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Partir quand même...

56 ans 91 25732
J'ai vu que pas mal d'entre vous aviez vécu des histoires qui ne se sont pas forcément bien terminées, parce que vous avez compris que votre histoire ne vous convenait  
pas... :(

Et j'aurais aimé savoir, si c'est vous qui avez pris l'initiative de la rupture, comment vous avez su qu'il était temps de partir, est ce qu'il y a eu un facteur déclenchant ou bien si vous vous êtes levé(e)s un matin en vous disant "c'est fini j'arrête" ?

Qu'est ce qui fait qu'à un moment ça ne devient plus possible ?
45 ans 17521
Alors... je me sens plutôt concernée par ton post...

J'ai eu pas mal d'histoires, qui se sont donc terminées à un moment donné...

Je suis quelqu'un de très intuitif, ce qui fait que je me rends compte assez rapidement que ça ne va pas le faire... Mais comme j'ai également une (trop) grande faculté d'acceptation, un propention à me mettre dans des situations impossibles, et aussi une certaine culpabilité perpétuelle qui me fait croire que je suis trop barge et que les problêmes viennent forcement de moi, j'essaie toujours de me convaincre que je dois faire des efforts, et que ça va aller, et qu'il n'y a pas de raison... Le "il FAUT que ça marche, cette fois"...

Donc généralement, à un moment donné, je ne suis pas bien dans mon couple, il y a plein de choses qui ne me conviennent pas (je ne vois pas d'avenir possible, je n'arrive pas à me faire aumode de vie qu'on essaie de m'imposer, on ne respecte pas ma manière d'être... liste non exhaustive ), mais j'essaie de m'y faire, de décide que ça va aller coute que coute (et souvent, il m'en coute... beaucoup)... :roll:

Ce qui fait que je double la durée de mon couple, généralement, à partir du moment où ça ne va pas pour moi, je m'accroche, jusqu'à vraiment ne plus pouvoir... et quand je ne peux vraiment plus, je me casse. Mais ça peut aller de mon côté jusqu'à la dépression, les crises de violence, de violentes crises de désespoir et des envies suicidaires...

Mais la plupart du temps, je prends sur moi, jusqu'à ce que je ne puisse plus... et quand j'annonce que je pars, souvent l'autre tombe des nues... soit parce que j'ai bien caché mon état de doute, et le fait que je ne sois pas bien, soit parce que l'autre était quelqu'un de pas très perspicace et que malgré les signaux d'alarme, il prenait ça par dessus la jambe... ou comme quelque chose de temporaire, et que ça allait me passer...

Et toujours la remise en question de moi : pourquoi ça ne marche jamais, et pourquoi je n'arrive pas à me satisfaire de ce dont la plupart se satisfont, etc...

Quand je suis bien dans ma tête, je me dis que simplement ce n'étais pas la bonne personne... le reste du temps, je pense que je suis vouée à être mal, toujours... :?

Je ne sais pas quelle est la bonne réponse. :?
70 ans 3528
karen a écrit:
Je suis quelqu'un de très intuitif, ce qui fait que je me rends compte assez rapidement que ça ne va pas le faire... Mais comme j'ai également une (trop) grande faculté d'acceptation, un propention à me mettre dans des situations impossibles, et aussi une certaine culpabilité perpétuelle qui me fait croire que je suis trop barge et que les problêmes viennent forcement de moi, j'essaie toujours de me convaincre que je dois faire des efforts, et que ça va aller, et qu'il n'y a pas de raison... Le "il FAUT que ça marche, cette fois"...


:shock: j'hallucine... on dirait moi....

je pourrai reprendre a mon compte presque tout tes propos. J'ajouterai que depuis tres jeune, alors meme que je n'etais pas croyante, j'affirmais que je voulais "etre bonne soeur". Pour moi la tentation du celibat reste tres forte... alors je me dis que c'est parce que j'etais trop jeune. et aujourd'hui, a l'aube de commencer une vie de couple, je me dis que j'angoisse juste :|

d'un autre cote, il faut essayer pour savoir.

Je ne sais pas vous, mais pour moi, rien ne remplace cette sensation de liberte quand on quitte une situation qui ne convient plus (couple, boulot...). C'est comme donner un coup de talon... ce qui sous-entend qu'atteindre le fond est necessaire avant de pouvoir rompre, avant de pouvoir commencer autre chose. Finir d'expirer avant de prendre une nouvelle inspiration...
48 ans 92 746
Karen ce que tu as écrit résonne pour moi également...... juste un truc à ajouter, je te souhaite de rencontrer qqun en qui tu aies suffisamment confiance pour partager ce que tu ressens avant le point de non-retour.
Tu te mets toi-même systématiquement en "cause" puisque tu prends sur toi et que tu fais un max d'efforts. Sauf que personne n'est jamais tout blanc ou tout noir et peut-être que l'autre aurait aussi des efforts à faire, pas toi uniquement... ce n'est pas un hasard si l'autre tombe des nues lorsque tu arrêtes tout...

Pour ma part pour mon histoire actuelle, je pensais qu'elle ne durerait pas longtemps pour des dizaines de raisons et si je m'étais écoutée, j'aurais tout arrêter depuis longtemps et à plusieurs occasions possibles. Or on est toujours là, on a bien morflé mais qu'est-ce qu'on est bien à présent et c'est ma plus belle histoire et j'ai énormément appris et évolué.

Bonne journée :D
44 ans 785
partir quand même...pendant qu'il dort, briser les chaines qui me lient à son sort...

C'est une chanson qui me parle particulièrement ça.

Je vais essayer de ne pas faire de généralités sur le couple.

Il m'est arrivé mille fois de vouloir partir, sur un coup de tête, dans un éclat de voix ou pendant son sommeil.
Ce n'est pas faute d'amour, parce que nous avons un lien très fort, même si il y a des moments où on s'aime moins que d'autres.

C'est mon syndrôme Bovary peut être...et si je me trompais de vie, et si je voulais être parfaitement égoïste, ne vivre que pour moi sans avoir à me préoccuper d'un autre qui à des désirs différents, un fonctionnement différent, une souffrance que je n'arrive pas toujours à soutenir...

Chaque fois qu'on traverse une période de trouble, je me répète inlassablement des scénarios de fuite, et quand je suis bien sure de ne pas être prisonnière, je reviens, je choisi de rester.

Dès fois, je me dis qu'il m'a donné tellement d'amour que je suis devenue capable de survivre à toutes les séparations, de tenir toute seule sur mes jambes.

Il paraît qu'il y a des gens qui arrètent de s'aimer un jour.
Je me demande toujours si c'est possible de se réveiller un matin en s'étant débarrassé de l'amour pendant son sommeil.

Il me semble que ce qui fait risquer une séparation c'est plutôt les coups de butoir de la réalité extérieure (problèmes de belle famille, de fric de choix différents etc).

Etre lié au sort de quelqu'un d'autre c'est aussi se charger de difficultés qu'on aurait pas tout seul...
A
36 ans Nice 21965
a ce niveau la, je suis tres mauvaise, je suis partie a presque tous les coups sauf une fois et dieu sais combien de fois j'ai voulu partir (meme si au final avec toutes les reprises de couple qu'il y a eu, j'y ai mis fin a chaque fois)

je suis partie parce que j'etais pas heureuse, quelque chose ne collait pas, je marche pas mal au sixieme sens et a l'instinct aussi, j'en peut etre meme tendance a trop faire attention aux signes mais ca ne m'a jamais trompé

la seule fois ou j'ai voulu partir plein de fois mais je n'y arrivais pas c'est parce que j'avais peur, peur de la solitude et de perdre ses habitudes, j'avais fait des efforts pour que ca s'arrange mais il etait uniquement dans un sens

apres cette rupture, je suis devenue plus forte, il revenait mais je ne pouvais plus et donc j'osais enfin le quitter
41 ans là 5969
bon ben moi j'ai eu que deux vraies histoires d'amour, la première s'est terminer sans mon accord :lol:
la seconde n'a pas interret à se terminer...

par contre mes petites histoires c'est toujours moi qui suis partie (quasiment) et toujours parceque je ne me voyais pas aller plus loin, pas d'avenir possible avec "il"...
et bien souvent, malheureusement, un mépris total pour le mec en question... est ce que quand je me dis stop, du coup je me mets à ne voir que du mauvais, du "honteux" du ridicule et du répugnant chez un mec? pour mieux réussir à partir?
ou est-ce que je ne suis sortie qu'avec des rebus de l'humanité? ils ont dû me plaire à un moment donné...

remarque les seuls mecs avec qui je suis sortie et qui ne me répugnent pas (au sens propre) sont soit ceux qui m'ont quitté (2) soit ceux que je n'ai jamais quitté et qui ne m'ont jamais quitté (juste qu'on s'est perdu, et y en a qu'un et il ère quelque part dans dublin :lol: )


est-ce normal? cet aversion pré-largage?
40 ans Ici et là-bas 3402
J'ai eu quelques mecs dans ma vie, il y en a eu cinq avec qui c'était sérieux sauf que je n'ai jamais été avec deux d'entre eux, lol!

Sur les trois qui restent, j'en ai quitté deux. Le 3ème c'est mon mari avec qui je compte bien rester!

Bref, pour en revenir aux deux autres, je les ai quittés, l'un parce que je partais en Allemagne pour un an et l'autre parce que je rentrais en France... Le premier, je ne l'aimais pas, lui si, j'ai préféré lui faire mal un bon coup plutôt que ça traîne. Le second, je l'aimais mais il me semblait impossible qu'on se revoit... Du coup peu de temps après être rentrée j'ai préféré, à nouveau, faire mal un bon coup plutôt que ça traîne. Moi j'en ai pas mal souffert...

Mephistofelesse a écrit:
Il paraît qu'il y a des gens qui arrètent de s'aimer un jour.
Je me demande toujours si c'est possible de se réveiller un matin en s'étant débarrassé de l'amour pendant son sommeil.


Perso, je n'ai pas vraiment arrêté d'aimer mes ex et mes "non-exs", ce n'est plus pareil, bien sur, mais bref, je pense pas qu'on arrête d'aimer, c'est juste que...... je sais pas, je repense à eux avec tendresse, un peu de mélancolie des fois...
40 ans 2506
Partir quand même :

- parce que aimer sans avoir confiance m'est impossible,
- parce certains "je t'aime" sonnent faux à mes oreilles,
- pour ne pas rester "par dépit",
- parce que je n'étais pas heureuse...

on m'a dit que l'histoire avait été bien trop courte pour avoir le temps de faire confiance, sauf que je le sentais mal moi, eh oui... j'ai voulu lui donner une chance, ça n'a pas durer parce que je ne pouvais pas, non, je pouvais pas... :roll:
50 ans Aubagne (13) 21
Bonsoir,
Moi je me retrouve dans tous vos propos, mais particulièrement dans ceux d'Amnésis.
Ce soir je voudrais pousser 1 cri de guerre, contre celles ou ceux qui ne veulent pas prendre la décision de "partir" et ,qui se cachent derrière des excuses de dépendances financières, ou par rapport aux enfants, la peur de coups ou de représailles ... j'en rencontre tous les jours autour de moi, de tous ages, dans toutes les classes sociales.
Nous sommes au 21°siècle, et il n'est plus acceptable de supporter les humeurs de son ou sa partenaire, sans réagir ! la vie est si courte !
Chacun de nous a droit à son petit instant de paradis...

Actuellement, après multes échecs, je recommence une nouvelle vie. Et je suis pleine d'espoir, pour mener à terme ce choix de vie.

Bon courage à toutes et tous
L
45 ans Montréal 19
Hé bien, voilà ce qui s'est passé dans mon cas. J'ai rompu avec mon ex il y a 2 ans, après 10 ans en couple. Non, il n'y a pas eu un gros drame qui a tout fait basculer. Ce qui s'est plutôt passé, c'est que nous avons changé au fil des années (nous avions 20 et 23 ans quand nous nous sommes rencontrés) mais nous n'avons pas changé dans la même direction. Ce qui fait qu'à la fin, nous étions rendus comme deux colocs qui partagent un lit.

Nous n'étions plus en amour (même pas l'amour doux et sans heurts qui remplace l'amour passion des débuts). Ce n'est ni sa faute ni la mienne, c'est comme ça que va la vie. C'est moi qui a rompu mais au fond, il aurait pu rompre tout autant.

Pourtant, je pourrais le dire et le dire: c'est un très bon gars, très gentil, très doux. La rupture n'a rien à voir avec mon opinion de lui, qui demeure très élevée.

Et mieux vaut rompre que de rester dans une relation qui nous rend malheureux, même si la cause du malheur n'a rien à voir avec des abus quelconques.
41 ans 2883
J'ai eu une seule histoire d'amour importante à mes yeux avant celle que je vis aujourd'hui avec mon mari, et c'est moi qui suis partie.

Comme beaucoup d'autres en fait, je me suis faites plus ou moins écrasée volontairement par mon ex, psychologiquement, et j'ai accepté d'en oublier mes gouts, mes valeurs, de m'éloigner de ma famille, de mes amis, etc. Je n'étais pas heureuse, je pleurais même en cachette dans la salle de bain pour rien, les disputes étaient de plus en plus fréquentes, il était de plus en plus indifférent à mes gouts, à mes pensées, à mes besoins... et puis un jour, un déclencheur: je lui ai demandé si il m'aimait toujours, et il m'a dit qu'il pensait s'être peut-être trompé, qu'il doutait, qu'il ne savait plus si j'étais la femme de sa vie.

Pour moi, il était l'homme de ma vie, qu'on se dispute n'altérait pas mes sentiments pour lui: qu'il me dise ça, je me suis dit:
- soit il dit ça sous le coup de la colère. Mais c'est monstrueux, c'est inadmissible de sortir ce genre de chose si il ne le pense pas, et je refuse d'avoir à accepter ce caprice supplémentaire de sa part, on ne joue pas avec les sentiments des gens comme ça.
- soit il pense vraiment ce qu'il dit: alors c'est stupide de s'accrocher aux basques de quelqu'un qui est deja passé à autre chose, même si il n'est pas sur, je ne veux pas d'une girouette en qui je n'ai pas confiance totalement à mes cotés.

Donc par fierté? exaspération? douleur? ben j'ai dit ok que tout était fini, et j'ai cherché un autre appart.

Au final, ce jour là, je crois que la confiance que j'avais en lui a volé en morceaux, et que ça a été l'élement déclencheur qui fait que je suis partie définitivement.
B I U


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