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malheureuse et stupide...

34 ans 1085
Bonsoir!

Bon, je résume en quelques mots la situation. Je suis tombée amoureuse il y a peu de temps, d'un garçon pour lequel j'ai laissé tomber un autre. (Ce dernier n'étant  
pas vraiment une histoire d'amour, plutôt une succession de rdv coquins même si pleins de tendresse et de complité.) Pour le garçon que j'aime, je voulais recommencer à zéro, redevenir une jeune fille romantique... mais voilà, après de nombreux signes et faux espoirs (j'ai écrit un post a ce sujet d'ailleurs) je pense qu'il ne sera jamais prêt à m'aimer... ni même à essayer.

Du coup, malheureuse, j'ai craqué hier et je suis allée passer la nuit chez mon ex. Mais nos débats n'avaient plus du tout la même saveur. De plus, j'avais l'impression de ne pas réussir à le faire jouir... en moi. Du coup, au milieu d'un câlin, j'ai éclaté en sanglots...

Tellement de choses se bousculent dans ma tête. Depuis la RA , j'ai l'impression d'avoir remplacé une addiction par une autre. La bouffe par le sexe, ce besoin d'être aimée coûte que coûte. Et hier soir, dans le bras de ce garçon, je me suis rendue compte d'une bien triste chose. Je suis incapable ni d'aimer, ni de me faire aimer. Et le seul homme qui m'ait montré un jour un semblant d'amour était un malade qui m'a violé à douze ans.

Je sais bien que je fais toujours les mauvais choix dans ce domaine. Mais je ne suis peut etre pas si insouciante et insensible qu'il n'y parait.Peut etre meme pas aussi libertine que j'aimerai le faire croire... Ne pas en souffrir, ce serait le rêve.

Voilà, ce soir, je déprime, et j'ai besoin de vos conseils... et de vos critiques. Je déteste la fille que je suis en ce moment, ses choix, sa façon de vivre ... et pourtant, dur de s'en débarasser, de changer, sans retomber dans la boulimie...
44 ans 10768
ma belle, je comprends très bien ton besoin d'amour... ce n'est pas une addiction, c'est humain ;)

tu dis que tu es incapable d'aimer, mais si ! puisque tu étais amoureuse de ce garçon, que tu étais prête à tout recommencer pour l'avoir dans ta vie ! C'est bien une preuve ça ;)

Tu dis sans doute ça parce que tu es déçue... que s'est-il passé en fait avec celui que tu aimes ? es-tu sure qu'il ne veut pas de toi ? je crois me souvenir qu'il y avait quelques obstacles (notamment un départ pendant quelques mois pour toi) qui peut-etre le freine pour engager une histoire avec toi...

:kiss:
C
49 ans 1965
Et si tu restais un peu seule un moment?
Le temps de savoir ce que tu veux.
Le temps - aussi - de te dire que tu n'as pas à te défnir en fonction des hommes, du sexe, de la bouffe, de l'amour...

Tu parles d'un besoin de bouffe, de sexe et d'être aimé...n'est ce pas la même chose...quelque chose comme un besoin de vivre intensément ou une peur de se regarder en face?

Quand je te dis je vois de l'autodestruction...

Cette sensation de ne pas être capable d'aimer, je l'ai...je n'en fait plus un plat, je ne me définis pas en fonction de ça...ça ne me ronge pas.

Parfois j'ai des passages ou je replonge dans l'addiction sentimentale, ou je veux faire comme tout le monde...mais je me trompe, ce n'est pas moi, c'est la facilité, une facilité qui à terme me rend triste parce que ce n'est pas moi.
Parfois aussi il me serait plus simple d'aller voir un ex, de jouer la carte du sexe...pour oublier ou autre...comme la nourriture...on avale ses sentiments, on s'avale...et on se perd.
34 ans 1085
cornflakegirl a écrit:


Quand je te lis je vois de l'autodestruction...

Parfois aussi il me serait plus simple d'aller voir un ex, de jouer la carte du sexe...pour oublier ou autre...comme la nourriture...on avale ses sentiments, on s'avale...et on se perd.


Oui, c'est exactement ce que je ressens, et ce soir en particulier... Mais comment être sure de ne pas replonger dès demain, de ne pas recommencer à l'infini les memes erreurs et passer à côté de l'essentiel. Pour l'instant, je veux encore croire que l'amour est possible. Avec ses hauts et ses bas, mais sincèrement existant.

Mon ex n'y croit plus. Je le sais et ca ne me fait pas gd chose puisque je ne l'aime pas. Mais l'idée m'angoisse. Je ne veux pas, comme lui, me retrouver à 30 ans en ayant rayé les perspectives de couple, d'enfant, de famille... par peur je suppose, où à cause de déceptions passées. A 20 ans, je ne m'effraie pas de ne pas etre tombée amoureuse, mais de ne pas vraiment y croire et de tout faire pour que ça plante... Je n'ai que des expériences ou traumatisantes, ou .... simplement tristes .

Pour répondre à ta question Thyselle, effectivement, le projet d'un voyage semblait etre un obstacle pour le garçon qui me plaît. Mais je ne comprends pas pour autant son attitude actuelle. Avant prévenant et câlin, il se montre de plus en plus distant, ne vient plus spontanément vers moi comme autrefois... S'il ne m'ignore pas, il lui arrive de partir sans me dire aurevoir, ou de ne pas me saluer lorsqu'il me voit connectée. De petites choses tu me diras, mais suffisantes pour me faire souffrir et douter. Surtout lorsqu'elles s'accumulent. Je pensais pouvoir être forte, ne plus y penser, ou du moins, nous accorder encore qqs mois, le temps que je parte et revienne. Dans l'absolu, j'aurai voulu attendre, être patiente... dans la pratique, je me comporte comme une moins que rien, comblant un manque par... un vice?
C
49 ans 1965
Citation:
Oui, c'est exactement ce que je ressens, et ce soir en particulier... Mais comment être sure de ne pas replonger dès demain, de ne pas recommencer à l'infini les memes erreurs et passer à côté de l'essentiel. Pour l'instant, je veux encore croire que l'amour est possible. Avec ses hauts et ses bas, mais sincèrement existant.



Ne vie pas dans la perspective de faire des choses qui te détruiront à long terme.
Ma psychiatre avait vu la tourmente...elle m'avait dit - au vu des mes nombreuses relations du genre - qu'il faudrait une personne pour briser le cercle sans fin. Je l'ai remise à sa place, prétextant que c'était à moi de jouer mes cartes et que je n'allais pas attendre x ou y pour définir ma vie.

Quand je rentrais de ces nuits, j'écrivais des choses comme "je sens l'homme", c'était juste l'homme... Pas d'attendrissement, peu importe les sentiments, du moment que j'avais ma liberté!

Une nuit je me suis scarifiée...pour la dernière fois. Cette nuit là j'ai déicdé d'arrêter, je ne sais plus pourquoi, j'en ai juste eu un raz le bol. Dans le fond, ce n'est pas si anodin qu'on veut nous le faire croire de passer de lit en lit.

Mais si tu dois faire encore les mêmes erreus, fait les...ne t'interdi pas les choses sans quoi tu vas développer une grande envie de plus en plus grande et ça va peter! Ca doit venir de toi, naturellement, être en accord avec soi simplement...ne te met pas de pression, ne te dis pas comment il faut "bien faire"...laisse toi venir naturellement à ce que tu veux pour ton bien...

Et ne te demande pas si tu passes à coté de l'essentiel. L'essentiel c bien subjectif et s'il te faut passer par des chemins étranges alors passe par là...l'enfer est - selon le proverbe - pavé de bonnes intentions. Y a pas de meilleur chemin...y a pas de perfection, y a pas d'essentiel abstrait.

L'amour existant ou pas? Ne te pose pas la question. C'est juste un mot, un terme générique qui regroupe bien des choses dont la plupart n'ont pas d'impact sur telle ou telle personne.


Citation:
Mon ex n'y croit plus. Je le sais et ca ne me fait pas gd chose puisque je ne l'aime pas. Mais l'idée m'angoisse. Je ne veux pas, comme lui, me retrouver à 30 ans en ayant rayé les perspectives de couple, d'enfant, de famille... par peur je suppose, où à cause de déceptions passées. A 20 ans, je ne m'effraie pas de ne pas etre tombée amoureuse, mais de ne pas vraiment y croire et de tout faire pour que ça plante... Je n'ai que des expériences ou traumatisantes, ou .... simplement tristes .


Chaque vie est différente...ne laisse pas un schème pseudo normal ou du moins super conventionnel te miner le moral! Y a pas de règle. Angoisser pour le futur ne sert à rien. Angoisser par peur de ne pas vivre quelque chose ne sert à rien sinon à ne pas profiter du présent. Angoisser par peur de ne jamais aimer et être aimer c'est le ticket première classe pour une vie de frustration...laisse faire les choses...ne te force à être ou à ressentir telle ou telle choses...
34 ans 1085
Je pensais pas que quelqu'un me comprendrait à ce point... sans me juger.
Ce que tu dis me rassures Corneflakesgirl mais en même temps, j'aimerai y arriver sans avoir à traverser cet enfer... il est peut etre encore temps...
C
49 ans 1965
Te pose pas en victime et fais toi confiance...c'est à mon avis tout ce dont tu as besoin.

Te flagelle pas en qqsorte...la culpabilité c'est la pire des choses, ça te fait sentir comme de la merde et ça t'aide pas à avoir de l'estime pour ta personne. Faut se battre contre la culpabilité.

Tes expériences et remises en questions font de toi ce que tu es, ni pire ni meilleure qu'une autre personne...mais sans doute plus forte parce que tu affrontes les aspects de ta personnalité...et ça, c'est sacrément courageux!
31 ans Martinique F.W.I 212
Je suis extremement touchée par ton post Desyeuxdechouette, je suis meme bouleversée,

Sans etre passé dans autant d'épreuve que toi (viol) je connais ce besoin d'aimer et surtout d'etre aimer.

Le besoin presque viscéral de plaire,
Alors on se cache derrière une bonne humeur et une frivolité apparente, alors qu'à l'intérieur, on a juste envie d'hurler.

C'est overdose de sexe, de bouffe, on se fait souffrir, on se rend compte que la vie n'est qu'une succession de souffrance et on se demande quand tout cela se terminera, va t'on un jour en voir le bout??

Et vouloir une famille à soi, à qui donner de l'amour et d'en recevoir, je me demande est ce que ce serai une solution, mais j'ai peur de ne pas etre à la hauteur et de ne pas savoir aimer.

Citation:
Tu parles d'un besoin de bouffe, de sexe et d'être aimé...n'est ce pas la même chose...quelque chose comme un besoin de vivre intensément ou une peur de se regarder en face?

Quand je te dis je vois de l'autodestruction...

Cette sensation de ne pas être capable d'aimer, je l'ai...je n'en fait plus un plat, je ne me définis pas en fonction de ça...ça ne me ronge pas.


C'est tellement vrai c'que tu dis corflakegirl!


En tout cas desyeuxdechouette, je ne peux pas te donner de conseil car ne sachant pas régler les miens, je ne voudrais pas te donner de mauvais conseils,

mais c'est pour que tu saches que tu n'es pas seule, certaines comprennent c'que tu vis pour etre aussi passer par la et on te soutiens :kiss:
C
49 ans 1965
A moins d'être déclarée mentalement inapte, on devrait être tous être capables d'agir et d'arrêter de subir. Si on se fait du mal c'est parce qu'on se sent coupable de quelque chose et que l'on pense qu'on mérite de souffrir.

Je suis encore loin de cette capacité de me prendre en main, parce que j'ai encore certaines appréhensions, certains complexes à faire tomber, mais je me bats...et faut se battre...pas attendre que quelqu’un vienne nous sauver ou qu'un jour on se lèvera avec l'idée du siècle!

Apres mes mois en HP, j'en suis arrivée à cette phrase : "Et si c'est moi qui pouvais me sauver?" Et de fait, si je ne suis plus sous médoc, si je ne suis plus boulimique vomitive, si j'ai à nouveau la capacité de mémoire, de réflexion, de concentration, je ne le dois qu'à moi...

Alors oui je suis passée par l'enfer...la parano, l'angoisse, les crises psychotiques, la boulimie, les vomissements, la culpabilité, le sexe à tout va, la scarification...je connais.

Mais on a tous en soi les capacités d'en sortir, de sortir cette rage en nous, de dire "non" à un moment donner, de ne pas suivre la vague et de s'affirmer...ça prend du temps, ça fait mal, ça change l'univers de sens, mais merde, c'est ça ou on se laisse crever dans un trou avec toutes les névroses possibles et le sentiment de culpabilité en bonus!

Faut détruire pour construire...et les schèmes qu'on nous propose dans la société ne sont pas forcément ceux qui peuvent nous rendre heureux! Innovons dans ce cas! Je sais que le fait d'être aimé et d’aimer c'est normal, naturel, mais la vie ne se résume pas à cela...la vie peut être bien plus riche que cela...

Moi telle que je suis depuis mon plus jeune age j'ai toujours du innover parce que depuis ma plus jeune enfance j'ai toujours eu des problèmes d'adaptation...je n'ai jamais bien compris pourquoi, alors que certains considéraient certains comportements comme normaux, moi je ne les comprenais pas...j'ai toujours eu la sensation d'être un électron libre, et pour survivre, j'ai du feindre et mimer... Ca marche un instant, ensuite on ne se reconnaît plus (normal!). Alors faut innover...

La culpabilisation de ne pas comprendre/accepter les rêves des autres, le comportement des autres, m'a amenée à me construire un monde, à fuir la réalité, à déprimer, à me détruire...petit à petit jusqu'à un point que l'on pourrait dire de non retour...je me cachais…

Mais même là je ne me rendais pas compte de mon mal...il me fallait vivre et m'oublier en même temps : boire non stop, fumer, baiser...non stop...il me fallait surtout m'oublier, me plonger dans des rêves, braver l'interdit...

Et il y a eu ce point de non retour...je me confondais avec les murs de ma chambre ne sachant plus si mon corps était ces murs ou pas...ne comprenant pas ces flash que j'avais...flash visuels et auditifs...mais les acceptant presque comme faisant partie de moi...pour finir avec des lames de rasoirs en main, des anxio dans l'estomac mélangés à deux bouteilles de vin...déambulant dans les rues la nuit...défiant la mort ou la vie, peu importe...défiant qui voudrait! De toute façon plus rien n'avait vraiment d'importance...

Mon grand-père, juste avant de mourir m'a envoyé une carte lorsque j'étais en HP disant oh combien il était fier de moi, fier que je batte...je l'ai relue le jour de son enterrement, j'ai téléphoné à mes amants leur disant que c'était fini sans aucune explications, je suis rentrée chez moi, je me suis bousillé le bras à en faire de la chair à pâté et j'ai arrête les médoc...tout ça en deux jours! Mon grand-père était mort...sa longue souffrance due à son cancer était enfin finie... Et je me suis promise que j'allais en faire de même, que je n'avais pas le droit de me détruire, que j'étais une battante, que je devais me relever, affronter la vie au lieu de me la cacher parce que je ne me sentais pas apte...parce que je posais en victime, affronter, foncer dans le tas en quelque sorte !

Je me suis forcée à lire, lire, lire non stop, il m'a fallut re-oser à parler aux gens, j'ai du ré-apprendre à sortir de chez moi, j'ai du ré-apprendre à écrire, j'ai du ré-apprendre à faire travailler ma mémoire...tout ça pour avoir ma liberté, faire à nouveau des études, avoir mon diplôme et mon indépendance et je me bats toujours pour en arriver jusque là... Non pas pour correspondre à un schème précis, mais pour aller là où je veux aller...là où j'ai besoin d'aller... faire de ma vie ce que je veux qu’elle soit. Parce que j’ai eu le choix…l’électron libre a eu le choix de se laisser mourir, de rester en HP, de rester sous médoc, de mourir…ou pire.

Encore aujourd'hui je ressens le poids de la différence...ayant pas mal vécu et ayant une façon de pensée qui s'éloigne de la ligne droite conformiste, je dois faire face à des regards étranges ...mon humour laisse parfois de marbre ou alors il dérange. La dernière réflexion en date a été "tu fais peur parfois tu sais". Ben oui, pour me détendre, je regarde des vidéos d'autopsie ou je lis des livres de la Beat Generation. Mes écrits ressemblent plus à des expériences oniriques et je suis entière, intransigeante pour ce qui me parait essentiel. J’aime être seule la nuit à écrire des textes délirants, parler de l’art contemporain espagnol, parler du cinéma asiatique avec le premier inconnu lol. Je suis jsute parfois très loin des sujets en considération dans ma classe par exmeple…ou la ca se limite aux fringues, aux sorties et aux rumeurs qui courent.
Normal, j'ai passé des mois en HP à me déconstruire construire, ma meilleure amie s'est pendue et j'ai 23 ans en première année de market alors que j'ai déjà fait droit, science po et philo... Je suis trop vieille pour vouloir aujourd'hui ressembler à ce qu'on voudrait que je ressemble, j'ai trop vécu pour être un clone...

Seulement voilà, j'ai vu le pire en moi, je connais mes limite, et encore aujourd'hui je vais voir le fond du sombre, je le sonde pour mesurer - en quelque sorte - la température... Et j'ai besoin de cela aussi...pour me souvenir d'ou je viens, ce que j'ai vécu, ce que j'ai combattu...et aussi pour savoir si j’ai besoin ou non d’aide…parce que je n’ai pas honte de dire : si un jour il s’avère que je dépasse l’acceptable à mon goût, je retournerai voir ma psychiatre… La pire des faiblesses serait de se fuir par peur...la fuite c'est lâche...c'est l'affront à la réalité...à la vie toute entière (comme le mensonge en quelque sorte).

Alors ta peur de connaître l'enfer, je la connais...mais qui peut oser se connaître s'il n'a jamais vécu ni l'enfer ni le paradis? Qui peut se prétendre être en équilibre s'il n'a jamais tenter l'interdit, ses propres limites?! La vie est une succession d'expériences, bonnes ou mauvaises, peu importe, l'important c'est d'en sortir la tête haute et avec humour et avec l'envie de vouloir tout recommencer sans culpabilité!

Oui je sais, ça fait beaucoup à lire... Je me dévoile beaucoup ici... Mais je voudrais, par là, te faire comprendre, à toi mais peut-être aussi aux autres, qu'on peut s'en sortir...on peut se sortir de ce qui nous brise, de ce qui nous amène à un niveau où on a la sensation de subir, où on en arrive à avoir peur d'être jugé sur nos actions et pensées...

La société, telle qu'elle est pour l'instant, pousse les femmes à rentrer dans un schème bien précis qui est celui-ci : bonne amante, bonne épouse, bonne working woman, fringuée à la mode, maquillée comme il faut, séduisante mais pas trop, disant ce qu'elle pense mais pas trop, indépendante mais pas trop... Quand tu penses à tout ce qu'il peut se passer dans un cerveau, tu te dis franchement qu'on se fou de notre tronche!

Mais ça ne s'arrête pas là. Il faut aussi être séduisante pour trouver un mec, trouver un mec mais le bon, le bon et lui donner du plaisir, le bon et savoir comment bien agir avec lui, le bon et faire un enfant, l'enfant savoir comment bien l'éduquer, l'enfant s'avoir bien s'en occuper...

Je vois ça comme une prison de rêves qui enlève tout risque à la vie...qui en enleve tout l'intérêt... Il faut qd même se demander au moins une fois si ces rêves amené sur un plateau d'argent on en a vraiment envie...

Le bonheur, ton bonheur, tu le trouveras peut etre là ou personne n'aurait imaginer! Si un moment tu as été de lit en lit pour t'oublier...et bien, soit! Que dire?! Qui oserait juger? Qui oserait juger sinon une personne qui n'a rien à se repprocher et qui se considère comme parfait? lol là, quand bien même, la perfection elle même devrait savoir qu'il n'y a la rien à juger...

Tu te détestes, tu te fais du mal...mais est ce parce que tu te sens comme ça que tu repportes ton humeur sur tes actions ou alors est ce que ce sont tes actions qui t'ont amenée à avoir ce genre de réactions vis à vis de toi?

Je terminerai par la première chose que je t'ai dite : celle de prendre du recul, faire un break avec tout le monde...et te retrouver seule face à toi, te sonder, voir ce qui fait mal, extirper, comprendre, douter, tomber...tout ça pour te comprendre...parce qu'en définitive, quoique tu faces tu seras toujours avec toi, alors autant savoir qui tu es, ce que tu veux et ce que tu ne veux pas.

J'ai une pote qui a sans cesse besoin d'avoir un mec pour ne pas être seule. Elle déteste être seule... Toute sa vie, elle a toujours été avec un mec...quoiqu'elle face, elle ne veut pas le faire seule! Son rêve? Se marier avec l'homme qu'elle aim. Elle s'évite, ne pense pas très loin, n'a pas vraiment d'avis sur les choses... rien ne l'interesse vraiment... sinon les soirées à venir, son mec et ses fringues...plus c'est conventionnel plus ça l'arrange...

Mais je ne voudrais pas être elle! Jamais! Prend conscience que l'enfer que tu vies est une chance d'aller au dela de ce qu'on nous donne sur un plateau d'argent, une chance d'être un être libre...qui ne souffre pas non stop de la peur d'être un jour seul, une chance de te sonder, de t'affirmer par la suite...

Et plus jamais dans un titre le mot "stupide"! Se rabaisser n'a jamais aider à être mieux...ca hatise la compassion parfois mais c'est tout...et puis tu mérites mieux que de la compassion me semble il! ;)

:shock: Ok...là j'ai déconné niveau longueur de message lol :oops: :oops: :shock: Haaaaa oui vraiment déconné lol

Et parler autant de moi... :shock: ...étonnée...ça m'arrive vraiment rarement à ce point...lol
34 ans 1085
Merci...

Je ne vois pas ce que je pourrais dire d'autre. Mais ça vient du fond du coeur. Et tes mots auront porté...
B I U