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TCA : faire son coming out ??

41 ans 04 5576
Bonjour,

Depuis quelques jours, je pense de plus en plus à expliquer à mes proches et moins proches que je suis hyperphage. Pour leur faire comprendre la raison de certains  
de mes agissements.

Oui mais voilà... j'ai peur que la plupart d'entre eux n'y voient que pretextes et fausses excuses, ou pire, y croient mais prennent cela pour une faiblesse de caractère...

Et vous ? avez vous admis vos TCA ou dirai-je plus précisement : "Les affichez vous ? " Comment cela s'est il passé ? quels mots avez vous choisis ? quelles ont été les réactions ?

MErci
40 ans Montréal 752
J'en ai parlé à ma mère il y a quelques temps, alors qu'elle me reprochait indirectement de ne rien faire pour mon surpoids et qu'elle accusait mon père de se défoncer avec la nourriture.

Je lui ai expliqué qu'on ne mangeait pas par plaisir, qu'on en venait souvent à se faire mal (c-a-dire avoir mal physiquement), comme pour tenter de rendre physique une douleur morale. Que c'était un trouble et non un manque de volonté.

Bref, j'ai tenté, avec mes mots, de lui expliquer ma réalité et celle de mon père. Elle a opposé un fin de non-recevoir. Pour elle, s'empiffrer = pas de volonté.

Que dire lorsque je lui ai expliqué la RA! Enfin bref, je crois qu'il est difficile d'expliquer à des gens qu'on souffre lorsque la douleur est morale et non physique. Qu'une jambe cassée attire bien plus de compassion et de compréhension qu'un moral ou un esprit brisé.
M
40 ans 283
C'est dur de faire son "coming out" en ce qui concerne ses troubles alimentaires... Mais c'est un poids en moins !

Un pas de plus pour soi aussi, on a plus à se cacher ou presque.

J'ai eu peur d'avouer que je me faisais vomir (pour moi c'était honteux :oops: !)...

Et puis dire que il y a presque 10 ans, j'ai eu une phase anorexique alors que pour tout le monde à ce moment là, c'était les encouragements...
Ca leur a fait bizarre à mes parents... :roll: , d'apprendre tout ça...

L'entourage l'a plutôt bien pris en général , certains s'en doutaient déjà.
Les parents comprennent pas toujours, pour eux il y a un manque de volonté dans certain cas.
Les amis (Ah ! heureusement qu'ils sont là) m'ont mieux compris et ça fait du bien ; vraiment !

Et le fait que je sois suivie par une endocrino et une psy leur montre que je suis prise en charge et que ce n'est pas à prendre à la légère.
38 ans au milieu des poissons 7816
Que dire... Certes le dire à son entourage est bénéfique pour nous afin d'avancer.

Je n'ai pas encore réussi à le dire à mes parents, seul zhom est au courant.
Je sais que j'ai encore du travail à faire afin d'arriver à ce stade.
M
40 ans 283
Annellie a écrit:
Que dire lorsque je lui ai expliqué la RA! Enfin bref, je crois qu'il est difficile d'expliquer à des gens qu'on souffre lorsque la douleur est morale et non physique. Qu'une jambe cassée attire bien plus de compassion et de compréhension qu'un moral ou un esprit brisé.


Pour ce qui est de la R.A. ... :roll: , je suis d'accord, difficile de faire comprendre le concept !
Faut toujours expliquer, réexpliquer... !

Mais c'est vrai qu'on en parle pas beaucoup dans les médias ou autre... C'est bien dommage :roll:
F
34 ans Toulouse 1468
Je l'ai expliqué à mes deux soeurs, à mon frère et à deux de mes cousines. Ils sont compréhensifs, mais ça leur a pris du temps.. Ils ont toujouirs l'air de trouver l'hyperphagie plus grave que d'autres comportements addictifs pourtant répandus dans ma famille, comme l'alcoolisme, le tabagisme ou les médocs, ce qui fout un peu la pression quand même..
Suite à quelques crises familiales cet été, j'ai compris que même si pour l'instant ça ne servait à pas grand chose d'en parler à certaines personnes, il fallait que j'ouvre la discussion avec d'autres, en particulier avec mes grand-parents, qui s'efforcent d'être ouverts, et à qui ma soeur la plus immergée dans mes problèmes a pris la liberté de parler déjà un peu (elle en avait assez que d'autres répandent des con**ries à mon sujet), et ils se sont révélés apparemment bien plus compréhensifs quue je l'aurais espéré. Je descends les voir en Septembre, et même si je sais déjà que j'aurais du mal à enclencher la conversation, j'y tiens vraiment.
En ce qui concerne la RA, ben c'est comme vous c'est duuuur à expliquer. Ca paraît je crois si simple que beaucoup ont du mal à y croire, et puis il y a le fait que les "résultats" physiques ne sont pas forcément immédiats.. Je n'ai pas encore réussi à enclencher ma RA, mais j'espère que ce sera pour bientôt. Et puis même ceux qui sont au courant de tous ça continuent à parfois considérer une opération comme la panacée, et bien que je leur ai répété au moins dix fois que ce serait gaspiller une aide supplémentaire tant que je souffrirais d'hyperphagie, il n'y a que lorsque je leur dis que l'équipe bariatrique que j'ai été voir il y a quelques mois trouve ma démarche tout à fait sensée qu'ils acceptent de "lâcher" l'affaire...
L
43 ans 126
Pour expliquer mon hyperphagie à ma famille je n'ai pas abordé le sujet directement. En fait je leur ai fais lire un article sur l'hperphagie en leur demandant d'y réfléchir. Nous en avons ensuite parlé ensemble et cela a permis de leur expliquer calmement.

Bien sur cela n'a pas été idyllique mais au moins nous parlions de la même chose et avec les mêmes mots.

Pour la RA j'ai appliqué la même technique, articles, discussion.

L'avantage de cette démarche c'est qu'au moins je n'ai plus droit aux discussions sur les régimes, l'inconvénient c'est que j'ai eu droit à une liste de psys dans ma région :roll:
43 ans a coté de bordeaux 308
moi, je pense que ce n'est pas non plus une obligation de le dire à tt le monde......
g passé presque 2 ans à me faire vomir aprés des crises de boulimie. Un jour, chui allée voir un médecin: ça a été la 1ère à le savoir! puis g embrayé sur 2 copines mais ça a été trés dur! j'avais l'impression d'être nue devant elle....et faible surtout!!!!! elles ont été top!

qqs mois plus tard, j'avais réussi le pari de ne plus me faire vomir, puis de moins en moins de crises: et là, g commencé à en parler à des amis proches. En fait, je suis fière de ce passage de ma vie! c bizarre mais c comme ça! je m'en suis sortie sans ma psy, sans leur prozac, en élevant ma fille seule.......eh oh, j'arrète de m'envoyer des fleurs là????????

Donc, tt ça pour dire qu'il faut savoir 2 choses:
- si il est essentiel pour toi d'en parler
- savoir à qui tu vas le dire!!!!!

bisous!!!
M
40 ans 283
Tu as raison Marginella ce n'est pas une obligation de le dire à tout le monde.
D'ailleurs ce n'est pas une obligation tout court. ;)
Il faut le faire si on en ressent le besoin.
Mais ça fait du bien de ne plus garder ce poids seulement pour soi. ;)
43 ans a coté de bordeaux 308
melodya, hyper d'accord avec toi!!!!!! mais c vrai que c une partie vraiment intime de soi même je trouve....en même temps, tu vas me dire, c pas super "glorieux" non plus!



enfin, bon, moi je dis, faut faire ce qu'on sent, ni plus, ni moins!!!!!
43 ans Paris 38
personnellement je vais essayer de n'en parler qu'à la personne qui partage ma vie... qui m'aime et me soutient
parce que c'est le début de la RA pour moi
les effets d'annonce c'est bien beau mais c'est un peu comme les bonnes résolutions de début d'année qu'on ne tient pas ou bien aux quelles on ne pense plus...
je vais attendre les résultats... lire les livres... suivre les principes, me planter, me remettre en selle et avancer plus ou moins vite plus ou moins efficacement... tout ne se fera pas en un jour...
le stade d'avancée dans la RA compte pour beaucoup également je pense...
c'est difficile...
les personnes informées pourraient, même si ce ne sont que de petites piques a priori innocentes, de par leur parole ou leur attitude (oh tiens tu prends du chocolat ? je croyais que tu essayais d'arrêter... tu vois ma chère je te l'avais bien dit que tout ça ça sert à rien...) faire vraiment mal
même si la RA est agréable car on peut déguster tout ce qu'on veut, c'est aussi pour moi un combat contre mes émotions
je travaille à me reconnecter avec mes sensations mais l'émotion elle est vivace violente et il faut que j'apprenne à l'apprivoiser et à la dissocier de la nourriture...pour qu'enfin un jour le combat cesse
ce n'est qu'à ce prix que la liberté et la paix seront retrouvées...
la RA c'est un tel chamboulement dans la vie... pour peu que l'on soit prêt à l'accepter et à l'adopter...

après coming out alimentaire ou non alimentaire, il suffit d'être prêt, de le sentir... et de faire le choix de l'annoncer...
37 ans val de marne 94 1705
Moi je n'ai pas trop de mal a en parler, mais j'ai du mal a me faire comprendre. Je crois que j'en ai parlé a un peu tout le monde dans mon entourage, mais je ne pense pas que beaucoup de monde ai compris. Quand je leur en parle, on me donne des conseils diététique: "t'a qu'a arreter de reprendre du plat", "manges des légumes"....
Et quand je parle de la RA... Bah on me repond régime, on me raconte le super régime qu'on a fait ou que quelqu'un qu'on connait a fais. Je dois surement mal m'exprimer.

J'espère ne pas choquer en ecrivant ce que je vais ecrire, mais je pense que si j'avais été boulimique ou anorexique, j'aurai eu droit a plus de soutient. Car le fait de se faire vomir ou de ne pas manger, est synonyme d'un grand malaise, voire d'un appel à l'aide. Le fait de manger jusqu'a avoir mal au ventre, n'est que synonyme de gourmandise ou de laisser aller. L'hyperphagie n'est malheureusement pas connue et meme si on en parle, elle n'est pas comprise par ceux qui ne le vivent pas.
109 ans Bretagne 1920
Melinemeline a écrit:

J'espère ne pas choquer en ecrivant ce que je vais ecrire, mais je pense que si j'avais été boulimique ou anorexique, j'aurai eu droit a plus de soutient. Car le fait de se faire vomir ou de ne pas manger, est synonyme d'un grand malaise, voire d'un appel à l'aide. Le fait de manger jusqu'a avoir mal au ventre, n'est que synonyme de gourmandise ou de laisser aller. L'hyperphagie n'est malheureusement pas connue et meme si on en parle, elle n'est pas comprise par ceux qui ne le vivent pas.


+ 1 . Pour beaucoup de personnes, l'hyperphagie n'est pas un TCA, c'est juste de la goinfrerie :?
F
34 ans Toulouse 1468
Citation:
+ 1 . Pour beaucoup de personnes, l'hyperphagie n'est pas un TCA, c'est juste de la goinfrerie

Je suis complètement d'accord, c'est clair et net que les gens font couramment cet amalgame, je ne sais pas si c'est parce que l'hyperphagie ne bénéficie pas de la même couverture médiatique que l'anorexie et la boulimie, ou si ça tient à sa nature propre...
M
40 ans 283
Melinemeline a écrit:
J'espère ne pas choquer en ecrivant ce que je vais ecrire, mais je pense que si j'avais été boulimique ou anorexique, j'aurai eu droit a plus de soutient. Car le fait de se faire vomir ou de ne pas manger, est synonyme d'un grand malaise, voire d'un appel à l'aide. Le fait de manger jusqu'a avoir mal au ventre, n'est que synonyme de gourmandise ou de laisser aller. L'hyperphagie n'est malheureusement pas connue et meme si on en parle, elle n'est pas comprise par ceux qui ne le vivent pas.


Ce n'est pas choquant ce que tu dis...
Je pense que les gens qui ne sont pas confrontés à cela ont beaucoup de mal à comprendre les TCA, et sans doute davantage pour l'hyperphagie...
J'ai pris beaucoup de poids même en étant boulimique (vomitive), j'ai quasi arrêté de me faire vomir mais je suis toujours boulimique et j'ai donc pris beaucoup de poids...
Mais le fait d'apprendre certains trucs comme se faire vomir a fait
comprendre (plus ou moins) mon problème alimentaire à mon entourage...
Ce qui doit être plus compliqué évidemment pour l'hyperphagie... :roll:

Beaucoup voient le côté physique, mais pas notre souffrance morale...
C'est bien dommage... :(
B I U


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