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mes meilleurs voeux pour vous forumeur....

36 ans lot et garonne 60
J’en ai marre,

Quelle curieuse façon de commencer un post en cette période de l’année me diriez vous (oui j’aime me faire mes réponses tout seul, ça évite de me contrarier).

Et  
bien voilà qu’aujourd’hui, et il y a à peine quelques heures, j’ai reçu un message me disant en ces mots : « bonané, bon santé, méyeur veu »…. En plein siècle de la communication, je vous assure, il y a de quoi être étonné.

Pourquoi cela me gonfle-t-il (et par « gonfle » j’entends exaspère) ? C’est très simple la tradition mielleuse me rend malade, on ne pense même plus au fond du message (et ici en l’occurrence même pas à la forme)… Un peu comme quand on dit bonjour (mais là c’est encore plus con vu que c’est tous les jours….)

Alors avant de vous envoyer mes vœux (ou pas d’ailleurs), on va faire un peu d’histoire.

Première partie : « Bonne année ».

Dissipons l’éventuel malentendu : non ce terme n’a rien de zoophile je veux dire par là qu’il ne correspond en rien aux mots de Don Quichotte qui voyant Sancho Panza monter son âne lui dit en substance : « bonne ânée » (c’est au début du chapitre 8)

Selon les historiens (et moi aussi), la tradition des « bonnes années » remonte au temps du déclin de la République romaine Antique. Certes à cette époque chaque année était pire que la précédente et n’avait rien de bonne (Nda : on a parlé après des ans pires romains, c’est dire), mais là n’est pas la question. Il faut savoir que le calendrier d’alors était comme l’empire, c'est-à-dire Romain (oui la chute est minable, à l’image de celle de l’empire me diriez vous pour peu que vous ayez quelques connaissances sur les manières de Pompée –sans tomber dans le graveleux-….). L’année commençait donc en Mars, à peu près au moment des ides (véridique).

En Gaule (gardez à l’esprit que l’on est en Gaule ce sera utile en deuxième partie), c’était à ce moment là, la domination « latrine », ainsi la grande fête des « vides de Mars », qui avait lieue dans tout l’empire (qui n’était encore que la république rappelons le), consistait à évacuer la merde de l’année écoulée pour pouvoir commencer à entasser la merde de l’année à venir. Pour quoi ais-je recentré le débat sur la gaule au début de ce paragraphe ? Nous y arrivons, les gaulois étaient réquisitionné pour vider les latrines de l’occupant (car déjà à cette époque les latrines étaient déjà occupées).

Il arrivait alors, au Romain moyen, épaté de voir ce qu’avait pu amasser son voisin en une année, de dire: « Bonum anus » (Ndt : bon anus). On aurait pu en rester là, mais le gaulois, occupé aux basses besogne, qui n’a jamais, avouons le, brillé en ce qui concerne les langues (excepté le baiser et la langue de veau), le prenait d’une part pour lui, et d’autre part croyait y reconnaître sa langue (qui n’était pas de veau, mais ne manquait pas de celte), et comprenait Bhönne Han né (qui signifie bonne année en français, comme vous ne l’auriez pas deviné car nous sommes encore peu à parler couramment le celte antique).

Et ainsi chaque année, en souvenir de toute la merde des autres que l’on brasse, nous aussi souhaitons bonne année à la manière de l’ancien temps.

Deuxième partie : Bonne santé.

A l’instar d’un chewing-gum fraîchement jeté que l’on ne peut décoller de sa chaussure, on ne peut pas dissocier bonne année de bonne santé.

A ce niveau là les avis historiques divergent, nous allons donc tous les voir (il n’y en a pas tant que ça).

Certains pensent que cela serait due à l’immigration massive en France des italiens peu avant la première guerre mondiale (attention je n’ai rien contre les italiens). Leur fort accent franchement pas de chez nous, leur faisait escagasser notre belle langue. Ainsi le chaleureux italien, arrivé aux fêtes de fin d’année, et dans un souci d’intégration, se croyait obligé de hurler partout les traditions françaises (dont une que l’on a vu en première partie)… Et ainsi le gai italien qui avait de l’amour et du vin (beaucoup de vin d’ailleurs) criait a qui (ne) voulait (pas) l’entendre : « Bonnet Anet, Bonnet Anet a tutti », et le bon français dans un soucis de chauvinisme de lui répondre : « « Bonne » sans « T », connard »…. Qui donna bien plus tard (aujourd’hui en fait), le « bonne santé qu’on narre ».


Une seconde explication prendrait ses racines durant la guerre de cent ans (qui comme son nom l’indique dura 116 ans) contre les anglais. J’ouvre un parenthèse pour dire que nous ne parlerons pas de Jeanne d’Arc, qui fut brûlée à Mantes la Jolie (dans la banlieue de Rouen), et en mémoire de laquelle les anglais mangent leur viande blanche avec de la menthe (Notons au passage cette phrase terrible de Jeanne, alors que personne ne la croyait d’être l’envoyée de Dieu, elle scanda vous ne m’avez pas crue vous m’aurez cuite).
Refermons la parenthèse, cette guerre particulièrement inintéressante (il n’y avait même pas Napoléon), a laissé des séquelles dans la population bourgeoise d’antan et du Nord (et oui il faut les plaindre).

Pour comprendre il faut étudier les us et coutumes de l’époque. Et quelle époque, une époque ou l’on savait encore vivre, ou on pouvait encore sans craintes coucher avec la bonne (on disait plutôt « mettre son gigot dans l’amante » cela faisait plus chic. Ce qui là encore a donné lieu à une recette piquée par les Anglais, mais trop con pour tout comprendre mettent de la menthe dans le rosebeef –rosbif-). Mais ça c’était avant que les Anglais nous piquent tout le Nord (même Lille, prononcé à l’époque : « le Il »), du coup tout a été stigmatisé par les anglais, les traditions françaises se sont perdues, et les traditions anglaises sont arrivées, ainsi, la pire de toute, l’heure du thé. Toutes les servantes de l’époque ont été dressées (cela peut paraître dur comme mot, mais il faut souffrir pour être bonne) à apporter le thé à 5 heures (et non pas à 17 heures comme le dirait le bon français). Tradition qui a perdurée longtemps (tant les ménagères avaient été marquées), jusqu’à ce qu’arrive le Lillois le plus connu après tous les autres, le bien nommé Charles de Gaulle, qui va passer son enfance dans ce climat atroce de « …servante anglicisé, bienséante et tout et tout que c’était vachement dur merde alors prout… » (Dur dur d’être un aîné, Charles de Gaulle 1967). What is the rapaport ? (Me demanderiez vous si vous étiez un bègue comique connaissant la série « Le magicien »). Et bien le pauvre Charles déjà lourdement stigmatisé par son enfance du s’exiler en Angleterre (et fit honte à sa famille dont on retrouve un ancêtre ayant participé à la guerre de cent ans), et là il vit l’horreur, des servante anglaises partout, obligé de boire le thé à 5heures pie aime comme on dit là bas…..


Après des mois durant lesquels il fut obligé de se cacher dans les studios de la BBC (seul endroit de Londres dénué de majordefemme –femelle anglaise du majordhomme-). Vint le froid mois de Décembre. Charles bien décidé à faire aux autres ce qu’il aurait bien voulu qu’on ne lui fasse pas, décida de fêter la nouvelle année à la Française, toujours dans les studios de la BBC car c’était le seul moyen selon lui d’avoir : « Une bonne année et une bonne sans thé ». Dès lors ce cri repris par les FFI (forces françaises ivres) fut synonyme de liberté, de lutte comme l’oppresseur. Bien sur déformé par des années cette hymne fut déformée en bonne santé (et pis si vous êtes pas content c’est la même chose).


Troisième Partie : Veux ? Veut ? Vœux ? Veuh ?

Je pourrais continuer sur ma lancée et cous conter le pourquoi de « mémé hier veut », mais ce serait trop.

Il me reste plus qu’à vous dire qu’il ne faut jamais oublier de réfléchir au(x) sens des mots. Il est tellement plus agréable de recevoir ou d’entendre des formulations non traditionnelles mais profondes, plutôt que de réentendre les mêmes choses que l’on lance comme ça à la masse sans même y faire attention parce que…parce que ça fait bien.

Au final j’espère que vous avez bien évacué la merde de l’année passée et que vous êtes épris d’idéaux pour cette année.

Selon mon histoire je ne vous souhaite pas d’avoir une bonum anus cette année et d’éviter les bonnes avec thé.



Ps1: C’est un texte brut ne me faîtes pas de remarque du genre : « Vialatte écrivait mieux que toi »

Ps2 : C’est que j’ai perdu une 1heure de sommeil avec cette merde.

Ps3 : Gardez ce texte précieusement on sait jamais que je devienne célèbre.

Ps4 : Pas la peine de le renvoyez a 30 personnes cela ne vous portera ni chance ni évitera votre malheur.

Ps5 : A un jour dans cette année nouvelle.

Ps6 : Oui on est le 5 janvier, mais je trouve que ça fait mieux d’attendre que tous aient finit de cuver pour recevoir ou envoyer ses vœux.
41 ans Boulogne sur Mer France 2423
bon je te le dis qd meme, meme si apres tu risques de prendre la grosse tete...ca me fait penser a du raymond Devos ton texte!
en tout cas j ai adoré!
Bonne a nez, Bonne sans thé ;)
10361
boun ha hénné a toi aussi :)
L
36 ans loin 219
:lol: :lol: :lol:
Ca me conforte dans mon choix de ne pas souhaite la bonne année systématiquement.
Merci pour ton post!
62 ans Au bord de la mer 15536
Excellent, bravo !!! :lol:
Et j'oubliais : bananée, pomme santé :nananr:
58 ans 91 25732
Eh ben !!! :lol: Pour passer après ça, ça va pas être facile... :lol:

Alors en lectrice assidue du forum sexo (oui ho ça va bien hein ! :lol: ) je vais dire :

Beaux Noeuds, ahanez !!! Beaux noeuds, santé !!! :oops:

Et maintenant je cours me planquer :arrow:
46 ans Moselle 1923
Tu commences fort :lol:
U
46 ans 1910
"Bounanade é bounasantade" comme on dirait chez nous.

C'était bien rigolo !
B I U