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A la base de votre surpoids, de la souffrance?

37 ans 2362
Je me posais cette question:

est-ce que pour vous aussi, votre prise de poids est liée à de la souffrance physique ou psychologique? (enfance difficile, évenement traumatisant, environnement difficile, vie familiale..)

Autrement  
, quelle est à la cause, selon de vous, de votre surpoids?
S
49 ans suisse 993
Des soucis psychologiques ou de la souffrance tout le monde en a, en a eu, ou en aura un jour. Donc moi aussi. La différence est sans doute dans la manière d'y réagir. Pour ma part à l'adolescence avec les soucis de coeur la mauvaise estime de soi etc j'avais de quoi faire.

Pourquoi j'ai pris du poids? parce que j'ai commencé à faire de régimes, que j'ai perdu puis repris, puis reperdu, puis repris. Et au final, du surpoids. Parce qu'à un moment donné dans cette spirale infernale la nourriture devient une amie qui est capable de résoudre vos problèmes, de vous réconforter, toujours là toujours bonne.
A
36 ans Nice 21965
moi oui c'est psychologique à 100% du a ma famille qui a ete eclaté a la suite de la mort de ma grand mere, du divorce de mes parents et d'un mal etre qui a toujours ete ma

mon poids c'est ma carapace
48 ans Ici-là 1730
Non, pas de souffrance à la base (ou bien in utero? ) je fais partie de celles qui sont juste grosses.
Ma contribution est-elle intéressante?
Pour mon cas, c'était la faute à pas de chance, enfin, c'est subjectif, ça peut être considéré comme de la chance dans une autre vie... lors de la distribution de gènes, j'ai eu un certain héritage :D

Ca a été entretenu par un premier "régime" à 9 ans, drivé par ma mère qui m'a amenée chez le doc, j'ai perdu certes mais peut-être 5 ou 6 kilos (surtout que je continuais de grandir). Je me souviens surtout qu'après une certaine période de non-consommation de charcuterie, qd j'en ai repris, j'ai morflé question tolérance (limite reaction allergique).

Et puis après, j'ai remarqué que je m'accommodais bien de cette carapace dans ma vie de tous les jours, pour le sport, les études, le travail et tout et tout...
M
36 ans 3802
moi c'est du à des régimes très très tôt: 2ans
un malaise avec lequel j'ai grandi, sentiment d'abandon, des maladresses de mes parents plus que de réels manquements...

maintenant c'est aussi une certaine carapace, une façon de ne pas "trop plaire", d'être différente, bref c'est très complexe, c'est aussi ainsi que je me punis
48 ans 1512
Un traumatisme ou un événement particuliers ? non, sûrement pas. Mais une prédisposition génétique et une incapacité à encaisser certaines choses (anodines pour d'autres personnes), oui, elles sont là les raisons de mon surpoids. Pourquoi ? Alors là, je n'en ai aucune idée, mais à la rigueur la question qui m'importe c'est plutôt "comment ?", "comment gérer ces angoisses, ces peurs, cette sensibilité autrement que par la nourriture ?
10361
la "bouffe" ca a été toujours un refuge, un defi, une fuite.
une prédisposition génétique familliale peut etre.
mais bon, petit j'etait gavé pour m'empecher de penser a autres choses, ado je me gavais pour fuir autre choses, plus grand c'etait pour oublier, plus tard par habitude.
Apres a un moment " bing bing" le déclic arrive. tout s'éclaire, tout se dessine, tout se comprends, et la je commence a gerer mon rapport a la bouffe.
36 ans Belgique 7319
non rien , juste grosse depuis toute petite.
B
49 ans versailles 94
moi ma vie a basculer quand, un après midi, le 16 SEPTEMBRE 1985 ma famille m'a annoncé quand la personne la plus importante de ma vie, était condamnée. J'allais avoir 14 ans deux mois plustard. Ma mère nous a quitté deux jours après. J'ai su quelques jours après que mes 5 frères et soeurs l'avait veillés toute la nuit, sauf moi, j'ai toujours aussi mal ce soir d'avoir été écarté. Elle a tout de même tenue à me dire au revoir,
je suis la dernière à l'avoir vue puis quelques minutes après , elle est partie. J'aime ma famille éperduement mais je n'arrive pas à pardonner certains jours. J'ai arreté de parler pendant un an et j'ai pris 50 kilos.
puis mon père est parti à son tour. pas la même douleur.
je suis allée sur la tombe de mes parent pour la première fois en aout 2006 et c'est à ce moment que j'ai commencé à maigrir au total -36 KILOS.
Désolé pour la longueur, mais c'est la première fois que cela sort, je n'en ai jamais parlé à mon mari.

merci, véronique
F
37 ans Lorraine 791
Problèmes psychologiques:
Mes parents ont eut "Freudette I" un an et deux mois avant ma naissance, elle est morte avant un mois. Devant son cadavre ils ont dit: "on aura une autre fille elle s'apellera "Freudette""
Suite à ça je suis née, j'ai été transfusée, et un bébé dans la chambre d'à côté et mort du SIDA.
Encore un peu et j'ai été mise sous monitoring, dès que je m'endormais profondément une alarme rentitissait dans tout l'appartement (de 400 m2 sur deux étages), et ce plusieurs fois par jour pendant 9 mois.
Est-il possible de dire à quel point ma mère s'inquiétait et s'inquiète pour moi?

Elle travaillait dur et mon père ne l'aidait pas en tant que parents, elle rentrait crevée, à bout de nerf et me frappait.
A 5 ans on a commencé à me mettre au régime, ma mère est anorexique (non diagnostiquée), et obsédée par le poids et les apparences sociales (elle a souffert de voir ma grand mère obèse).

Je pense que c'est une manière de me protéger et de dire que je ne suis pas "Freudette I", l'enfant imaginaire et parfait dont elle n'a jamais fait le deuil, une manière de m'opposer à elle, de dire "merde, je ne suis pas toi et ne le serai jamais".

Je pense qu'il y a une prédisposition génétique (mes deux grand mères ont été obèses), psychologique et surtout les dégâts de la restriction cognitive.
J'en profite pour remercier VLR(enfin l'équipe de VLR) pour m'avoir permit de connaitre les travaux sur la restriction cognitive, cela me permet de plus m'accepter et de ne plus me dire, comme avant "je suis nulle, je n'arrive pas à maigrir c'est de ma faute, je n'ai pas de volonté".
Maintenant, j'arrive à comprendre que 20 ans régimes quasi constants, on perturbé mon corps dans son rapport à l'alimentation, comme le monitoring à probablement perturbé mon corps dans sa relation au sommeil (je suis insomniaque).

Il reste à s'assumer et à apprendre à s'aimer... en ce qui me concerne, c'est tellement difficile!!! mais je garde bon espoir!
Bon courage à toutes et à tous

PS: il y a un post qui s'appelle "agressions sexuelles" qui pourra probablement compléter ce que tu trouvera ici.
48 ans CERGY (95) 871
Bonjour

Je pense que pour moi, prendre du poids, c'était en fait pour prendre de la place aux yeux de mes parents, pour ne plus être transparente.

Ca a pas mal marché, vers 12 ou 13 ans, j'ai commencé (poussée par ma mère) à faire des régimes en tout genre (Atkins, Ananas, Extraits d'algues ou d'hormones, potions dégueu à boire, etc.). Je préférais encore quand on ne me voyait pas, finalement...

Et voilà où j'en suis...
S
38 ans metropole lilloise 8
moi je ne sait pas d'ou sa vient j'ai toujours etait en surpoid

pourtant j'ai toujours eu des amis, je sors mais quand je me fait ch*** je mange c'est comme on dit pour comblé un vide
42 ans 6
Rien de spécial pour moi, j'ai toujours été ronde et toujours "au régime" :?
J'ai toujours pris un peu plus à chaque fin de privation,, j'ai donc décidé d'abandonner toute forme de régime. Depuis, je suis stabilisée, ça fait du bien.
Par contre, je sais que je me réfugie dans la nourriture quand je ne suis pas bien :oops: En général, ça ne dure pas longtemps, je me rends trop malade pour continuer trop dans la durée
39 ans Roubaix 5695
Rien de tout ça pour moi! C'est juste génétique (beaucoup de ronds dans la famille) et parce que je suis une épicurienne!J'adooore la bonne bouffe. ;)
38 ans Toulouse 5609
Dans mon cas c'est un cercle vicieux: j'avais des TCA d'un autre type, ceux à l'autre extrême, vous voyez ce que je veux dire, ce qui vous rendent maigre à en crever... Tout ça à cause d'un monstre qui ne m'aimait pas et qui m'a fait du mal pendant des années, qui me persécutait à cause de mon poids et qui me trouvait obèse quand je pesais 50kg.
Bref, je m'en suis sorti, il est loin aujourd'hui, il ne peut plus me faire de mal et j'ai refais ma vie. Mais lorsque j'ai recommencer à manger, puis petit à petit que j'ai aimé manger, je m'en suis servi comme un rempart, comme une revanche sur la souffrance passée... et j'ai malheureusement commencé à rêgler les nouveaux problèmes et les nouvelles souffrances par la bouffe. C'est comme ça que les crises ont commencé.
C'est comme ça que j'ai basculé dans mes TCA actuels, mais aujourd'hui je me bats avec eux, et bien que je sois loin d'avoir tout rêgler, la R.A est cependant cette bouffée d'oxygène qui est venue me réconcilier définitivement avec la nourriture.
B I U


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