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avez vous un jour aimé votre corps?

46 ans eure 977
l'autre jour, j'ai eu une grande révélation.... en fait qui n'en n'est pas vraiment une mais bon....

je hais mon corps et je le puni de pas être comme je voudrais....  
oui c'est une révélation car j'avais jamais eu de pensée consciente de ça.... ou du moins je me l'était jamais dit de façon aussi nette en tout cas....

J'en parle à ma psy (oui , je vois une psy pour m'aider à arrêter mes compultions alimentaires) et elle m'a posé la question suivante...

Dites moi du plus longtemps que vos souvenirs vont si un jour vous avez aimé votre corps???

sur le coup, j'avoue ne pas avoir su quoi répondre et j'y reflechis encore...
En fait, je crois que j'ai toujours plus ou moins détesté mon corps pour une raison ou une autre... mais il ne m'a jamais satisfait..... il n'a jamais été dans le sens ou je voulais..... et la ou je l'ai haîs le plus c'est qu'en plus d'être informe il n'a réussit que difficilement à me donner un enfant..... et surtout je le maitrise pas.... et ça m'agace.....

voilà où j'en suis de ma réflexion perso..... mais je trouvais aussi intéressant de poser la question ....

bizzzz
48 ans CERGY (95) 871
Coucou

J'aurais pu l'écrire, ce post !

Moi aussi, du plus loin que je me souvienne, je ne l'ai jamais aimé, et je l'ai souvent maltraité. Mon corps ne correspond pas du tout à l'image mentale que j'ai de moi, il me fait passer pour ce que je ne suis pas. Et moi, ce corps a achevé de me dégoûter le jour où j'ai compris qu'il m'infligeait la pire des trahisons : il ne peut pas me permettre de concevoir un enfant.

Depuis que je le sais, j'ai accumulé encore davantage les mauvais traitements, je l'ai délaissé, affamé, puis bourré de nourriture au point de le rendre malade. J'ai pris presque 30 kgs.

Depuis que je suis enfin maman (par le biais de l'adoption), j'essaie de lutter contre mes mauvaises habitudes vis à vis de ce corps. Je m'entraîne à le considérer "en bonne intelligence", à défaut de l'aimer. J'essaie d'oublier le dégoût qu'il m'inspire, d'en tirer parti comme je peux, de vivre avec. Certains jours, même, je le trouve finalement pas si mal, et je me dis que si il était différent, je ne serais pas celle que je suis aujourd'hui.

Il m'a fallu plus de 20 ans pour en arriver là.
45 ans 17521
alors... curieusement, moi j'aime mon corps maintenant, alors que je ne l'aimais pas il y a quelques années, alors que j'avais plein de kg de moins... j'ai toujours été grosse, depuis mes 7 ans, enfin, disons que j'étais beuacoup plus grande et costaud que les autres gamins, et que les autres gamins en question ne se gênaient pas pour me le faire remarquer.... en refusant de me prendre dans leur équipe parce que j'allais pas courir assez vite, en me traitant de grosse vache, etc...

donc au collège, de même qu'au lycée, ma principale occupation a été d'essayer de me faire disparaitre, dans mes fringues trop grandes... alors que quand je me revois en photos, je vois que je suis "bien batie", mais je ne suis pas obèse, loin de là... bref... j'avais honte de moi, je n'assumais pas du tout mon corps... je me sentais dans un corps trop grand pour moi... je ne l'aimais donc pas...

et puis plus tard, vers 23 ans, pour diverses raisons, je me suis répproprié ce corps... c'est à dire que j'ai grossi, et j'ai enfin été comme je me voyais... l'essenciel pour moi, je crois, n'était pas d'être mince, ou comme les autres, l'essenciel pour moi était de me reconnaitre dans le corps que j'avais... quand j'ai compris que ça n'était pas mon corps qui était trop grand, mais que c'était ma personnalité qui était étriquée, j'ai laissé ma personnalité prendre de l'ampleur (peut-être même un peu trop :mrgreen:), j'ai continué à prendre du poids, et je me sens bien dans mon corps... ça fait quelques années maintenant. Je suis bien dans mon 52, je n'ai pas envie de perdre du poids, je n'ai juste pas envie d'en prendre encore... je me trouve belle comme ça, je n'arrive d'ailleurs pas à faire le lien avec la fille que j'étais avec 20 ou 30 kg de moins... je ne me reconnais pas... je crois qu'aujourd'hui, je suis physiquement comme je me suis toujours vue, donc je suis bien.
110 ans 2475
Depuis que j'ai lu ce post, je me pose effectivement cette question : ai-je déjà aimé mon corps ? Très franchement, je crois que non. Même lorque je portais un 38 je trouvais toujours quelque chose à me reprocher. Je me demande pourquoi... J'ai pas de réponse. C'est vrai que je n'aime pas vraiment mon corps aujourd'hui, mais je vis avec sans m'en faire un perpétuel complexe... Je ne l'aime pas spécialement, mais je ne le déteste pas non plus. Allez comprendre...
40 ans 77 5703
yep!

alors moi, ce n'est pas compliqué, j'aime mon corps quand cet amour vient des yeux de l'Autre...
25680
J'ai répondu dans mon blog : http://www.vivelesrondes.com/Anne/19387/ :oops:
1443
J'ai toujours aimé mon corps retrospectivement.

Quand j'avais 10 ans je n'étais pas grosse mais très grande et surtout, ô misère, j'avais déjà des seins. Et mes règles.
Sauf que je ne voulais pas grandir, donc du coup je trouvais superbe le corps de mes 8 ans.

Puis j'ai eu 12 ans et aux seins se sont ajoutées de jolies hanches rondes. Sauf qu'un corps de jeune fille à 12 ans c'est dur à accepter.
Je regrettai donc mes 10 ans...

J'ai eu 15 ans, et j'étais une superbe jeune fille sans m'en rendre compte. Trop de complexes. Trop de difficultées à assumer une féminité "débordante". J'ai donc commencé à me goinfrer tous les soirs.
J'ai grossi mais malheureusement ça n'a pas empêché les regards que je trouvais "pervers".

17 ans. Je suis rondouillette. Je regarde les photos de mes 15 ans et décide d'entreprendre un regime pour retrouver cette ligne. Je suis mince à nouveau. Mais j'attire ainsi trop de regards masculins. Je me remet a "surmanger".

21 ans, je suis a présent presque obèse, j'ai atteind un poid que je ne pensais jamais atteindre et je rêve du corps de mes 15 ans, de mes 17 ans, de mon enfance en essayant de me faire croire à moi même que j'aime ce corps et l'accepte.
Je me mens en fait comme je me suis toujours menti, le problème ce n'est pas mon poid, c'est ma crainte du regard masculin, je ne m'aimerai pas tant que je le retrouverai...
41 ans Belgique / Brabant Flamand 3984
Dans la famille du côté de ma maman il y a toujours eu une tendance à l'embonpoint... Mon père lui c'est le contraire, il a toujours été trop maigre et devait prendre du poids étant petit. Moi bien sûr j'ai hérité des gènes de ma ptite maman ;) donc j'ai toujours été forte.

Je n'ai jamais fait de régime car je pense que ce serait perdre une partie de mon identité... C'est difficile à expliquer... Ces kilos en + font partie de moi. Je ne me vois pas du tout mince. Je pense que je me suis toujours acceptée mais comme tout les enfants gros j'ai eu droit aux moqueries et autres méchancetés. Mais curieusement je ne me rappelle vraiment pas avoir été blessée au point d'haïr mon corps.

Aujourd'hui je me sens bien même si je ne veux pas prendre + de poids (mais bon je ne pèse jamais donc je ne le saurais même pas! :lol: ).
34 ans 1085
J'ai longtemps détesté mon corps, un peu comme Jazz en partie pour me protéger des hommes. La RA m'a énormément aidé et aujourd'hui je m'aime de plus en plus. Et j'accepter dorénavant d'être aimée aussi ce qui n'était pas gagné d'avance.
39 ans Suisse 2608
Moi j'ai aimée mon corps jusqu'a l'age de 13 ans puis j'ai arretee le sport plus déception amoureuse donc 20 kilos de prit en quelques années et a partire de la j'ai détestée mon corps.
41 ans 04 5576
Aussi loin que remonte ma mémoire, j'ai hai mon corps. J'ai detesté être la Grosse, la laisser pour compte, j'ai detesté les cours de sport où l'on me rappellait sans cesse que je n'étais pas à la hauteur, j'ai detesté le regard des gens sur moi, celui de mes parents, celui de mes soeurs.

Tout cela s'est confirmé quand, vers 16 / 17 ans, une période d'anorexie m'a amenée à un poids plume. J'ai alors eu mon premier petit copain, mes premiers vrais amis, mes premières sorties... que j'ai perdu en repreant du poids. Cette période là a été la plus difficile pour moi, car je pensais que la preuve était faite que mon poids faisait de moi une monstruosité, une aberration de la nature, tout juste bonne à vivre en périphérie de l'humanité.

Cela va mieux depuis trois ans, d'abord avec VLR, plus avec les fringues qui me mettent en valeur, puis aussi en apprennant à prendre soin de moi. Parfois je passe les mains sur mon corps et je ne le trouve pas dégoutant. La plupart du temps, en fait, je l'oublie, je n'y pense pas. Je ne pense pas pouvoir dire que je l'aime, que je ne me vois lus jamais comme une caricature grotesque d'être humain, parce que cela rrive toujours. Mais maintenant, quand je pense à cela, c'est tout autant le côté personnalité qui joue que mon corps.

Je pense, comme le dit Anne sur son blog, que je finirai par aimer mon corps si on me montre qu'il est possible de l'aimer, ce que je n'arrive pas à admettre pour le moment. Le dernier homme avec qui j'ai eu une liaison a beaucoup aidé à tout cela, mais il n'y a pas d'amour entre lui et moi, juste une affection sincère, et je crois que ce que j'ai vécu avec lui, même si cela m'a fait avancer, m'a aussi quelque part enfermé dans l'idée que mon corps resterait toujours un poids dans les relations que je pourrais construire un jour.

Parfois je méprise tant mon corps que je suis reconnaissante des personnes qui acceptent de l'approcher, ou même de le regarder. J'ai failli pleurer, ce week end, parce qu'en faisant la cuisine, quelqu'un s'est approché de moi pour prendre quelque chose dans un placard au dessus de ma tête. Il était proche de moi à me toucher, et ne semblait pas dégouté. Je vais vous parâitre dure mais je me suis dit "Il agit comme si j'étais un être humain normal". Ici, j'adore arriver au boulot parce que je fais la bise à tout le monde. Cinquante double paires de bises tous les matins, ça vous muscle le cou, mais je trouve cela si bon d'être touchée sans que la personne n'ait un mouvement de recul.

Bien sur, ça ce sont les mauvais moments. Il m'arrive bien plus souvent d'être "bien", de me sentir "bien", de ne pas y penser. Mais j'ai toujours en toile de fond cette idée que je ne suis qu'une plaisanterie de la nature, que je suis laide.

La bonne chose, c'est que je sais que cela ne vient pas seulement de mon poids. Il y a trop de filles rondes que je trouve hyper belles pour que je puisse attribuer ma laideur à mon poids. Je sais qu'il s'agit d'une perception déformée, et que les gens que je croise dans la rue ne pensent pas en me voyant que je suis un gnou.. mais il n'y a rien à faire, il y a toujours un moment où je m'emerveillerais d'être traitée en être humain normal...
48 ans CERGY (95) 871
Toad,
Je n'ai jamais pensé en voyant tes photos ou en lisant ton blog que tu étais un gnou, je te jure !
Mais je comprends tout à fait ta perception déformée de ton image.
J'ai trouvé ta réponse à ce post très émouvante.

Tu vas sans doute trouver ça étrange, et je ne veux surtout pas t'embarrasser, mais sincèrement, tu es comme je rêverais d'être. Comme quoi...
35 ans HS 173
Toad, j'ai trouvé ta réponse très émouvante.
Pour moi ce n'est pas la "vision" de mon corps qui est la plus dure à surmonter, mais plutôt le ressenti, je veux dire j'ai l'impression de le trainer comme un poids, qu'il m'empêche de bouger, en fait parfois c'est presque une prison pour moi. Mais cette perception est née avec l'adolescence. Quand j'étais môme, j'étais rondouillette mais sans plus et j'en étais totalement inconsciente. En fait mon corps m'est devenu insupportable à peu près à l'époque de mon premier régime... :roll:
54 ans le pays de Cocagne bien sur 4169
bizarrement j'aime mon corps et cela est du a mes problemes de dos
a 12 ans mon dos s'est mis à me faire atrocement souffrir alors que j'etais plutot mince
j'ai passé dix ans en soin de kinesitherapie; therapeutique qui m'aidait a prendre conscience de tout mon corps pour ne pas le crisper sous l'effet de la douleur et le redresser aussi, relaxant lorsque la douleur etait trop forte.
quand j'ai pris du poids plus tard grace a la cortisone et des problemes familiaux tres graves le benefice des soins precedents est resté, je ne me suis pas vengée sur mon image.
il faut dire aussi que a l'epoque aucun medecin ne m'a fait faire de regime

alors oui je crois que a chaque fois que je me suis posée cette question je peux dire que j'ai toujours aimé mon corps
C
50 ans 1965
Je suis vraiment étonnée de vous lire... certaines phrases auraient pu être écrites par moi voilà quelques temps, quelques années...

Là je vois que cette souffrance est loin de moi mais que d'autres n'en sont pas là... :?

Quand on va bien, on met en valeur plus que son corps, on le met en valeur selon notre propre style, selon notre personnalité... On s'affirme, on pose notre façon d'être comme quelque chose de bien original...peu importe les médisances, les cons, les jalouses, les frustrés de la vie et j'en passe...

Alors oui d'office j'ai aimé mon corps petit à petit parce que j'ai su accepter le fait que la vie que j'ai, c'est celle que je me fais... Peut-être une meilleure conscience de mon impact sur mon environnement...J'ai su m'imposer... Alors la vision de mon corps a suivi...

De là à dire que ça a toujours été ainsi...Non! C'est même une découverte pour moi, un étonnement de chaque instant...mais aussi une remise en question constante... En tout cas, c'est d'abord en touchant à ma personnalité, à l'intérieur, que le corps a suivi...mais pas du tout en agissant sur le corps...
B I U