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les assistantes sociales

S
36 ans Paris 42
Bonjour,

je fais du suivi bénévole de personnes en difficultés et comme je sais que certaines travaillent dans le social je me suis dis que vous pourriez surement m'aider.

 
Voilà, j'ai du faire des démarches pour une personne qui avait des problèmes de santé et ne pouvait se déplacer. l'assistante sociale a refusé de venir la voir à domicile à ce moment là, pretextant qu'elles ne le faisaient jamais, d'intervenir pour améliorer la situation de la personne (refus de faire une demande d'asl, de donner une aide alors qu'elle n'avait aucun revenu, a appelé le logeur pour dire que la personne ne pouvait pas payer car elle n'avait aucunes ressources ce qui a mis en marche une mesure d'expulsion heureusement aujourd'hui arrêtée) , et maintenant que la situation de celle-ci s'est stabilisée elle vient de lancer une enquête sociale, refusant de dire pourquoi (il n'y a vraiment aucune raison), exigeant de voir la personne régulièrement, d'avoir accés a ses papiers, de vérifier son appartement :shock: :oops: alors que quelques semaines avant soi disant qu'elle ne pouvait pas se déplacer au domicile des personnes. :shock: :shock: :shock:

Elle a refuse d'instruire le dossier rmi (fait à la mairie) et de signer le
contrat de suivit pourtant obligatoire etc...

BIEN SUR IL FAUT RESPONSABILISER LES GENS ET NON LES ASSISTER mais je crois que si la plupart des assistantes sociales sont des gens formidables, celle-ci a quelques problèmes de comportement.

J'ai aidé la personne a écrire une lettre recommandée reclamant la signature de son contrat d'insertion (elle prétend à chaque rendez vous que ce n'est pas pressé, que cela viendra en son temps après avoir prétendu que cela ne se signait pas auprès d'elle mais de la caf...) mais je cherche les textes officiels expliquant les droits et devoirs des assistantes sociales et leurs domaines d'intervention.

Que faire face à un intervenant social qui refuse d'intervenir, de recevoir la personne, lui raccroche plusieurs fois au nez, lui ment en prétendant qu'elle n'a pas droit à certaines choses, refuse de faire certaines demarches (comme le contrat d'insertion théoriquement obligatoire) puis devient intruisif? pour se venger de l'insistance de la personne?).

Je me sens vraiment très démunie et désolée pour la personne en question en difficulté suite à l'abandon brutal de son mari et je ne voudrait pas que l'assistante dociale la coule alors qu'elle commence a mettre la tête hors de l'eau. :?
37 ans 639
Bonjour, ne peut-elle pas demander à voir une de ses collegues? Passer le relais semblerait interressant. Ou alors en informer le CCAS...
Cette personne peux aussi trouver une asso indépendante (pour femmes seules, ou victimes de violences, ou encore...) ou elle pourra passer par un travailleur social sans être obligée de faire appel à celui de secteur. Une chose est sure, c'est que tu peux noter ce comportement par ecrit, et le garder dans un coin en attendant de voir ce qui est possible de faire remonter. Qu'a t'elle pretexté pour le dossier rmi? C'est une faute grave. Les minimas sociaux pourtant ça porte bien son nom.
Quel statut as-tu pour cette personne, tu fais parti d'une asso? Bcp de paramètres. A+
Bises
Bonjour. Je suis assistante sociale en Belgique. Ton topic ne porte pas un nom très flatteur pour ma profession : "Les assistantes sociales", alors que tu dis toi-même que beaucoup d'entre nous sont là pour aider autrui...

Bien. Je vais essayer de cadrer tout ça. D'une part, le boulot d'une assistante sociale n'est pas de régler universellement les problèmes des personnes. L'assistante sociale est employée par une institution ou un service public en particulier. Elle ne peut agir que dans le cadre étant déterminé par ce service/cette institution.
Ici, il semble clairement s'agir d'un souci d'ordre institutionnel.
Je ne sais pas comment fonctionne le système français et encore moins comment ta mairie fonctionne et encore moins son service social.
Je dois toutefois dire que, effectivement, en Belgique, la première demande DOIT logiquement se faire au centre avant de mettre en place une enquête sociale au cours de laquelle l'assistante sociale doit se rendre au domicile du demandeur afin de vérifier son domicile (et donc le taux qui sera appliqué en matière de RMI), de vérifier certains papiers qu'on ne pourrait pas amener au centre, une enquête qui passe aussi par les débiteurs alimentaires soit la famille proche qui peut devoir intervenir financièrement par rapport à la personne aidée.
L'aide est en effet résiduaire en Belgique ce qui signifie que la personne ne doit pas avoir d'autres revenus ou pouvoir y prétendre, même via voix de justice. Une aide peut toutefois être accordée et elle sera remboursée lors de la perception des mois de retard de pension alimentaire, d'allocations d'handicap etc.
Il s'agit donc ici du système belge et je ne saurais te garantir qu'il s'applique également en France bien que j'aie visité le service social de Paris XIIIè et que ça m'ait semblé être similaire.

Bien... Quoi qu'il en soi, si la demande ne peut logiquement se faire qu'au bureau, l'assistante sociale aurait pu demander à sa responsable de bien vouloir la laisser aller au domicile de la personne que tu "aides bénévolement", ce qui est tout à ton honneur.
En tout cas, pour ma part, j'aurais sans doute fait la démarche. Après, si la responsable ne lui donne pas l'autorisation de se rendre chez la dame en question, l'assistante sociale ne peut rien faire et j'imagine qu'un courrier de la demandeuse devra être adressé afin de demander expressément le passage d'une assistante sociale.
L'institution peut être un facteur déterminant par rapport aux limites de liberté fixées à l'A.S.
Il se peut par exemple qu'elle ne puisse prendre de nouvelle demande de son propre chef car, par exemple, les nouvelles demandes doivent être équilibrées par rapport au nombre de dossiers de chaque A.S., comme chez moi.
Enfin, plein de choses peuvent jouer et donc, je pense que dans des cas comme celui là, la meilleure chose à faire est d'abord d'adresser une lettre au responsable du service social en lui demandant de faire en sorte qu'une A.S. passe au domicile.

Concernant les droits des personnes bénéficiaires d'aide, je suis bien placée pour te dire que celles-ci et aussi les "aidants bénévoles", amis de la famille et compagnie se gourent parfois complètement, croyant avoir compris alors qu'il existe une subtilité dans une loi, etc.
Ainsi, par exemple, moi-même, je reçois des bénéficiaires du RMI à la belge (RIS) en recherche d'emploi qui estiment que la loi m'oblige à leur trouver un travail. Erreur, la loi leur conseille vivement de faire en sorte de s'intégrer et ceci passe par le social, le travail, la santé mentale, ...
Souvent, nombre de personnes pensent avoir compris ce qu'une A.S. leur a dit et se plantent complètement, l'accusent d'avoir menti alors qu'ils n'ont simplement pas compris une explication ou qu'ils ont fait un amalgame. Je ne dis pas que c'est ton cas mais il se peut simplement qu'il existe un malentendu entre l'A.S. et toi.

Au niveau du droit qui régit le travail des A.S., tout bonnement, en Belgique, il n'y en a pas. Nous avons un code de déontologie, tout comme en France je pense. Par contre, il ne me semble pas qu'une loi fixe le rôle des assistantes sociales en règle générale.
Nous avons une loi qui définit le fonctionnement des "services sociaux de mairie" (en gros : CPAS) et qui dit que le personnel doit être composé d'assistants sociaux car nous sommes reconnus par la Communauté Française, Germanophone ou Néerlandophone. Nous avons un diplôme protégé communautaire.
Mais aucun droit ne régit cela. Nous devons juste respecter la loi fixée pour nos institutions (santé mentale, psychiatrie, CPAS, PMS...) et notre code de déontologie.
Personnellement, je suis assermentée et j'ai juré fidèlement de m'acquitter des devoirs liés à ma tâche, soit de faire mon travail.
Ca signifie que ma parole est d'or devant un tribunal ou un policier par exemple. Si je fais un faux témoignage, par contre, on peut me retirer le droit d'exercer. En dehors de ça, je pense qu'on t'a mal informé. Je ne crois pas qu'il existe de telles lois en France ou un code propre aux AS si ce n'est le code de déontologie.

shelly a écrit:
Bonjour,
BIEN SUR IL FAUT RESPONSABILISER LES GENS ET NON LES ASSISTER


On parle plus d'autonomisation que de responsabilisation ce qui entrainerait un sentiment de culpabilité.
L'autonomisation est une forme d'aide. On aide les gens à être autonome mais ils ne peuvent pas le devenir si on ne les a pas aidés et qu'on ne leur a pas fourni les bons outils.

Quant à l'assistanat, "assister", etc. c'est un terme fréquent dans les médias libéraux actuels. C'est très péjoratif, ce terme d'assistanat me rend malade. Comme si les gens avaient envie qu'on fasse tout à leur place, qu'on leur -excuse-moi l'expression- torche le cul quand ils sortent des toilettes...
Bien sûr, il existe une infime partie de fainéants et de je m'en foutistes, mais ce n'est pas la majorité.
La plupart de mes gens qui sont pourtant dans un circuit d'assistance fonctionnent en autonomie et c'est rare, sauf problème de santé mentale, qu'on ait besoin de faire à leur place.
Si les gens étaient d'ailleurs mieux informés par des cours d'éducation civique, des informations claires transmises par le gouvernement et les médias, ils seraient encore plus autonomes. Certains ne le sont pas car on leur cache leurs droits (je n'entends pas les A.S., j'entends les politiques).
Imagine que 1.000.000 de personnes apprennent qu'elles ont droit à X euros de plus par moi, le trou dans les caisses...
Les droits sociaux, c'est toujours TRES relatif.

Je n'aime pas ce genre de terme et je tiens à le dire... C'est un principe. On ne peut pas laisser les médias créer la mode de l'utilisation d'un terme aussi lourd et péjoratif pour des gens qui vivent déjà dans la misère et qui souffrent parfois beaucoup, qui tentent de s'en sortir et qu'on considère comme des parias juste parce qu'ils sont nés au mauvais endroit. La banalisation du terme est encore pire... Mais tu n'y peux sans doute rien. Il faudrait juste que ce terme cesse d'être utilisé.
44 ans neuvy pailloux(36) 630
salut
moi aussi je suis benevole dans une asso
je suis partager sur ton point de vue des asistants sociales moi aussi j'ai eu des cas comme ça il faut savoir que les personnes veulent bien nous dire ce qu'ils ont envie et on n'est pas au courant de tout sauf quand va plus dans le sujet et bah des fois on est surpris
une enquete sociale c'est pas pour rien!!
si tu veux des renseignements
il a ce site http://www.ash.tm.fr/front/home.php
c'est le magasine des as et il bien tu as tout
bon courage malgres tout
question as t elle des enfants?
S
36 ans Paris 42
Je vous remercie toutes pour vos réponses.

Tu fais partie de quelle assos Titia? J'avais fait partie d'une assos de défense des droits de l'homme qui avait une permanence d'accés aux droits mais j'ai du arrêter par mnque de temps et c'est incroyable les situations auxquelles personnes ont du faire face dans leurs démelés avec les services sociaux alors qu'ils étaient de bonne foi.

C'est pour cela que je m'inquiètais pour mon amie.

Là il ne s'agit pas de mauvaise compréhansion mais d'une personne qui ment, et refuse de signer un contratd'insertion alors que la personne en a besoin pour certaines demarches primordiales pour elle. Elle refuse de recevoir la personne, lui raccroche au nez alors qu'elle est calme et polie, ment en prétendant que ce n'est pas elle qui signe les contrat, l'envoi à la caf, à la mairie, dans des assos pour ce fameux contrat et ce n'est que contrainte et forcée qu'elle a finalement reconnu que oui elle pouvait le faire...mais refuse de le faire....Puis la onvoque et quand on lui demande quels points seront évoqués lors de ce rendez vous refuse de répondre et dit que non elle ne signera pas ce contrat ce jour là du moins...

Donc j'espère que le courrier avec ar envoyé au service social et à cette dernière aboutira soit à la signature de ce contrat, soit à effectivement un changement de référent.

Je vais essayer de voir s'il y a un code de déontologie, car ce comportement est d'autant plus gravissime pour une personne qui représente l'état, et d'autant plus si elle est assermentée.

Comme elle ment à la personne elle refuse que j'assiste aux entretiens prétextant que ceux-ci sont couvert par le secret professionnel. Mais une personne n'a-t-elle pas le droit de se faire assister si c'est son choix?

L'enquête est une simple vengeance face à l'insistance de la personne pour son contrat d'insertion, et quand on sait les erreurs volontaires ou non déjà commises en France, ce n'est pas admissible non plus, de s'ampmuser a essayer de faire peur à quelqu'un qui réclame simplement quelque chose obligatoire.

A la rigeur si ce p... de contrat n'était pas obligatoire, la situation serait différente.

Infernalee, le problème, ce n'est pas que la personne reclame un bonus mais que son assistante la met en pleine illégalité et risque de lui faire perdre ses droit à cause de cette non signature. En plus elle recherche du boulot et c'est pour sa réinsertion qu'elle le demande, pas pour se la couler douce.
44 ans neuvy pailloux(36) 630
benevole au restos du coeur au service des inscriptions et des suivis des beneficiares
B I U