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La Chocolatomanie

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Citation:
Les chocolatomanes sont volontiers sportifs, actifs ou hyperactifs, sociables, et auraient tendance à intérioriser les conflits. Ils consomment du chocolat dans les situations de stress ou de conflit  
interne. On a invoqué différents modèles biochimiques pour expliquer cette appétence: effet du sucre sur le taux de sérotonine cérébrale, la phényléthylamine, précurseur de cette même sérotonine, les effets bienfaisants du magnésium, tous présents dans le chocolat. Ces différentes théories n'ayant pas pu être vérifiées, on en revient à l'idée que c'est le plaisir sensoriel intense engendré par le chocolat qui est à l'origine de son ingestion en grande quantité.
(gros.org)

Et la chocolatomanie peut dans certains cas être considérée come un trouble du comportement alimentaire
Il s'agit de personnes dépendantes au chocolat, capables de remuer ciel et terre pour trouver du chocolat au milieu de la nuit en cas de manque
Ces personnes se nourissent quasi exclusivement de chocolat

Citation:
Cependant, seulement certaines personnes présentent un comportement obsessionnel par rapport à l'ingestion de chocolat, en arrivant à se nourrir presque exclusivement de ce produit. La plupart des chocolatomanes, à la différence des personnes boulimiques, ne souffrent pas particulièrement de leur «dépendance» au chocolat et n'éprouvent pas de sentiments de culpabilité ou de honte

Bouffez-vous constamment ? La chocolatomanie


Citation:
Critères :
- uniquement prise de chocolat noir (contenant plus de 50% de cacao), cette sélection visant à éliminer les dépendants de sucre, huit fois plus nombreux.
- prise égale ou supérieure à 100g par 24 heures (les sujets consommaient de 100 à 500g par jour de chocolat noir)
- absortion massive durant au moins depuis 3 mois.

Etude de cas: 22 Chocolatomanes
46 ans polynésie française 1807
Merci Anne pour ce superbe post!
Je l'ai devoré ainsi que les liens!
Et j'ai voulu un peu approfondir en faisant qq recherches aussi,et voici 1 lien assez interessant :
http://www.psychomag.c...l/article/c_article.cfm?id=656

ainsi qu'un article paru dans le monde en 1997:

Citation:
Le chocolat comme drogue douce

Henri Chaveron Henri Chaveron est professeur des universités au département de génie biologique et médical à l'université de Compiègne.

Le chocolat est un aliment singulier. Ses composantes psychosensorielle et pharmacologique sont hypertrophiées comparées à son contenu nutritionnel qui ne se distingue de celui des autres aliments que par une exceptionnelle richesse calorique. Mis à jour le mercredi 27 octobre 1999 La flaveur (arôme et goût) apparaît, dans un premier temps, comme ce qui caractérise le mieux le chocolat et motive sa consommation. Mais le comportement " pseudo compulsif ", le " besoin " qu'il semble créer chez certains consommateurs ainsi que les diverses manifestations psychophysiologiques qui paraissent suivre son ingestion amènent à accorder à sa composante pharmacologique une importance croissante. L'histoire du chocolat est émaillée d'allégations relatives à ses effets stimulants, euphorisants, " antistress " (couple anxiété/sérénité), aphrodisiaques... Les allégations de ce genre ne résistent généralement pas au développement des connaissances scientifiques. Avec le chocolat, au contraire, elles semblent progressivement s'étayer. L'action stimulante a été, dès la seconde moitié du siècle dernier, corrélée avec la présence d'alcaloïdes comme la théobromine et la caféine dans le cacao. La théobromine agit sur le coeur, le cerveau et les muscles, à la manière de la caféine, mais d'une façon plus nuancée.

Ce sont par contre des travaux relativement récents qui ont apporté quelque crédit scientifique aux effets de la consommation du chocolat sur le couple anxiété/sérénité et sur le comportement sexuel. Le rôle joué, dans ces deux cas, par les amines biogènes ou amines de réveil, substances psychoactives présentes dans le chocolat, et en particulier l'une d'entre elles, la phényléthylamine (PEA), a été évoqué, sous forme d'hypothèses, par certains chercheurs dont les travaux ont été largement diffusés par les médias. Ce succès, important autant que surprenant, est sans doute à la mesure du degré de frustration atteint par ceux qui, persuadés de la réalité des effets du chocolat, n'avaient aucun élément scientifique pour les justifier. Là où le scientifique ne voit qu'une analogie de comportement de la PEA avec les amphétamines (les récepteurs de l'hypothalamus sont identiques dans les deux cas), d'autres croient trouver une explication aux boulimies de chocolat quelquefois observées chez les personnes occasionnellement déprimées.

Pour eux, cet aliment serait alors utilisé comme une sorte d'automédication inconsciente. Les résultats obtenus par des chercheurs israéliens de l'université de Jérusalem en 1983 peuvent, eux, apparaître comme de nature à valoriser les " vertus aphrodisiaques " vieilles de cinq cents ans et maintenues vivaces jusqu'à nos jours par maints auteurs tant littéraires que médicaux. Ils montrent en effet que l'administration à des rats de PEA déclenche, chez eux, la première phase de l'enchaînement séquentiel de l'acte sexuel, à savoir l'accouplement. Le salsolinol, lui, est ignoré des médias. Cet alcaloïde présent en quantité importante dans le chocolat est pourtant intéressant à plusieurs titres. En particulier son profil antidépresseur marqué peut, à lui seul, s'approprier les effets attribués à la PEA. Il favorise aussi l'élévation du taux de cette amine biogène en inhibant l'enzyme qui le régule. Il manifesterait par ailleurs une certaine affinité pour les récepteurs aux opiacés du cerveau. Enfin, un nouveau groupe de composés a été tout récemment mis en évidence dans le cacao par une équipe de l'institut des neurosciences de San Diego, en Californie. Il s'agit de l'anandamide, neurotransmetteur impliqué dans le système endogène des récepteurs cannabinoïdes du cerveau, ainsi que de deux autres molécules apparentées (N- acyléthanolamine). Les effets de ce système sont ceux observés lors de la prise de cannabis, à savoir, pour l'essentiel, une exacerbation des sensations et une euphorie. Les N-acyléthanolamines apportées par le cacao élèvent les taux d'anandamide et augmenteraient ainsi les effets cannabinoïdes. Le besoin de chocolat observé chez ceux qui en consomment régulièrement et en abondance pourrait s'expliquer par une dépendance analogue à celle existant chez les consommateurs de cannabis. L'équipe de la clinique toxicologique de l'hôpital Fernand-Widal a relaté aux entretiens de Bichat les résultats d'une expérience portant sur vingt-deux sujets consommant de 100 à 500 grammes de chocolat par jour et s'étendant sur plusieurs années. Cette étude donne des éléments intéressants sur les caractéristiques du " chocolatovore ". Son niveau d'activités physique et psychique et son degré de vigilance sont élevés. Il manifeste un " professionnalisme intense ", quel que soit le métier exercé. Il est dépourvu d'anxiété. Les effets secondaires de la consommation massive de chocolat sont négligeables ; pas d'insomnie ni d'agitation psychomotrice, pas de prise de poids. Enfin, l'état de manque chez le chocolatovore sevré se réduit à une légère anxiété. Compte tenu de la discrétion des effets toxiques, il avait été admis, en 1985, qu'il s'agissait plutôt d'une chocolatomanie que d'une toxicomanie. Depuis, les résultats scientifiques semblent accréditer la thèse de la drogue douce. De fait, le chocolat, en stimulant les activités physiques et intellectuelles tout en fournissant de l'énergie et en générant euphorie et bien-être, cela pratiquement sans effets secondaires et avec une faible dépendance, remplit le " cahier des charges " de la drogue douce quasi parfaite.


L'approfondissement des connaissances semble progressivement justifier le nom donné au cacao il y a plus de deux siècles : theobroma, " nourriture des dieux ".

Henri Chaveron Henri Chaveron est professeur des universités au département de génie biologique et médical à l'université de Compiègne. 26 décembre 1997
50 ans Ici-là 1730
:D belle introduction...
nous sommes à quelques jours du salon du chocolat à Paris.
:roll:

oui, je sais où cela se trouve :arrow:
S
39 ans Compiegne 60 13
C'est clair que quand je me sens super stressée, ayant un probleme avec le travail ou autre, ma tablette de chocolat y passe. C'est super difficile de s'en passer, j'ai reussi à tenir 6 mois sans mais avant hier paff j'ai "replongé"... Très diffile de tenir sans chocolat pour moi... :(
C
36 ans calvados 1083
Bon, je viens de découvrir aujourd'hui que je suis uen chocolatoman.... heu, si sérieusement, par contre, je ne suis pas fan de chocolat noir moi, mais une journée sans chocolat, et j'ai une humeur triste, envie de rien faire et, effectivement, de mauvais poil, très irritable! :oops: :oops: :oops: :oops:
25680
Vous n'êtes pas chocolatomanes les filles, impossible de s'en passer 6 mois en cas de trouble et il s'agit alors uniquement de chocolat noir.

Vous avez peut-être des fringales, vous êtes sans doute accro au sucre mais pas chocolatomanes.

Sophie manger du chocolat apres 6 moiis d'abstinance n'a vraiment rien de grave. Mais pourquoi cette abstinence ?
Il faut manger de tout moderement même du chocolat si tu veux. Par contre se priver crée la frustation, le craquage et le sentiment de culpabilté (que n'eprouve pas les chocolatomanes), et c'est là que les problèmes peuvent commencer.

On peut aimer le chocolat et en manger un carré ou plus tous les jours sans être chocolatomanes.
Nous parlons d'un trouble alimentaire compulsif, pas de gourmandise ou d'une faiblesse sur le sucré
, sinon nous serions tous chocolatomanes je crois :lol:
S
39 ans Compiegne 60 13
Oui je crois que tu as raison... je ne suis pas chocolatomane, juste une grande fana !!! Mais c'est vrai que quand je suis pas bien et que j'en prends (que ce soit du noir, au lait, blanc, ou autre...) ça me calme... mais qd je commence j'ai du mal à arrêter. Ma periode "d'abstinence" etait du en fait au regime que j'ai suivi l'an dernier mais bon au bout de 7-8 mois de regime et une perte de 11kg, à l'heure ou je vous ecris j'en ai repris 15-16 !!! Enfin bref.... juste une conclusion "viva chocolate !!" ;-)[b][color=indigo][/b]
38 ans 3
bonjour a toutes,
je ne penses pas etre chocolatomane mais il ne se passe pas un repas meme copieux sans que je mange de chocolat juste apres... je vis avec mes parents si il n'y en a pas chez moi je cours en acheter! parfois lors d'une discussion je n'ecoute meme plus, je veux du chocolat et la culpabilité ne vient que lorsque je vois mes kilos grimpés en flèche.. je m'inquiete car mon cas est de pire en pire et j'avous que parfoi mes repas sont a bases de chocolats. noir, lait, blancs;. pareil tout y passe.
voila j'apporte juste mon temoignage en esperant trouvé une solution.
car je m'inquiete tout de meme.
bisous
43 ans Bretagne 1692
J'aimerais apporté ici mon témoignage.

J'adore le chocolat et bien que je n'aime pas le chocolat noir exclusivement, je pense que j'ai été et ,comme "toute droguée", je le suis par période chocolatomane. Je m'explique.


Quand j'étais au lycée, il m'est arrivé de manger 400g de chocolat par jour et de ne me nourrir que de ça. Et, bien sûr, il fallait que j'aille chaque jour acheter mes tablettes de chocolat.

Avec le temps j'ai appris à avoir mes chocolat préférés: côte d'or aux éclats d'amandes (parce que je trouve que bien que cela ne soit pas du chocolat noir c'est l'un des chocolat ou on trouve le moins le goût du sucre...)

Quand j'ai commencé mes études cette tendance s'est calmée et je n'achètais plus que deux tablettes par semaines disons...

Comme Sophie, j'ai eu des périodes d'abstinence ou j'ai essayée de me réfréner, ça n'a pas marché bien longtemps :D

Maintenant, je ne mange plus autant de chocolat, mais j'ai des crises (il faudrait que j'analyse pour voir si ces crises coincident avec des crises d'angoisse et compagnie, en même temps, la semaine de mes exams, j'ai demandé à mon copain de m'en acheter, mais que deux tablettes, la première je l'ai mangé en 10 minutes et là deuxième j'ai étalé sur deux jours...)

J'ai suivi un "régime", une fois ,aidée par acupuncture, et tout ce que je m'autorisais (sans l'avis du médecin bien sûr :twisted: ) c'était du chocolat une fois par jour, eh bien le régime avait bien marché...

Je pense quand même que le chocolot à des effets apaisants car je fais de l'hypoglycémie, j'ai appris à gérer mon hypoglycémie il n'y a pas longtemps. Mais parfois, je suis obligée d'avaler quelque chose de très sucré assez vite, lorsque je n'ai pas de chocolat je prends de l'eau sucrée et je me sens mieux et ensuite je commence à me faire à manger. Lorsque je prends du chocolat, je me sens tellement bien que je n'éprouve pas le besoin de me faire à manger afin d'éviter d'avoir une nouvelle crise d'hypoglycémie...

Je pense également que "tout drogué" a quand même un terrain psychologique, émotionnel qui fait qu'il est réceptif aux "drogues"...

Mais entre nous, ce matin j'étais à Paris, et j'ai vu les pubs pour le salon du chocolat, c'est un endroit ou je ne peux décemment pas aller !!!!

Ah oui, j'oubliais de dire qu'à Rennes, y'a une tite chocolatrie qui fait office de "dealer", les semaines avant mes exams j'y suis allée deux à trois de suite, pour aller cherche ma dose, alors que cela faisait un moment que je l'évitais !!!!

Mais bon quand même, je me sens pas malheureuse pour autant, sauf que ça coute du fric, ça plus les cigarettes, les fringues, les BD, les cd etc !!
36 ans Le Havre 3514
chocir a écrit:
Bon, je viens de découvrir aujourd'hui que je suis uen chocolatoman.... heu, si sérieusement, par contre, je ne suis pas fan de chocolat noir moi, mais une journée sans chocolat, et j'ai une humeur triste, envie de rien faire et, effectivement, de mauvais poil, très irritable! :oops: :oops: :oops: :oops:


moi exactement pareil... sans chocolat ma vie n'est rien...le pire dans l'histoire c'est que je suis allergique... serieusement je pensais ps que c'etait vraiment un dependance le chocolat!
Merci Anne pour les articles super geniaux que u nous peches! tu passe ta cjournéee a chercher?? on veut ton secret!! :twisted:
B I U