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La peur de reproduire...

34 ans 92 / 69 5897
Je me rends compte qu'une de mes angoisses est de reproduire l'attitude de ma mère...

Cela concerne son caractère, ses ngoisses... mais surtout comment elle m'a éduquée...


Elle m'a élevé dans  
un tel climat de cris, d'incompréhension, de hurlement, parfois d'humiliation... que j'ai peur de reproduire étant paretn... j'ai peur de lui ressembler..

Est ce que cela vous a bloqué ?

Est ce que finalement vous trouvez que vous avez reprdouit ?

Ma mère me disait avoir voulu faire le contraire de ce qu'elle avait subit (maltraitance physique) mais en fait elle ne faisait pas la maltraitance physique mais pour ne pa staper elle hurlait et autre jusqu'à s'apparenter à mons ens à de la maltraitance morale

Est ce que votre conjoint vous a aidé dans cette d'amrche ? rassuré ?

Est ce que vous le vivez bien à présent ? avez vous connu cette angoisse ?
50 ans Belgique 3287
Je connais tellement bien cette angoisse de ne pas faire de mal à un enfant que je n'en ai jamais fait.

Je constate que même les meilleurs des parents font beaucoup de mal à leurs enfants involontairement et ça m'a définitivement bloquée.

Ensuite, nous avons beau avoir des vies merveilleuses comparé à l'ensemble des habitants de cette planète, je ne souhaite transmettre ce calvaire à personne. Et pourtant je suis heureuse ! Mais imposer celà à un être innocent qui n'a rien demandé, jamais !
51 ans 5519
Ben si tu as conscience du pb, c'est déjà un sacré plus. Combien de parents ne se posent pas la question et reproduisent le même schéma !
Ma mère avait la main leste, et criait bcp aussi.
Alors je n'ai pas reproduit la première partie, je suis anti fessée, et pour les palliatifs, punitions et autres, je me suis aidée de quelques bouquins, et ça marche plutôt bien pour le moment, surtout avec la grande...
En revanche, ben j'ai une fâcheuse tendance à être une gueularde. Surtout quand j'ai peur, si Méli se fait mal, le petit aussi, si ils font un truc dangereux, j'ai tendance à crier. Je me soigne, hein, ça va de mieux en mieux, j'ai trouvé des trucs pour me contenir, mais n'empêche.
Après, je relativise, hein, c'est pour de vraies bêtises, genre une fois par mois quoi, mais pour moi, c'est déjà trop.
Bref, un peu d'imagination, et on ne reproduit pas le schéma familial ;)
48 ans 76 10598
J'ai la chance d'avoir grandi dans une famille "normale" avec bien sûr ses défauts mais rien de bien méchant. Et de ce fait, en ayant des enfants, j'avais plutôt envie de leur faire vivre le même bonheur que moi.

Par contre, j'ai une amie qui a eu une enfance assez difficile. Et lorsqu'elle est tombée enceinte, elle a eu une terrible angoisse de reproduire le même schéma familial. Et elle s'est fait aidé: elle a vu une psy au sein de la maternité, tout au long de sa grossesse et a enfin pu mettre des mots sur ce qui la rongeait.

Je ne crois pas à la fatalité et ne pense pas qu'on reproduise automatiquement ce qu'on a vécu étant enfant. Ton plus? Tu as conscience de ton "bagage". Il ne faut surtout pas hésiter à demander de l'aide.

Et puis, il faut surtout se dire une chose: le parent parfait n'existe pas. Quoiqu'on fasse, on commet des erreurs. L'important est de le savoir et de faire de son mieux. ;)
42 ans Lille 582
Ah cette peur, moi c'est certain ca me bloque.

J'ai tellement peur de devenir comme elle, déjà j'ai l'impression que je deviens comme elle au fur et à mesure du temps que j'ai peur de mon comportement vis à vis de mes futur enfants. Et si comme elle je suis jalouse de mes enfants et que je les "torture psychologiquement".
Du coup je me dit que si le chemin est plein d'embuche pour les essais bébé, c'est peut être pour une raison, qu'il ne faut pas que je force le destin et ca participe à mes réticences à la pma .
Apres on me dit que j'en suis consciente, que déjà vis à vis de ma petite soeur( que je protège comme une seconde maman) je suis heureuse quand elle va bien, je suis fière d'elle et souhaite de tout mon coeur le mieux pour elle donc ca devrait être pareil avec mes enfants, le seul hic c que plus je vieillis plus j'ai l'impression de faire comme elle et je ne suis pas sure de mon comportement dans 10-15 ans.

Il faut que je décide mais je crois que je vais aller voir un psy, comme en plus mon rapport à la nourriture est dépendant de ce que j'ai vécu avec ma mère ca ne pourra que m'aider.
39 ans Sud Ouest 3873
Ben, quand on souhaite un enfant on se pose forcément (enfin normalement) la question de quel parent on souhaite être ou pas... C'est naturel d'avoir peur de reproduire. Car malheureusement ça arrive aussi souvent sous une forme ou une autre.

J'ai pas subi de maltraitances mais j'ai eu un père extrêmement froid et distant, puis absent. Ca m'a fait beaucoup de mal.
Alors bon en tant que parent je ne suis pas en premier lieu "concernée" car c'est le rapport au père le plus névralgique pour moi. Mais c'est pour ça que je n'aurais pas bien supporté de faire un enfant seule.
Je trouve ça très égoïste.

Mais, comme je ressemble à mon père, j'ai peur d'être trop froide avec mon enfant, ou à l'inverse, trop présente, comme ma mère :roll:.
Pas facile, car les deux peuvent être très destructeurs, je le sais pour l'avoir vécu :cry:.
Je sais que je ne serai pas un parent parfait, mais je pense avoir quand même une qualité d'écoute. De toutes façons les imperfections ne sont pas graves, du moment qu'il y a l'essentiel. J'espère surtout réussir à transmettre l'essentiel : la présence et la bienveillance.

En revanche j'ai dans mon entourage deux femmes qui ont renoncé à la maternité à cause de leur enfance (ma propre tante qui a pourtant vécu avec les même parents que ma mère :!: et une amie de ma mère) et qui ont peur de reproduire ou qui pensent que les parents sont tjs malfaisants...

Effectivement, le premier pas c'est d'être conscient car ça donne la possibilité de prendre du recul, et de se faire aider pour ne pas reproduire.
Il faut bien voir que souvent les conduites blessantes des parents trouvent leur source dans une incapacité à faire différemment de ce qu'ils ont connu, ou bien une incapacité à gérer leurs émotions.

Ce n'est pas une fatalité, d'ailleurs, sans m'étendre, mon père a vécu dans une grande réserve par rapport à moi car il n'avait pas connu un modèle lui permettant d'être aimant et présent. Maintenant il s'est guéri, mais le mal est fait... Dommage qu'il n'ait pas su guérir ça avant :?.
A moi maintenant d'éviter de faire comme lui.
De toutes façons, dans la mesure où ça me pourrit la vie au quotidien, j'ai bien l'intention de m'attaquer au problème très bientôt, pour moi, et pour ma future fille.

Pour autant jamais ça ne m'aurait dissuadée d'avoir des enfants, c'est trop merveilleux, et je prends la parentalité très au sérieux, comme tout le monde bien entendu je pense, mais j'ai le sentiment d'être assez consciente de mes faiblesses, donc d'avoir la capacité de gérer... A tort peut-être.
B
50 ans sud 628
j'ai deux petits et je suis en plus assistante familiale, j'ai toujours eu cette angoisse ma mère est trés gueularde et trés culpapilisatrice -encore maintenant...- mais l'envie d'enfant été plus forte, lorsque je sent la pression monter et que j'ai l'impression que ma mère m'habite façon l'exorciste -genre la cuillère pleine de nutella sur la chemise blanche fraichement lavée et pliée avec amour, j'essaye de pas me transformer en hulk- :lol: :lol: Ma petite soeur par contre n'arrive pas se decider faire un petit pourtant elle approche la trentaine.... avec l'argument suivant "j'ai peur d'etre comme maman" je trouve ça très triste pour elle.... et ce propos si quelqu'un dispose de quelques arguments pour la faire changer d'avis, je suis preneuse.... :roll:
L
71 ans 7508
Je trouve cela logique, on veut éviter que notre enfant vive la même chose.
Mais moi au lieu de me donner des angoisses ça m'a plutôt donner de l'espoir d'être une mère diffèrente me disant qu'au moins pour certaines choses je saurai ce que mon fils aura besoin.

Je sais que je ne suis pas une partie de mes parents, je suis une personne à part entière et chaque jour vu le chemin que j'ai pris tend à le prouver.

Je ne suis surement pas la première ni la dernière à sortir de mes gonds mais je sais que là est la différence car je sais que je n'agirais jamais de la même manière vu ce que j'en ai appris.
B I U