire encore que je savais à quoi m'attendre et que ça ne réglerais pas mes autres problème ... D'ailleur des fois, je me demande si ma gatroplastie et mes soucis d'amis (que j'avais aussi avant remarque... mais certainement moins fort) sont lié directement... Certainement indirectement... Barf ...


Citation:
Je crois qu'il y a aussi une part de culpabilité en toi : tu as subi une intervention, tu as minci, tu dois être heureuse. D'ailleurs on te le dit ! Et pourtant tu te sens si mal... Et tu as mal d'être mal alors que les choses devraient aller mieux. C'est parce que c'est loin d'être si simple que ça...

Je crois que tu mets le doigts sur une part du problème...
En 3 ans... sur ce point j'avais fait un rès gros chemin ... avant ... Je ne parlais JAMAIS de moi. Et grace à ma psy et mes opérations, j'ai fais du chemin, j'ai appris à m'ouvrir et à accepter d'être mal et à le communiquer.
Justement... J'ai envie de communiquer que je vais mal... Mais à présent c'est les autres qui n'acceptent plus que j'aille pas bien... Forcément je culpabilise...

C'est difficile...
56 ans 91 25732
Oui c'est difficile parce que les autres ne doivent connaître que la partie émergée de l'iceberg. Et qu'ils devaient mettre eux aussi beaucoup d'espoir dans l'intervention.

Je veux dire que ton poids devait représenter 10% de tes soucis, et que ces 10% là on les voyait bien, mais les 90% restants ils étaient enfouis dessous.

Et ton entourage, parce que c'est facile et humain, devait tout mettre sur ton poids. Pourquoi ne l'aurait-il pas fait d'ailleurs, on le fait bien nous-mêmes ! ;) Donc comme pour eux la seule cause identifiée a disparu (puisque tu as maigri), ils n'arrivent pas à comprendre les autres raisons, celles qu'on ne voyait pas, qui représentaient 90% du mal-être et qui sont toujours là...

Tu as raison, dans les gastroplasties on devrait aussi prévenir l'entourage, ou du moins apprendre aux opérés à expliquer que leur surpoids est souvent une conséquence et pas une cause de mal-être.

Quand on a "tout pour aller bien" en apparence, les gens n'acceptent pas qu'on puisse aller mal. Mais si c'était si simple il y aurait nettement moins d'alcooliques, pas de toxicomanes, pas de dépressifs, pas de suicides...

Apprendre aux gens à aller au delà des apparences, c'est un travail de longue haleine. On peut avoir en apparence "tout pour être heureux". Mais si on gratte un peu, on se rend compte que souvent ce "tout" se résume à des choses matérielles. Oui on a un toit, un boulot, un peu de sous... et alors ? Ca ne suffit pas au bonheur, hélas.

Tu culpabilises parce que tu aimerais donner aux autres l'image qu'ils attendent de toi et que tu n'y arrives pas.

Mais le problème ce n'est pas toi, c'est eux ! Justement parce qu'ils se sont fait une image de toi telle que tu dois être, mais il leur manque plein de paramètres pour que leur image soit juste.

Tu as le droit de les remettre dans le vrai, de leur expliquer que tout n'est pas si simple, que ton problème de poids n'était qu'une partie du mal être, qu'il y a encore du chemin à parcourir et que tu aimerais bien ne pas le faire seule.

Déjà tu commences à parler de toi, ça doit les surprendre s'ils n'y étaient pas habitués. Mais tu ne leur dis pas ce qu'ils ont envie d'entendre, et bien tant pis !

Tu ne crois pas que tu as du suffisamment leur mentir en te mentant à toi même ?(oui je vais bien, ne vous en faites pas, tout va bien, oui j'ai maigri c'est super... Tu n'as jamais dit toutes ces choses là ? ;) ).

La vérité leur fait peur ? Ils ont peur de te savoir vulnérable ? Tant pis ! Il n'y a qu'en leur expliquant qu'ils comprendront. Eux aussi ils culpabilisent sûrement qqpart. Eux aussi ils ont dû croire que l'intervention réglerait tous les problèmes, or ce n'est pas le cas. Donc il faut chercher la solution ailleurs. Et ça les inquiète, car peut-être doivent-ils aussi se remettre en question...
B I U