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de pire en pire

33 ans là bas, au loin 1705
bon ben vous connaissez mon histoire avec l'endo et le résultat des analyses. je trouve dur à accepter que je grossisses autant, et que ça soit à cause de ce  
que j'ingurgite. j'ai essayé de tenir un journal avec tout ce que je mange mais ça m'a déprimé encore plus! voir toujours écrit en marge "pas faim" mais je mange quand même.

hier soir, je suis restée éveillée jusqu'à5h du matin, je faisais rien, j'ai mis de la musique et je me suis allongée dans mon lit, mais très vite je n'écoutais plus rien, il n'y avait que ces images de l'endo me disant que chui trop grosse qui me revenait à l'esprit, il fallait que ça s'arrêtes, je ne savais plus quoi faire, je pleurais, je pleurais, et mes yeux gonflaient, mes lèvres aussi, je rougissais, la seule chose qui m'inquiétait c'est l'idée de devoir remanger après, quand mon corps et ma tête me le réclameront. je me haissais de ne pas pouvoir résister, je me suis entie faible, sans volonté, sans maitrise sur moi même, et tout le monde me répète que je continu à grossir. pour faire sortir cette douleur intense, j'ai ouvert mon journal intime et j'ai commencé à écrire, mais plus j'écrivais, plus je pleurais, je devais refaire face à ces instants chez le médecin, je notais tout mais mes yeux se brouillaient, à un certain moment, je n'arrivais plus à voir tellement ils étaient gonflés et remplis de larmes, c'set à ce moment là que ma soeur est entré dans ma chambre, elle a eu une de ces peurs en regardant ce visage que j'essayais de cacher, elle m'a prise dans ses bras et ce n'est qu'à ce moment là que j'ai réussis à me calmer, elle a lu les lignes que j'ai gribouillé, et a essayé de me réconforter, elle s'est retrouvé avec: "tu peux pas comprendre, toi t'es mince!" .. je lui ai dit que ça va, c'est passé, elle est allé se recoucher, mais je continuais à pleurer dans le noir, je me suis alors laissé emporter dans les bras de Morphée. à mon réveil (à 16h) je me sentais très fatiguée, aucune envie d eme lever, mais je l'ai fait, quand même, par nécessité, j'avais donné rendez vous à une amie le matin, et je devais la rappeller. le soir, au moment de manger, rien n'avait de gout, au contraire, tout était si amer. j'ai donc décidé de regarder ma série préférée: charmed, mais là aussi, je n'éprouvais pas ce même plaisir que j'avais avant à les regarder. et me voilà, maintenant, devant mon ordinateur, essayant d'empêcher mes yeux de pleurer, essayant de trouver une activité qui puisse me faire plaisir, je n'ai envie de rien faire, juste attendre que ça passe...

[edit modo : Discussion déplacée depuis le forum Psy, Dépression et antidépresseurs ]
33 ans là bas, au loin 1705
bon ben désolée de m'être trompée de forum, arf..moi qui suis toujours à faire des gaffes, désolée :oops:
44 ans 785
Tu te sens coupable de quoi au juste?

Tu sais être trop ronde c'est rarement un choix délibéré, pas plus que trop manger. Je ne t'apprends rien si je te dis qu'on ne maîtrise pas tout, même si c'est rageant.

Ce qu'il y a, c'est qu'à certains moments de la vie, à 19 ans par exemple, c'est encore moins facile, parce qu'on est plus fragile peut être.

Il va falloir que tu mobilises toutes tes ressources autour d'objectifs à cours terme.

Par exemple essaies de te souvenir des trucs, même anodins qui t'ont déja procuré du plaisir et que tu pourrais refaire. Une scéance de ciné avec des copains, une ballade dans un coins sympas, une soiree pyjama avec des amis, y'a bien un truc...

Visiblement tu as inversé le jour et la nuit et ça ça favorise le spleen parce que d'abord le corps encaisse pas bien, et aussi parce que ça te coupe du reste du monde qui vit à un autre rythme que toi.

En plus tu te prives de la lumière du jour, ça peut pas aller bien!

Sinon est ce que tu as une activité, une formation ou un job en ce moment, parce que ça compte aussi pour le moral!
33 ans là bas, au loin 1705
bon commençons par l'activité du moment: les études :( ça va très mal, j'arrive plus à comprendre de quoi ça parle!! je me suis absentée plusieurs fois depuis le début du semestre, parce que le matin j'arrive pas à me réveiller, j'essaie de me coucher tôt, je dors mais mon sommeil n'est pas réparateur, et je n'ai pas envie de me lever, donc je suis assomée jusqu'à une certaine heure. :shock: j'essaies maintenant de rattraper un peu :? mais la concentration n'y est pas! je me sens nulle.

tout est confus pour moi, je ne sais pas ce qui ne va pas, juste que ce que m'ont dit mes médecins a été la goutte qui a fait débordé le vase, la seule chose que je trouve positive, c'set mon envie de m'en sortir, mais il me faut une force incroyable, et mes efforts ne trouvent pas toujours l'encouragement attendus de la part de mon entourage. je ne sais même pas pourquoi je m'accroche au regard des autres, je me sens complétement déboussolée, la nuit est le seul moment où je me sens un peu mieux, parce que tout le monde dort, je peux faire les activités que je veux sans entendre des trucs du genre: "bouges toi les fesses et arêtes de dessiner, occupes toi plutot de ton avenir et de ton apparence" , j'adore dessiner, mais ça fait des mois que la page reste blanche, j'ai rangé mes pastels, mes crayons, mes toiles et mes papiers.
avant, enfin quand j'allais mieux (parce que franchement, j'ai beaucoup de sauts d'humeurs) toutes les activités créatives me procuraient un plaisir immense, j'adorais aussi le sport, la natation et la cuisine. rien de tout cela ne me procure plus de plaisir. je me sens coupable de manger, je veux tellement me passer de ce besoin, c'est mal de penser ça, mais c'st la vérité, j'ai honte de manger, n'importe quoi même une salade.. je suis parano, je pense que tout le monde m'en veut. déjà le fait de reconnaitre ça, ça n'est pas tout seul, j'ai passé des années à faire un travail sur moi même, et je m'en sortais assez bien, c'était douloureux, très douloureux mais j'ai cru qu'une fois sortit de la dépression et tout ce que 'jai vécu, je n'y retournerais pas, donc voilà un double échec.

peut être que je suis un peu trop perfectionniste, mais je me sens si mal, si tu savais combien j'aimerais disparaitre, partir loin d'ici, être sur une île déserte, seule..je m'empêche de pleurer, parce que je sais que si je me laisse aller, je ne pourrais plus arrêter avant une semaine. je me sens bien au fond du gouffre, je m'enfonces de plus en plus, personne à qui parler, personne qui ne puisse comprendre, personne qui puisse me prendre dans ses bras, je n'ai plus de repères...


je veux seulement que ça s'arrêtes...
33 ans là bas, au loin 1705
aïe j'oublies les bonnes manières, merci pour ton message :lol:
33 ans là bas, au loin 1705
Citation:
déjà le fait de reconnaitre ça, ça n'est pas venu tout seul
33 ans là bas, au loin 1705
je continu dans le même post, j'veux pas encombrer le forum avec mon charabia sans intérêt. j'ai faim!!!! mais je ne sais pas si c'est une "vraie" faim ou juste une envie pour combler ce vide.

le chagrin est d'autant plus douloureux que je décide de ne pas manger de manière compulsif :( je résiste, je résiste mais en contre partie, je dois faire face à ce sentiment de vide intérieur..

faut que ça cesse
1722
Arf je sais ce que c'est... Moi aussi j'aime la nuit et le dessin etc...

Moi aussi j'avais peur de manger....J'ai eu la bétise de plus le faire du tout...pendant un peu moins d'une semaine...faisant abstraction de mes faims et de mes incartades...

Au final je me suis dit "stop"...Mange pas trop mais mange. Quitte à bouffer que de la salade.

Manger n'est pas une obligation mais un besoin...

Je te dirai bien de te basé sur tes heures du genre "midi" etc...Mais étant donné que ton sommeil est perturbé...

Essaie déjà de redormir à des heures normales....Mais va consulter un médecin...Tu as un problème au niveau du sommeil...Je ne sais pas te dire si il sagit d'une fatigue physique ou autre....Mais la fatigue est là.

Ne te laisse pas bouffer par ce que t'on dit ces gens...La prise et la perte de poids n'est pas capable d'être contrôlée. Encore heureux :lol: imagine un peu tout un monde de maigrichons...on se ferai chier...
40 ans 2506
Salut ! :D

J'ai lu et relu tes posts, on ressent ta souffrance mais , pour t'en sortir, il faut que tu fasses un grand travail sur toi même je pense. A savoir ce que tu apprécies dans la vie, parce que tu sais déjà ce que tu n'aimes pas... et ensuite tenter de réaliser ces choses ! je sais que ce n'est pas facile, mais voir tout en noir ne te fera pas avancer tu sais, bien au contraire. Tu es la seule qui peut remonter la pente, simplement parce que tu pourras le faire quand tu l'auras décidé ! ;)
Tout cela tu peux aussi le faire avec de l'aide, il ne faut pas que tu hésites à en demander... je pense à ta soeur qui est venue te réconforter, ne penses tu pas qu'elle peut t'aider ne serait ce que par sa présence ? elle ne peut pas comprendre parce qu'elle est mince ??? je ne suis pas d'accord, elle veut peut être juste t'apporter son aide, ne la refuse pas...

Je voulais juste ajouter que même si la nourriture est un problème, manger est vital alors ne te prive pas. il faut juste que tu fasses la distinction entre les moments où tu as vraiment faim, et les autres.

je te souhaite plein de courage ma belle, sache que tu trouveras toujours une écoute ici, sèche tes larmes et fais nous un joli sourire ;) :kiss:
44 ans 785
La bouffe ingérée de manière compulsive, le sommeil à l'envers, la dévaluation de toi, tout ça c'est des symptômes. Toute seule, tu ne peux pas travailler tout ça parce que tu n'y vois aucun sens. Tu es juste sous l'emprise de trucs qui te dépassent même s'ils font partie de toi.

Je pense qu'il faut 2 chose:

La première c'est que essaies de donner du sens à tout ça, et ça c'est un travail de longue haleine avec un psy, pour comprendre où les symptomes s'originent.

La seconde, et pas la moins importante, c'est que tu essaies de retrouver ton désir, même le plus petit. Au début ça suppose de se forcer un peu à expérimenter des recettes de cuisine, ou à participer à un groupe de dessin...
Peut être qu'il te faudra un petit traitement pour commencer à émerger mais ça c'est à un toubib de l'évaluer.
33 ans là bas, au loin 1705
Izumi a écrit:
Moi aussi j'avais peur de manger....J'ai eu la bétise de plus le faire du tout...pendant un peu moins d'une semaine...faisant abstraction de mes faims et de mes incartades...

Au final je me suis dit "stop"...Mange pas trop mais mange. Quitte à bouffer que de la salade.


moi aussi j'ai fait la même chose, j'ai tenu un mois! en fait, j'avais tendance à penser qu'à chaque fois que j'avais faim, c'était forcément une simple envie, donc j'ai fini par ne rien manger, me convaiquant que je n'avais pas réellement faim, que ça passerai, qu'il fallait juste que je sois patiente pour mon corps s'y habitu. j'ai fondu en un rien de temps, j'ai eu quelques étourdissements mais je n'accordais pas d'importance, je pensais que c'était forcément dû à ce changement, tout le monde a vu que j'avais énormément maigris en un rien de temps mais tout le monde pensait que c'était super bien, que ça voulait dire que j'avais de la volonté, j'ai repris 5 kilos après (je veux dire que j'ai eu 5 kilos de bonus) !! :lol: c'est pour cela que je pense à m'essayer à la RA, mais j'ai vraiment peur de me tromper sur mes sensations de faim et de satiété. tenez par exemple hier, entre deux repas j'ai laissé passé quelques 8 heures avant de me décider à manger, je me suis resservie 2 fois et j'avais toujours faim :shock: j'ai dû arrêter de manger parce que ça n'allait pas!! j'étais parfaitement capable d'engloutir des kilos de bouffe et sentir encore le ventre vide, je me suis même demandé où mon corps mettait toute cette quantité! donc en guise de dessert, j'ai pris un yaourt à la pistache, et surprise: j'ai pris un réel plaisir à le manger, ça fait des mois que je n'avais plus ressenti cette sensation de plaisir en mangeant, mais une fois le pot terminé, j'étais mal, je voulais le ressentir encore et encore..

ce que j'ai retenu de tout vos messages, c'est que je devrais peut être demander de l'aide pour me sortir de ce pétrin, mais (au risque de me contre dire) je n'en veux absolument pas. je trouve que c'est faire preuve de fragilité, je ne me permet pas d'être faible, par contre quand c'est les autres qui demandent de l'aide, je les trouve bien courageaux (bonjour le paradoxe!), ma soeur a véritablement envie de m'aider, mais je n'aime pas être dans le rôle de la victime, depuis que je suis enfant, je me suis formée une carapace et je ne me permet absolument pas de la briser un tant soit peu. je suis immergée dans un concept d'auto-punition, c'est beaucoup plus fort que moi. :oops:

c'est beaucoup plus complexe qu'une simple histoire de bouffe. tenez par exemple, je viens de me rappeler qu'une fois, mes parents avaient fait un voyage de 20 jours, c'était la première fois qu'on reste autant chez la famille (grand mère, tantes et oncles), mais cette même famille m'a interdit de manger (si si je vous assure), ils trouvaient que j'étais trop grosse que j'avais forcément des reserves et que par conséquent je n'avais plus besoin de me nourir. imaginez une gamine de 11 ans privée de ça! :shock: c'est alors que mon seul souci a été de trouver de la nouriture coute que coute, voler, mentir et manger en cachette, avoir tout le temps peur qu'on me voit, c'est ça ce que j'ai vécu. forcément, je grossisais (je ne mangeais pratiquement que des sucreries car faciles à cacher), au retour de mes parents j'étais beaucoup plus grosse qu'avant, ils me mettent illico presto au régime avec un nutritionniste qui a trouvé amusant de m'interdire les sucreries pour de bon, parce qu'il me voulait du bien. donc je refais le même système, je ne mange rien chez moi (forcément c'était infecte la nouriture du régime) je devais voler pour pouvoir manger, si ce n'est pas ça l'instinct de survie.

toutes ces mésaventures ne sont qu'une petite goutte de ce qui a été ma vie. à 13 ans, je voulais déjà en terminer avec cette vie, mais un jour je me suis promis de vivre QUE pour moi, je faisais tout ce qui me plaisait, absolument tout ce qui me plaisait, les parents n'appréçiaient pas forcément que je n'écoute plus les ordres qu'ils me donnaient, mais je me fichais complétement de ce qu'on pouvait penser de moi à cette époque, je voulais fuir de cette maison, mais je ne voulais pas laisser ma soeur totue seule, j'avais peur qu'ils lui fassent la même chose, c'est uniquement pour elle que je n'ai pas fuguée.

c'est un peu dur de parler de ça, mais je n'en peux plus de garder ça pour moi. j'ai essayé plusieurs fois d'en parler avec mes parents, de ce qu'on me faisait subir, mais ils me prenaient pour une menteuse, même quand l'agression venait de profs, ils ne me croiyaient pas. il y a quelques mois, j'ai entendu dire qu'on avait découvert ce que faisait ce "prof" (je sais de quoi je parle), ça m'a fait pleurer d'émotions, savoir qu'il allait enfin être puni.

enfin bon je sais de quoi je parle..

mais merci pour vos messages, ça me remonte toujours le moral de vous lire
33 ans là bas, au loin 1705
au fait, une dernière chose, après maintes et maintes réflexions, et en faisant des recherches sur le net depuis déjà pas mal de temps, j'en ai conclut que si je ne voulais pas maigrir c'était pour ne pas plaire, il fallait engraisser ce corps qui plaisait tant, il fallait faire taire ces souvenirs avec la nouriture. ça freine mon envie de maigrir (maigrir pour ma santé avant mon bien être), je sais que comme la dernière fois que j'ai maigris, une fois que je commence à plaire que je commence à me faire draguer, je plonge dans une depression et je me sens obligée de grossir pour redevenir ce corps moche, pour qu'on me laisse en paix. une fois ce but atteint j'éprouve une euphorie incroyable à constater qu'on me ficherais enfin la paix, mais un peu de temps après je me heurte au regarde de la société.

je pense que c'est déjà une bonne chose de me rendre compte de ce qui ne va pas réellement, je ne sais pas comment je pourrais changer les choses (surtout dans mon inconscient) mais je trouverais, forcément, je trouve toujours. quitte à y passer du temps. tant pis si ma jeunesse y passe, si je finis seule, ça n'a désormais plus d'importance.
B I U