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appel à témoins à celles qui mangent plus que de raison

L
44 ans marseille 73
le titre de mon post résume bien, mon questionnement de ce soir.
car effectivement, la raison ne guide pas les prises alimentaires excessives. puisque c 'est l'obesséssion d'un ou de  
plusieurs aliments qui guide l'abondance de nourriture engloutie.
ces termes plus excessifs les uns que les autres résument bien une crise d'hyperphagie.
j'en viens à ma question, mon appel à témoin.
et vous qu'est ce qui vous contraint à avoir des crises.
pour ma part je cherche la vraie raison, celle que j'ai voulu enfouir sous la graisse.
manger pour combler le vide, le manque, mais de quoi précisément.
si ce sujet vous intéresse alors à vos plumes.
merci par avance pour ces petits dons d'écriture que vous ferez. ;)
:kiss: à toutes lina13
R
30 ans Coaticook, Québec, Canada 1
Je crois que le stress est la cause de mes pulsions alimentaires. Les crises d'hyperphagie arrivent souvent la veille d'un évènement tel que le retour a l'école, le premier jour de boulot ou avant de rencontrer des gens qui m'intimides. C'est ce que j'ai découvert avec ma psy. Il m'arrive moi aussis de manger pour vouloir combler un vide mais nous n'en avons pas encore discuter. J'espère avoir bien répondu a ta question!
41 ans Tourcoing (Lille) 274
Pour ma part, le fait que je ne sois comprise par personne. Que mes parents ne m'écoutent pas et me discréditent tout le temps. Dés que j'avais un soucis avec eux, ou les gens que j'aimais. Bah c'était direct dans le frigo !
2812
Les raisons de mes crises : le stress, l'angoisse de ne pas être aimée, le sentiment de ne pas l'être, la solitude.
67 ans Charente Maritime 3080
Comme tout le monde. Il n'y a pas une raison, Il n'y a pas la raison. Manger est ma réaction fasse aux stress quotidiens et aux questions récurentes que je ne veux pas affronter. Et je mets volontairement au pluriel.

Retard pour aller au boulot, maus aussi pas envie d'aller au boulot certains jours, parce que le boulot me stress.

Problèmes normaux de couple. Je veux ça et lui veut autre chose. Et je ne veux pas négocier (ben oui, j'ai un sale caractère).

Bref, manger trop dans ce cas est le moyen de chercher à engloutir le problème, à l'enfouir. Pour moi, je n'ai pas un problème mais une mauvaise méthode de ne pas affronter les problèmes. C'est ça que j'essaye de changer au quotidien. Et dans ce cadre, quand je mange pour cause de stress, j'arrive de mieux en mieux à contrôler les quantités et elles deviennent raisonables. 2 ou 3 carré de chocolat dans la journée et 2 ou 3 peitis biscuits, ça s'intègre parfaitement à une alimentation équilibrée. Ca me permet de me calmer, de poser le rpoblème et de lui chercher une solution.

Faire face aux problèmes, c'est ça ma solution.
L
44 ans marseille 73
tout d'abord merci pour votre sincérité.
je pense que l'hyperphagie nous conditionne par ces excés à devenir la ou les raisons pour lesquelles on se croit obliger de manger.
c'est ce qu'on appelle un cercle vicieux.
le casser c'est accepter les raisons et en prendre le contre pied.
car tout ce qu'on accepte pas reste comme une douleur sourde qui nous menace.
acceptation = lacher prise, pour trouver les solutions qui nous ferons du bien.
sacré défi mais tellement plein de vitalité.
:kiss: à toutes lina13 :rainbowafro:
35 ans 288
Oui, accepter et faire face... Pour ma part, faire face au stress, à la difficulté à prendre des décisions, à le reprise d'études, à la vie sociale que j'ai dégradée, à mon énorme difficulté de concentration actuelle qui me déprime atrocement et entretient justement le cercle vicieux... C'est le moteur.

Tiens, oui, c'est un gros moteur puissant puisque quand je vois que je n'arrive pas à me concentrer, que je ne suis rien et que tout va trop vite, je me dis qu'il est trop tard, que j'ai perdu les pédales à jamais, que plus rien ne reviendra, que tout est foutu et pouf! je mange par désespoir. C'est très bête...

Et puis je désire ardemment aussi perdre du poids, mais évidemment, je n'y arrive pas donc pouf pouf! Découragement et hop! placards...C'est dommage... :robot:

:changes: (hé hé, il résume bien mon humeur du moment celui-là tiens...)
L
44 ans marseille 73
recoucou à toutes,
je vois que vous parler beaucoup du stress qui contraint à faire des crises.
mais plus précisément, initialement, avez vous eu un traumatisme quel qu'il soit qui a provoqué la première crise.
pour ma part c 'est cela qui est plus difficile à éclaircir.
et pour vous c'est pareil??
:D bonne soirée à toutes lina13 :P
35 ans 288
A mon avis, d'énormes frustrations et coupures affectives. C'est atroce. Plus une dépression et hop! les études qui flanchent et pouf pouf, de vieilles rancoeurs et de gros regrets et remords, accompagnés de culpabilité pour me faire penser que la vie ne vaut pas la peine d'être vécue, est trop dure et que je ne vaux rien pour me laisser aller ainsi. Voilà, pourtant j'ai des amis qui me soutiennent mais je les ai laissés tomber aussi hélas, je m'en veux évidemment.
Alors j'entretiens cet horrible cercle vicieux qui va finir par me faire sombrer définitivement et irrémédiablement.
35 ans 288
J'ajouterai, après relecture de ton message, qu'initialement, les premières crises étaient inconscientes mais les premières fois, dues à des émotions négatives, refoulées. Ou tout simplement de mauvaises habitudes prises et dont je ne peux plus me défaire et que je regrette amèrement.

C'est sans fin, je ne veux pas chercher le pourqoi du comment, je veux juste essayer d'arrêter et avaler mon orgueil pour oser reprendre les études, aussi dur que ce soit, je dois absolument me revaloriser à MES yeux, même si je suis exigeante. Il n'y a plus de plaisir puisqu'avant certaines choses (qui me faisaient plaisir) étaient simples, mais bon. Désolée, je m'arrête.

J'arrête tout car ces rélfexions ne me font pas avancer. Il faut que j'arrête. C'est comme la cigarette.

tcho!
R
45 ans ...in my mind.... 351
Je crois que la nourriture est un symbole (le lien nourricier avec la mère) mais aussi une "béquille" par les nutriments qui stimulent certaines zones du cerveau...d'où le terme de "drogue" employé à tort par certains auteurs.

Il a été néanmoins démontré qu'un certain pourcentage de la population nait avec un taux de dopamine inférieur à la normale ce qui rendrait cette population plus fragile aux comportements addictifs (qui font remonter temporairement la dopamine).

J'ajoute enfin que une des clés réside dans la gestion des émotions et le développement personnel. Ceci dit, comme tout comportement acquis, se défaire de l'hyperphagie requiert un véritable effort..et comme nous sommes tous quelque peu des chiens "pavloviens", il nous faut trouver une autre (et véritable ?) source de plaisir et de bien-être dans la vie... :roll:
35 ans 288
Ton message me fait réagir quand tu parles d'une "autre et véritable source de plaisir"...
En ce qui me concerne, je me souviens, à plusieurs reprises, dans mon enfance, avoir cherché une passion qui me soit propre et me déplorer de ne pas trouver. Je disais souvent que je n'avais pas de passion et que c'était dramatique, catastrophique, angoissant... Et finalement, sans trop le savoir, j'en avais trouvé une mais je ne voulais pas voir que ça pouvait être ma passion et donc, cette béquille si nécessaire à mon équilibre, ma personnalité. Du coup, ne voulant pas le voir et le reconnaître comme une passion, je ne me suis pas posée de question au moment où j'ai agi d'une façon qui m'en éloignait. Et maintenant je souffre d'avoir perdu cette passion, qui me donnait une sensibilité propre, des repères, qui m'éclairait dans tous les domaines... Je me suis raccrochée à la nourriture, avec laquelle j'ai toujours entretenu un lien très plaisant, sauf en ce moment...

Pour moi, le mot drogue est approprié... On me dit souvent que j'ai des réactions de toxicomane... Alors comme tu dis, ya que dans l'effort que je me déferait de l'hyperphagie, hélas...

Mais sera-t-il possible de retrouver ma source de plaisir et de bien-être???

Je crois tout perdu, mais on m'a dit qu'il y avait toujours de l'espoir alors on verra bien, le tout étant d'agir et d'avoir un peu confiance...

tcho!
67 ans Charente Maritime 3080
lina13 a écrit:
mais plus précisément, initialement, avez vous eu un traumatisme quel qu'il soit qui a provoqué la première crise.
Pour ma part, c'est définitivement non, c'est plustôt un ensemble de faits.
Il y a le prétexte déclencheur. J'étais ronde, j'ai fait un Xème régime, je n'ai pas su gérer ma minceur. Il y a le contexte déclencheur. Je faisais un régime à base d'amfépramones (sans oublier les diurétiques et les extraits thyroïdiens, très prisés à l'époque). Dans le panel de troubles déclanchés ou agravés par les anorexigènes, il y a la boulimie. Et je me rappelle ma mère me disant qui'elle ne m'avait jamais vu autant manger qu'à ce moment là.

Mais pourquoi regrossir alors au delà de mon poids initial, et surtout dans de telles proportions (perdus 20k repris 50k) ?

En fait, j'étais une enfant ronde, même si je n'étais pas obèse. Et à qui le corps médical avait toujours imposé l'urgence de maigrir. J'ai trouver dans le fait de trop manger une manière pratique d'enfouir mon stress. Un réseau en fait d'évennements, antérieur à mon amaigrissement. Et grossir énormément m'a permis à un moment donné de donner le poids comme réponse à un bon nombres d'évennements que j'étais incapable d'affronter autrement. Grossir a remplacé pour moi une succession de dépressions nerveuses ou une thérapie de fond.

Résultat, aujourd'hui encore, j'ai du mal à faire face quand je me sens débordée et j'ai envie de plonger dans tous les placards que je croise. Mais je sais que je ne résoudrais pas les problèmes, et qu'ils seront encore là jusqu'à ce que je les affronte et que je leur trouve une solution.

Et surtout, je me rends compte aujourd'hui qu'insensiblement et par petite touches j'ai résolu les problèmes initiaux. Les solutions que j'ai aportées n'étaient pas forcément idéales. Et au lieu de les prendre pour ce qu'elles étaient réellement, des compromis acceptables, je les ai également prises pour des demi mesures honteuses parce que je n'étais pas capable de trouver de bonnes mesures. Et surtout sans réaliser vraiment qu'en fait il s'agissait des solutions que j'apportais à mes problèmes antérieurs. Car nous ne sommes pas tous des héros et la vie en société a besoin de compromis. L'important est qu'à défaut d'être des actes de super héros, ce soient au moins des actes qui ne nuisent pas aux autres et dont nous n'ayons donc finalement pas à rougir. Mais ce que je regrette aujourd'hui, c'est qu'au lieu d'avoir pris ces actes dans un état de pleine conscience de mes motifs et de mes buts, je les ai pris comme une somnabulle, sans les apprécier à leurs juste valeur.

C'est aussi pour Labouse que je dis cela. A force de ne pas accepter de réagir consciemment, je me suisdévalorisée encore plus que besoin. Alors que j'avais une vie ordinaire et acceptable, j'avais l'impression d'avoir une vie nulle. C'est vraiment dommage.

La question est peut être autant de savoir pourquoi tu n'arrives pas à reprendre tes études, que de les reprendre. Est-ce que vraiment les reprendre est la vie que tu veux ? Il faut peut être que tu rennonces pour cela à d'autres choses pour le faire. Par exemple étudier n'est pas une chose facile et pour le faire, il faut renoncer à avoir une vie sentimentale trop pleine à côté. Ou que tu choisisses une autre voie, moins valorisante aujourd'hui à tes yeux, mais te menant à une vie acceptable sans être celle d'une future énarque de la nation.
782
Pour ma part, il y certes les raisons évoquées par les autres vlrondiennes, mais il m'arrive de faire des crises alors que tout va bien. Ce doit être une dépendance orale, mais d'où vient-elle ? Mystère...

Je ne suis pas seule, je fais des études, j'ai un boulot, tout va bien... Mais il m'arrive de manger plus que de raison, peut-être en souvenir du bon vieux temps lol ! Même si ces crises sont plus rares, car je suis mieux dans ma tête. Il doit y avoir un explication psy à tout ça mais bon... Quand bien même je sais que je mange trop car j'ai été contrariée de quelque raison que ce soit, ça ne m'aide pas à enrayer la crise...

Comprendre le pourquoi du comment ne suffit pas. Il faut se raisonner ; et c'est le plus dur...
35 ans 288
"La question est peut être autant de savoir pourquoi tu n'arrives pas à reprendre tes études, que de les reprendre. Est-ce que vraiment les reprendre est la vie que tu veux ?"

A vrai dire, je me suis toujours demandé avec angoisse ce que j'allais pouvoir faire de ma vie. J'ai toujours eu l'impression de ne savoir qu'étudier, j'y avais donc trouvé mon bonheur mais incomplet, puisqu'affectivement, tout était vide, même du côté des parents et des frères et soeur, le temps passant. Et d'un coup, lors d'un séjour à l'étranger, j'ai vu que je pouvais être heureuse et être quelqu'un d'autre en dehors des études... Mais les études étaient pourtant un fil, quelque chose qui me tenait, d'autant plus que je réussissais et que j'obtenais de la reconnaissance. Voilà pourquoi je me dis que j'aimerais les reprendre. C'est difficile car j'ai longtemps pensé que je voulais changer complètement de filière et l'idée ne me lâche pas...

Et puis voilà, je ne l'ai pas fait au bon moment. Et là, la situation s'envenime, mes besoins évoluant, la famille changeant aussi etc... Je m'arrête pour regarder toutes les occasions que j'ai ratées, dans tous les domaines, mais ce n'est pas la peine, je sais.

Aujourd'hui je sais qu'il faut agir, malgré le peu de conscience que j'ai de ce que j'entreprends... On verra bien. Je n'ai pas beaucoup de désirs mais je veux pourtant réussir mon année, même si ça me paraît quasiment imposssible, ou alors au prix de sacrifices énormes (et j'ai déjà fait des sacrifices inutiles qui n'ont servi qu'à me couler, mais là, je dois ravaler mon orgueil et avancer, c'est mon mot...).

Je ne rêve pas d'être énarque, mais il est vrai que je cherche souvent à briller, dans quelque domaine que ce soit... Et là je vois que je ne pourrai sans doute pas... Pas sans de terribles efforts, mais je pense qu'ils valent la peine d'être fournis, du moins en partie... Je dois surtout arrêter de trop réfléchir et de dévier dans le mauvais sens. Il le faut, sans cela je suis encore plus perdue. Ouh lala...
B I U


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